Patapécépamafote !
Je suis désoléééée, je suis en retard sur la publication du chapitre ! En plus, vu le sale tour que je joue à Shishido dans ce chapitre, on va me tuer... T.T
Désoléééée !
Bref, place aux réponses aux reviews, puis au chapitre ! XD
Narume et Eclipse1995 : Je suis contente de voir que la fic vous plaît ! ^^ Ca me fait aussi très plaisir de voir que de nouvelles personnes viennent me laisser des commentaires ! J'espère que la suite vous plaira !
Ah, et puis une autre petite annonce... Je vais réduire la fréquence de parution des chapitres... Parce que oui, je suis en première S, et qui dit première S dit... EPREUVES ANTICIPEES DE FRANCAIS ET D'HISTOIRE T_T
Je passe dans exactement un mois et un jour, et j'ai bien l'intention de mettre les bouchées doubles pour avoir toutes les chances de mon côté! Pas d'inquiétudes, ce n'est pas une pause à proprement parlé, je serai juste un peu plus lente :p
Si y en a parmi vous qui sont dans le même cas que moi, ou encore qui passent leur brevet ou tout autre examen... FIGHT !
Chapitre 37 :
- TEZUKA !
- Eeeeh, mais pourquoi c'est pas Hibari-chan ?! déplora Kikumaru, provoquant le rire chez ses camarades.
- Désolé de ne pas être ta petite-amie, répliqua placidement le capitaine des Seigaku.
- TEZUKAAAAAAAAAAAAAAA ! Hurlèrent de nouveau les Seigaku en chœur avant de se jeter sur lui et de l'étouffer, sauf Ryoma et Kaidoh, pas enclins aux câlins, et Aelita, qui n'avait pas envie de se faire engueuler pour manque de respect à ses aînés.
- C'est bien beau, tout ça, mais en quoi est-ce une bonne surprise pour nous ? grommela Mukahi.
- Un peu de respect ! lança Sakaki. Et il y a aussi une surprise pour vous.
- Ah ? jubila alors l'acrobate des Hyotei.
C'est alors que débarquèrent Bailey et Hope, sous le regard terrifié de leur cousin.
- MAIS C'EST PAS UNE BONNE SURPRISE, CA ! Hurla Gakuto.
- Coucou p'tite fille ! cria Bailey en se jetant sur Aelita. Toujours pas décidée à rejoindre Rikkai ?
- Nom de Dieu, qu'est-ce qu'elles foutent ici ? marmonna Aelita, pleurant presque.
- Elles voulaient venir, marmonna Ryuzaki. Elles ont payé leurs billets seules, et se sont pris une chambre au même hôtel.
- … Et si je… commença Atobe avant qu'Hope ne l'interrompe.
- Non, Kei-nii-chan, tu ne pourras pas nous acheter. Nos parents sont presque aussi riche que les tiens, ricana l'albinos.
- Ah merde, c'est vrai.
- Quelles charmantes retrouvailles, railla Ryoma.
- Oh ! Il est mignon ! Je le veux ! cria Hope en attrapant le bras d'Echizen.
- C-comment ç-ça, tu le veux ?! R-r-r-ryoma-kun n'est pas un o-objet ! répliqua Sakuno en attrapant l'autre bras de son bien-aimé.
- Dis donc, la bégayeuse, t'as quelque chose à redire à la grande Hope-sama ?! marmonna l'arrogante en toisant Sakuno qui devait bien faire cinq à six centimètres de moins qu'elle.
- O-oui ! cria Sakuno. J-j-j-j-j…
- T-t-t-t-tu ? railla Hope.
Tout le monde s'était tu autour d'eux, mais les deux filles ne semblaient pas s'en rendre compte. Tezuka fixait Ryoma d'un air sérieux, se demandant sans doute comment il allait réagir en voyant les deux collégiennes se « battre » pour lui.
- J-j-j-j… murmura encore Sakuno, au bord des larmes.
- Tuuuuu ? sourit Hope, qui commençait tout de même à se sentir un peu mal face à la réaction de l'adolescente.
- J'AIME RYOMA-KUN ! gueula alors la fillette avec une force étonnante, sous le regard étonné de l'ensemble des collégiens… et des gens autour.
- Oui, elle m'aime, je l'aime, nous sommes déjà ensemble, intervint alors Echizen en attrapant le bras de Sakuno, qui devint rouge comme une crevette. Désolée, je ne peux pas être à toi.
Là, il y eut le genre de gros blanc qu'il y a quand quelqu'un dit une grosse connerie, ou alors qu'il fait quelque chose à quoi personne ne s'attend. Exactement ce que venait de faire le prince du tennis. Qui n'avait par ailleurs pas perdu son temps et passé son bras derrière Ryuzaki, qui elle, venait de passer du stade « crevette » au stade « tomate bien mûre ».
- Eh, Ochibi, tu profites pas un peu de la situation ? ricana alors Eiji.
- Ouais ! C'est qu'il est précoce, notre première année ! renchérit Momo.
- Bravo, Echizen. Tu as bien géré la situation. C'était digne du pilier de Seigaku, annonça Tezuka.
- Quel est le rapport entre être le pilier de Seigaku et ce qu'il vient de se passer ? demanda Oishi, pas convaincu.
- Bon, je vois que vous êtes tous heureux, donc on va retourner à l'hôtel… et plus vite que ça ! grogna carrément la coach en entraînant Ryoma par le col.
Ca, ça voulait dire que Ryuzaki-sensei était passée en mode maman poule. Et qu'elle allait lui faire un long discours sur la nécessité d'être gentil avec sa petite fille adorée s'il ne voulait pas y laisser des os.
Une fois arrivés à l'hôtel, les collégiens se dispersèrent. Ryoma disparut durant une heure entière, ce qui laissa à Tezuka, Bailey et Hope amplement le temps de s'installer. Quand il revint, il se dirigea droit vers Sakuno, baissa sa casquette sur ses yeux, lui lança un regard en coin, et lâcha quelques mots dans un soupir.
- Ryuzaki-sensei nous donne sa bénédiction.
Sakuno resta muette jusqu'à ce que les trois-quarts des collégiens – qui s'étaient bien sûr ramenés discrètement – présents autour se mettent à applaudir. A ce moment-là, les deux virèrent rouge tomate – même Ryoma ! – et s'écartèrent. Echizen rebaissa de nouveau sa casquette sur ses yeux pour dissimuler cette embarrassante rougeur, sans grand succès malheureusement.
- Oh c'est trop mignoooooon ! se moqua Eiji.
- Mada mada dane.
- Ca s'applique à toi, non ? ricana Momo à son tour.
- Tcheh.
Les élèves se séparèrent de nouveau pour se préparer au repas, puis se rendirent dans la salle à manger.
Tezuka avait été placé au milieu de la table, et subissait les interrogatoires de ses amis. Puis, à la fin, les coachs l'attirèrent.
- Tezuka va nous aider à constituer les joueurs du premier tour, annonça Sakaki.
- Bien, monsieur, répondit le Tezuka en question.
Là, les joueurs se séparèrent pour retourner dans leurs chambres respectives. Aelita en ressortit quelques minutes plus tard pour aller se doucher, et croisa Shishido dans le couloir.
- Je peux te parler ? lui demanda-t-il, un peu hésitant.
- Euh, oui ?
[Focalisation Shishido]
Ok, j'avoue. Bien sûr que cette gamine me tape sur les nerfs ! C'est une sale gosse arrogante, qui ne cesse de railler les autres, de se foutre de moi et de s'agiter dans tous les sens comme une puce. Alors oui, elle me gonfle. Mais je ne sais pas pourquoi, d'un côté, je la trouve chou. Mignonne. Peut-être à cause de sa petite taille. Elle semble toute fragile. Bon, c'est clair que c'est pas du tout le cas. Ceux qui la connaissent le savent. Je suis sûr que si tu la balances dans un escalier, elle s'en sort sans une égratignure et saute encore plus haut durant toute une semaine, tellement excitée qu'elle aura été par cette nouvelle aventure. Franchement, un monstre de la nature, je vous l'assure !
Enfin bref. Je m'éloigne du sujet principal. Donc. Je disais qu'elle m'énervait. Mais d'un autre côté, je me suis rendu compte que je pensais de plus en plus à elle. A la façon dont elle secoue sa tête quand elle en a marre, à la façon dont le coin de ses lèvres se relève légèrement quand elle s'apprête à vous lancer une pique, son regard amusé quand elle voit quelqu'un qui la fait rire, et surtout la façon dont elle bouge quand elle joue au tennis. Les mecs de mon âge n'arrivent, pour la plupart, pas à détacher leurs yeux de la poitrine des filles. C'est pas mon cas. J'sais pas pourquoi. J'avoue que les filles ne m'ont jamais intéressées, aussi. Après tout, elles sont piaillardes, pipelettes, et agaçantes. Sauf elle. Sauf qu'elle, je ne pouvais pas regarder sa poitrine, même si je l'avais voulu, parce qu'elle n'en a pas. Je sais que c'est vache de dire ça, mais c'est la vérité, quoi ! Que voulez-vous que je dise ? C'est comme pour des chaussures ! Ca se voit qu'elle fait pas du 40, tout autant que ça se voit qu'elle a pas de poitrine. Ou une petite. Minuscule. Bref.
J'm'écarte encore du sujet, là non ? Peut-être. Sans aucun doute, même. Mais faut avouer que c'est un peu embarrassant pour moi d'avouer un truc comme ça. Un peu beaucoup. C'est pas mon style, vraiment pas mon style. J'suis pas un tombeur à l'origine ! Enfin voilà, quoi.
Je pense que vous l'avez deviné. Je suis amoureux d'Aelita.
De cette sale gosse de française. De cette agaçante étrangère. De cette souris aussi dangereuse qu'un serpent.
A l'aide.
Et maintenant, j'suis censé faire quoi ?
Je viens de l'interpeller dans le couloir. « Est-ce que je peux te parler ? ». Y a rien de plus ringard que ça, non ? En plus, je sens derrière moi le regard d'Atobe. Et celui de Kikumaru, d'Oishi, d'Oshitari, de Momoshiro, de Choutaro, etc, etc. Ouiiiii, tous mes gentils « amis » sont derrière moi pour me porter courage. Faut croire que je suis pas discret quand j'essaie de leur cacher mon attirance pour quelqu'un. C'est Choutaro qui l'a d'abord remarqué. Puis il a laissé échappé l'info devant Oshitari, qui l'a rapporté à Atobe, et furent surpris par Mukahi. Qui en a parlé à Kikumaru, qui l'a annoncé à Oishi, qui a évoqué ça devant Fuji, qui lui a voulu mettre son grain de sel en en parlant à Kawamura, Inui et Momo, ces deux derniers l'ayant ensuite rapporté à Kaidoh, qui a laissé échapper ça devant ma sœur, qui elle en a parlé à ses amies Tomoka et Sakuno. Bref, tout le monde était au courant. Sauf la principale concernée. Pas très intelligent, non ?
D'où l'idée de le lui dire.
Idée totalement stupide, j'en conviens.
De toute façon, il arrive à tout le monde d'avoir ses moments stupides. Là, c'était mon tour.
- Euh, Shishido ? Tu voulais quoi ? Parce que là, tu vois, j'aimerai bien aller me doucher…
- Ah, euh oui. Voilà, euh…
J'entendais presque Choutaro et Kikumaru penser en chœur « Shishido, fight ! ».
Hrm. Comme si c'était facile. Choutaro ne pouvait pas comprendre ce que je ressentais, et Kikumaru, c'était pas lui qui s'était déclaré ! Un léger soupir attira mon attention, sans pour autant capter celle de la fillette qui me faisait face. Probablement Atobe qui commençait à s'ennuyer. Comme à son habitude, quoi. Il faisait vraiment chier, parfois !
Bref, j'esquive encore le sujet. Bon, quand faut y aller, faut y aller. Droit au but !
- Voilà, j'aimerai… qu'on soit ensemble !
Et voilà, c'était sorti ! Sa tête vient de virer au béat. Quoi, c'est si surprenant que ça ?
- Ensemble, tu veux dire … ?
- Oui. Ensemble.
Elle n'a pas l'air contre. Un sourire se dessine peu à peu sur son visage. C'est bon signe, non ? Je dois faire quoi, là ? M'approcher ? La prendre dans mes bras ? Lui faire un bisou sur la joue ? Non, c'est peut-être trop rapide. J'vais attendre sa réponse.
- Eh ben, ça peut être une bonne idée…
- Donc c'est oui ?!
Je jubile presque là. Wow, mais en fait, ça passe drôlement bien !
- Eh bien, oui… je pense.
YES ! J'suis trop heureux. Du coup, je pense que je vais commencer à m'avancer pour lui faire un câlin… Attendez. Pourquoi elle se casse, là ? Pourquoi elle fait demi-tour ? Mais reviens-euh ! Me laisse pas en plan !
- Euh, tu vas où ?
- Bah, voir la coach.
La coach ? Quoi, elle doit prévenir la coach qu'elle sort avec quelqu'un ?! Peut-être pour lui dire de ne pas s'inquiéter si un jour je débarque sans prévenir.
- Mais, pourquoi ?
- Bah si on veut être ensemble, faut demander à Ryuzaki-sensei et Sakaki-sensei, non ?
Attendez, j'suis paumé, là ? Ryuzaki, c'est sa mère cachée ? Il faut que j'ai sa bénédiction avant toute chose ou quoi ? Idem pour Sakaki-sensei, c'est son père en fait ? Donc ils sont amants tous les deux ? Pauvre coach, je le plains, être l'amant d'une vieille aussi chiante que Ryuzaki… Enfin bref, j'dis encore des conneries. Ressaisissons-nous !
- Ah… ah bon ?
- Bah ouais. C'est eux qui font les fiches de match ! T'es sûr que ça va, toi ?
Les fiches de match. Bon sang, mais pourquoi elle me parle des fiches de match dans un moment pareil ? C'est pas logique ! Et je dirais même plus, c'est totalement illogique !
- Euh, ouais…
Elle se fout de moi, là, pas vrai ?
- Tu voulais pas qu'on joue en double pour le premier tour ?
- Euh… non… 'fin si, mais…
- Bon, ben voilà ! J'vais les voir, alors !
Et là, elle disparaît dans l'angle du couloir pour se rendre au petit salon commun, où se trouvent les profs.
Waw.
…
…
Euh… J'avoue que là, je sais pas quoi dire.
Vraiment pas quoi dire.
…
…
…
Euh…
Je crois qu'elle a pas du tout, mais alors PAS DU TOUT pigé où je voulais en venir.
- Cette gamine est vraiment trop innocente, soupire la voix de Choutaro derrière moi.
- Ou alors trop bête, ricane Echizen.
- Elle se targue d'être une conseillère en amour, mais en fait, elle y connaît rien, soupira Oishi.
- Elle est comme ça, on la changera pas ! rigole Eiji.
- Désolé pour toi, Shishido, mais va falloir attendre qu'elle vieillisse un peu ! se moque Momo.
- Quelle plaie, cette gosse, marmonne Atobe.
Moi j'dis, franchement, si ça c'est pas une soirée pourrie, alors qu'est-ce que c'est … ?
La fille dont je suis amoureux vient de me foutre un râteau – et ce probablement sans s'en rendre compte – et je vais devoir attendre qu'elle devienne un peu plus mature pour lui faire de nouveau ma demande. Et franchement, sans vouloir être méchant, c'est pas demain la veille. Elle a que douze ans, quoi ! Pour qu'elle mûrisse d'un coup faudrait… je sais pas, moi, qu'elle tombe dans les escaliers et se pète un bras, ce qui l'empêcherait de jouer pour le tournoi national ! Ou alors que ses parents et elle aient un accident de voiture et qu'elle en soit la seule survivante ! Un truc bien traumatisant, quoi.
Attention, hein !
J'ai jamais dit que je lui souhaitais ça. Ohla, j'espère que mes paroles inconsidérées ne vont pas lui attirer des malheurs pour plus tard. J'ai été con de dire des trucs du genre. Dieu tout puissant, effacez mes paroles, je vous en prie !
…
…
En fait, se prendre un râteau, c'est mieux que de se prendre un coup sur la tête. Ca vous réveille. Au début, vous êtes un peu sonné – comme moi -, vous comprenez rien à ce qu'il se passe – comme moi -, vous commencez à dire des conneries – comme moi -, bref, c'est la cata. Mais après, ça passe. Non ? Enfin bref, au final, j'en sais rien, parce que moi c'est pas encore passé.
Un jour j'ai lu l'un des shojo manga d'Hibiki. Ils disaient que quand on se faisait rejeter pour la première fois, ça ne cicatrisait jamais vraiment. Que ça faisait un mal de chien jusqu'à ce qu'on trouve un nouvel amour. Et puis qu'on avait l'impression d'être transpercé de milliers de flèches, et que Cupidon nous délaissait.
Mais bon, c'est peut-être aussi un ramassis de conneries.
Si je me souviens bien, dans l'un d'entre eux, j'avais également lu que quand deux personnes se cognent la tête l'une contre l'autre, c'est le coup de foudre réciproque. Ca, c'est une véritable idiotie. Je le sais parce que si c'était vrai, je serai déjà en couple avec Atobe, Jiro – qui n'arrête pas de me cogner la tête en se relevant brusquement quand j'essaye de le réveiller -, Choutaro, Oshitari, et cet abruti de Gakuto.
Donc le premier paragraphe aussi, ça devait être faux.
Bref.
Faut vraiment que j'aille me coucher, je pète les plombs, là.
…
…
…
Voilà, quoi.
[Focalisation externe]
Je pense que vous l'avez compris, notre ami Shishido était sonné. Sacrément sonné. Du coup, il était parti se coucher rapidement.
Aelita, quand à elle, n'avait bien sûr réellement pas compris que quoi il retournait. Certains auraient pu croire qu'elle avait juste agis ainsi parce qu'elle ne savait que répondre à cette déclaration, mais non !
… Elle était réellement idiote.
Oui, je sais, ça casse le mythe de la super joueuse de tennis intelligente et classe. Mais que voulez-vous, elle a douze ans, et aucune conquête à son actif !
Du coup, la journée s'était passée – presque - tranquillement. Ce voyage avait vraiment été celui des déclarations, même si toutes n'avaient pas abouties, au grand malheur de certains !
A coups sur les nouveaux couples allaient se faire embêter, particulièrement Ryoma qui risquait sans aucun doute d'être collé par Momo. D'ailleurs, tant que j'y pense, il serait peut-être temps de faire quelque chose pour An et lui... Oui, c'est une idée. Mais bon, nous n'y sommes pas encore, alors concentrons nous pour l'instant sur ce tournoi, qui allait d'ailleurs commencer.
Les joueurs du premier tour avaient été choisis la veille par les deux coachs plus Tezuka, et il avait été décidé de faire participer Yuuta. Après tout, s'il était venu, autant en profiter pour mettre sa force du côté des Japonais ! De plus, depuis sa défaite contre Ryoma, Mizuki l'avait encore plus entraîné, et sa force s'était bien sûr accrue ! Tout ça pour vaincre son frère… Ahlalala, l'amour fraternel dans toute sa splendeur et sa grandeur, j'ai jamais rien vu de plus beau !
Non ?
Comme dans les tournois nationaux, on alternerait un match de double et un match de simple. Le premier à entrer sur le terrain serait donc Jiro. Viendra ensuite la paire Yuuta/Shusuke, puis Eiji (seul, à la grande surprise de tout le monde) puis Shishido/Aelita, et enfin Kabaji, le valet d'Atobe, qui semblait totalement amorphe, et se foutre totalement de jouer.
Sans pour autant dévoiler la force des Japonais à tout le monde dès le premier tour, les coachs avaient réussi à produire une petite équipe dont la force était non négligeable. Ils promettaient de bonnes surprises pour la suite du tournoi !
Les collégiens furent grandement impressionnés en arrivant au stade Roland-Garros. En effet, des centaines et des centaines de personnes attendaient de pouvoir rentrer dans les gradins. Les jeunes filles et les joueurs se séparèrent à ce moment-là. Tous partirent se préparer dans les vestiaires pour être prêts pour la présentation des équipes. Les joueurs désignés pour le premier tour se mirent en tenue, de même que leurs coéquipiers. Il y eut ensuite la présentation des diverses l'équipe. Les représentants de chaque pays étaient en colonnes et marchaient vers le centre du stade pour saluer. Le capitaine de chaque équipe portait le drapeau représentant son pays. Dans le cas des Japonais, Tezuka et Atobe portaient tous les deux le drapeau blanc et rouge, en tant que capitaines des deux écoles sélectionnées. Les joueurs étaient placés derrière par ordre croissant, du plus petit au plus grand. Ce tournoi étant censé être uniquement masculin, Aelita était la seule fille présente. Aucun doute que quand elle débarquerait pour jouer, elle subirait les moqueries et les réflexions de ses adversaires. Mais elle ne s'en souciait pas. Après tout elle était là pour jouer.
Leurs premiers adversaires furent les Français. Ironie du sort ?
La petite étrangère espérait que ses amis de Bordeaux visionnaient le match. C'était le moment de leur montrer ce qu'elle valait ! Étonnamment, le premier match de Jiro fut un peu compliqué. Son adversaire se débrouillait bien, mais le joueur de Hyotei se débarrassa ensuite rapidement de lui en se réveillant. Il gagna de match par 6 jeux à 4. Malheureusement, jusqu'à la fin de la journée, on eut droit à des exclamations super heureuses de Jiro. Le capitaine de son équipe aurait pu le calmer, mais il était bien trop occupé à se plaindre de ne pas jouer.
— La plupart des joueurs ne vont jouer qu'une seule fois, tu sais ! répliqua la coach. Je sais que tu as toujours ce que tu veux, mais il va falloir t'y faire !
L'arrogant se renfrogna dans son siège, histoire de ne plus voir la coach, installée sur le banc de l'entraîneur.
Voilà qu'il boudait, maintenant !
Ignorant cette querelle, les deux frères rentrèrent ensuite en scène.
— je suis heureux de jouer avec toi, Yuuta.
— Euh.. Ouais... moi aussi, Aniki, marmonna le pauvre collégien.
— je suis sûr que tu t'es beaucoup amélioré depuis la rencontre entre Seigaku et Saint Rudolph.
— c'est dommage que ce ne soit pas pour te battre.
— ne dis pas ça. Nous aurons l'occasion de nous affronter de nouveau !
« houhou, mon rival prédestiné ! Fais de ton mieux ! Nfu. » Cria soudain la voix de Mizuki dans le public.
Les têtes se tournèrent vers une Sakuno paniquée, tenant à bout de bras le téléphone de Yuuta, qui sonnait à peine quelques secondes auparavant. En voulant l'éteindre, elle avait enclenché la conversation vidéo avec le manager de St Rudolph.
— pas avec Mizuki san dans les parages, soupirail Yuuta.
« Qu'as-tu donc dit, mon petit Yuuta ? » Ricana le manager de son équipe en le toisant depuis le petit écran.
— Rien du tout...
— C'est qui ? Questionna innocemment Fuji.
— Aniki... déplora ce pauvre Yuuta.
« Aaaaaah, mon rival ne me reconnaît pas ! » Pleura presque Mizuki.
La coach stoppa la discussion qui tournait à la dispute en enlevant la batterie de l'appareil, parce que les adversaires de la famille Fuji et l'arbitre... ainsi que tout le reste du stade, commençaient sérieusement à s'impatienter. Mais à la (pas si grande) surprise des collégiens japonais, Fuji l'aîné se tourna vers leurs adversaires et les fixa de ses yeux légèrement entrouverts :
— Cela fait pas mal de temps que je n'ai pas eu de discussion sérieuse avec mon petit frère. Donc nous allons vous battre bien proprement, et reprendre le fil de la conversation ensuite. Vous pouvez vous débattre tout ce que vous voulez, vous ne nous vaincrez pas.
Ce n'était pas à proprement parler de l'arrogance. Disons plutôt que le collégien avait vraiment envie de parler à son petit frère. Dans les «coulisses», tout au début du couloir menant aux vestiaires, Aelita laissa échapper un ricanement. C'était bien son senpai, ca ! A côté d'elle, Shishido avait l'air déprimé.
— Eh, Shishido, ca va ? T'as pas l'air en forme ! Fit remarquer la fillette.
Étonnamment (ou pas), un soupir collectif parcouru le rang des joueurs présents à leurs côtés.
— Courage ! Rigola Eiji.
— On te soutient, renchérit Jiro dans un bâillement.
— Hein ? Vous parlez de quoi ? S'interrogea Aelita, paumée. J'ai loupé un épisode ?
— Laisse tomber, Aelita-chan ! Ricana l'acrobate.
Shishido laissa échapper un grognement désespéré, tandis que sa coéquipière reportait son attention sur le terrain. Les frères Fuji menaient, sans grande surprise, le match. Le joueur de Hyotei éprouva une pointe de jalousie. Est ce que lui aussi, elle le regardait avec tant de fascination quand il jouait ? La jeune fille dont il était question était bien loin d'imaginer les préoccupations de ce pauvre Ryou, et si elle avait l'air si concentrée sur match, c'était non pas parce qu'elle fixait Shusuke, mais au contraire parce qu'elle réfléchissait à son futur entraînement pour s'améliorer, les yeux fixés... dans le vide. Ah, les pensées d'un adolescent changent vraiment d'une personne à une autre, non ? Peut-être qu'en grandissant notre petite française commencera à se soucier de sa vie amoureuse... ou pas, de nouveau.
Bref.
Dix petites minutes plus tard, le match se termina sur un score de 6-2. En faveur de qui ? Bah, j'vous laisse deviner, c'est tellement évident… Les frères Fuji sortirent du terrain sous les applaudissements de… Eh bien, de pas beaucoup de personnes. Ben ouais, la majorité du stade étant français, ils n'allaient pas non plus féliciter l'équipe adverse, hein ! Cinq minutes plus tard, après l'annonce d'une sorte d'entracte pour permettre aux spectateurs de se dégourdir les jambes, ou d'aller s'acheter à boire et à manger, la vingtaine de joueurs français et japonais qui étaient installés dans les tribunes d'honneur autour du stade débarquèrent dans l'espèce de pièce commune réservée aux joueurs, aménagée non loin des vestiaires.
- YEEEEAAAAAAAH ! hurla Mukahi. ON VA GAGNER ON VA GAGNER ON VA GAGNER ON VA GAGNER ON VA…. !
- Du calme, Gakuto, grommela Oshitari en lui assenant une claque derrière le crâne.
- Aïeuh ! Yuushi, pourquoi t'as fait ça ?! protesta l'acrobate des Hyotei.
- Pour que tu te calmes, n'est-ce pas évident ?
- …
Tout le monde se mit à rire, de bonne humeur. Même les Français, au contraire de ces mauvais joueurs que l'on croise à tous les coins de rue, étaient heureux de jouer, même s'ils avaient perdu les deux premiers matchs. D'ailleurs, l'un d'entre eux, qui prenait visiblement des cours de Japonais depuis un an, s'approcha d'eux et entama la discussion avec un accent à couper au couteau.
- Salut. C'est... des beaux matchs que tu nous offrez.
- Laisse tomber, parle en français, se mit à rire gentiment Aeli.
- T'es française ? Je croyais que le public n'était pas autorisé à descendre ici, fit remarquer le blondinet.
- C'est le cas. C'est une histoire un peu longue et compliquée. Je suis native française en correspondance au Japon, et je fais partie de l'équipe.
- C'est pas un tournoi masculin ?
- Techniquement parlant, non. Chaque pays envoie les meilleurs joueurs de ses collèges. Dans notre cas, mon équipe toute entière a été sélectionnée, j'ai donc été inclue dans le lot.
- Je vois. Ca ne te gène pas de nous faire la traduction ? Parler avec ses adversaires est le meilleur moyen de découvrir leurs failles ! Lança un autre garçon, brun et aussi petit qu'Aelita, en faisant un clin d'œil amusé à ses compagnons.
- Ma grandeur n'a pas de failles, intervint soudainement Atobe en Français, avec son accent si « sexy » aux yeux des françaises.
- … « Ma grandeur » ? Il descend d'une famille noble ?
- Pas du tout/Bien sûr que si ! répondirent en même temps Aeli et Atobe, qui se fusillèrent ensuite du regard.
- C'est le fils d'un grand chef d'entreprise, reprit la française en soupirant.
- Je vois.
Les adolescents auraient bien discuté encore plus longtemps entre eux, d'autant plus qu'un climat amical s'était installé dans la petite pièce, mais leurs coachs respectifs débarquèrent dans la pièce pour les sommer de revenir dans les gradins : les matchs allaient recommencer. Bailey, qui s'était glissée derrière eux, en profita pour sauter sur Aelita et l'étouffer dans un câlin.
- Fais de ton mieux, la p'tiote, ok ?!
- Geuh-euh-euh… Ouais, ouais…
Et elle était repartie retrouver sa sœur aussi vite qu'elle était arrivée. Décidément, cette fille n'allait pas la lâcher. Grmpf. Aelita détestait qu'on la colle, mais elle n'osait pas envoyer balader la fille aux cheveux roses… surtout que celle-ci ne l'écouterait sans doute pas.
Ce fut donc au tour d'Eiji de rentrer sur le terrain. Son match fut… Eh bien, ne dura pas longtemps, puisque ce pauvre acrobate calcula mal son troisième saut, et s'écrasa sur la chaise de l'arbitre, qui parvint de justesse à se stabiliser. Oishi, totalement paniqué par le sort de son ami qui était sonné, se précipita au bas des gradins, trébucha sur les deux dernières marches, et rentra en collision avec la minuscule barrière séparant le court des spectateurs… avant de passer par-dessus et de s'écraser par terre devant Ryuzaki-sensei et à côté de son partenaire de double.
Sur le coup, il y eut un gros blanc dans tout le stade.
Crédibilité des Japonais : 0.
Et puis il y eut Mukahi, qui se mit à rire en se tapant sur les cuisses, immédiatement suivi par les trois quart des spectateurs présents. Kabaji, sur un claquement de doigt d'Atobe, alla attraper Eiji pour l'amener à l'infirmerie, tandis que Shishido et Shusuke s'occupaient d'Oishi, et qu'Aelita et Yuuta se retenaient de rigoler.
- Et… Et bien nous allons passer au match suivant… soupira le commentateur en essuyant ses larmes de rire. Nous espérons que Kikumaru Eiji et Oishi Shuichiroh n'ont rien de grave !
Cette déclaration fut suivie par un nouvel éclat de rire dans le public. Inui remonta ses lunettes sur son nez et écrivit quelque chose sur son carnet.
- Ce qu'il arrive quand Eiji se blesse….
Tezuka resta de marbre et lâcha d'une voix où perçait un peu de désappointement sa phrase favorite :
- Il faut se concentrer…
- Mada mada dane, renchérit Ryoma, mort de rire, tandis que Sakuno lui disait de ne pas se moquer de ses senpais.
Aelita craqua enfin et lâcha un ricanement. L'adversaire d'Eiji rigola lui aussi avant de se rendre à l'infirmerie pour s'enquérir de l'état du pauvre rouquin. Ce fut ensuite au tour de Shishido et de la jeune fille de rentrer sur le terrain, en priant pour qu'ils n'aient pas à abandonner par forfait, ce serait quand même sacrément con.
Heureusement, ils n'eurent pas à le faire.
Mais Shishido semblait dispersait. Aelita le regarda foncer derrière elle pour rattraper une balle qu'elle eut un peu de mal à toucher, laissant le côté gauche du terrain vide. Elle réagit heureusement à la vitesse de l'éclair, se précipitant pour couvrir l'endroit qu'il avait laissé. Cependant, voyant l'erreur de son coéquipier, leurs adversaires avaient renvoyé immédiatement la balle en fond de court, et elle lui fila devant le nez sans qu'elle ne puisse faire un geste pour l'attraper.
- Shishido, à quoi tu joues ? grommela la fillette en le fusillant du regard. Je t'ai déjà dit trois ou quatre fois de ne pas laisser le terrain libre ! Tu le fais exprès ou quoi ?
- J'suis comme toi, faut me répéter les choses plusieurs pour que ça rentre ! marmonna le garçon, qui était encore agacé par sa réaction de la veille.
- Hein ? De quoi tu parles ?
- Laisse tomber.
La jeune fille râla. Il s'était levé de mauvais poil ce matin ou quoi ? Pourquoi il jouait ainsi. Elle se souvenait pourtant qu'il était un excellent joueur de double… Peut-être que le fait de jouer avec elle l'agaçait, en fait. Elle savait que c'était une mauvaise idée d'accepter ! En plus il avait l'air bizarre quand il le lui avait proposé, si ça se trouve il avait confondu le vin avec la grenadine, cet abruti.
Ah, si elle savait…
Le score était de 3-1 en faveur des français. La coach fusilla les deux joueurs du regard.
- On peut savoir ce qu'il se passe ? Vous n'êtes pas du tout en harmonie aujourd'hui !
- Je ne sais pas ce qu'il se passe, soupira Aelita. Shishido semble dispersé…
- Aelita a raison, Shishido, tu sembles jouer en simple au lieu d'en double.
- Je ne fais que rattraper les balles qu'elle n'arrive pas à frapper.
- Si tu cessais de courir derrière moi, je les rattraperai. C'est parce que tu bouges que je ne récupère pas la balle, préférant changer de direction pour essayer de récupérer le tir qu'on va nous renvoyer.
- …
- Bon, arrêtez de vous enguirlander et jouez correctement, compris ?
- Chef, oui, chef !
Aelita fusilla Shishido du regard, qui le lui rendit bien, mais il sembla retrouver ses instincts de joueur de double après cette petite discussion. Il semblait également avoir digéré sa déclaration raté de la veille.
Ils perdirent tout de même le match, sur un score de 6-4 en faveur des Japonais, après avoir tout de même bien remonté. Ce fut la seule et unique défaite des Japonais, Kabaji gagnant son match sans rencontrer de problèmes particuliers, son adversaires étant écrasé par la puissance des ses propres techniques imitées par le valet du King.
- Tu vois, quand tu veux, tu peux ! sourit Aelita à son coéquipier de double d'un jour en sortant du terrain.
- Ahah, merci, marmonna Shishido.
Le premier tour du tournoi se poursuivit avec l'affrontement des équipes qui suivaient. Si aujourd'hui les Japonais et les Français étaient les premiers à s'être affrontés, le lendemain et les jours d'après, ils auraient sûrement à attendre plus longtemps dans les gradins que ce soit à leur tour de rentrer sur le terrain. Quand aux Français, c'était malheureusement fini pour eux, mais ils semblaient tout de même n'avoir pas de regret quand à leurs défaites.
Tout le monde fonça dans les gradins, pour retrouver leurs amis. Aelita, quand à elle, s'éclipsa à l'écart des autres : elle avait repéré ses parents, qui étaient assis au troisième rang derrière les Japonais. Elle passa le reste du premier tour du tournoi à leurs côtés. Ils semblaient très heureux de voir leur fille jouer au tennis, à quel point elle s'était améliorée depuis son départ au Japon.
A la fin de la journée, tous les joueurs se retrouvèrent ensemble à l'hôtel. Tezuka leva son verre de coca, immédiatement imité par tous les adolescents et les deux coachs, qui eux, avaient du vin à la place dans leur verre.
- A votre victoire pour le premier tour. Restons concentrés !
- OUAIS !
