ME REVOILA \O/
Omataseshimashita, comme disent les Japonais XD
Désolée de vous avoir fait attendre, en français \o/
Bref: j'ai passé mon bac!
Ce qui veut dire que je suis de retour avec un chapitre 38 de 4000 mots environ, doit un peu plus court que les précédents ! Et je sais que vous allez me haïr, mais je repars pour trois semaine le 7 juillet.. Ce qui veut dire qu'il n'y aura pas de chapitres à partir de cette date XD
Mais promis, je fais mon possible pour en poster un nouveau avant la date fatidique :3
Sinon.. Bonne lecture !
Chapitre 38 :
Pourquoiiiiiii ? Aelita s'ennuyait. Pourquoi le Japon avait-il ses matchs en tout derniers ? Les joueurs devaient attendre dans le public, à regarder les Allemands se faire laminer par les Américains, L'Italie et l'Angleterre se battre à armes égales, et le Brésil faire avancer sur le terrain ses pauvres joueurs qui se faisaient exploser en deux temps trois mouvements par l'Afrique du Sud.
Heureusement, pour ce second tour, il fallait seulement gagner trois matchs pour passer en demi-finale. C'était moins long que d'habitude.
Le public, lui, était constitué pour la plus grande partie d'inconditionnels fans de tennis, et ils se foutaient donc totalement du nombre de matchs qu'ils verraient. Mais les joueurs, eux, devaient attendre longtemps, stresser, pour enfin jouer à leurs tours, et exploser… ou non, leurs adversaires. Même ceux qui ne joueraient pas étaient surexcités. Normal aussi, si leur équipe gagnait ce tournoi international, elle serait sacrée championne.
Les Japonais n'angoissaient pas particulièrement à l'idée d'affronter la Russie. Même si leurs matchs du premier tour avaient été très bons, selon Inui, qui s'était fait une joie de ramasser des données sur ces nouveaux adversaires, ils n'étaient pas à la hauteur de Seigaku et de Hyotei. Cependant, ces propos étaient à nuancer par le fait qu'ils n'avaient peut-être pas donné leur maximum histoire de ne pas dévoiler toutes leurs cartes dès le début. Mais bon.
En fait, pour tout vous avouer, ce qui gênait Aeli n'était pas particulièrement de devoir regarder une dizaine de match avant de pouvoir voir ses amis jouer. C'était plutôt Bailey, qui, assise à côté d'elle, ne faisait que lui parler. Et Hope, qui, de l'autre côté, faisait la même chose, l'empêchant de s'esquiver discrètement de siège en siège. Mais c'était quoi, ces deux filles ?! Des pots de colle ? De la super glue humaine ?
- Ta paire avec Shishido était pas mal, petite fille ! se mit à rire Bailey. Vous vous êtes juste légèrement engueulés sur le court, mais à part ça…
Hope approuva sa sœur.
- Je suis sûre qu'à Rikkai, tu trouverais une personne bien plus compétente avec qui faire une paire ! lança à son tour l'albinos.
Et Kikumaru, qui débarquait derrière et défendait sa petite protégée :
- Pas touche à Aelita-chan, elle reste à Seigaku !
Et la pauvre fillette était coincée entre ce trio de surexcités qui se disputaient. A l'aide… Les matchs semblaient s'étaler sur un temps infini, infiniiiii… Et finalement – heureusement ! – ce fut enfin au tour du Japon !
… Qui explosèrent les Russes. Rapidement. Expéditivement.
Ca n'avait rassasié personne. Momo n'avait pas laissé une seule chance à son adversaire avec des Dunk smash tous plus puissants les uns que les autres, Choutaro avait enchaîné les Scud Serve réussis, et même l'inhabituelle paire Kawamura-Oishi s'était défoulée au possible.
Quand tous furent rentrés à l'hôtel, douchés, habillés dans des vêtements propres, ils se retrouvèrent dans le salon commun de l'hôte. Et explosèrent de rire. C'est vrai quoi, ç'avait été drôle ! Pauvres Russes, ils s'étaient fait démonter.
Cependant, la bonne humeur ne dura pas longtemps puisqu'à peine cinq minutes plus tard, vers 19h, alors qu'ils s'apprêtaient à aller manger…. UNE BONNE DIZAINE DE JOURNALISTES/CAMERAMAN/PHOTOGRAPHES DEBARQUA !
- Nom de Dieu… marmonna Ryuzaki-sensei, approuvée par Sakaki.
Le pire était sans doute qu'il y avait également des traducteurs. Ce qui voulait bien dire qu'ils ne pourraient pas esquiver les questions en prétextant l'incompréhension.
- Bonsoir messieurs-dames ! lança l'un d'entre eux, journaliste de TF1, brandissant un énorme micro qu'il s'obstinait à agiter sous le nez de Ryoma, qui commençait à être passablement énervé. Auriez-vous l'obligeance de nous accorder une petite interview ?
Puis, sans même leur laisser le temps d'accepter, il lança sa première question, ouvrant ainsi la porte aux autres journalistes, qui commencèrent à parler également, créant une véritable cacophonie dans le petit hôtel. Et cet abruti de directeur, il ne les foutait pas dehors, non ! Ca lui faisait trop de pub.
Sakuno tira Ryoma en arrière, et il la prit dans ses bras. Fuji s'approcha pour prendre la parole. Autant en terminer rapidement.
- Bonjour. S'il vous plaît, nous sommes disposés à répondre à toutes vos questions – ou du moins une grande partie – mais il va falloir un peu de calme.
Les traducteurs parlaient rapidement pour transmettre les paroles du collégien aux journalistes français.
- Qu'il est beau ! cria soudain une photographe en mitraillant le pauvre Shusuke, qui fut obligé de battre en retraite.
Yuta fusilla l'adulte du regard, qui se pâma encore plus, et, ayant remarqué la ressemblance évidente des deux frères, les mitrailla ensemble.
- Silence ! Cria soudainement mais élégamment le King de Hyotei en claquant des doigts.
Ce qui marcha, on s'en doute, très bien. Le silence s'était fait dans la salle, on aurait même pu entendre une mouche voler… si celles-ci n'avaient pas pris peur au cri d'Atobe.
- Chacun son tour. Moi, le King, suis disposé à répondre à toutes vos questions.
Aeli soupira bruyamment.
Suivie par Oishi. Et Kikumaru qui ricana. Lui-même imité par Momo, qui fut suivi par Kaidoh, la vipère se fendant exceptionnellement d'un sourire un brin moqueur.
- Vous avez quelque chose à dire, manants ?! gueula le roi.
- Rien du tout… Mada mada dane, soupira Ryoma.
- C'est juste que là t'es en train de te donner en spectacle, marmonna Yuushi en remontant ses lunettes sur son nez.
- Oui, à mon avis, les journalistes français sont plus raffinés que les Japonais, et plus indépendants. Ils ne se laisseront sans doute pas faire, et tu vas être boycotté, annonça Oishi.
- Z'avez tout faux, marmonna Aelita. A votre place, je ne compterais pas trop là-dessus. Quand les journalistes femmes sont pas des rapaces, ce sont…
- KYAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH ! hurlèrent en chœur les jeunes femmes en tentant encore plus leur micro.
- …. Des Fangirls, soupira l'adolescente aux cheveux noirs en se bouchant les oreilles, imitées en cela par les trois quart de ses compagnons.
- Monsieur Atobe… Vous permettez qu'on vous appelle Keigo ? Ce sera plus simple pour nous repérer, demanda l'une d'entre elles.
- Faîtes, faîtes, répondit pompeusement le King.
- En plus c'est drôlement chou comme nom ! répliqua une autre.
- J'vois pas en quoi, bailla Jiro. J'suis beaucoup plus mignon que le capitaine…
- IL EST TROP MIMIIIIIIIIIIIIIIIIII ! Hurlèrent alors de nouveau les jeunes femmes, provoquant un énième soupir collectif.
- Dîtes… marmonna alors Aelita. Pouvez-vous vous calmer ? Nous n'arriverons à rien comme cela. Et comme demain il s'agit de la demi-finale du tournoi, et donc de matchs importants, je pense que vous comprendrez aisément que notre équipe désire se reposer et terminer ceci le plus rapidement possible.
- Oooh, elle est trop mignonne ! jubila une femme. Eh bien ma petite, nous comprenons parfaitement. Nous allons poser nos questions gentiment et doucement. D'accord, vous autres ?
Tout le monde hocha la tête gentiment en posant un regard compatissant sur la tête de la petite Aelita. Qui fusilla tout le monde du regard. S'il y avait bien une chose qu'elle détestait, c'est qu'on lui parle comme à un bébé !
- De un… JE SUIS PAS PETITE. Certes, 1m36 est en dessous de la moyenne nationale – qui se situe à 1m45 pour une jeune fille de mon âge – mais c'est pas une raison pour me parler comme à une gamine. De deux, ouais, allez-y doucement.
Sur ces bonnes paroles, elle fusilla à leurs tours ses camarades qui rigolaient sous cape, et partit se place à côté d'Hibiki et Sakuno, la première la dépassant de 5 bons centimètres, la seconde d'un peu moins.
…
Bon, ok, elle était petite. Mais Aelita détestait tout de même qu'on le lui signale.
Sans se soucier de l'égo blessé de la petite française, les journalistes reprirent leur interview désordonnée. Celle-ci dura très, très, trèèèèès longtemps, tellement longtemps que la PETITE Aelita s'endormit sur le canapé, de même que Jiro – ok, j'avoue, pour lui, rien d'étonnant ! - Choutaro, Yuta et Echizen. Ils furent allègrement photographiés par les intrus, et le lendemain, eurent le désagrément de se voir affichés sur le net et sur les journaux. Bah ouais, quand on dort, le portrait est pas toujours flatteur… Shishido put allègrement se foutre de la tête de son partenaire, que l'on voyait en première page du quotidien l'Equipe, effondré sur le canapé, bouche entrouverte, un peu de bave lui coulant de la bouche, la mention « L'équipe Japonaise, en bonne place dans le tournoi international, commencerait-elle à se fatiguer ?! » inscrite au-dessus. Sur le site internet du journal, les commentaires y allaient de bon train : entre les racistes, les moqueurs, les compatissants, le je m'en foutiste, les véritables amoureux du sport… y avait le choix !
« Ahah, les Japonais ont une sale gueule mdr »
« Tt façon s'y ont battu notre équipe, c t k1 coud'chance ! »
« Arrêtez vos conneries et commencez à parler français, on pige rien à ce que vous racontez bande de débiles ! Et si c'est pour les insulter parce que vous avez la haine, vaut mieux se la fermer ! »
« Quel sadisme de mettre ce genre de foto ! »
Du coup, Choutaro ne cessait de rougir de honte à chaque fois que le journal apparaissait dans les mains d'un passant, ou d'un de ses camarades.
Ensuite, ç'avait été le tour d'Echizen et Aeli d'être ridiculisé, sur le site internet du journal Le Parisien. En effet, on voyait Aelita avec son pouce dans la bouche, et Ryoma était tombé tête la première dans les coussins, et on ne voyait que ses cheveux planquant son visage. En dessous de la photo figurait la mention « Tennismen en couche-culotte et repos mérité ! ».
Echizen, persuadé qu'on ne le reconnaissait pas, était tout heureux. Cependant, le fait que des jeunes femmes le reconnaissent dans la rue comme « le mignon petit garçon japonais qui dormait » l'a rapidement fait déchanter. Aelita, quand à elle, aura bien assassiné l'abruti de journaliste qui l'avait photographiée et affichée dans cette position. Cétait tout ce qu'il y a de plus embarrassant, franchement ! Elle en venait à remercier le ciel d'avoir joué au premier tour, au moins elle avait évité les moqueries en rentrant sur le court. Bref, c'était bel et bien la grosse honte, visiblement une petite vengeance de la presse française contre ceux qui avaient éliminé leur équipe.
Malheureusement pour Ryoma, lui, il allait jouer au prochain tour. A lui les moqueries, les rigolades, et les petits regards morts de rires ! D'ailleurs, après cette écrasante soirée, et un repos bien mérité, les jeunots étaient partis pour jouer !
Les demi-finales, les demi-finales !
Yeeeah ! Italie VS Japon et USA VS Afrique du Sud, go !
Les Etats-Unis s'étaient démarqués depuis le début par leur puissance, mais l'Afrique du Sud n'était pas non plus en reste. Les Américains étaient de véritables bourrins, utilisant Jack Knife, revers à deux mains et autres coups droits dévastateur sans s'épuiser, tandis que leurs adversaires jouaient plutôt en finesse, préférant d'habiles contres et de douces amorties à ces imposantes démonstrations de force. Malheureusement, ce furent cette dernière technique qui fut vaincue, la puissante équipe américaine étant… eh bien, justement, bien trop puissante !
Passons donc aux matchs contre les Italiens. Ces derniers s'étaient ramenés sur le terrain déguisés en mafiosi, costume trois pièces et borsalino sur la tête, tout content. Les Japonais avaient de prime abord commencé à rigoler… jusqu'à ce que l'un des italiens signale la présence de bébé Ryoma aux autres, les faisant inverser leurs positions. Au tour des Italiens de se moquer…
Ryoma, qui jouait dans le premier double, alla rapidement se placer sur le terrain en entraînant son coéquipier avec lui, histoire de débuter le plus rapidement possible le match.
- 100% de chances que tu commences fort, Echizen, vu comment tu es énervé par cette photo, lâcha Inui en remontant ses lunettes sur son nez, avant d'aller se placer à l'avant du terrain.
- Bingo, Inui-senpai.
Dans les gradins, Aelita, comme tous les autres joueurs, était étonnée.
- Ben… Inui-senpai et Ryoma sont en double ? Questionna la fillette.
- Ca se voit, non ? la cassa Atobe, fier et sûr de lui.
- Mais je t'emmerdgrmml, grogna Aeli, qui ne put terminer sa phrase à cause de la main de Kikumaru sur sa bouche.
- Pas de gros mots, c'est pas beau les gros mots !
- … Je reprends : Mais je t'enquiquine, oui ?! râla de nouveau la fillette avant de se mettre à bouder.
- Allons, Aeli-chan, ne râle pas et regarde donc le match, il promet d'être intéressant, murmura Sakuno, bruyamment approuvée par Hibiki qui sautait derrière.
- Intéressant parce que c'est ton petit ami qui joue. Moi, au fond, j'm'en fous !
Ce fut à ce moment-là qu'une balle de tennis fila et alla rebondir sur le siège derrière la collégienne, la frôlant au passage.
- Geuh.
- Désolée, Aelita, ricana Ryoma. J'ai mal visé.
- Fais gaffe à tes fesses, espèce de… ! cria Aelita, rapidement bâillonnée par un Eiji sautillant.
- Hop, hop, hop, Aelita-chan, pas de gros mots, je te l'ai déjà dit ! C'est pas bien les gros mots ! Rigola l'acrobate.
- Ei-ji-sen-pai ! C'est Ryoma qui me provoque !
- Mais c'est toi qui a commencé. Allez, regarde donc le match !
- Eiji-senpai qui se montre raisonnable… C'est pas logique tout ça ! Vous n'êtres pas Kikumaru Eiji-senpai, se mit à délirer la petite française en pointant du doigt le rouquin des Seigaku.
- Euh, si c'est moi. Mais je te conseille de te taire parce que là…
Eiji n'eut pas le temps de finir sa phrase, que déjà, la tête d'Aelita furibonde et surexcitée apparut sur l'écran qui rediffusait le match dans le stade, ceci suivit d'un commentaire moqueur du présentateur… « Mademoiselle pouce-dans-la-bouche semble s'être bien reposée ! ». Aelita devint instantanément rouge tomate, ce qui déclencha un concert de rire dans le public, et une nouvelle moquerie : « Ce soir, c'est tomate au dîner ! ». Retenant son envie d'adresser un geste très, très impoli au vilain monsieur, la fillette se contenta de tirer la langue, se couvrant bien involontairement encore plus de honte.
- Parce que là, tu vas te faire griller, reprit Eiji, mort de rire.
- Pour s'être faite griller, elle s'est faite griller ! se moqua Momo.
- Fsshh… Mes félicitations, notre réputation vient de tomber à zéro, souffla la vipère.
- Euh non, Mamushi, notre réputation est tombée à zéro au moment où Eiji-senpai s'est pris la chaise de l'arbitre et où Oishi-senpai lui est tombé dessus ! ricana le porc-épic.
- Pas faux, approuva pour une fois son rival.
- Oh, ça va vous deux ! râlèrent en chœur la Golden Pair.
- En tout cas, c'était bien drôle ! rigola à son tour Kawamura.
- Taka-san a raison, l'approuva l'aîné des Fuji. J'avoue que ce moment restera dans les mémoires. D'ailleurs, je ne sais pas si je vous l'ai déjà dit, mais… J'ai tout filmé !
- HEIIIIIIIIIIIIIIIIN ?! gueulèrent de nouveau en chœur Oishi et Eiji.
- Ben oui, je n'allais pas louper ça, lança Fuji, son éternel et énigmatique sourire plaqué sur ses lèvres.
- Fuji est crueeeeeel, déplora Kikumaru.
- Aniki… marmonna Yuta.
- Dites donc, râla soudainement Sakaki, vous êtes priés de regarder les matchs. Vos camarades ont besoin de votre soutien !
- Non, pas du tout, ricana Ryoma en effectuant un énième service twisté.
Le score était déjà de trois jeux partout.
- Un peu quand même, non ? se moqua gentiment Choutaro.
- Chouta' a raison ! répliqua Shishido. Bougez-vous de gagner !
- 54,8% de chances que nous gagnions, lança soudain Inui, tout en continuant de jouer.
Les Japonais se regardèrent, surpris. Si peu ?! Les Italiens devaient vraiment être de très bons joueurs pour qu'ils aient « si peu » de chances de gagner. Et comme Inui était infaillible et avait récolté des données tout au long des matchs de leurs actuels adversaires, le pourcentage de chances qu'il se trompe était vraiment minime. Bon, ils avaient tout de même l'avantage selon ses pronostics, mais quand on était si prêts que ça du 50%... ça pouvait vite tourner en leur défaveur. Mieux valait rester sur ses gardes.
L'échange suivant fut le plus long de tout le match. L'italien en face d'eux, un certain Alessandro, effectua un service avec un léger effet, mais qui n'eut pas le mérite de surprendre Ryoma, qui répliqua aussitôt avec un lob, passant ainsi le joueur au filet, Tommaso. Mais Alessandro était à l'arrière et répliqua avec un passing shot qui prit Ryoma de court, bien qu'Inui ait prévu le coup et rattrapé la balle sans aucun problème. Son coup suivant fut une amortie, qui toucha le filet et retomba juste derrière. Malheureusement, l'autre la récupéra au dernier moment, et Ryoma dut s'écarter pour ne pas se la prendre dans la tête. Eh oui, si la balle touche le corps de l'un des joueurs, il perd le point.
- Mi scuso ! S'excusa rapidement le garçon en Italien, n'ayant pas vraiment le temps pour un discours beaucoup plus long.
Ryoma, ayant compris que ce geste n'avait été que désespéré et non pas effectué dans le but de le blesser, adressa un signe de la tête compréhensif à son adversaire et se replaça. Pendant ce temps, Inui avait rattrapé la balle miraculeuse et l'avait renvoyée avec une telle force qu'Alessandro avait cru ne pas pouvoir la reprendre. Mais il avait pourtant réussi à la maîtriser à l'aide d'un revers à deux mains, et l'avait re-balancée tout au fond du terrain… ou avait cru pouvoir le faire, sauf que Ryoma s'était interposé et l'avait interceptée. Et ainsi de suite, jusqu'à ce que le point revienne finalement aux Japonais. Au bout de quarante échanges, c'était quasiment un exploit. Le match avait duré longtemps, c'était même probablement le plus long de tout le tournoi. Et finalement, à la surprise générale, Echizen et Inui avaient été vaincus. Comment ? Pourquoi ? Excellente question. Tout semblait être allé trop vite pour les joueurs, le soleil, et la vitesse de leur adversaire rendant le match encore plus compliqué qu'à l'accoutumé. A la fin, ce n'était plus qu'une bataille de volonté, et il s'était avéré que les Japonais en avaient visiblement légèrement moins que les Italiens.
- Vous vous êtes bien débrouillés, lança la coach Ryuzaki avec un sourire. Espérons que vos coéquipiers puissent rattraper le coup.
- On voit tout de même que vous n'étiez pas les plus motivés, lâcha cependant Sakaki. Echizen, tu dois pallier à ce désintérêt face à tes adversaires.
- Sakaki-sensei a raison, intervint à son tour Tezuka. Echizen, ne prends pas tes adversaires pour de la gnognotte. Ils valent plus que cela. Même l'adversaire le plus faible au monde doit capturer toute ton attention, d'accord ?
- Hm, capitaine. Compris, marmonna respectueusement Ryoma (oui, oui, c'est possible).
C'était désormais au tour de Kaidoh de rentrer sur le terrain. En passant à côté de Ryoma, la vipère ne put s'empêcher de lui glisser une petite réflexion comme à son habitude.
- Tezuka-buchou a raison, Echizen, siffla-t-il. En attendant, nous allons rattraper ta bourde, moi et les autres.
- Ce n'est pas seulement MA bourde, Kaidoh-senpai, répliqua le petit surdoué.
- Effectivement, Kaidoh, soupira Inui. J'ai surestimé mes données, et un peu l'implication de notre jeune kohai. Cela nous a également menés à notre perte. Nous sommes une paire, tu ne dois pas l'oublier.
La vipère siffla de nouveau, salua son senpai et rentra calmement sur le terrain.
C'était à son tour.
