Salut salut ! Me revoilà avec le chapitre 41 ! Chapitre un peu particulier puisqu'il abordera en grande partie un point de vue interne à Atobe. A quoi peut bien penser notre King ?

*imite* AHAHAHAHAHAH. Je ne pense qu'à Moi, Moi, et Mes Victoires ! Je suis le plus grand, AHAHAHAHAHAH ! *rire mégalomaniaque* *arrête*

Bon, je stoppe là, parce que j'ai pas envie de me faire assommer à coups de balles de tennis "perdues" de la part de notre King adoré...

Hecate600 : Ahah, j'espère que l'arrivée de ce chapitre et sa lecture va te rendre aussi heureuse que les précédents ;)

Julie : Aaaah, ton pauvre ordi ! Du lait dessus ! Assassin XD Sinon, ouais, je vais avoir besoin de courage pour aborder cette année scolaire... Eh, mais au fait, commence pas déjà à m'en parler, les vacances sont pas encore finies ! Je veux rester en vacanceuuuuuuuuuuuuuuuh T.T

Merci à vous deux de me laisser un petit message à chaque chapitre qui sort, ça me fait toujours plaisir et me motive encore plus pour les chapitres suivants ! Merci merci !

Maintenant, place au chapitre 41 !^^

[Flashback]

- Tu mets ton pied gauche en avant, et le droit en arrière. Ta raquette doit pointer successivement le sol, puis le grillage derrière toi, puis le ciel, et enfin, tu lui fais faire une boucle derrière ta tête. Et tu frappes. Penses bien à…
- Seriez-vous en train de me prendre pour un idiot ? demandai-je.
- Pardon ? questionna le professeur, un air visiblement surpris sur le visage.
- Je vais répéter, puisque votre intelligence ne semble pas être au niveau de la mienne, et que vous avez visiblement des problèmes de compréhension. Me prenez-vous pour un idiot ?

Quel abruti. Il avait quoi ? Un déficit d'intelligence ? C'était un handicapé mental ou quoi ? Il me prenait pour un véritable gamin. Je n'avais peut-être que dix ans, mais j'avais déjà pratiqué le tennis. J'avais même un certain potentiel, et de l'instinct, comme me l'avait indiqué mon tout premier professeur, qui m'avait donné mon premier cours il y avait quelques années. A cet âge, qui était assez jeune, je n'avais raté que trois balles sur les centaines qu'il m'avait lancées. La façon dont il fallait frapper la balle, dont il fallait orienter la raquette. La façon dont je devais me placer, me déplacer, courir. Cela me venait instinctivement. J'avais des facilités, jamais besoin de
véritablement m'entraîner. Alors ce mec, qui me regardait comme un demeuré, pensait m'apprendre le tennis ?
Ce n'était rien de plus qu'un prof d'école.
Je lui tournais le dos, retournant dans les rangs des élèves qui me regardaient comme d'habitude avec une haine indescriptible. Pour eux, je le savais, je n'étais qu'un chieur qui ne savait que râler, prendre les autres de haut, et se prendre lui-même pour la personne la plus forte de la pièce. D'un côté, tout cela n'était pas totalement faux.
Ahah,je tiens tout de même à vous annoncer que… Je me fous complètement de ce qu'ils peuvent penser, ces abrutis. Après tout, je suis bien au-dessus de tout cela. J'assume le fait d'être un génie, HAHAHAHAHAHA.
Le cours se termina plutôt rapidement sans que personne ne vint me dire en face que je perturbais tout le monde et que je ferais mieux de disparaître. Comme toujours, en fait. Ils sont trop lâches pour oser me faire face. Après tout, vous imaginez ? Faire face à l'héritier des Atobe, l'une des personnes les plus riches au monde. Peu de personnes en sortiraient indemnes.
C'est là qu'ils ont tout faux en fait. Je peux le penser, puisque personne ne m'entend. Je n'ai que de la gueule, comme disent les adultes. Après, ce n'est pas comme si mes parents me prêtaient la moindre attention. J'avoue
que de temps en temps, j'ai même du mal à me souvenir de leurs visages. Bref. On s'en fout. En tout cas, moi je m'en fous. J'ai leur fric, c'est tout ce qui compte.

C'est bon, faîtes pas ces têtes effrayées, et révoltées, c'était une blague. Les riches n'ont-ils pas le droit de faire de l'humour, de temps en temps ?
Bien sûr que j'aimerais bien voir plus mes parents. Mais d'un autre côté, je suis entouré de personnes que j'apprécie et qui m'apprécient. Du moins je crois. Ou j'espère. A moins qu'elles ne soient à mes côtés que pour
l'argent. Ce qui est possible également, hein. En tout cas, je devrais cesser de remémorer d'aussi mauvaises pensées, et me concentrer sur ma fin de journée, qui s'avérait plutôt bonne. En effet, j'avais un match à jouer
juste après les cours. Une finale, un match où je pourrais encore une fois me vanter de mes incroyables capacités au tennis. Un match où mes parents, de nouveau, ne seraient pas présents. Mon adversaire serait un fils de
pauvre, un pauvre hère, même pas bon en cours, qui n'était pas dans mon école. Il n'avait pas mon charisme, mes compétences. Ca promettait d'être facile.

[Fin du flashback]

Pourquoi faut-il que je pense à des conneries comme un jour quelconque de l'année de mes dix ans ? Je vous le demande. Je suis en face d'une personne éclatante, certes moins que Moi, mais tout de même, et je devrais me
concentrer sur le match qui pourra peut-être nous apporter la victoire. Non… Le match qui nous apportera la victoire, c'est certain. Je ne dois rien laisser paraître de mes émotions intérieures sur mon visage. N'est-ce pas comme ça que j'ai toujours fait ? Prétention, confiance en soi, arrogance. C'est ce que je dois faire. En haut, dans ces gradins inconfortables indignes de ma personne, me regardaient ceux que je devrais appeler "mes camarades", visiblement inquiets de mon sort. Ben tiens. J'avais envie de leur crier de faire confiance en ma grandeur, mais je me retins. Le match commençait. Comme à chaque fois que je devais servir, je suis parti me placer sur la ligne de fond.
Pied gauche en avant, pied droit en arrière, et je tire. Celui en face de moi ne se laisse pas démonter. Mais je ne me ferai pas avoir facilement. Trois pas à droite, un en avant, raquette orientée vers le haut, frapper la balle avec tel ou tel effet…
Être un génie paraît facile pour les gens. On nous envie, on veut notre position, notre facilité à apprendre. Mais ce n'est pas simple. Avez-vous déjà connu la difficulté, la peur de décevoir ? J'y suis confronté tous les jours. Par un coup de chance, je n'ai ni frère ni sœur qui pourraient pousser ceux qui m'entourent à nous comparer. D'un autre côté, être le seul enfant de mes parents me pousse à faire de mon mieux pour ne pas les décevoir. Quand j'en aurai l'âge, j'hériterai de l'entreprise familiale. En attendant, je dois faire de mon mieux. Mais qui peut comprendre ça, je vous le demande ? Qui a ma position ? L'un d'entre vous sait-il ce que ça fait de devoir tenir la comparaison avec tout le monde ?! L'un d'entre vous connaît-il cette souffrance de devoir faire de son mieux ?!
L'un d'entre vous peut-il savoir ce que ça fait de se cacher derrière un masque ?!
Parce que vous pensiez que la seule chose dont j'étais capable, c'était faire applaudir tout le monde et claquer des doigts ? Pour qui me prenez-vous, hein ? Allez crever. Ouais, je garderai mon masque. Mais gardez à l'esprit que je suis plus que ça. Un jour, je le montrerai. Je vous le montrerai. Je vous le montrerai à tous. Vous comprendrez qui je suis réellement.

POINT DE VUE OMNISCIENT

Atobe tomba à genoux. Le stade retint son souffle. Les joueurs Japonais en restèrent ébahis. C'était terminé.
C'était fini.

- T'ES CON DE NOUS FAIRE DES PEURS PAREILLES, ESPECE DE NARRATRICE A LA NOIX ! Hurla soudainement Jiro, qui s'était réveillé sous le coup de la tension. Je veux bien croire que t'as pété les plombs à force d'être sur le
qui-vive en regardant AKB0048, et après avoir couru pendant une heure après une balle, mais de là à employer un ton aussi terrifiant et angoissant pour nous annoncer que le capitaine a finalement gagné, ça va pas l'faire !
- Jiro ? T'es sûr que ça va ? le questionna Mukahi, un air un peu étonné sur le visage.
- Il a sûrement fait un mauvais rêve, annonça Inui en remontant ses lunettes sur son nez. Et il s'est mis à parler tout seul, pensant être encore dedans.

Veuillez m'excuser, désolée, désolée, désolée ! J'voulais juste vous faire une petite peur. C'est réussi ? J'espère !
Bref. Reprenons là où nous en étions. Donc, Atobe tomba à genoux, le stade retint son souffle et les joueurs Japonais restèrent ébahis, avant de gueuler de joie. Le King avait gagné ! L'équipe Japonaise avait gagné !

- ON VA EN FINAAAAALEUH ! hurla Aelita toute heureuse.

Il faut avouer que ça s'était joué de peu. La dernière balle avait été décisive, le King ayant réussi à effectuer un service assez… eh bien, disons étonnant, puisqu'il avait été tout simple. Depuis le début du match, Atobe n'avait fait aucun service simpliste, utilisant à chaque fois une technique spéciale, ou tout autre effet. Alors quand il avait fait le service qu'on apprend aux débutants, son adversaire s'était fait avoir comme un bleu.

- Ce professeur n'était peut-être pas un abruti finalement, marmonna Atobe pour lui-même, repensant à cet homme qu'il avait envoyé balader étant plus jeune. Il faut bien connaître toutes les bases dans un match de cette
ampleur.

[Flash back]

Le jeune Atobe était à genoux, dans le stade, de la même manière que pour ce match d'ampleur internationale.
Sauf que là, c'était réel. Il avait perdu. Il avait perdu sur un service à effet. Dans sa tête, dansaient les mots de son professeur, ceux qu'il lui avait dit à peine quelques heures plus tôt, en cours de sport, pour lui apprendre à servir correctement.
Pourquoi ? Pourquoi avait-il perdu ainsi ? Etait-ce un sale tour du destin ? Etait-ce pour le punir de son arrogance ? Cette défaite était-elle une leçon donnée par les Dieux du tennis ? Stupide. Idiot. Improbable. Ce
n'était tout simplement pas possible. Ca n'existait pas, les Dieux du tennis. Pourtant, sa défaite était inéluctable, elle était bel et bien là, il ne pouvait que la constater et pleurer dessus.
Alors Keigo Atobe releva la tête, et jura qu'il ne perdrait plus de cette manière, qu'il ne perdrait plus d'une façon aussi lamentable. Et, lui, doté d'un don pour le tennis, se mit à l'étudier sérieusement. Même avec ses
prédispositions, il venait de comprendre que le travail avait une grande part dans les victoires.

[Fin du flash back]

Keigo se releva, peu satisfait de son match. Ses pensées avaient tout le temps vagabondé jusqu'à ce fameux jour, cette fameuse défaite qui avait changé sa perception des choses. Il s'était dit la même chose en arrivant face à l'autre charismatique bonhomme italien.
"Je vais gagner."
"Je vais gagner, ça paraît évident."
Il s'était rappelé ce jour humiliant, ce jour où il avait perçu les gens chuchoter dans son dos.
"Le fils Atobe a perdu."
"Alors comme ça, il n'a que la frime pour lui. Aucune réelle compétence."
Et il avait de nouveau compris son erreur. N'avait-il donc pas mûri, pour avoir presque reproduit l'erreur de son enfance ?
Il se tapota les joues : heureusement qu'il avait gagné, sinon, toute l'équipe en aurait pâti. De nouveau, il jeta un œil à ses camarades. Ses compagnons. Et il se dit que finalement, ils n'étaient peut-être tous pas aussi idiots qu'ils en avaient l'air. Cette agaçante française, qui criait au moindre truc et s'énervait pour rien, n'avait pas de don particulier pour le tennis, il le savait. Il le voyait à ses gestes parfois hésitants. Ses débuts avaient dû être compliqués, mais elle avait persisté. Il l'admirait un peu. C'était comme pour Kawamura. Bien qu'il ne le montrât
pas, ce jeune homme excitait sa curiosité. S'il était arrivé jusque là, c'était sans aucun doute dû aux encouragements de ses amis. Lui non plus n'avait aucun don. Ces deux là, il les trouvait cent fois plus méritants
que lui, même ça non plus, il ne le montrait pas. Il y en avait d'autres qu'il enviait. Jiro, par exemple. Toujours à dormir, mais n'oubliant jamais comment jouer au tennis. Lui aussi était un génie. Et plus intelligent qu'Atobe, comprenant ses erreurs après une défaite, ne se laissant pas démonter, rien de tout cela. Keigo, après une défaite, perdait souvent son sang-froid, bien que depuis un ou deux ans, il parvenait plus ou moins à se
maîtriser. D'un autre côté, ce n'est pas comme s'il perdait souvent, hein !

Laissant toutes ces pensées derrière lui, Atobe Keigo-sama rejoignit les vestiaires, où une foule de filles s'était regroupée. Foule de filles qui se mit à gueuler quand elle le vit arriver. Puis, avant qu'il n'ait pu réagir, on lui attrapa le poignet gauche et on l'embarqua. La personne qui le tirait ressemblait étrangement à… son adversaire ?!

- HAYAKU, KANOJO-TACHI ARE COMIIIIIIIIIING !

Atobe fronça les sourcils : ce mec mélangeait l'anglais et le japonais, probablement parce qu'il n'avait que des rudiments de la langue maternelle du King. Dans un langage compréhensible pour nous, pauvres lectrices, ça donnait "Vite, les filles arriiiiiiivent!".
Effectivement, quand il tourna la tête, il put voir une troupe enragée courir vers eux. Il y en avait une qui était tellement près qu'elle parvint presque à attraper la manche du survêtement d'Atobe, qui accéléra le pas.

- Where are we going like this ? demanda-t-il calmement. (Et on va où comme ça ?)
- I don't know, but I think it's good idea to find an empty room ! (J'sais pas, mais ce serait une bonne idée de trouver une pièce vide !)

Heureusement, les deux garçons n'eurent pas à faire ça, puisque des agents de sécurité arrivèrent devant eux pour leur prêter main forte.

Attendez une minute.

Des agents de sécurité aux couleurs italiennes et japonaises, il y avait de ça, dans le stade ?

Qui plus est, des agents de sécurité avec des raquettes et des balles de tennis, c'est crédible, ça ?

- Vous deux, baissez-vous !

Sans hésiter, et ayant reconnu la voix de son agaçante cousine Bailey, qui était morte de rire derrière la rangée de prétendus "agents de sécurité", Atobe attrapa le poignet de son ancien adversaire et le força à se baisser.
Immédiatement, une dizaine de balles de tennis passa au-dessus de leur tête, à vitesse suffisamment lente pour ne blesser personne, mais assez rapide pour les faire reculer sous l'assaut.

- On n'a presque plus de balles, bougez-vouuuuuuuuus ! cria à son tour Aelita, qui enchaînait les balles à une vitesse stupéfiante, à tel point qu'on ne voyait presque plus qu'une silhouette flou en train de faire des moulinets avec le bras droit.

Le King releva de force l'italien, qui n'y pigeait visiblement plus rien, et slaloma entre les balles qui volaient, quand l'une d'entre elles vint s'écraser sur son visage. Il lui était impossible de savoir qui était le coupable, mais disons qu'au vu du sourire moqueur qu'avait Echizen Ryoma sur le visage, il n'était finalement pas si difficile que ça de deviner qui avait fait le coup… huhuhu. Atobe se jura qu'il lui ferait la peau, et ce dès qu'il le pourrait !
Ils passèrent finalement derrière la ligne protectrice… qui se rompit aussitôt et se barra en courant avec les fugitifs. Les filles derrière mirent quelques minutes avant de reprendre leurs esprits… minutes durant lesquelles le troupeau de joueurs avait disparu dans un bruit à faire pâlir une dizaine de formule 1.

Une fois en sécurité dans les vestiaires fermés à clé, Atobe fusilla Aelita, qu'il devinait être l'instigatrice de ce plan foireux (qui d'autre, je vous le demande…), avant de lui gueuler dessus.

- ON PEUT SAVOIR CE QUE C'ETAIT, CA ?!
- Ben, on voulait vous attendre dans les coulisses, mais y ait déjà toutes ces filles… On a deviné que vous alliez avoir des problèmes… alors j'ai proposé ça ! marmonna la fillette, morte de rire.
- T'es vraiment trop débile, c'pas possible ! Tu les as forcés, non ? Personne de censé n'aurait pu accepter un plan aussi débile !
- Ca a été approuvé à l'unanimité ! explosa soudainement Ryoma, se foutant ouvertement de la gueule du capitaine des Hyotei.

Tout le monde explosa de rire, et avant qu'Atone ne put commettre un génocide, tous les joueurs furent appelés pour saluer. Les Japonais accédaient à la finale !