Me revoilà avec le chapitre 42 !
Un chapitre juste "légèrement" délirant, où je laisse de côté le tournoi... J'espère que vous rirez bien XD
Eclipse1995 : Eh eh, C'est fait pour que vous rigoliez, ce passge avec les groupies qui leur courent après XD
Même moi j'étais morte de rire en l'écrivant :p
Hecate : Je suis contente que le POV d'Atobe t'ait plu... J'avoue que sur le coup, quand je l'ai écrit, je n'étais pas trop sûre de mon coup XD
Et je suis désolée de t'avoir fait rire au point de tomber de ton lit... Cette fois-ci je vais te prévenir, tient toi à quelque chose, parce que ça va recommencer XD
Julie : merci ! J'espère que ce chapitre te fera rire autant que les autres... ;D
Chapitre 42 :
Aujourd'hui était le jour de repos des joueurs. En effet, les deux équipes finalistes bénéficiaient d'un jour pour se préparer au dernier jour du tournoi, le plus important. Et donc, pour prendre des forces, tous décidèrent d'aller manger le midi dans un fameux restaurant de Paris où l'on pouvait déguster… uniquement des pâtisseries venant de tous les pays du monde !
Ce restaurant avait été approuvé à l'unanimité par une bande de Japonais affamés, qui arrivèrent comme une horde d'éléphants dans la salle principale, sous le regard surpris et limite choqué des serveuses. Le buffet à volonté placé en plein centre de la salle faisait de l'œil aux adolescents, qui commençaient presque à baver de bonheur.
Le groupe fut placé dans une pièce à part, car déplacer les tables et les chaises pour faire une tablée suffisamment grande prenait trop de place.
Aelita engloutit une bonne dizaine de cupcakes. Atobe flancha devant millefeuilles et chou à la crème. Ryoma, lui, se contenta d'engloutir beignet à la pêche sur beignet à la pêche. Momoshiro déplora l'absence de burger, mais se rattrapa sur les éclairs au chocolat. Il piqua le dernier présent sur le buffet sous les yeux de Kaidoh, ce qui déclencha une énième dispute, comme d'habitude. On passa à deux doigts de la bagarre par la présence d'une serveuse intelligente qui se dépêcha d'en ramener. Les pauvres pâtissiers à l'arrière devaient carburer à fond !
Tout se passait bien, jusqu'à qu'une serveuse rapporte à Aelita le verre de jus d'ananas qu'elle avait commandé. Assoiffée, la jeune fille l'attrapa et le vida cul-sec. Personne ne le remarqua sur le moment, mais son visage devint tout rouge, et elle vacilla légèrement sur sa chaise. Puis elle recommença à manger comme si de rien n'était, jusqu'à ce que Kaidoh et Momo recommencent à se bagarrer, et que Kaidoh balance un verre d'eau à son éternel rival… qui bien sûr, l'évita. N'ayant pas atteint sa cible, l'eau s'écrasa, comme on s'en doute, sur la personne derrière, qui n'était autre que Aeli.
Qui se tourna vers son senpai, un air peu amène sur le visage.
- Senpai…
- Oh, désolé, marmonna la vipère en lui tendant une serviette.
- Z'ALLER CREVER POUR AVOI' FAIT C'T'AFFRONT A… *hips* MA GRANDEUR !
Sakuno en hoqueta de surprise. Ce n'était pas dans les habitudes de son amie d'être aussi directe et irrespectueuse envers ses aînés. Echizen était lui aussi surpris. Atobe fusilla la jeune française du regard, ayant remarqué l'horrible imitation qu'elle venait de faire de lui.
- INCLINEZ-VOUS DEVANT MA SUPREMATIE, MWAHAHAHAHA !
- Ca y est, elle pète les plombs, soupira Oshitari en remontant ses lunettes sur son nez.
- Aelita, l'appela Inui.
- Oui *hips*, grand maître ?
- Elle vient vraiment de l'appeler « grand maître » ? questionna Bailey, pour vérifier qu'elle avait bien entendu.
- Oui, confirma sa sœur.
Inui ignora cette désignation et lui tendit un truc qui ressemblait à un étrange ballon.
- Souffle là-dedans, je te prie.
- A VOS ORDRES ? MON *hips* COMMANDANT !
Elle attrapa le truc et tenta de le porter à ses lèvres, mais dû s'y reprendre à cinq fois avant d'y arriver. Pendant ce temps, le reste des adolescents la regardaient, affligés.
- Mais qu'est-ce qu'elle a ? Interrogea Jiro, qui venait de sortir de ses rêveries.
- Mon hypothèse va bientôt être confirmée, lui annonça Inui en regardant Aelita souffler dans l'étrange ballon.
- C'EST TOUT VEEEEEEEEEEEEEEEEERT, gueula Aelita, toute heureuse. J'AI GAGNE *hips* QUOI ?!
- Le droit de te dessouler.
- Se dessouler ?! cria Sakaki-sensei. Mais elle n'a pas bu d'alcool !
- Au vu de l'odeur de son verre, marmonna Oshitari en le reniflant, je ne peux que supposer qu'elle vient d'engloutir cul-sec du whisky.
- HEIIIIIIIIIIIIIIIIIN ! Hurlèrent en chœur les élèves Japonais.
- Bah ouais. L'éthylotest est positif.
Aelita leur adressa un sourire totalement niais, comme si elle se trouvait au paradis.
- Gouzi, gouzi, gouzi ! Commença-t-elle alors à crier en tirant les joues de Ryoma.
- Mais lâche-moi, espèce de folle ! cria ce dernier en la repoussant.
Pas ébranlée pour un sou, la noiraude se tourna vers Fuji et lui attrapa les cheveux.
- Fuchi Chuchuke-chenpaiiiiiiiiiii ! Ch'veux voir un'ourch !
- Un… un ourch ? la questionna Fuji, un peu paumé, et tentant de lui faire lâcher ses cheveux.
- Un… un'ourch qui tombe ! Huhuhuhuhu ! expliqua la gamine en hochant la tête plusieurs fois.
- Oh, elle doit parler de l'Higuma Otoshi, rigola Kawamura.
- Oui, 'fin là on est dans un restaurant, donc je vais éviter, se mit à rire à son tour le prodige, qui avait réussir à la faire le lâcher.
Devant le refus de son senpai de lui montrer son fameux coup, Aelita se précipita à quatre pattes vers Shishido et lui sauta sur le dos.
- Coupain grognooooon !
- Grognon ? J'vais t'en foutre, moi, des « grognons » ! Lâche-moi, espèce de sangsue !
- Changchue, changchue ! Répéta la bourrée en s'agitant.
- La vache, t'es lourde ! Que quelqu'un la fasse descendre de mon dos ! Protesta Shishido.
Atobe claqua des doigts, et Kabaji, obéissant à son ordre silencieux, attrapa Aelita pour la charger sur son épaule. Celle-ci se mit à s'agiter, battant vainement des bras et des jambes pour se libérer.
- Uss. J'en fais quoi ?
- Continue de la porter. Il faut trouver un moyen de la dessouler.
- Je propose qu'on l'assomme à coups de poêle, marmonna Ryoma, qui n'avait pas oublié que sa camarade lui avait tiré les joues.
Soudainement, Oishi se manifesta. D'ailleurs, personne ne trouve bizarre qu'il ne se soit pas manifesté plus tôt ? Pour une mère poule de Seigaku, c'est assez étonnant. Soit il mettait du temps à comprendre de quoi il retournait – et pour que ce soit le cas, il aurait fallu qu'il soit vraiment con …
Soit il était en train d'emmagasiner tout ce qu'il pouvait pour exploser.
En fait, à voir sa tête rouge de colère, il n'était pas difficile de pencher plutôt pour la seconde solution.
- ON PEUT M'EXPLIQUER CE QUI S'EST PASSE, HEIN ?!
- T'as pas encore compris, Oishi ? Se moqua Eiji, même s'il savait que son partenaire de double avait parfaitement pigé de quoi il retournait. Tu es vraiment long à la détente, hein !
- Non, Eiji. J'ai parfaitement compris que notre chère kouhai est ivre. Ce que je veux savoir, c'est pourquoi !
- Je ne sais pas, peut-être parce qu'elle a bu de l'alcool ? ricana à son tour Mukahi, suivi par le rouquin des Seigaku.
- Vous êtes un duo de comiques, tous les deux, hein… marmonna Oishi, qui bouillait. Où est la stupide serveuse qui a filé du whisky à notre précieuse petite kouhai !
- « précieuse », « précieuse »… tout dépend du point de vue ! grogna le King.
- Toi, le King de pacotille, la ferme ! Et maintenant… OU EST CETTE INCAPABLE ?! hurla Oishi.
- « King de pacotille » ?! Kabaji, attrape-le !
Kabaji, un peu paumé, se demanda ce qu'il devait faire d'Aelita : il ne pouvait pas porter les deux en même temps, mais Atobe ne lui avait pas dit de la poser. Que devait-il faire ? Il lança un regard terne à Atobe, qui laissa échapper un long, looooooong soupir.
- Pose l'autre idiote, abruti !
- Uss.
Aeli se retrouva de nouveau sur les fesses, et ce fut cette fois Oishi qui prit place sur l'épaule du géant.
- Atobe, dit à ton sbire de me lâcher !
- Peut-être que si tu t'excuses en disant « Ô grand Atobe, suprême King, aurais-tu la gentillesse de demander à cet abruti de me poser délicatement à terre ? », je ferai un effort, manant !
- Plutôt crever ! annonça Oishi d'un air résolu.
De son côté, Aelita avait sauté sur Choutaro, et s'occupait à lui barbouiller le visage avec de la crème pâtissière. Le pauvre n'osait pas la repousser, et se retrouva rapidement avec une barbe, des moustaches de chats et des gros sourcils, ce qui fit bien rire Mukahi et Jiro, qui ne se privèrent pas de se moquer de lui.
Sakaki-sensei et Ryuzaki-sensei n'y pigeaient plus rien, les filles ne savaient pas comment arrêter leur jeune amie, et Tezuka du prendre les choses en main pour rétablir le calme.
- NE VOUS RELACHEZ PAS !
Il y eut un gros blanc dans la salle… jusqu'à ce qu'Aelita lâche soudainement Choutaro pour foncer – toujours à quatre pattes, bien sûr – vers son capitaine.
- Cap'tain… Glaçoooooooooon !
Tezuka Kunimitsu le terrifiant vira au blanc.
- Si Aelita utilise ce surnom, je suppose que ce n'est pas la seule à le faire… DE QUI VIENT-IL ?! Cria le capitaine des Seigaku, profondément agacé, fusillant ses joueurs du regard.
Un air angélique sur le visage, Aelita pointa du doigt Kikumaru.
- Kikumaru… commença Tezuka sur un ton glacial. Il paraît que les gens ivres disent la vérité. Tu me feras cent tours dans le couloir de l'hôtel !
- Quoi ?! protesta l'acrobate. C'est même pas vrai, d'abord !
- Je m'en fiche. D'ailleurs, même tarif pour tout le monde !
- Je suis pas sûr qu'Aelita soit en état de courir, soupira Kawamura en désignant sa kouhai, qui se roulait désormais par terre en miaulant puis aboyant tour à tour.
- Miaou… Wouaf. Miaou… WOUAF !
- On peut en profiter pour l'interroger, non ? ricana Eiji. Alors, Aelita-chan… Est-ce que tu es amoureuse ?
- Nan, ch'uis pas une peureuse ! répliqua la fillette.
- L'alcool la rend sourde, je crois… ricana Ryoma.
- Non, banane ! Amoureuse… A-mou-reu-seuh. Est-ce que tu aimes quelqu'un ? Articula Eiji.
- Vouiiiiiiiiiiiii ! approuva-t-elle.
- Ah, et de qui ? Demanda Shishido, curieux, mais surtout jaloux.
- De… luiiiiiiiiiiii ! cria son ex-future-petite amie en désignant… Bailey, qui pouffa.
- Je crois qu'il y a comme une erreur, se mit à rire la jeune demoiselle aux cheveux roses.
- Ah voui, approuva Aeli en hochant la tête. Alors...
Aelita tourna comme une toupie sur elle-même.
- Je suis amoureuse de lui !
Là, son doigt désignait sa coach.
- Elle dit un peu n'importe quoi, là, non ? s'interrogea Mukahi.
- On dirait bien, soupira Sakuno.
Ce fut à ce moment qu'une serveuse arriva dans la salle :
- Nous avons entendu des bruits, y aurait-il un problème ?
- Un peu ouais ! gueula Oishi en désignant Aelita qui faisait la toupie en plein milieu de la pièce.
- Mais que se passe-t-il ?! questionna la jeune femme, surprise.
- Il se passe qu'une de vos abruties de ses collègues a servi un verre de whisky à une gamine de douze ans ! cria Sakaki-sensei d'un air sérieux.
- Impossible. Aucune d'entre nous ne serait assez bête pour faire une erreur pareille.
Cette fois, ce fut Ryuzaki-sensei qui prit la parole, fusillant dans le même temps la jeune femme du regard.
- Eh bien, il faut croire que si, lâcha la vieille femme d'un ton cinglant.
Aelita continuait encore une fois de faire des bêtises. En ce moment, elle rigolait comme une folle, à tel point que Bailey et Hope ne craignaient qu'elle s'étouffe. Ce qui arriva bien sûr. La petite française commença à tousser, sans cesser de rire cependant. En gros, ça faisait pas bon ménage. Heureusement, Eiji n'eut qu'à lui donner une grande tape dans le dos pour qu'elle cesse.
Elle s'allongea alors par terre et se mette à dormir.
La dispute continua entre les professeurs et les serveuses sans qu'elle ne s'en rende compte, et quand elle se réveilla… soit trois heures plus tard, elle souffrait d'un magnifique mal de tête.
- J'ai mal au crâne… J'ai la bouche pâteuse… Je me souviens plus de ce qu'il s'est passé ce midi… marmonna la fillette.
- On appelle ça la gueule de bois, sourit Fuji, assis à côté d'elle.
- Pas possible, j'ai pas bu.
- Une serveuse t'a filé un verre d'alcool au lieu de ton jus d'ananas.
- … J'ai rien fait comme connerie, hein ?
Fuji fit semblant de réfléchir, son sourire toujours plaqué sur son visage.
- Euh… A part me tirer les cheveux, miauler, aboyer, barbouiller de crème le visage de Choutaro, faire « gouzi, gouzi » en tirant les joues à Ryoma, appeler Inui « grand maître », imiter Atobe, me demander de te montrer un ours qui tombe, sauter sur le dos de Shishido et le traiter de grognon, faire la toupie, traiter Tezuka de « Cap'tain Glaçon, annoncer que tu es amoureuse de Bailey et de Ryuzaki-sensei et faire la toupie… tu n'as pas fait grand-chose.
Le prodige éclata de rire devant l'air déconfit d'Aeli.
- Ne t'inquiète pas, personne n'a pensé à filmer ou prendre de photos, et rien de tout cela ne sera ébruité.
- Beuheuheu…
- En attendant, tu ferais mieux de te reposer, car demain, les profs décideront au dernier moment de te faire jouer… ou non. Alors reprends des forces et prépare ton discours pour les convaincre !
La jeune fille soupira et remonta sa couverture sur sa tête. Quelle galère, cette journée !
