Désolée, voilà un chapitre à mes yeux un peu moins in téresant que les précédents... Mais il me fallait quelque chose à caler entre notre petite Aelita bourrée et l'arrivée au stade XD
Alors voilà o/
Bon, j'espère que votre rentrée à tous et à toutes s'est bien passée, et je maudis les plus âgés qui ne rentrent que la semaine prochaine, voir dans deux semaine (ma chère petite bêta-lectrice... sache que je te hais T.T)
Et maintenant, réponse aux com' o/
Hecate : Yeah, mission réussie XD
OUais, écrire en se marrant n'est pas la chose la plus facile à faire... QUad je relisais mon chapitre, j'étais morte de rire toute seule dans ma chambre... même qu'à un moment, ma mère est montée pour me demander ce qu'il m'arrivait XD
J'ai pas osé lui avouer que j'écrivais des choses tellement stupides que ça me faisait rire, huhu x)
Eclipse1995 : Bon bah comme ça on est deux \o/
TEAM FUJI-SAMA EN FORCE, YEAH 8D
Julie : Quoi, j'ai encore fait tomber quelqu'un à cause de mes chapitres ?Je vais bientôt devenir une tueuse en série si ça continue XD
Tout ce que je vous demande c'est de ne pas vous ouvrir le crâne en tombant, c'est tout, ok ? XD
Allez ! Place au chapitre, et à la prochaine ;D
Chapitre 43 :
- Coach ! Je suis en pleine forme ! gueula Aelita en dévalant les escaliers en courant… avant de se casser la figure sur les dernières marches.
Eiji et Mukahi éclatèrent d'un rire sonore, tandis que la jeune fille se relevait prestement, se mettant à courir de nouveau pour aller soutenir sa position auprès de ses professeurs. Elle ignora totalement les deux rouquins sur le moment, mais se jura intérieurement qu'un jour elle le leur ferait payer. Et de la façon la plus sadique qu'il soit, huhuhu.
Elle avalait les couloirs, manqua de percuter Tezuka qui sortait de la salle à manger, et débarqua dans cette dernière, se jetant littéralement sur les coachs.
- Coach, je peux jouer, aujourd'hui ! Je suis en pleine forme !
- Aelita… commença Sakaki-sensei, avant d'être interrompu par la jeune fille.
- Je vous le jure ! Vous savez bien que je ne mettrais pas l'équipe en péril juste pour jouer ! Et là, je sais que je ne serai pas un poids !
- Mais, Aelita… essaya à son tour de dire Ryuzaki-sensei.
- Coachs, s'il vous plaît !
- Aelita, marmonna Ryoma, visiblement mal réveillé. T'es encore en pyjama, c'est ce que les profs essayent de te dire.
- …
La jeune fille baissa les yeux sur sa tenue. Certes, elle était en pleine forme. Certes, elle s'était bien reposée. Certes, elle pouvait jouer. Mais peut-être aurait-elle dû enlever son pyjama rose parsemé de fraises, avant d'aller plaider sa cause auprès de ses professeurs adorés…
- Je… Je reviens ! cria la jeune fille, rouge de honte.
Elle se précipita dans sa chambre, où elle retrouva les autres filles, mortes de rire.
- Vous auriez pu me prévenir, tout de même ! grommela Aeli devant une Hibiki morte de rire.
- T-tu es partie t-trop vite, rigola Sakuno.
La jeune fille fonça récupérer des fringues dans sa valise… qu'elle trouva vide. Elle se tourna vers les autres filles, qui étaient mortes de rire et prêtes à s'étouffer, et les fusilla du regard.
- OK. Qui a planqué mes fringues, que je la tabasse à mort ?questionna Aeli avec un regard digne d'une tueuse en série élevée par la meilleure famille d'assassins du monde.
Elle s'approcha d'Hibiki, qui recula en pouffant. Puis, sans préavis, elle se jeta sur elle et commença à la chatouiller.
- Avoue, je sais que c'est toi !
- Ouiiii ! C'est moiiiiiiiiiiii ! Lâcheuh-moiiii, j'étouffeuh ! Geuh-euh-euh !
Sur la demande de sa jeune amie, Aeli se stoppa, et Hibiki put désigner le placard, dans lequel la française retrouva ses affaires. Elle fusilla les deux filles du regard, se déshabilla en quatrième vitesse, et enfila la première chose qui vient, à savoir… ben, son survêtement. Puis, sans un mot de plus, elle partit en courant vers la salle à manger. Quand elle y pénétra, elle vit le regard insistant de sa coach qui lui disait « tu rentres calmement, tu prends à manger, et tu viens t'asseoir à notre table. Le tout en silence et sans courir partout ou t'es morte. ».
Aelita déglutit et alla attraper un plateau, qu'elle remplit de nourriture. Trois croissants, deux pains aux amandes, un pain au chocolat, un pain au raisin, un bol de riz gluant avec de la sauce soja, un morceau de pain perdu, une assiette avec un œuf au plat, du bacon et deux petites saucisses, mais également du porridge dans lequel elle avait mélangé de la poudre d'amandes et plein de miel. Elle arrivait presque au niveau de Momo, là.
M'enfin, passons. Une fois toute la nourriture qu'elle voulait engloutir entassée sur son plateau, elle se dirigea CALMEMENT vers Sakaki-sensei et Ryuzaki-sensei, qui la regardaient comme un monstre.
- Ben quoi ? demanda la fillette.
- Tu vas manger tout ça ? répliqua la coach.
- Ben oui. J'ai faim, moi.
- On voit que t'es en pleine croissance, grommela Sakaki-sensei à son tour.
- Bon, tu manges, et on parle ensuite, marmonna la vieille dame.
- On peut pas plutôt parler en mangeant, coach ? demanda Aelita avant d'engloutir son bacon. Sinon, on finira jamais !
- Très bien. Alors, pourquoi devrions-nous te laisser jouer ? Après une buverie comme la tienne, tu ferais mieux de dormir !
- J'ai dormi. Hier après-midi, mais aussi cette nuit. J'ai dû dormir environ quatorze heures complètes. Je suis en pleine forme ! Et je veux mener l'équipe à la victoire.
- Nous ne pouvons pas te laisser jouer seule. S'il y a un problème sur le terrain, ou que tu te décourages, tu seras contrainte d'abandonner !
- Alors mettez-moi en double.
- Et avec qui ? répliqua Sakaki. Donne-moi la combinaison que tu penses être la meilleure. Dis-moi pourquoi. Ce n'est qu'à cette condition que j'accepterai de te faire jouer.
- Mais enfin… ! protesta vainement la coach des Seigaku.
Aelita resta silencieuse, continuant d'engloutir sa nourriture, cependant sans détourner le regard. Elle fixait le coach de l'équipe de Hyotei dans les yeux, mais sans montrer aucun irrespect, bien sûr. Elle tentait juste de déterminer ses paroles. Etait-il sérieux ? La mettait-il au défi de choisir son partenaire de double ? Et si elle choisissait bien, elle pouvait jouer ? Devait-elle dire qu'il fallait la faire jouer en simple ?
Toutes ces questions se bousculaient dans sa tête. C'était quoi ? Un test psychologique pour déterminer si elle était apte à jouer ? Le sang d'Aeli commençait à bouillonner dans ses veines. Elle réfléchissait rapidement, éliminant les partenaires les uns après les autres. Mukahi et Eiji, non. Elle n'était pas capable de les soutenir pour leurs acrobaties. Shishido et Choutaro formaient la combinaison parfaite, elle se voyait mal prendre la place de l'un ou l'autre. Pareil pour Oishi, au plus profond d'elle, elle savait qu'il ne pourrait pas être meilleur que quand il jouait avec son habituel partenaire. En fait, c'était la même chose pour tous les doubles qu'elle connaissait. Ils fonctionnaient si bien que si elle se mettait à jouer avec l'un des deux partenaires, elle savait qu'elle aurait tendance à imiter l'autre joueur. C'était mauvais, mais indéniable : une réaction logique, en somme.
Dans ce cas, il fallait qu'elle réfléchisse au joueur de simple qui ferait le meilleur partenaire pour elle. La jeune fille réfléchit et élimina d'office quelques joueurs. Ryoma, par exemple : la mettre en double avec lui serait… eh bien, un suicide tennistique en direct.
Ouais, c'est le terme.
Finalement, après quelques minutes de délibération intense, elle annonça le seul nom qu'elle estimait convenable.
- Atobe.
Ah, si elle s'était attendue à voir les deux coachs exploser de rire à en pleurer, elle aurait amené sa caméra, vous pouvez en être sûrs. Ils riaient tellement fort que la coach Ryuzaki manqua de tomber de sa chaise, tandis que Sakaki commençait à s'en taper les cuisses. Le reste des clients présents soupira de concert, habitué aux facéties des Japonais après une semaine de ce régime. Entre les rires incessants, les balles qui volaient dans le couloir, les seaux d'eau qu'on se balançait, les grognements, etc, etc, ils finissaient par ne plus y prêter attention.
M'enfin, ce ne fut qu'au bout de cinq bonnes minutes que les vieux cessèrent de se marrer.
- Atobe ? redemanda la coach, tandis que Sakaki se retenait de repartir dans un fou rire.
- Moi qui étais persuadé que ce serait le premier nom qu'elle éliminerait, voilà qu'elle nous sort la personne avec qui on la mettait d'office ! ricana-t-il. Et pourquoi donc penses-tu être avec lui, Aelita ?
La jeune fille prit quelques secondes afin de savourer cette petite victoire, puis reporta son attention sur ses coachs.
- Je suis plutôt de la défense, tandis qu'Atobe est plutôt de l'attaque. Souvent, mon caractère et mes actions l'insupportent, ce qui pourrait conduire à des disputes sur le court, mais également réveiller notre instinct de compétition aussi, et donc démultiplier nos forces.
- C'est cela, en gros. Il y a une autre raison, mais tu la découvriras sur le court, approuva la coach Ryuzaki.
- Cela veut dire que je vais… commença Aeli.
- C'est ça. Aujourd'hui, tu joues ! Et si vous perdez, vous me ferez mille tours de terrain, pigé ?!
- T'as intérêt à m'être utile, marmonna Atobe en apparaissant comme par magie à la gauche de la jeune fille.
- Tu parles pas plutôt pour toi, là ? le taquina-t-elle.
- …
Keigo ne répondit pas et se contenta de grogner, tout en regardant l'autre idiote continuant d'engloutir sa nourriture sans sembler vouloir s'arrêter.
- Arrête de manger où tu vas être trop lourde pour aller sur le court, ricana Eiji qui venait d'arriver derrière Aeli.
- Jamais ! Je prends des forces, senpai.
- Des forces… Tu veux pas plutôt dire des formes ? se moqua à son tour Momo.
- Les formes, c'est bien à certains endroits du corps… Et c'est bien ce que je compte un peu développer ! répliqua la jeune fille en louchant sur sa poitrine… inexistante.
Ses senpai soupirèrent. Bon, c'est clair qu'à douze ans, elle pouvait pas espérer avoir grand-chose de ce côté-là… Mais, comme toutes les gamines de son âge, elle rêvait d'en avoir plus !
Bon, un moment, elle se rendra compte qu'avoir trop de poitrine, c'est chiant. Surtout au tennis. Et là, elle regrettera ce souhait idiot.
MAIS BON. Oublions ce délire féminin et concentrons-nous plutôt sur nos joueurs préférés !
Après toute cette agitation, les joueurs avaient été renvoyés dans leur chambre pour se concentrer et se préparer. Vers dix heures, ils seraient ensuite acheminés vers le stade où ils pourront s'entraîner, s'échauffer et pique-niquer avant le début des matchs à 15 heures. Une journée intéressante en perspective !
Aelita resta dans sa chambre jusqu'à ce que l'on vienne tambouriner à sa porte, manquant de la défoncer. Quand elle sortit, elle soupira en voyant Atobe en face d'elle, Kabaji à ses côtés.
- Qu'est-ce tu m'veux ? marmonna la fillette, tout en se brossant les cheveux doucement.
- Moi, rien. Mais lui, quelque chose, soupira le King en s'écartant pour laisser passer un môme d'environ 7 ans pour le laisser rentrer dans la chambre. Ton futur mari. Profite du fait qu'Hibiki et Sakuno ne soient pas là pour mettre les choses au point avec lui !
Et il se barra en ricanant.
Le petit garçon qui se tenait face à elle avec des cheveux d'un blond éclatant, avec quelques petites tâches de rousseurs parsemant ses joues. Ses yeux orangés pétillaient de joie, et il lui sauta soudainement dessus pour s'accrocher à sa jambe.
- Aelita-sama ! Epouse-moi !
- …
Bon, après leur match, elle tuerait Atobe. De la manière la plus cruelle qui soit.
- Dis donc, t'es Japonais ?
- Ouais ! Mon pôpa et ma môman et moi, on a fait le voyage spécialement pour vous voir jouer ! s'excita le môme.
- Ah… Bon, ben on va retrouver ton papa et maman, ok ?
- Non ! J'veux rester avec toi, Aelita-sama ! Et on va se marier ! Mon pôpa et ma môman ils sont d'accord, d'abord !
- …
- Tu m'fais un bisou ?
Sans un mot de plus, la jeune fille chargea le garçonnet sur son épaule, et traversa tout l'étage de long en large. Jusqu'à ce qu'elle passe devant une mémé… qui eut l'intelligence de gueuler « KIDNAPPIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIING ! » d'une voix stridente.
…
…
Parfois, les vieux me tapent sur les nerfs, pas vous ?
M'enfin. Aelita dut s'expliquer, et perdit dix minutes de plus. Finalement, alertés par les cris de la vieille, deux japonais d'un certain âge arrivèrent, et repérèrent le garnement que la jeune fille avait posé au sol.
- Oooh… Mon petit Irumi-chéri-d'amour ! Et mademoiselle Aelita ! Quelle belle surprise ! Alors ? Comme ça, vous avez rencontré votre plus grand fan ? Il est mignon, n'est-ce pas ?! Il a cru ne pas pouvoir vous rencontrer… ça aurait été dommage, dire que nous avons dû venir dans cet hôtel de pauvre afin de pouvoir vous voir… Enfin bon. Hohoho, que diriez-vous de venir prendre le thé avec nous ? Vous pourriez jouer au mari et à la femme avec notre petit Irumi, non ? Ce doit être de votre âge, ce genre de choses… Ah, une demoiselle de votre âge ne doit pas faire de tennis en compétition… Vous transpirez, ce n'est pas convenable pour une jeune fille. Ah, attention, je ne dis pas que vous jouez mal… Juste que vous devriez laisser ce sport de compétition aux hommes ! A la limite, pour vous défouler un peu de temps en temps… Et encore.
Au fur et à mesure que la riche femme parlait, le visage d'Aelita se décomposait. Elle était complètement chtarbée, celle-là. Givrée. Dingue. Et même frappadingue. Folle à lier. Bonne à enfermer. C'était quoi toutes ces déblatérations absurdes ? Elle le faisait exprès, ou elle était vraiment idiote ?
La jeune fille resta cinq bonnes minutes baba, sans rien dire. Euh… qu'était-elle censée répondre à cette femme ?
Heureusement, elle n'eut pas à réfléchir plus longtemps, car un grand éclat de rire brisa le silence. A ses côtés se tenait Ryoma, mort de rire, qui releva soudainement la tête pour fixer la femme d'un regard devenu glacial d'un coup.
- Vous êtes sérieuse, là ? Le sport, réservé aux mecs ? D'où vous tirez ces idées totalement démodées ? « Une demoiselle de votre qualité »… C'est totalement débile.
Bon, comme ça, c'était dit.
- Pardon ?! hurla-t-elle, rouge de colère.
On aurait dit une tomate. Une tomate bien mûre, huhu.
…
Bon, ok, j'me tais et je reprends.
Avant que Ryoma n'ait pu faire un geste ou lâcher une parole malencontreuse de plus, la coach débarqua. Grande. Immense, même. Très intimidante. Elle fusilla la femme du regard, qui recula avec un couinement.
- Vous avez beau être riche, je vous prierai de cesser débiter des âneries. Quant à votre mioche que vous pensez sans doute être le plus mignon du monde, il est en train de se gratter le nez. Sur ce, je vous remercierais de ne plus venir embêter mes joueurs.
Aeli ne put s'empêcher de lâcher un ricanement avant de suivre la coach. Quand ils arrivèrent près du bus qui les attendait pour les amener au stade, elle aperçut Atobe avec un sourire supérieur sur les lèvres. Elle le fusilla du regard et se promit de le martyriser dès que possible.
Une fois arrivés, tous se séparèrent. L'équipe qu'ils allaient affronter était la Team Américaine, entraînée par un certain Baker. A ce qu'il paraissait, c'était un excellent entraîneur, l'équipe devait sans doute être forte. Perdue dans ses pensées, la fillette s'entraîna sans vraiment se concentrer. Poser les mains par terre sans plier les jambes, flexions-extensions, tours de terrains, tout cela machinalement, comme elle le faisait d'habitude. Puis frapper des cannettes avec la balle, etc, etc.
Et sur cela, la team fit son entrée.
Ils étaient (presque) tous charismatiques, mais pas forcément beaux. Un aux cheveux teints en rouge. Un colosse de deux mètres. Un aux cheveux longs et ébouriffés, au teint terne comme s'il ne sortait jamais de chez lui. Un autre avec des lunettes et un air d'intello. Un petit blondinet. Un dragueur qui se baladait torse nu et qui fonça vers Sakuno et Hibiki dès qu'il les aperçut. Un autre aux yeux maquillés et au look punk. Et un mec… déguisé en fille.
…
…
…
Ouais.
Une belle bande de clowns, en fait.
