Hecate : y en a vraiment qu'on de la chance, par ici T.T Mais bon, comme je ne peux pas résister à cet adorable regard... voilà le chapitre suivant ! J'suis trop gentille avec vous tous è_é

Eclipse 1995 : Un sport dans lequel la poitrine est utile... Euh ... L'étouffement ?... Comment ça "c'est pas un sport"? XD

Le strip tease ? Quoi, comment ça "C'est pas vraiment un sport non plus " ?! XD

Bon, bon, ok :la poitrine n'est utile nul part.

Bref, revenons à nos moutons : voilà le match Atobe-Aelita XD

Et promis, je ferai jouer un beau match à notre Fuji-sama adoré \o/

Julie : Huhuhu, j'ai l'intention de continuer à te faire rire, alors je te conseille d'acheter des bouchons d'oreilles à tes soeurs XD

Chapitre 44 :

Aelita considéra d'un œil étonné la petite troupe qui venait d'arriver. Hm… Avec eux, il allait être dur de jouer sans avoir de préjugés. Leurs têtes étaient tellement atypiques qu'immédiatement, pleins de suppositions sur leur manière de jouer se formaient dans son esprit. Ca risquait d'être problématique, car si elle partait sur des idées préconçues, elle se ferait avoir à coups sûrs.

La même pensée semblait avoir parcouru l'esprit de tous ses camarades, puisqu'ils ne firent pas de commentaire, et restèrent silencieux, un air sérieux et méfiant plaqué sur le visage.

Ce fut l'équipe Américaine qui brisa la glace en première, plus précisément le mec torse nu qui venait d'aborder Hibiki et Sakuno. D'ailleurs, le gars en question comprit bien vite que les Japonais et les Américains n'avaient pas les mêmes valeurs et que les asiatiques étaient bien plus pudiques quand les deux jeunes filles lui explosèrent les tympans en hurlant.

Perso, je trouve que y a pas plus clair, comme message, ahah !

Au cri de sa petite amie, Ryoma se précipita (en essayant de faire croire qu'il faisait un jogging en se dirigeant par hasard vers Sakuno…), et se plaça entre elle et l'homme. Yuuta fit de même… forcé par une Hibiki qui le tenait par le bras. Ce fut ensuite au tour du joueur déguisé en fille de s'approcher, et de poser une main sur son épaule pour le calmer.

- Allons, allons, Jack. On a pourtant beaucoup parlé de ça, non ? Nous connaissons tous ton faible pour les jolies filles, mais faut te modérer, minauda la jeune femme… euh, le jeune homme, plutôt.

- Ouais, ouais, vous me l'avez répété nombre de fois, Max… râla le dénommé Jack.

Regard meurtrier de la part du traversti.

- Euh, pas Max. Je voulais dire Madeline, Madeline !

- C'est mieux, marmonna calmement le dénommé Madeline.

Je sens que je vais m'y perdre, moi !

Bref, reprenons le cours de notre récit. Sous le regard interrogateur des joueurs Japonais, les Américains eurent l'obligeance de se présenter. Cependant, ils durent avant cela demander l'aide d'un traducteur, parce que niveau compréhension… C'était pas encore ça.

- La tomate géante, commença doucement Madeline en désignant le gars aux cheveux rouges, s'appelle Marvin. Le géant s'appelle Wok, et notre dragueur national, c'est Jack. Quant à moi, je suis Max, mais je préfère que l'on m'appelle Madeline. C'est plus... féminin, huhu.

Le traducteur, un gars assez grand et classe en costard, soupira et se tourna vers Madeline.

- Le « huhu », j'suis obligé de le traduire ? marmonna-t-il.

- Oh non, mon beau, je vous en dispense ! soupira-t-elle… il, en posant ses mains sur le torse du pauvre, qui se recula de quelques pas.

- …

Le Punk leur coupa la parole pour casser l'atmosphère pesante qui venait de s'imposer.

- Mon nom est Rayen. J'suis remplaçant, les mecs, alors vous aurez p'tet pas l'occasion de me voir jouer.

- Et ça vaut mieux pour eux, grommela celui avec des lunettes, qui avait vraiment un air d'intello.

- Ta gueule, Jeremy.

Noté, mister binocles était Jeremy.

- Hm, avant que ça ne tourne au massacre, reprenons les présentations. Mon nom est Kelvin, marmonna celui qui ne semblait jamais sortir de chez lui.

Les joueurs japonais sourirent, et se présentèrent à leur tour. Puis la discussion s'arrêta là, le stress submergeant l'esprit de tous les joueurs. Hibiki était en train de se ronger les ongles sous le regard d'un Ryoma blasé, qui ne cessait de lui répéter de pas s'inquiéter, que c'était pas à elle de stresser. Sakuno n'en montrait rien, mais priait elle aussi intérieurement pour qu'ils gagnent.

Rapidement, trop rapidement, le temps passa. Aelita tira quelques balles avec Fuji, tandis que Mukahi se déstressait en sautant un peu partout. Non pas qu'il joue aujourd'hui, mais étant aussi un grand nerveux, il fallait qu'il bouge pour canaliser tout son stress.

Puis, peu à peu, les gens s'amassèrent devant le stade. Des groupies faillirent réussir à forcer le passage jusqu'aux vestiaires, ce qui inquiéta grandement Atobe, mais elles furent refoulées. Puis, finalement, les jeunes gens furent forcés de rentrer aux vestiaires pour laisser le public s'installer dans les gradins sans provoquer d'émeutes par leur présence. Les non-joueurs regagnèrent leurs places avec les spectateurs, et ne restèrent plus que les titulaires du jour. Aelita ne cessait de sautiller.

- On peut m'expliquer pourquoi Jiro joue ? Il dort encore !

- …, ben, il est très fort, marmonna Atobe, en fixant son joueur endormi.

La jeune fille soupira : son partenaire éphémère n'avait vraiment pas l'air convaincu là. Et d'ailleurs, elle ne se priva pas de lui faire remarquer. Atobe lui renvoya un regard las, lui faisant comprendre qu'il avait pas envie d'en parler, et qu'elle constaterait la force de la marmotte par elle-même.

- Bon, à part ça… on voit bien que les Seigaku sont meilleurs que les Hyotei, lâcha soudainement Aeli avec un grand sourire.

Atobe devint instantanément rouge de colère, tellement qu'on aurait pu voir de la fumée sortir de ses oreilles.

UN TRAIN !

Bon, bon, j'ai rien dit. Revenons à nos moutons… euh, nos joueurs de tennis.

- On peut savoir ce qui te fait dire ça ?! protesta vivement le capitaine des Hyotei.

- Ben… Regarde : pour la finale, y a que deux joueurs de ton équipe qui ont été choisis ! Alors qu'on est cinq du côté de Seigaku ! C'est révélateur, non ? ricana la petite française.

Son but était de se moquer de lui… ben ouais, à chacun ses méthodes pour déstresser, hein ! Allez pas me dire que vous vous foutez jamais de la tête de vos amis pour rigoler, je vous croirai pas… M'enfin passons.

- Je me demande vraiment comment font tes senpais pour te supporter, déplora Atobe.

- Ils font pas, répliqua la jeune fille avec un immense sourire.

- …

- Enfin, je voudrais bien continuer à discuter avec toi sur mon caractère angélique et adorable, mais vois-tu, il me semble que l'on nous mande, cher Atobe.

Sur ces bonnes paroles adaptées à un noble tel que Keigo-sama, Aelita lui attrapa le coude et sortit de nulle part une ombrelle en dentelle qu'elle ouvrit d'un coup sec.

- Ohohohohoh ! Allons leur foutre la raclée du siècle, môsieur Atobe.

- Qu'est-ce que t'fous ?! On va jouer un match, pas danser au bal du quartier, andouille !

- Oh. Dommage.

La jeune fille lui relança un immense sourire, posa son ombrelle dans un coin de la pièce, et attrapa sa jolie raquette noire. Une fois sorti des vestiaires, elle put entendre Eiji exploser de rire, suivi par les autres joueurs… tous excepté Jiro, qui, bien sûr, dormait encore. Comme d'habitude. Ça ne changera jamais, à mon humble avis !

Quand Aelita rentra sur le terrain, elle ferma les yeux, éblouie. Il faisait un grand soleil. Atobe se plaça bien sous une raie de lumière, pour briller encore plus qu'à son habitude. Aelita, elle, soupira.

- Mesdames et messieurs, le premier match de la finale du tournoi va débuter ! Nous assisterons d'ici quelques minutes au premier double… Keigo et Aelita de l'équipe Japonaise versus Jack et Max… commença le commentateur.

- MADELINE ! gueula cette dernière.

- Hrm, je reprends. Keigo et Aelita de l'équipe Japonaise contre Jack et Madeline de l'équipe Américaine ! Mesdemoiselles et messieurs, en place sur le court, je vous prie !

Obligeamment, les quatre joueurs s'installèrent sur le terrain. C'était assez amusant de voir Madeline. Il/elle était vêtu de l'uniforme des américains, un jogging assez classe noir, rouge et blanc, mais portait la version féminine. Il était assez frêle, et s'était visiblement rasé les jambes et laissé pousser les cheveux pour s'efféminer. Son visage étant assez fin, au final, il donnait parfaitement l'illusion d'être un membre du sexe féminin. En plus, selon Hibiki, sa jupe était « vraiment trop chou ! ».

C'était une jupe, quoi.

Jack, quant à lui, avait encore enlevé sa chemise. P'taiiiin, il avait quoi ce gars ? Un trop plein d'hormones ? Ou alors il savait qu'il n'avait aucune chance de trouver une petite copine à cause de son caractère libertin, et misait sur son corps… Aelita, elle, ça la faisait plutôt rire. Ben oui, à chaque fois qu'il levait les bras, la jeune fille pouvait apercevoir les quelques poils qui se battaient en duel sur ses aisselles. Huhuhu. D'ailleurs, ça risquait d'être problématique si à chaque fois qu'il servait ou tapait dans la balle, elle se mettait à rire comme une folle. Ouais, ça allait vraiment être galère.

- Dites, monsieur l'arbitre, il peut pas remettre son tee-shirt ? demanda Aelita d'un air candide. Vous comprenez, dans la culture japonaise, c'est assez impudique, et en tant que jeune fille… cela me gêne terriblement, vous comprenez ?

- Hm, oui bien sûr…

L'arbitre prit le jeune homme à part, et par divers arguments, parvint à le convaincre de se rhabiller. Pendant ce temps, Atobe regarda Aelita d'un air dubitatif.

- C'était quoi cet air candide ? « Cela me gêne terriblement… »…. POUAHAHAHAHA ! se mit-il soudainement à rire.

Aelita rougit un peu, et bouda légèrement.

- Te fous pas de moi, Atobe !

- Si, si, je vais continuer, c'est assez drôle. Quand tu boudes, tu as une ride qui se forme sur le front. Ainsi, d'ici quelques années, tu ressembleras à une vieille femme ! ricana le King.

Immédiatement, la jeune fille toucha son front, et sauta ensuite sur Keigo pour lui tirer les joues.

- Même pas vrai !

- Cha fait mal, 'âche moi !

Aelita obéit, et le fusilla du regard. De l'autre côté, Madeline rigolait doucement.

- Ta future petite amie va bientôt ressembler à une vieille femme, Jack !

- Elle sera toujours la plus belle pour moi, sourit le garçon en fixant Aelita, qui frissonna de dégout.

- HGHHrhgHelp, marmonna-t-elle.

- Bon, on peut le débuter ce match ! Intervint alors l'arbitre.

Le stade entier rigola, et les joueurs se placèrent enfin correctement.

- Aelita au service. Jouez !

La jeune fille, passablement énervée par la remarque des deux zigotos en face, lança la balle haut dans le ciel, et s'apprêta à tirer… mais marcha sur son lacet et se rétama de tout son long sur le sol. Ridiculisation en public : effectuée.

Même Atobe ne put s'empêcher d'exploser de rire, à s'en tordre par terre. Il était tout rouge et ne pouvait pas s'arrêter, pointant Aeli de sa raquette.

- Pfuhuhuhu… WAHAHAHAHAHAHA !

Madeline ricanait d'un air élégant, Jack s'était précipité, inquiet, vers Aelita, et dans le public, cette dernière pouvait entendre ses senpais et ses amis se foutre royalement de sa tronche. Derrière elle, il y avait également les joueurs des matchs suivants qui ricanaient sous cape… sauf Eiji, qui rigolait ouvertement. Ce rouquin à la noix… Elle allait le tuer !

Rouge de honte et de colère, la jeune fille baissa les yeux, refit son lacet, se remit en place, et demanda d'un ton sec à ce qu'on reprenne le match. Voyant que l'arbitre ne réagissait pas, elle leva les yeux vers lui… Pour l'apercevoir en train de pouffer derrière sa main. Là, elle se retint difficilement d'aller donner un grand coup de pied dans sa chaise histoire de le faire tomber lui aussi.

Rah, ils l'énervaient tous !

- On peut le reprendre, ce match ?!

- Huhu… oui, oui, ricana encore l'arbitre avant de demander aux joueurs de se replacer sur le terrain.

Une nouvelle fois, Aelita servit, et réussit cette fois-ci à envoyer la balle dans le camp adverse sans tomber. Sauf qu'aveuglée à moitié par la honte (et ses cheveux se balançant devant ses yeux…), elle manquait de précision, et ses adversaires purent facilement renvoyer la balle.

- Chérie, je sais que tu peux jouer mieux que ça, j'ai vu touuuuuuuuuuus tes matchs ! gueula Jack en tapant dans la balle.

Encore plus énervée, Aelita abandonna sa position pour smasher… laissant un côté du terrain vide. Heureusement pour elle, cette balle fut bonne, et ils marquèrent le premier point. Cependant, elle se fit copieusement engueuler par Atobe :

- Tu joues à quoi, là ?! T'imagines s'ils avaient renvoyé la balle du côté où tu n'étais pas ?! C'était pas malin, andouille !

- Ouais, mais ils l'ont pas renvoyée, la balle, alors tout va bien, espèce de courgette !

- T'es vraiment une chieuse de première !

- Fout-moi la paix, rétorqua-t-elle en le repoussant avec deux doigts.

Atobe hocha légèrement la tête, visiblement énervé, et repartit se positionner à sa place. Il servit à son tour, et se précipita ensuite près du filet, suivi d'Aelita. Surpris, leurs deux adversaires tirèrent dans la balle, et ne purent que voir Aelita la renvoyer d'un coup sec… en heurtant bien sûr la tête d'Atobe au passage. Elle marqua de nouveau, mais Keigo n'en resta pas là et lui écrasa sa raquette sur la tête.

- Aïeuh !

- Tu pouvais pas faire gaffe, sale mioche ?!

- T'avais qu'à pas monter au filet ! râla Aeli.

- Pasque t'crois vraiment qu'j'avais prévu qu'tu fasses un poach toi aussi, andouillette ?!

- Toi qui te vantes d'être le meilleur, ouais, t'aurais dû le prévoir !

- Eh, vous deux, arrêter de crier et retournez sur le terrain ! les harcela l'arbitre.

De nouveaux rires retentirent dans le stade, et même un « vas-y, éclate lui la tête, petite Aelita ! » provenant d'un groupe de quelques garçons.

Les deux protagonistes se fusillèrent respectivement du regard, sous le rire de Maddie et Jack. Ce dernier proposa d'ailleurs à la fillette d'échanger les paires, tandis que Madeline renchérissait en demandant à Atobe un rendez-vous.

- Ils jettent de l'huile sur le feu, marmonna Fuji sans se départir de son sourire. Très intelligent, ces Américains.

- Aelita et Atobe sont totalement tombés dans leur piège ! râlèrent en chœur Kaidoh et Momo.

- Essayez pas de nous faire croire que vous, vous seriez passés au-dessus, ricana Mukahi.

- Ta gueule ! répliquèrent-ils de nouveau ensemble.

- … roh, ça va hein !

- J'espère qu'ils vont se reprendre, soupira Kawamura.

- Ils ont plutôt intérêt, ouais ! cria Shishido en fusillant tous les joueurs du regard.

- Du calme, du calme, Shishido-san… soupira Choutaro.

- J'suis farpaitement calme, d'abord !

Le reste des joueurs soupira de concert. Parmi tous les spectateurs, seules quatre personnes restaient parfaitement calmes : Tezuka, Bailey, Inui, et Oshitari. Ces quatre-là semblaient savoir quelque chose, mais Hope eut beau harceler sa sœur aux cheveux roses, impossible de savoir quoi.

Si le premier jeu se passa bien, à partir du second, tout cela bascula. Atobe et Aelita commencèrent à s'engueuler de plus en plus souvent, la jeune fille allant jusqu'à faire exprès d'envoyer la balle dans la tête de son coéquipier au service, cela ne portant pas à conséquence. C'est dans ces moments-là qu'il faut dire : vive les secondes chances !

De l'autre côté et hors du terrain, les Américains et leur entraîneur semblaient incroyablement satisfaits de leur coup. Car bien sûr, tout cela était de leur faute. Harceler leur adversaire, les séparer, les tourner l'un contre l'autre… diviser pour mieux régner, en somme.

- Inutile de s'inquiéter, lâcha soudainement Tezuka, provoquant la surprise générale.

- J'crois qu'si, répliqua Shishido.

- Tu verras bien, annonça alors le capitaine de Seigaku, avant de retomber dans son silence.

Shishido soupira : il était vraiment embêtant, ce gars ! Il avait piqué sa curiosité, maintenant. Le score était de 4 jeux à 1. Ryou peinait à croire que son capitaine était si mauvais en double. Ce n'était pas le genre d'Atobe de perdre ainsi, et encore moins de s'énerver comme cela.

Alors Shishido se focalisa sur les mouvements des deux zigotos de l'équipe Japonaise… et remarqua leur petit jeu.

- Bon… Il est temps de passer aux choses sérieuses, tu ne penses pas… Atobe-chan ? ricana Aelita.