Note d'auteur.

Me revoilà, toujours pour les textes que j'ai écrit en début de mois ! J'ai pas eu le temps de poster (ni de trop relire d'ailleurs, not gonna lie j'ai carrément la flemme mais peut-être qu'un jour je vais repasser dessus pour débarrasser ce texte des fautes immondes qu'il doit avoir), mais je le fais maintenant. Cette fois encore j'ai écrit ça en une heure sur le thème Amphisbène =) J'aime vraiment bien ce couple et cet anime, alors j'espère avoir un jour l'inspiration pour écrire un truc un peu plus long, une vrai fic avec un plot et pas juste un truc à la va-vite (j'ai vu que sur AO3 c'était un peu plus vivant, en anglais, alors je me nourris pour me donner de l'énergie)

Oh, et au cas où : si vous en me connaissez pas, j'écris principalement des trucs très clichés et dégoulinant de niaiseries, ne soyez donc pas étonnés,,, (je suis fleur bleue au max, je vis pour le bonheur dans les fics, juste des gars ou des meufs amoureux parce que vive la romance)

En attendant, j'espère que ça vous plaira ! Le fandom fr est vide vide vide pour l'instant mais on sait jamais peut-être qu'un jour...

Je vous embrasse !


" Hurry up and save me
I just wanna feel alive
And I do when I'm with you "

- Tiffany Giardina


Haru pensait vraiment s'être suffisamment renseigné pour cette mission.

Il s'était entraîné, n'était pas trop nul non plus (bon tireur, fort au corps à corps, pas idiot pour deux sous) et avait toute une armée de cyberhacker à sa disposition (et là, il parlait simplement de Shizue). Dans les faits, cela n'aurait même pas dû être trop dur.

Rentrer dans le siège de l'organisation Amphisbène, récupérer les plans de leur prochain gros coup, et les ramener à la planque qu'il partageait avec Daisuke avant de foutre le camp, direction leur quartier général où ils auraient pu, tous ensemble, établir un plan d'action. Ils auraient eu toutes les cartes en main, et cette nouvelle société n'aurait pas fait long feu.

Seulement voilà : à un moment donné, il avait dû louper son coup car il n'était actuellement pas en train de fuir sur le toit, mais enfermé dans le sous-sol. Attaché à une chaise, avec un homme fort peu commode et extrêmement musclé.

Peut-être que c'était là que ça avait échoué. Quand il s'était rendu compte que les vigiles de ce foutu immeuble étaient aussi entraînées que des soldats kamikazes prêts à tout pour lui mettre la main dessus. Et bien sûr, on l'avait enfermé dans une pièce bien isolée, où sa tenue spéciale combat ne pouvait recevoir les ondes dont elle avait besoin pour se reprogrammer.

— Bon, morveux. J'ai pas toute la nuit, alors accouche si tu veux pas abîmer tes jolies dents.

Haru grimaça. Il y tenait, à ses dents. Mère nature les avait faites droites et plutôt blanches, alors il n'avait rien à redire là dessus.

— Vous voulez pas viser autre chose ?

Le garde parut réfléchir.

— Tes couilles ?

— Non, vous savez quoi ? Les dents c'était très bien.

Dans un soupir épuisé, Haru balaya la pièce du regard. Complètement vide, humide, et un peu puante. Rien de surprenant, il se serait presque cru dans un film.

— On pourrait s'arranger ?

L'homme haussa un sourcil. Il devait le dépasser de deux bonnes têtes, et ses bras à eux seuls avaient l'épaisseur du bassin de Katou.

— Je pense que tu ne pourras jamais rien m'offrir de mieux que ces types-là.

— Oh, ça n'en soyez pas si sûr. Mon ami est très riche.

Il détestait cette phrase. Il détestait sa vie.

— Plus riche de mes employeurs ? Ça m'étonnerait.

— Plus riche que tous vos employeurs réunis, très certainement.

Sa position lui faisait mal au dos, et Haru ne pouvait pas se permettre de se déplacer quelque chose maintenant. Son ostéopathe venait tout juste de le remettre en ligne droite pour la semaine, et Daisuke se foutait toujours de sa gueule quand il parlait de son dos. À deux doigts de le traiter de papy, parfois.

— Je marche pas, gamin. Tu bluffes.

— J'aimerai bien. Je serais durement tranquillement dans un bureau, là. S'il n'était pas aussi riche, je vous assure que je n'aurais pas tous ces problèmes.

Sa nuque craqua, et il grimaça. Bon Dieu qu'il détestait sa vie.

— Écoutez, on fait un marché simple ? Vous ne me cassez pas les dents et vous ne touchez pas à mes bijoux de famille, et en échange j'empêche mon ami riche de détruire votre vie lorsqu'il viendra me récupérer.

L'homme plissa les yeux.

— Tu bluffes vachement bien, gamin.

— Ah ouais ? Daisuke dit toujours que je sais pas mentir et... bon, je dis la vérité mais je suis sûr que si j'avais menti vous auriez rien vu du tout.

Soudain, il demanda :

— Vous pouvez me donner l'heure ?

Le vigile regarda sa montre.

— Midi cinquante-huit.

— Merci. Il nous reste deux minutes, donc. Vous en pensez quoi ? Honnête, non ?

Ça l'était vraiment.

— Écoutez, c'est malheureusement pas la première fois que je me fais kidnapper. Je vous jure que ça l'énerve vraiment, à chaque fois. Le dernier en date a été envoyé à Dubai pour servir de je ne sais quoi pour les chameaux. On m'a expliqué, mais j'ai pas tout compris et c'était vraiment dégueulasse. Vous avez l'air d'un bon gars, alors détachez-moi et on en reparle plus.

Sur le coup, l'homme ne répondit rien. Il se contenta de le fixer, les bras toujours croisés sur son torse massif.

— Je te détacherais pas.

— D'accord. Attendez jusqu'à treize heures sans me toucher, et on est quitte.

Haru vit qu'il n'y comprenait rien, mais que la demande n'était pas trop dure à accepter. Il ne perdait rien à essayer. Il hocha lentement la tête.

— Super. Merci. Vous avez pris la bonne décision.


Daisuke fut en avance de trente-quatre secondes lorsqu'il défonça la porte de la cave dans laquelle Haru était enfermé. Muni de sa combinaison spéciale et armée d'un pistolet futuriste, il plissa les yeux et se retint de lever les yeux au ciel.

— Tu deviens de moins en moins patient, fit remarquer Katou, ligoté sur une chaise.

Le gros molosse à côté de lui parut surpris. Il siffla.

— Donc tu bluffais pas.

— Il est nul pour mentir, l'informa Daisuke sans même savoir de quoi il parlait.

Le milliardaire le visa, et l'homme leva les mains en l'air. Haru intervint :

— Je l'ai acheté. Enfin, avec ton argent. J'ai toutes mes dents et mes organes reproductifs vont bien, alors ne l'envoie pas à Dubai. Il a une femme et un gosse de huit ans, et il s'appelle Ronald. Drôle, non ? Franchement il est sympa, alors je lui ai dit d'arrêter de faire des trucs aussi bizarres et de venir travailler pour la boulangère en face de l'agence : elle cherche toujours du monde.

L'homme hocha la tête.

— J'aime bien le pain.

Sur le coup, Daisuke ne répondit rien. Il soupira largement, regarda dans le couloir pour vérifier qu'on ne l'avait pas suivi, puis rangea son arme et s'avança vers Katou.

— Tu es toujours attaché, constata-t-il sans esquisser le moindre geste pour l'aider.

— Ouais. Ça fait pas partie du marché.

Le vigile fronça les sourcils.

— Vous êtes l'ami riche ?

— Je suis l'ami riche.

— Et vous êtes d'accord ? Pour m'aider et tout ?

— Je m'en fiche. Husk, transfère de quoi acheter une boulangerie à cet homme.

Ce dernier écarquilla les yeux, et Haru soupira en levant les yeux au ciel.

— Toujours à en faire trop, marmonna-t-il.

Mais Ronald regardait son téléphone portable avec des yeux ronds.

— Me... merci.

Tout en clignant plusieurs fois des paupières, il commença à marcher pour aller détacher Haru...

— Ne bougez pas. Ne le détachez pas.

Daisuke sourit : un rictus amusé tandis qu'il regardait Haru de haut. Le policier déglutit.

— Vous pouvez y aller, Roswald.

— C'est Ronald...

— Je m'en fiche. Laissez-nous. Allez donc faire le gai dans le couloir.

— Je t'ai déjà dit que les gens que tu paies n'étaient pas tes esclaves pour autant...

Mais Ronald ne sembla pas vexé. Il fit un petit signe de tête à Haru, puis sortit d'un pas lourd en louchant sur la porte que Daisuke avait défoncée à mains nues.

Quand ils furent seuls, Haru détourna le regard et Daisuke lui attrapa le menton.

— Je crois que nous avons une affaire à régler...

Même si faire l'innocent était tentant, Katou fut presque certain que le temps était compté et qu'ils étaient pressés.

— Tu ne vas pas faire ça maintenant ?

— Je vais faire ça maintenant. Il me semble que ce matin tu as...

Sérieusement ? Daisuke ?

— Ce matin, répéta-t-il en souriant un peu plus, tu m'as dit d'aller me faire voir.

Il l'avait fait. Il s'était levé du pied gauche, avait vu Daisuke manger le dernier fruit de la corbeille, et avait décidé de ne pas lui dire au revoir. Leur petite routine, ce que Shizue appelait leur adorable petit bisou du matin, et bien Haru l'avait refusé : à la place il avait claqué la porte en lui disant...

— Va te faire voir, nom de Dieu. Tu trouves que c'est le moment ?

— Oui. Tu t'es encore fait capturer, et tu ne pourras pas partir tant que je ne te détacherais pas.

Haru sentit sa mâchoire se serrer. Cet homme était un abruti, un enfant de premier ordre, un gamin immature, et il était... un peu pareil. Mais ça, ça ne comptait pas.

— Je ne vais pas t'embrasser.

— Non ?

— Non.

— Dommage, je vais devoir passer te reprendre plus tard.

Avec une expression outrée, Katou le vit se redresser, et tourner les talons sans même une seconde d'hésitation. Il se dirigea vers le trou qui avait autrefois été une porte, et sentit soudain sa vessie et son dos qui lui faisait mal...

— Daisuke, l'arrêta-t-il.

Il se retourna vers lui, un sourcil haussé.

— Changé d'avis ?

— Viens là, grogna Haru.

Mais même sur ce ton, Daisuke revint joyeusement. Il se pencha, et attendit que le détective fasse le reste du chemin. De mauvaise grâce, Katou déglutit et mit sa fierté de côté...

Il lui fit un bisou sur le coin de la bouche, presque la joue.

Daisuke Kambe lui rendit un regard amusé.

— C'est ça, sourit-il. Dans tes rêves.

Il attrapa la nuque d'Haru, et ce dernier ne fit rien pour l'empêcher de plaquer ses lèvres contre les siennes. Cela fut chaud, humide, et parfaitement agréable. Pourtant, pour sauver son égo, quand Daisuke se recula Katou marmonna :

— Imbécile.

Il le détacha, et la première chose qu'il fit fut s'étendre jusqu'à sentir son dos craquer.

— Bien, annonça Daisuke en regardant sa montre. SI on se dépêche, on peut terminer la mission, apporter la clé USB au bureau, déposer ton nouvel ami à la boulangerie ou où il voudra, tout ça avant quatorze heures.

Haru soupira. Il ne voulait pas reconnaître qu'il était content, que sa mauvaise était passée, et que Daisuke était un petit enfoiré qui avait bien trop pris goût aux quelques marques d'affection qu'il lui avait offerte depuis le début de leur relation.

— Comme ça, termina le milliardaire, je pourrais t'emmener déjeuner.

Et il ressortit son arme avant d'en tendre une deuxième à Haru, qui l'accepta avec un sourire. Il leva les yeux au ciel pour la forme, et lui embrassa la joue en passant à côté de lui.

— Imbécile.


Des bisous !