Salut chères lectrices, chers lecteurs !Savez-vous que par curiosité j'ai regardé les stats de ma fanfic... Et j'ai eu la surprise de voir que j'en suis à 345 PAGES XD
J'y ai passé 64 288 minutes, soit environ 1071 heures, soit 44 jours et demi ! Ca paraît totalement délirant XD

Ce document à lui tout seul contient 142 262 mots.

Et ça fait déjà 6 mois que je bosse dessus.

Et tout ça, c'est grâce à vous !

Merci merci merci !

Vous allez voir, dans ce chapitre et dans les suivants, je vais bien vous faire rire !

Enjoy !

Chapitre 46 :

- Bon… Il est temps de passer aux choses sérieuses, tu ne penses pas… Atobe-chan ? ricana Aelita.

En entendant cela, Maddie ne put s'empêcher de rire.

- Atobe-chan ? C'est mignon, j'aime bien !

Aelita ricana à son tour, en hochant la tête.

- N'est-ce pas ?

- Dites donc les pipelettes, marmonna l'arbitre, c'est pas bientôt fini ces discussions ?

Les deux jeunes « filles » soupirèrent de concert et reprirent le match, non sans grognements très peu distingués, si vous voulez mon avis.

Comment ça « on n'en veut pas, d'ton avis ! », hein ?!

Hrm, reprenons plus calmement.

Atobe et Aelita continuaient de s'engueuler, mais dans le public, les joueurs japonais commençaient peu à peu à comprendre ce qu'il se passait.

Et au final, il s'avérait que ces deux enquiquineurs avaient été plus intelligents que jamais. Pour une fois, ahah !

- J'ai pas compris ce qu'il se passe, marmonna cependant Hibiki. Y a même pas cinq minutes, les deux zigotos en bas s'engueulaient comme pas possible, et perdaient 4 jeux à 1. Et là, ils continuent de s'engueuler… Mais ils remontent !

- Regarde bien leurs mouvements, lui rétorqua son grand frère en lui tenant la tête bien droite.

Alors la petite fille fixa les gestes d'Aelita, puis d'Atobe, puis d'Aelita, puis re d'Atobe. Elle les fixa jusqu'à s'en donner mal aux yeux, percevant le moindre mouvement de leurs tendons et de leurs muscles.

Mais ça ne l'avança à rien, elle ne voyait toujours pas pourquoi ils commençaient soudainement à remonter.

Atobe fusilla Aelita du regard en secouant la tête de gauche à droite. Aelita hocha la tête de haut en bas en lui gueulant de se la fermer. Puis ils se placèrent sur le terrain, et une fois le service effectué, s'installèrent tous les deux sur la ligne de fond. Aelita marmonna à Atobe de retourner à sa place habituelle, mais le King refusa. Elle fit alors son service sur la droite, et immédiatement, fonça à gauche, tandis qu'Atobe partait à l'opposé. Elle s'arrêta alors net et commença à lui crier dessus, tandis que Maddie et Jack, profitant de l'énorme vide sur la ligne du milieu, la renvoyèrent pile dessus. Immédiatement, les deux abrutis se déplacèrent ensemble pour la rattraper… et se percutèrent.

Cela fit un gros « BOUM ! » qui résonna dans tout le stade.

Après cela, on put presque entendre une mouche voler. La tension était palpable… et s'accentua quand la balle retomba sur la ligne de fond du court de Maddie et Jack.

- Putain ! cria Aelita en se frottant le haut du crâne. On n'était pas censés faire SEMBLANT de se percuter, triple nul ?!

- C'est d'ta faute !

- Ah ouais, et pourquoi ? rétorqua-t-elle.

- Tu as changé de direction au dernier moment, expliqua Atobe.

- Ben ouais, mais si je le faisais pas, je loupais la balle ! Tu préfères quoi, te prendre une bosse ou un point ?

- …

Du côté des Américains, ils arboraient tous un air béat.

- Attends, comment la balle est-elle arrivée ici ? demanda Maddie en arborant un air surpris.

- Va savoir, répliqua son coéquipier, tout aussi étonné.

Idem dans le public, on n'entendait plus qu'un chuchotement discontinu. Du côté des Seigaku, tout le monde semblait paumé. Oui, paumé, c'était le mot. Sauf Tezuka, Inui, Bailey, Shishido et Oshitari, bien sûr. Et les coachs.

- Il s'est passé quoi ? Il s'est passé quoi ? caquetait Hibiki.

- Il s'est passé qu'ils nous ont bien roulés dans la farine, ricana son frère. En nous faisant croire qu'ils étaient une paire catastrophique…

- Tu parles, j'y ai jamais cru, moi ! crâna Momo.

- Moi non plus, approuva Kaidoh.

- Ben tiens, on y croit, se moqua Eiji. En tout cas, c'était probable qu'ils le fassent exprès puisque… c'est bien connu qu'il ne peut exister de paire plus nulle que la vôtre !

- Eiji-senpai ! protestèrent en chœur les adolescents.

- Bon, et à part ça il s'est passé quoi ?! continuer de râler Hibiki.

- Ils ont fait croire qu'ils n'étaient pas du tout assortis, mais se faisaient passer des signaux en douce, expliqua Inui.

- Des signaux en douce ? Quel genre ? demanda Ryoma.

Cela jeta un blanc. Oishi ne put s'empêcher de laisser échapper un gloussement.

- Attendez… Vous voulez dire qu'il y a des trucs que notre petit génie ne voit pas ? questionna le vice-capitaine.

- Visiblement, répliqua Tezuka. Echizen, vingt tours de terrain quand on rentrera.

- QUOI ?! Eh, mais y a pas que moi qui n'ait rien vu ! protesta vivement le môme.

- Quarante tours.

- …

- Pfuhuhuhu ! se moquèrent Eiji et Momo.

- Momoshiro, Kikumaru, quarante tours vous aussi, annonça sèchement le capitaine. Vous ne laisseriez pas votre kohai les faire tout seul, si ?

- Ben… si, ricana Eiji. Par pitié, Tezuka !

- Pas de pitié pour les clowns. Change de couleur de cheveux et on en reparlera. Soixante tours, lâcha cap'tain glaçon.

Choc. Silence. Gros choc. Enoooorme silence. Personne n'osa plus respirer, ni rire de peur de se ramasser également des tours de terrain. Alors comme ça, le capitaine avait des répliques… S'était-il décoincé depuis qu'il était parti en Allemagne ? Hm…
Fuji fixa discrètement son ami Tezuka… Avait-il rencontré quelqu'un qui l'avait aidé à se dérider ? Huhuhu… il allait falloir mener l'enquête. Ses coéquipiers, voyant le sourire du génie, furent parcourus d'un frisson. Personne n'avait envie de savoir à quoi pensait Fuji en ce moment, et tout le monde priait pour que ça ne les concerne pas.

- Reconcentrez-vous sur le match, ordonna Tezuka.

Il n'eut pas besoin de dire plus de choses que déjà, tout le monde était silencieux et immobile. Eh, ils étaient pas si fous que ça, hein !

- Je vais vous expliquer la tactique d'Atobe et Aelita, reprit plus calmement le capitaine des Seigaku.

Derrière, Inui fit mine d'être déçu. C'était son rôle d'expliquer tous les trucs et astuces quand Horio et ses deux ans de tennis n'étaient pas là ! Snif.

- Ils ont déconcentré leurs adversaires et les ont mis en confiance en perdant les premiers jeux et en faisant plein d'erreurs évidentes. Comme les Américains se sont sans doute un minimum renseignés sur eux, ils devaient également savoir qu'ils n'ont jamais vraiment joué en double dans un match officiel, et qu'ils viennent d'équipes différentes à l'origine. Cela n'a sans doute fait que renforcer l'impression que ce match serait gagné d'avance.

- Et pendant ce temps, ces deux guignols ont repéré toutes les faiblesses de leur adversaires, c'est ça ? Questionna Ryoma. Ici, par exemple, ils ont fait exprès de laisser un énorme vide au milieu, les enjoignant à tirer pile à l'endroit où ils le voulaient. En se précipitant ensemble vers la balle, ils ont créé une sorte de flou et instinctivement, Maddie et Jack ont été persuadé qu'ils avaient loupé la balle, comme le reste du public d'ailleurs. Le gros boum produit par leurs têtes a renforcé cela… même si c'était visiblement pas prévu. Et en plus, au lieu des signaux habituels en double tels que deux doigts levés pour un poach ou un geste de la main pour une formation particulière, ils se faisaient passer des messages en se poussant ou en se gueulant dessus.

- Effectivement, approuva Fuji en souriant. Quand Aelita secouait la tête de haut en bas, cela signifiait une formation en I. Quand Atobe la repoussait à une main, il lui indiquait qu'elle devait monter au filet. Quand il le faisait à deux mains, c'était un double poach.

- Tout ça, ok. Mais comment ont-ils réussi à la renvoyer, cette balle ? demanda Hibiki.

- C'est simple. Aelita a frappé la balle avec le centre du tamis, et a effectué un lob presque aussi précis que le Moon Volley d'Oishi ! expliqua Shishido à sa petite sœur. Elle avait parfaitement calculé le nombre de pas qu'il lui fallait pour arriver à la balle !

Sur le court, la jeune fille souriait de toutes ses dents, tout en continuant de jouer. Atobe et elle passaient enfin à l'attaque. Maintenant que leur technique avait été découverte, ils ne pouvaient logiquement plus faire les imbéciles, et se devaient de jouer sérieusement. Ensemble, ils faisaient exploser leurs vraies capacités, et cela semblait fortement déconcerter leurs adversaires... A moins que ce ne soit les noms débiles qu'ils donnaient à leurs techniques. Moui, c'était peut-être plus ça.

- Aelita, à droite ! hurla Atobe.

La jeune fille fonça à gauche.

- En arrière, il va smasher ! cria-t-il de nouveau.

Elle recula, et retournant en avant immédiatement, devançant l'amorti que venait de faire Maddie. Elle effectua un contre-amorti et marqua le point.

- Super amortisseur de la mort ! hurla Aelita avant de partir dans un fou rire.

- Arrête de donner des noms stupides et reviens au centre, idiote ! marmonna Atobe. On attaque par les flancs !

- Chef oui chef !

Entendant cela, après le service d'Atobe, Jack renvoya la balle en plein centre du terrain, persuadé qu'ils auraient laissé un gros trou. Sauf qu'au lieu d'attaquer par les flancs, Keigo et Aeli s'étaient placés au centre.

- J'ai compris ! cria Maddie à son coéquipier. Il faut arrêter de se fier à ce qu'ils disent, c'est que du pipeau !

- C'est trop tard, ricana presque Aelita. Oh, Keigo-chan, CC, Am, CAm puis L, ok ?!

- M'appelle pas comme ça et concentre-toi, ok ? répliqua le King, vexé, en effectuant son service.

- « CC, Am, CAm puis L » ? réfléchit à voix haute Jack. … Coup croisé, Amortie, contre-amortie puis lob ! Maddie, fais attention !

La jeune « fille » se plaça de façon à récupérer le coup croisé venant d'Atobe, qui le lui renvoya en une jolie amortie à ras du filet. Maddie la contra avec une autre amortie, Atobe en fit de même. Cependant, ce dernier coup fut fait trop haut, et Madeline smasha. Mais derrière, Aelita venait en renfort et effectua… non pas un lob, mais un splendide contre-smash.

- Ils sont machiavéliques, marmonna Inui. Phase un : ils ont mis leurs adversaires en confiance. Phase deux : ils ont brisé cette confiance. Phase trois : ils se donnent des indications orales pour perturber l'équipe adverse. Phase quatre, ils gagnent.

Aelita et Atobe se tapèrent dans la main : c'était fini. Ils avaient gagné ! L'équipe Japonaise avait pris l'avantage dès le départ !

- C'était un beau double, commença Oishi.

- Mais… ils en sont encore bien loin, ricana Eiji en réutilisant l'expression favorite de Ryoma.

- En effet. Ils étaient trop désorganisés. Si les Américains ne s'étaient pas mis en confiance dès le départ, ils auraient facilement pu comprendre leur petit jeu.

- J'aimerais bien jouer contre ces deux-là, personnellement ! annonça le vice-capitaine.

- C'est une idée, approuva son coéquipier. Histoire de leur montrer ce que c'est qu'un VRAI double.

Sur le terrain, les deux Japonais, n'ayant rien suivi de cet échange, recommencèrent à papoter, monopolisant le terrain avec leurs anciens adversaires.

- Bon. Tu es certes chiante, mais c'est assez amusant de jouer en double avec toi. Même si je préfère largement te foutre ta raclée en simple, lâcha arrogamment Keigo.

- Je t'enquiquine, mon cher Roi.

- Vous nous avez bien eu, soupira Maddie.

- Ouais, on est tombé dans votre piège super facilement, renchérit Jack. Dire qu'au début c'est nous qui voulions vous piéger…

- Bah, on se rattrapera sur le prochain match ! lança sa coéquipière.

- Ca m'étonnerait, ricana Aeli. Le prochain match, c'est Ryoma qui le joue.

- Ryoma… Echizen Ryoma ? Le fameux Echizen Ryoma ? Demanda soudain une voix de l'extérieur du terrain. Je vais jouer contre lui ?

- Faut croire, Kelvin, approuva le géant.

- J'suis Wokement heureux dis donc ! ricana le Geek.

- Ta gueule avec tes jeux d'mots pourris, Kelv, grogna monsieur deux mètres de haut.

Echizen, dans les gradins, soupira. Ce mec était son prochain adversaire ? Pas possible. Il soupira, et lança un sourire en coin à Sakuno, qui rougit. Que préparait-il, celui-là ?

Pendant ce temps, sur le court, Madeline et Aeli continuaient de papoter.

- J'adore la couleur de votre uniforme, c'est tellement mignon ! s'exclama l'Américaine.

- C'est vrai qu'il est joli, mais la jupe est un peu trop courte à mon goût, approuva Aelita.

- Moui… Ca dépend du point de vue. En tout cas, ça met tes jambes en valeur !

- Dit Maddie, sans vouloir être indiscrète…

- Oui ?

- Pourquoi tu t'habilles comme ça ?

- C'est simple : les filles et leurs vêtements sont super chou !

- ...

- Je vois…

- Bon, c'est pas bientôt fini ?! cria l'arbitre, perdant finalement son sang-froid.

- …

- Auriez-vous l'obligeance de vous taire de de libérer le terrain ?

Rires dans le stade.

- Oui, oui, bien sûr, on s'en va, commença Maddie. Mais avant, si vous voulez mon avis, vous devriez réclamer un changement d'uniforme : c'est franchement pas mignon ce que vous avez là !

Elle sortit du terrain en riant tirant Aelita par le poignet, tandis que Jack et Atobe s'éloignaient aussi en soupirant.

- Pff… Bon, je suppose que l'on peut enfin commencer le premier simple. J'appelle Kelvin et Ryoma sur le terrain !

Les deux joueurs s'installèrent sans perdre de temps. Echizen, on compte sur toi !