Yo ! Me revoilà avec le chapitre 48... Et de nombreux trucs se passent à l'intérieur XD
M'enfin, je vais rien dévoiler, vous allez pouvoir lire ça par vous-même :3
Hecateeee, je ne dirai rien au niveau des couples XD *...Bon, d'un côté, c'est pas comme si je savais exactement ce que j'allais faire à l'avance, huhu. De ce côté-là, c'est généralement de l'impro sur le moment 8D*
Et entre certaines qui me disent qu'elles verraient bien Fuji avec Aelita *regard vers Eclipse XD*, d'autres qui me parlent d'un Atobe/Aelita, et maintenant un Akaya/Aelita, j'vais finir par me laisser influencer T.T
Mais bon, si ça peut te faire plaisir, sache que la certaine petite tête d'algue en seconde année dans un certain collège va prendre un peu plus d'importance au niveau relationnel... comme la majorité de Rikkai, en fait XD
J'aime cette équipe de plus en plus, alors...
Enfin bref, j'arrête de bavarder, et je laisse la place au chapitre avant de me prendre des chaussures dans la tête 8D
Chapitre 48 :
Voilà. Les Japonais étaient enfin de retour au pays. Tezuka avait regagné l'Allemagne pour terminer son traitement. Kikumaru s'était presque jeté à son cou en lui criant de revenir vite parce que le tournoi national allait bientôt commencer et qu'ils avaient besoin de sa puissance. Puis Aelita avait dit au revoir à ses parents. En tant que bonne tête de mule ne voulant pas se montrer « faible » face à ses amis, elle ne lâcha pas une seule larme en serrant pôpa et môman dans ses bras. Bon, elle ne tint malheureusement pas longtemps, puisqu'à peine quelques minutes après que l'avion ait décollé, elle était en pleurs.
- BWAAAAAAAAAAH, J'VEUX MAMAAAAAAAAAAAAN ET PAPAAAAAAAAAAAAAA! qu'elle gueulait.
Autant vous dire que nombre de passagers du vol et beaucoup des Japonais eurent envie de l'assommer pour la faire taire. Heureusement qu'Oishi avait pris les choses en main, parce qu'un peu plus et elle se retrouvait inconsciente et enfermée dans les toilettes pour les dix heures de vol restantes. Le vice-capitaine de Seigaku, d'ailleurs, était plus qu'heureux de pouvoir enfin exécuter son rôle de mère-poule. Il avait tout d'abord séché toutes les larmes de la fillette (et autant vous dire qu'il y en avait beaucoup… A tel point que Ryoma, qui était initialement assis à sa gauche, avait eu peur de finir noyé), puis lui avait chanté une berceuse (pas longtemps, Eiji lui ayant balancé sa chaussure à la tête pour le faire taire), et était finalement parvenu à l'endormir. L'autre moitié de la Golden Pair (et pas la moins capricieuse…) commençait sérieusement à être jaloux de la fillette, et tirait sur le bras de son partenaire pour avoir le même traitement de faveur. Yuuta, lui, se demandait si ça n'allait pas un peu trop loin : c'était quoi la prochaine étape, lui donner le sein ?
M'enfin… Elle s'était endormie, c'était déjà ça. D'ailleurs, le reste de la troupe rejoignit peu de temps après les bras de Morphée, épuisé par tout le stress accumulé ces derniers jours. Quelques heures plus tard, ils étaient de retour au Japon.
Les deux équipes montèrent dans le même bus, et les joueurs de Hyotei furent les premiers à être déposés devant leur école. De nombreux parents les attendaient. Ce fut la même chose pour les Seigaku. La petite française salua ses amis et commença à s'éloigner. Aelita soupira, et entama le chemin jusqu'à chez elle. La coach avait proposé de la ramener à son « hôtel », mais il faisait beau et elle avait eu envie de faire la route sous le soleil. Bien mal lui en prit, et elle le comprit quand firent leur apparition les trois filles du fanclub d'Atobe. La petite française déglutit en les voyant s'approcher d'elle, mais contrairement à ce à quoi elle s'attendait…. Les trois pestes lui offrirent un magnifique sourire.
- Merci !
- Pardon ? Les questionna Aeli, interloquée.
- Merci d'avoir offert un si beau double au Japon ! Tu as réussi à mettre en avant Atobe, à lui donner une beauté sans égale ! Il était si beau…. Commença Mika.
- OUIIIIII ! approuvèrent ses deux amies.
- On a compris que tu ne cherchais pas à t'accaparer sentimentalement le roi. Devenons amies ! annonça ensuite Nagi.
- C'est une blague, c'est ça ?
Aelita était interloquée. L'auteure avait-elle créé ces trois filles juste pour la faire chier et les faire deviner gentilles juste comme ça, d'un coup ?
*L'auteure en question est planquée sous son bureau, morte de rire. Nous vous prions de ne pas prendre ombrage de la création de trois personnages aussi superficiels et de ne pas tenter de la tuer, promis, elle fera des efforts !*
- Bon euh ben… d'accord, accepta la fillette, abasourdie.
- On te raccompagne chez toi ?
- Ok…
Les quatre adolescentes commencèrent à avancer, passant par le parc où se trouvaient les courts de tennis de rue où se rendaient régulièrement les joueurs de Fudomine. Ah, là aussi, si elle avait su ce qu'il allait se passer, elle se serait bien passé de se rendre ici…
Un homme traversa soudainement la foule en courant, passa à côté de la jeune française et… agrippa son sac, l'emportant au passage. Oh, la gamine aurait seulement pu crier « au voleur » et attendre que quelqu'un l'aide, mais vous croyez vraiment qu'elle va être aussi passive ?
C'est prendre ses rêves pour des réalités que de penser ça, c'est moi qui vous l'dis !
Et donc, comme on aurait pu (et du) le prévoir, Aelita se lança à sa poursuite, raquette de tennis à la main. On aurait presque pu la confondre avec son énergique senpai, Kawamura !
- REVIENS ICI ESPECE DE SALE VOLEUR, QUE J'TE PETE LA GUEULE !
Elle agita sa raquette et lui courra après. Le pauvre bonhomme accéléra, lançant d'inquiets coups d'œil derrière lui. « Quelle folle, cette fille », devait-il penser !
Même si on pouvait reconnaître une certaine vitesse au voleur, il ne faisait pas le poids face à la tennisgirl qui avait ses entraînements tous les jours, et sortait d'un excitant tournoi à l'étranger. De plus, elle avait très mal dormi dans l'avion et avait super chaud : autant dire qu'elle n'était pas de bon poil. Il aurait donc mieux fait de choisir une autre victime, l'infortuné homme… Ce dernier avait ralenti à l'approche des escaliers, et Aelita en avait profité pour le rattraper… et lui sauter dessus.
Oui, oui, littéralement.
…
Ce qui est, vous en conviendrez, incroyablement débile. Surtout quand on est à proximité d'escaliers.
Ainsi, Aeli et le voleur se cassèrent la gueule. Ou plutôt, Aelita passa par-dessus son épaule et se cassa la gueule, tandis que l'homme se rattrapa au dernier moment et ne dévala que quelques marches, alors que la fillette se retrouva en bas des escaliers en l'espace d'un instant. Et se mit à gueuler de douleur.
[Ellipse]
- Jelesavaisqueçaarriveraitunjour ! hurla Oishi en débarquant dans l'hôpital.
- Du calme, angoissé de neveu, soupira son oncle en arrivant dans le hall. Votre amie est dans la chambre 325, je vais vous y emmener.
- A force de s'exciter comme elle le fait toujours, elle aurait dû prévoir que ça arriverait, ricana Momo.
- Ne rigole pas, soupira Fuji. La pauvre !
Les collégiens restèrent silencieux jusqu'à ce qu'ils arrivent dans la chambre de la fillette, qui était alitée et un peu pâle.
- Ah ! Docteur ! Cria-t-elle presque en le voyant arriver.
Son bras droit était emplâtré.
- Quand pourrais-je reprendre le sport ?
- Ne te fais pas d'idées, jeune fille. Il va falloir attendre au minimum un mois et demi avant de songer à enlever ton plâtre. Et trois mois pour songer à reprendre le tennis à un niveau tel que celui que tu avais avant ce malheureux accident.
- C'EST UNE BLAGUE J'ESPERE ? cria Aelita, perdant son sang-froid.
- Fssshhh, calme-toi, rétorqua Kaidoh.
- Ne lui en demande pas trop, Kaidoh, protesta Inui. Si on t'avait dit d'arrêter le tennis pendant trois mois, tu aurais fait quoi ?
- Surtout que le tournoi national est dans moins de deux mois… murmura Fuji.
Le grognement de Kaidoh et ses yeux meurtriers répondirent à la place de sa parole, et Inui ne put s'empêcher de sourire légèrement.
- Je refuse, annonça catégoriquement Aeli.
- C'était pas un conseil, soupira l'oncle d'Oishi. Mais un ordre.
- M'en fous.
- Dis donc, respecte un peu tes aînés ! lança Ryoma.
- J't'en pose des questions à toi ? Non ? Alors mêle-toi de tes oignons ! Surtout que t'es pas le mieux placé pour parler, j'te signale…
Le médecin soupira. Faire comprendre ce qui était bien et mal pour elle à cette tête de mule allait être plus difficile que prévu. Il continua d'argumenter encore pendant dix bonnes minutes, puis finit par en avoir marre et prit congé, demandant aux autres collégiens de la laisser se reposer également.
Cependant, un peu plus tard, quelqu'un frappa à la porte de sa chambre.
- Yooooo ! lança sa peste préférée.
- Tiens, tiens, une Hibiki ! sourit Aelita, réellement heureuse de la voir. C'est gentil de venir me rendre visite.
- Ces gars-là ont insisté, rigola la petite Shishido en désignant les Hyotei qui arrivaient derrière elle.
Le sourire d'Aelita s'élargit. Le troupeau d'éléphant – parce qu'au vu du bruit qu'ils faisaient, ça ne pouvait être que des éléphants… - débarqua dans sa chambre. Au même moment, une infirmière arriva et considéra ce débarquement d'un œil las.
- Dites… C'est bien gentil de lui rendre visite, mais vous pourriez le faire par petits groupes ? Ca devient bruyant par ici… murmura-t-elle. Et enlevez votre casquette ! Nous sommes dans hôpital, ici !
Elle fusilla Shishido du regard, qui s'exécuta promptement. Aelita et Hibiki se retinrent de ricaner.
- Bon, commença Atobe. Avant toute chose, remercie-moi de te rendre visite. Je déteste les hôpitaux.
- … Oui, merci Atobe-sama, soupira-t-elle.
- Ensuite… On peut savoir comment t'as réussi à te péter le bras même pas deux mois avant le tournoi national ?!
- On m'a piqué mon sac.
- Et ? demanda Shishido.
- J'ai coursé le voleur.
- Et ? demanda à son tour Choutaro.
- Je lui ai sauté dessus.
- Et il t'a frappée ? couina Hibiki.
- Non, j'suis tombée dans les escaliers.
- Attends, si je comprends bien, tu as sauté sur quelqu'un à proximité d'un escalier ? soupira le roi.
- Oui.
- D'après vous, elle le fait exprès ou elle est vraiment bête ? ricana Hibiki.
- Elle est bête, lâcha Shishido.
- Idiote, approuva Choutaro.
- Bêtise pure et dure, lança Oshitari.
- Totalement nulle, se moqua Mukahi.
- Uss, lâcha Kabaji en hochant la tête.
- Ou alors, t'es vraiment malchanceuse ! marmonna le King.
- La chance n'a rien à voir avec ça ! protesta la petite française.
- Tu admets donc être une idiote ? ricana Môsieur Atobe.
- Je hais ce mec, je hais ce mec, je hais ce mec, je hais ce mec, répéta la fillette comme un mantra.
Ils continuèrent à l'embêter pendant vingt bonnes minutes jusqu'à ce qu'ils décident finalement de prendre congé. Ils quittèrent la pièce – Shishido ayant pris soin d'ébouriffer les cheveux de la malade avant de sortir – mais, à la surprise d'Aeli, Atobe resta plus longtemps.
- Peu importe ce que disent les médecins. Ma grandeur est persuadée que tu arriveras à te remettre d'aplomb pour la fin du tournoi national. Si tu déçois le King de Hyotei, tu le regretteras.
Il partit dans un grand rire et quitta la petite chambre.
Pour le coup, Aelita en resta abasourdie. Il s'était passé quoi ? On avait échangé le capitaine des Hyotei ? C'était une mauvaise blague ? Ou alors il était sérieux ? Elle resta quelques minutes silencieuse avant d'éclater de rire. C'était comme ça, alors… Il avait raison, elle pouvait le faire ! Elle partit dans un délire de rire mi-démoniaque mi-savant fou qui fut interrompu par l'intrusion de nouveaux visiteurs… qu'elle ne connaissait pas.
- YUKIMURA-BUCHOUUUUUUUUUUuuuuu…. Cria la personne venant presque de défoncer la porte de sa chambre.
Il y eut un gros blanc durant lequel Aelita et l'autre se fixèrent, abasourdie, tandis que d'autres personnes faisaient leur apparition.
- Ce n'est pas le capitaine, constata placidement un garçon aux cheveux violets.
La jeune fille assise dans le lit les fixa d'un air dubitatif avant que l'illumination ne se fasse dans sa tête.
- Rikkai !
Nouveau gros blanc. C'était bien Rikkai, non ? D'ailleurs, qu'est-ce qu'ils foutaient dans sa chambre… ?
- Je crois qu'on s'est trompé de chambre, continua le gentleman de Rikkai.
- Nous, vous êtes sûrs ? marmonna Aelita d'un air moqueur.
- C'est encore la faute d'Akaya-chan ! râla Marui en frottant la tête de son kohai.
- Maismaismaismaiiiiis… J'étais sûr que Sanada-fukubuchou avait dit chambre 325 ! chouina le plus jeune.
- Je vous avais bien prévenus que Sanada avait dit « chambre 425 », et non pas « chambre 325 » comme le pensait Akaya, soupira Jackal. Mais on ne m'écoute jamais.
Jackal releva la tête, et aperçut qu'il était désormais tout seul dans la pièce. Et voilà, ça recommençait, on l'ignorait encore. Il grogna, se détourna et sortit de la petite chambre en claquant la porte.
Aelita resta seule, et abasourdie. Cette journée était vraiment étrange… et mauvaise. Elle s'était pétée le bras par la faute d'un abruti de voleur, puis avait reçu la visite de ses amis, puis celle de Hyotei – dont les joueurs se sont par ailleurs foutus d'elle… - et celle de Rikkai – bien que cela ne soit pas prévu. Elle avait appris qu'elle ne pourrait pas participer au tournoi national, et un abruti de King lui avait ordonné de faire en sorte d'y participer coûte que coûte.
Elle se leva et fit quelques pas dans la chambre, remuant légèrement son bras droit. Seul l'avant-bras était brisé, et la coupure était très nette. Il guérirait plus rapidement que la normale. De plus, son plâtre en résine n'était pas particulièrement lourd, et lui conférait une certaine agilité (du moins, compte tenu de la situation…). Elle sauta légèrement, et s'arrêta immédiatement quand l'oncle d'Oishi pénétra dans sa chambre. Sa tête concentrée laissa la place à une bouille de chiot battu adorable.
- Dis donc miss, on évite de se casser autre chose, s'il te plaît.
- Dites, docteur… Je vais vraiment devoir rater le tournoi national ?
- A mon avis, oui. Certes, tu pourras y jouer. Après tout, il ne commence que dans deux mois, et si vous arrivez jusqu'à la finale, tu auras eu deux mois et demi pour te remettre. Cependant, tu vas être immobilisée par ton plâtre pour minimum un mois et demi, et durant ce temps, tu ne pourras donc pas t'entraîner. Tu risques plus d'être un boulet qu'autre chose.
La fillette râla et marmonna deux trois trucs pas très aimables dans sa barbe. Le médecin posa une grande main sur sa tête et frotta ses cheveux.
- Et pour être franc, tu poses déjà assez de problèmes à mon neveu comme ça.
- Hein ?
- Ben oui. Selon ses parents, le pauvre ne cesse de parler de deux agaçants premières années qui l'angoissent par leurs actes irréfléchis, si tu vois ce que je veux dire… A un moment, ils ont même songé à lui faire consulter un psychologue !
A l'idée d'un Oishi tout penaud en train de s'angoisser pour un rien devant un psy dépassé, Aelita ne put s'empêcher de pouffer.
- Ne rigole pas, espèce de kohai indigne, soupira l'homme.
- Au fait, docteur…
- Oui ?
- Je dois rester combien de temps à l'hôpital ? le questionna-t-elle.
- Oh ! Tu seras sortie dans deux jours. Après, tu referas quelques visites pour qu'on voit comment ça évolue, et tu reviendras une dernière fois pour qu'on puisse t'enlever ce truc.
- Et à part ça, est-ce que je peux faire du sport ?
- Tu es autorisée à pratiquer le yoga, jeune fille.
La jeune fille en question grogna.
- Allez, je rigole. Evite les sports mobilisant ton bras, bien évidemment. Mais rien ne t'empêche d'aller danser un peu, de taper dans un ballon de foot si tu ne cours pas trop, voire faire un peu de tennis… de la main gauche ! Tu peux également te rendre à la salle de sport à côté et te muscler uniquement les jambes.
- D'accord ! cria-t-elle, toute contente.
L'oncle d'Oishi sortit de la pièce blanche, et Aelita se remit à faire les cents pas. Elle s'arrêta de nouveau quand la porte s'ouvrit, et arbora de nouveau sa tête d'innocente petite fille… qu'elle quitta bien vite en s'apercevant que ce n'était que la tête d'algue de Rikkai.
- Ah, c'est que toi… Bakakaya.
- Ouais, c'est… ATTENDS, COMMENT TU M'AS APPELE, LA ?!
- Bakakaya. Idiot d'Akaya, si tu n'avais pas compris.
- J'avais parfaitement compris, justement ! J'te signale que je suis ton aîné, tu m'dois le respect !
- D'accord, Bakakaya-san.
- Sale môme… Dire que j'étais venu m'excuser pour avoir fait irruption dans ta chambre tout à l'heure… Bah là, tu peux aller te gratter !
Il amorça sa sortie, mais une force invisible le renvoya illico presto à l'intérieur (invisible, invisible, mon œil… j'suis certaine d'avoir vu dépasser une touffe de cheveux argentés !).
- Senpai ! protesta la tête d'algues.
- Assume tes erreurs. Puri.
Il se tourna vers la gamine, exaspéré.
- Désolé ! Voilà, j'l'ai dit !
Il sorti de nouveau de la pièce, mais cette fois-ci, ce fut un coup de pied dans le dos qu'il y renvoya.
- Agis comme un gentleman, tu es en face d'une fille, lâcha une voix de l'extérieur.
- Je suis désolééééééé, lâcha Akaya en exagérant une courbette. J'peux sortir maintenant ?
En face, Aelita n'en pouvait plus : elle était morte de rire, et n'aurait jamais cru que Kirihara, le démon des courts, puisse être agir de cette manière-là. Elle rigolait tellement qu'elle commença à s'étouffer, et ce fut un Akaya totalement paniqué qui courut hors de la chambre en gueulant « UN MEDECIN, ELLE EST EN TRAIN DE CREVER SUR PLACE ! »… ce qui eut pour effet, de la faire rire de plus belle.
Il rentra de nouveau dans la chambre précipitamment, mais se cassa la figure, et elle ne put rien faire d'autre que rire, encore et toujours. Elle parvint finalement à se calmer au bout de quelques minutes, avant d'adresser un sourire éblouissant à Kirihara.
- Merci, Bakakaya, ça fait du bien de rire comme ça de temps en temps !
Ledit Bakakaya la fusilla du regard avant de sortir de la chambre, énervé. Aelita rigola encore un peu, avant de se laisser retomber dans son lit. Deux jours à attendre, pour finaliser quelques examens et qu'elle se repose un peu. Elle allait s'ennuyer.
Attrapant son sac (qui avait été emmené avec elle à l'hôpital), elle l'ouvrit et le fouilla, pour trouver de quoi s'occuper. Elle en vida le contenu sur sa table de chevet et entreprit de chercher.
Alors… un paquet de mouchoirs. Super. Un carnet à dessin et des crayons. Génial ! … Sauf qu'étant droitière, ça allait être dur de dessiner avec un bras cassé. Son portable, un vieux truc qui ne lui servait qu'à appeler et envoyer des mails. A son âge, elle n'avait pas besoin d'un truc beaucoup plus évolué. Ensuite… Une balle de tennis. Et puis une montre à gousset. Et aussi… une équerre ?! Pourquoi avait-elle mis ça dans son sac ?
Elle ferma les yeux, histoire de se remémorer comment elle avait fait son sac…
[Flashback]
C'était la veille du départ en France. Comme d'habitude, elle s'y était prise au dernier moment pour mettre ses affaires dans son sac. Et là, il était presque onze heures du soir, et elle se retrouvait paniquée sans savoir quoi prendre. Elle devait avoir le strict nécessaire pour l'avion, histoire de pas débarquer avec un sac bien trop lourd pour elle.
Donc déjà, il lui fallait sa balle de tennis, pour ne pas s'ennuyer ! Son portable, son carnet à dessin (pour dessiner, eh ouais !), des mouchoirs, son portable… Il lui fallait une montre pour voir le temps passer… Elle attrapa la première qui vint, une montre à gousset en toc offerte par sa mère alors qu'elles visitaient le marché d'une petite ville dans le Nord de la France. Et puis il lui fallait une équerre… Ben oui, pour tracer des traits. On a toujours besoin de tracer des traits ! Et puis une équerre, c'est pointu, ça peut toujours servir pour se défendre. Sa trousse avec un peigne, un petit miroir, et quelques autres affaires de toilette. Et puis son porte-monnaie avec de l'argent. Des bracelets éponges, des aimants (ça peut toujours servir !), ses écouteurs, un nounours, son coquillage porte-bonheur, une clé USB (ça aussi, on sait jamais…)…
[Fin du flashback]
La jeune fille soupira devant tant de bêtise. Sur le coup, elle avait trouvé tous ces objets vraiment utiles… et en fait, elle n'en avait pas utilisé les trois quarts. Et encore, je vous passe les trucs les plus débiles, hein…
Aelita attrapa sa balle de tennis et commença à le faire rebondir sur le mur, jusqu'à ce qu'une infirmière débarque dans sa chambre.
- Dis donc mademoiselle, c'est un hôpital, pas un parc de jeu ! Tu peux arrêter avec ça, tu gènes la chambre d'à côté !
- Désolée.
Une fois l'infirmière partie, Aelita lui tira la langue. Puis elle enfila ses souliers, attrapa sa baballe, sa raquette, et sortit en douce de l'hôpital. Le parc de ce dernier étant grand, et de nombreux malades s'y promenaient. Il y avait un beau soleil, et des enfants jouaient joyeusement. Certains d'entre eux étaient en fauteuil roulant, d'autres semblaient aller bien… en apparence.
Elle marcha beaucoup, et finit par trouver un petit coin où le sol était bitumé et le mur était suffisamment large pour jouer au tennis seul sans problème. Aelita prit sa raquette de la main gauche, et tenta de jouer. Elle tapa la balle une fois, deux fois, trois fois, et se la prit en pleine poire la quatrième fois.
- Grmmf.
Elle recommença, mais parvint seulement à taper dedans deux fois.
Elle recommença encore, et arriva à cinq fois.
Bon, c'était pas gagné. Prise d'une soudaine colère, et tapa de toutes ses forces sur la pauvre petite balle jaune, qui rebondit sur le mur et termina sa course derrière elle.
- Oh… tu joues au tennis ? demanda une voix qu'elle ne sut identifier.
Aelita se retourna et se retrouva face à un adolescent en fauteuil roulant. Il devait avoir deux ou trois ans de plus qu'elle, avait les traits fins et était vêtu de la même tenu qu'elle, cette espèce de tunique qu'on filait à tous les malades l'hôpital. Il tenait dans sa main sa balle de tennis.
- Tu joues aussi ? le questionna-t-elle en tentant de ne pas trop fixer son fauteuil.
En tant que bonne curieuse, elle se demandait ce qu'il lui était arrivé pour qu'il se retrouve cloué sur une chaise à roues.
- Oui.
Il lui adressa un grand sourire.
- Mais cela fait un petit bout de temps que je n'ai plus participé à des tournois.
- Je vois.
Elle n'osa pas lui poser la question qui lui brûlait les lèvres.
- Que dirais-tu de parler un peu ? Je ne connais pas beaucoup de personnes jouant tennis dans cet hôpital, ça me plairait bien de discuter avec une pratiquante.
Aelita hocha la tête et s'approcha pour lui proposer de pousser son fauteuil, ce qu'il accepta.
- Tu joues depuis longtemps ? la questionna-t-il.
- Depuis que je suis petite. Et de votre côté ?
- Tu peux me tutoyer, tu sais ! rigola l'adolescent. Je ne dois pas être beaucoup plus vieux que toi. Je m'appelle Yukimura Seiichi.
- Aelita Anderson. Et donc, tu joues depuis combien de temps ?
- Un bout de temps moi aussi ! Alors, comment t'es arrivée ici ? Bras cassé ?
Il observa un instant le plâtre de la fillette. Cette dernière hocha la tête.
- Ouais.
- Allez, ne fais pas une tête si triste, d'ici deux mois tu vas pouvoir rejouer.
- Ouais, mais dans moins de deux mois, il y a le tournoi national collégien… Tu en as peut-être entendu parler. Sûrement, même !
- Ton équipe a été sélectionnée ? Je ne me tiens pas trop au courant de l'actualité du tennis féminin, alors je ne sais pas du tout quelles équipes ont gagné leur droit de participation…
- Oh, non, je ne fais pas partie d'une équipe féminine, mais d'une équipe masculine, par dispense spéciale !
- Ahahah… tu es donc cette joueuse de Seigaku, hein ? Kirihara m'a parlé de toi tout à l'heure… Apparemment, ils ont débarqué dans ta chambre par mégarde !
Ladite joueuse de Seigaku en resta baba. Ben mince alors. Ce mec… c'était le capitaine de l'équipe de Rikkai ?! Elle ne l'avait vu qu'une fois, et il était allongé sur un brancard en direction de la salle d'opération. Autant dire qu'il était normal qu'elle ne le reconnaisse pas. Cependant, elle se garda bien de mentionner cela, ne voulant pas lui rappeler de mauvais souvenirs.
- Mince alors… Je me disais bien que ce nom me disait quelque chose… C'est ton nom que Bakakaya a crié en déboulant dans ma chambre !
- Ahah… Ca ne m'étonne pas. Kirihara a toujours été surexcité. Tu veux que je te raconte une anecdote ?
Un air moqueur passa sur le visage de la jeune fille. Un peu qu'elle voulait des anecdotes ! Comme ça, elle pourrait se foutre de Kirihara la prochaine fois qu'elle le verrait…
- Ouais !
- Eh bien, par exemple, lors de son premier jour à Rikkaidai, il est monté sur le muret devant le lycée et a crié comme un taré qu'il allait devenir le numéro 1…
- …
Aelita en resta baba. Ca ressemblait tellement peu au Kirihara qu'elle pensait connaître, celui qui blessait volontairement Tachibana, qui visait le genou de Fuji, qui passait en Bloodshot mode quand il commençait à perdre.
- Yukimura-san, quand sortiras-tu de l'hôpital ? demanda alors soudainement la petite Française.
- Ahah, je serais là pour le tournoi national !
Il lui adressa un immense sourire. Elle était surprise qu'il y ait un tel énergumène dans l'équipe de Rikkai. D'après ce qu'elle en avait vu, cette team était constituée de joueurs sérieux – on pourrait même dire « figés »… - et pas drôle. Mais ça, c'était au premier abord. Elle voyait à présent la face cachée de cette équipe, avec Kirihara agissant comme un gamin, un capitaine ne faisant que sourire… elle préférait ça !
Ah, si on lui avait dit qu'elle se péterait le bras, puis qu'elle rencontrerait le capitaine de Rikkai et sympathiserait avec lui, je peux vous assurer qu'elle ne vous aurait pas cru !
Ils discutèrent encore quelques temps jusqu'à ce que Yukimura la prie de le ramener dans le hall de l'hôpital : les deux se séparèrent, et ne se revirent pas dans l'enceinte de l'établissement, puisqu'Aelita le quitta deux jours plus tard sans avoir eu l'occasion de le recroiser. Dommage, elle avait bien aimé discuter avec lui la première fois.
M'enfin, elle n'allait pas non plus se plaindre d'être sortie de l'hôpital ! Le lendemain, elle s'était rendue en cours toute heureuse. Puis, comme une bonne élève désolée d'avoir loupé plusieurs jours d'entraînement, elle s'était rendue au club de tennis, s'était inclinée bien bas, et avait commencé à faire les dix tours de terrain réglementaires en cas de manquement à l'ordre.
Autant vous dire qu'elle a rapidement été arrêtée par Ryuzaki-sensei !
- Dis donc, miss, tu joues à quoi là ?! cria la grand-mère de Sakuno en la fusillant du regard.
- Ben je cours !
Regard angélique de la part de la fillette.
- J'avais bien vu. Sauf que tu vas rester bien gentiment sur le banc, pas question de te surmener !
- Mais je me surmène pas, je fais que courir !
- Eh bien arrête ! Si tu bouges trop, tu vas avoir mal, râla à son tour Oishi.
- Bah, pourquoi ne pas la laisser faire ? demanda Ryoma. Tant qu'elle se pète rien d'autre et qu'elle gène personne…
- Elle va se faire encore plus mal !
- Ochibi a raison, on peut la laisser courir, suffit juste de vérifier qu'elle n'en fait pas trop ! lança à son tour Eiji.
- Allez, Oishi-senpai, on peut la comprendre, non ? Personne n'aimerait entendre du jour au lendemain qu'on peut plus jouer au tennis ! approuva Momo à son tour.
- Oui, mais…
Oishi se tourna vers Aelita… Pour constater qu'elle avait disparu. Il releva la tête et la chercha du regard : elle était en train de courir de l'autre côté des terrains, bien qu'un peu maladroitement – ban ouais, avec un bras en moins, on n'est pas forcément très équilibré…
- Cette gamine me tuera… marmonna le vice-capitaine.
Il l'intercepta lorsqu'elle amorça son second tour.
- Bon, si tu veux vraiment faire quelque chose et ne pas rester sur le banc de touche, t'enfile des poids de un kilo à chaque cheville et tu vas faire le tour de l'école en marchant.
- OK chef !
- ATTENDEZ UN INSTANT ! cria soudainement la coach, qui s'était absentée durant quelques minutes.
Tout le monde se figea, attendant de voir ce qu'il allait leur tomber dessus.
- Je viens tout juste d'apprendre par Sakaki-sensei que les Américains ont proposé l'organisation d'un tournoi amical ! Et que le gouvernement Japonais a accepté !
- Heiiiin ?! lança Eiji, surpris. Et, et, et ?
- Et un camp d'entraînement est alors organisé. Tous les meilleurs joueurs de la région y seront !
Les élèves se regardèrent. Ben la vache, deux tournois internationaux à la suite, ça c'était intéressant ! L'avantage pour celui-ci, c'est qu'il se déroulerait au Japon : pas de décalage horaire et pas de voyages harassants !
Aelita lança un regard de chiot battu à sa coach.
- Rêve pas, Aelita, la calma Ryuzaki-sensei. Tu étais bien sûr censée y participer, mais c'était sans compter ton bras. Tu viendras en tant qu'accompagnatrice !
- Le problème, les interrompit Sakaki-sensei en surprenant tout le monde par son arrivée, c'est qu'étant sélectionnée, on ne peut pas lui interdire d'y participer.
- C'est une blague ?! cria la coach. Eh, attendez, vous sortez d'où, Sakaki ?
- Je suis venu vous prévenir qu'on partait immédiatement.
Les joueurs s'entre-regardèrent. Immédiatement ? C'était rapide. En moins de temps qu'il ne faut pour dire « ouf », les titulaires se retrouvèrent tous dans un bus, presque sans comprendre ce qui leur arrivait.
Près du bâtiment devant lequel ils venaient d'atterrir, se trouvaient déjà des joueurs de Hyotei, des joueurs de Rikkai, et même certains de Josei Shonan. Tandis que tous se mettaient en rang, d'autres arrivèrent. Aelita eut donc le déplaisir de voir débarquer Mizuki de St Rudolph, tandis que Fuji devait se retenir pour ne pas sauter sur son frère. Eiji quant à lui quitta le rang pour rejoindre Hibari, qui venait de faire son apparition aux côtés d'Aiko.
- Hibari-chan, qu'est-ce que tu fais là ?! demanda l'acrobate surpris, en lui sautant presque dessus. Rokkaku aussi va participer à ce camp ?
- Eh oui, certains d'entre eux vont venir !
- Et vous, qu'est-ce que vous faites là ?
- On a été contactées par vos coachs, lança Hibari avec un grand sourire. C-comme ce camp est plus grand que les précédents, ils avaient besoin de plus de main d'œuvre. I-ils se sont donc rappelés de nous !
- Wouhou mais c'est géniiiiiiiiaaaaal ! cria Eiji en continuant de sauter partout.
- Kikumaru ! le harangua la coach. Retourne dans le rang.
- Ouiiiii !
Entre temps, d'autres personnes avaient fait leur apparition. Sengoku, le seul joueur de Yamabuki, venait d'arriver, et certains joueurs de Fudomine avaient pris place également dans le rang. Au final, tous les élèves attendus étaient arrivés, et les coachs expliquèrent le principe du camp.
- Ce camp va durer deux semaines. Le tournoi sera sur un jour. Il a été cependant décidé que la date de début du tournoi national ne serait pas reculée malgré ce camp imprévu, commença Ryuzaki-sensei.
- Nous serons trois professeurs en charge de l'entraînement, enchaîna la coach de Josei Shonan. Moi-même, Hanamura-sensei, ainsi que Ryuzaki-sensei et Sakaki-sensei. Vous allez être dispersés dans différents groupes.
- Plusieurs d'entre vous seront choisis pour former l'équipe définitive à la fin du camp… Alors donnez-vous à fond ! termina enfin le coach des Hyotei, Sakaki.
Les joueurs furent libérés, et prirent possession de leurs chambres. Aelita fut cependant interceptée par les trois coachs.
- Jeune fille, tu vas être assignée à un groupe comme c'était prévu au départ, annonça Hanamura-sensei.
- Cependant, tu ne feras pas tous les entraînements et tu devras aider les managers à la place, c'est la condition à ta participation.
La jeune fille hocha la tête. Elle avait déjà son propre programme durant ce camp : devenir… gauchère !
… Si, si, j'vous jure.
Voilà pour ce chapitre ! Ca a plu ?:3
