Apparition d'un nouveau personnage, violence extrême, tension, révélations... PoT's story est de retour \o/

*se planque sous une table*

Ce chapitre est riche en évènement, et j'espère qu'il vous fera bien rire XD

Mais avant, réponse aux rewieveuses :D

Hecate : ahah, t'inquiète pas, notre Shishido national reviens plus fort et plus déterminé que jamais XD

Quand à la question de savoir si Aelita va réussir à devenir gauchère... Le mystère sera gardé jusqu'au bout, mwahahahahaha 8D

Il y a beaucoup de fautes de frappe ? :o

Ca métonne, puisque ma béta-lectrice a corrigé le chapitre et que je l'ai relu ensuite ._.

M'enfin, on sera plus vigilantes :D

Julie : Baaah, faut pas être surprise qu'Aelita tombe... C'est une telle maladroite, aussi XD Et c'est pas la fin de ses problèmes 8D

Eclipse : Je ne me laisserai pas influencer, ma volonté est plus forte que tout, hahahahaha !

Et oui, vive Fuji *-*

J'aime tellement ce personnage 8D

Allez, je vous laisse lire ! Merci pour votre soutien :D

Chapitre 49 :

Les gauchers, Aelita se demandaient sérieusement comment ils faisaient. C'était tellement dur de se servir de sa main gauche ! Elle essayait de l'utiliser pour toutes les tâches quotidiennes, telles que manger, écrire, ou d'autres trucs encore. Mais non, décidemment, elle n'y arrivait pas. De toute façon, elle n'avait pas le choix, d'un côté.

- Tu veux pas une cuillère ? lui demanda Sakuno en la voyant galérer avec ses baguettes pour le premier repas au camp. T-tu vas vraiment avoir du mal, tu sais…

- Nan, j'm'entraîne !

- Mais à quoi ? marmonna Hibiki en arrivant derrière. Et puis tu peux m'expliquer ce que tu fous dans ce camp, hein ?

- Hibiki a raison, approuva Aiko. Tu ne peux pas t'entraîner avec un bras cassé.

- Mais si, mais si, pas de problème !

Les filles soupirèrent en chœur. Cette môme était une véritable tête de mule.

Le repas se termina, et les joueurs montèrent dans leurs chambres. Aelita et les autres filles se rendirent au bain, et la petite française les abandonna quelques instants histoire d'aller récupérer du savon. Alors qu'elle parcourait les couloirs pour récupérer les objets désirés, une petite voix attira son attention.

- Nii-chan… Sa-nii-chan, t'es oùùùù ?

La jeune fille suivit la voix, et déboula dans un couloir qu'elle n'avait pas encore parcouru. En observant les portes, elle put y lire les noms de différents joueurs ayant rejoint le camp. Ce devait être leurs chambres. Puis, sans qu'elle ne s'y attende, elle percuta un truc. Enfin, un truc… une fillette, plutôt. Elle devait avoir six ou sept ans, était haute comme trois pommes et avait de courts cheveux noirs coiffés en deux couettes, attachées par deux nœuds roses. Elle portait une paire de lunettes grises et ornées de petites fleurs roses sur les côtés.

- Tiens, tu es perdue ? soupira Aelita en se baissant.

Puis l'adolescente réalisa que la fillette n'avait rien à faire ici.

- Attends, qu'est-ce que tu fiches ici ?!

- Ca se voit, non ? Je cherche mon grand frère.

- Ahah, oui, sauf que…

- Mon grand frère, c'est un joueur de tennis ! Il est très fort, il prévoit tout !

Aelita attrapa la fillette gueula dans les couloirs.

- Oh, que quelqu'un vienne me filer un coup de main !

La gamine, elle, ne sembla pas plus surprise que ça. Alertés par le vacarme que faisait Aeli, Kirihara, Sengoku et Eiji firent leur apparition.

- Ben… c'est qui cette môme ?! demanda Sengoku, surpris.

- C'est bien ce que j'aimerai savoir.

- T'es pas un peu jeune pour avoir une gamine de cet âge ? observa Kirihara.

- Je ne répondrai pas à cette remarque débile.

- Gouzi gouzi ! cria Eiji en agitant une ficelle devant son nez.

- Senpai, c'est pas un chat… marmonna Aeli.

- On devrait l'amener aux coachs, intervint Akaya.

- Ah oui, je dois voir les coachs, c'est vrai ! cria soudainement la petite fille en se barrant en courant.

Les quatre joueurs de tennis s'entre-regardèrent, choqués, avant que Sengoku soit le premier à réagir.

- Rattrapons-la !

Elle était déjà loin, et les adolescents la rattrapèrent au moment où elle débarquait dans la grande salle. Les coachs étaient assis à une table, de même que certains adolescents. Adolescents qui les regardèrent d'un air choqué quand la gamine débarqua dans la pièce.

- Coach Ryuzaki ! Coach Ryuzaki ! cria-t-elle en se dirigeant vers la table des coachs.

- Euh… Oui ? marmonna la professeur, surprise.

- J'ai un message pour vous de la part de mon papa !

Bon, là, autant dire que tout le monde était perdu. Qui c'était, cette gamine ? Elle s'était introduite dans le camp sans y être autorisée par les profs, c'était évident. Elle avait annoncé à Aelita chercher son grand frère, puis s'était ensuite souvenue avoir quelque chose à dire à la coach des Seigaku.

- Euh, oui… Et c'est qui, ton papa ?

- C'est le député Inui !

Regards surpris, puis se tournant dans tous les sens à la recherche du seul Inui que tous connaissaient. Malheureusement, il n'était pas là.

- Oh, je vois. Tu es donc la fille de l'une des personnes à la base de ce camp d'entraînement. Et par la même occasion, la petite sœur d'Inui Sadaharu, je me trompe ? sourit la coach.

- Ouiiiiii ! Je m'appelle Inui Chôko. Je m'en remets à vous !

- Et donc, ce message, c'est quoi ?

La petite fille lui tendit une lettre et attendit que la vieille femme l'ouvrit. Les trois coachs regardèrent les quelques lignes d'écrites dessus et un ricanement échappa à Ryuzaki-sensei.

- Rassemblement ! hurla-t-elle soudainement. Que tous ceux qui sont là partent me récupérer les joueurs qui manquent.

- YES SIR !

Les adolescents se dispersèrent, et Aelita fonça vers les bains.

- Ben Aelita, t'en as mis du temps ! soupira Aiko.

- On se rhabille, les coachs ont sonné le rassemblement !

- Pardon ? marmonna Hibiki. Alors que je viens juste de me glisser dans le bain…

- Pas de ma faute, soupira la française.

Les filles sortirent de l'eau en soupirant et se revêtirent rapidement. Quand elles arrivèrent dans le hall, il manquait encore quelques garçons, qui ne tardèrent pas à faire leur apparition. Tous avaient les yeux rivés sur la fillette. Inui (le frère) adressa un signe de la main à Inui (la sœur).

- Bon, mesdemoiselles et messieurs, je vous présente Inui Chôko. C'est la petite sœur de notre cher dataman, et également la fille de l'une des personnes étant à l'origine de ce camp d'entraînement. Elle y participera en tant que manager. Faîtes lui un bon accueil !

Le grand frère de la nouvelle venue sembla étonné : aucun doute que ses données n'avaient pas prévu ça !

- Et j'ai également une autre annonce…

Là, au lieu de dire l'autre truc qu'elle avait à dire, la coach éclata de rire.

- Dé… désolée… Mais ça va pas être possible en fait… Hanamura-sensei, vous ne voulez pas le dire pour moi ?

Elle en pleurait presque de rire la pauv' vieille. La jeune femme attrapa le papier, et bien qu'elle sache déjà ce qu'il y avait d'écrit dessus, elle ne put s'empêcher de le relire. Sakaki n'en eut même pas besoin et lâcha un ricanement rien que d'y repenser.

Hanamura s'éclaircit la gorge, et lança un sourire étincelant.

- J'le sens pas bien, lança Aelita.

- Je sais pas pourquoi, moi non plus… marmonna Hibiki.

- Obaa-chan… soupira Sakuno.

- J'ai peuuuuur ! La coach qui rigole, c'est pas normal ! chouina Kikumaru.

Silence dans la salle. Ca sentait pas bon du tout, là.

- Eh bien, nous avons reçu un message comme quoi l'équipe Américaine arrivera avec une équipe de pom pom girls. Et les organisateurs Japonais ne voulant pas être en reste, ils ont décidé…

- … Noooon, murmura Hibari.

- … de former à leur tour une équipe pour vous soutenir et vous encourager durant le tournoi, termina Hanamura-sensei.

- …

- Et comme effectuer une audition est trop coûteux et qu'il est de toute façon trop tard pour ça, il a été décidé que les filles ici présentes seront mobilisées pour cette tâche !

Gros blanc dans la salle, regards désespérés des filles en question.

- Et comme vous ne les connaissez sans doute pas doute, nous allons les nommer. Donc… Mesdemoiselles Sakuno, Hibiki, ainsi que Tomoka… Tenez, avancez-vous. Ensuite, mesdemoiselles Bailey, Hope, An… Et puis également Hibari et Aiko.

Aelita leur adressa un sourire et un geste de la main.

- Bonne chance les filles !

- Aelita, ça te concerne aussi, ricana la coach.

- … Je… euh, je peux pas danser avec un bras dans le plâtre, tenta la jeune fille.

- Ah bon ? Pourtant, tu arrives à t'entraîner, non ?

La salle fut parcourue de ricanements, et Aelita fut amenée contre son gré devant, avec les autres. Elle râla.

- Il y aura également trois demoiselles de Hyotei qui se sont proposées après avoir – on ne sait comment, d'ailleurs… - appris ce qu'il se préparait. Mikazuki, Nagi et Kameko ! les présenta Ryuzaki-sensei.

Quelle fut la surprise de la petite française quand les trois filles qui l'avaient harcelée étaient là ! M'enfin, elles étaient « amies », alors il ne devrait pas y avoir de problèmes…

- Bien sûr, nous n'allons pas vous forcer à le faire, les filles ! intervint alors la coach Hanamura.

Aelita ouvrit alors la bouche pour refuser net cette « offre »… Mais Aiko la coupa.

- Mais siiii, on va le faire ! Ca va être cool, on va bien s'amuser ! Et puis, si je le fais, Hibari le fais ! Pas vrai ? Et puis si Hibari le fait, Sakuno-chan le fera sans doute aussi ! Et donc Tomoka-chan aussi ! Et puis An-chan, et donc par extension Aelita-chan ! Si Aelita-chan le fait, Bailey-chan et Hope-chan la suivront aussi ! Et Hibiki-chan également ! Les trois demoiselles de Hyotei se sont proposées, c'est donc bon pour elles aussi ! Donc on le fait toutes !

La jeune fille semblait profondément fière de sa logique à la con, et Aelita laissa échapper un long, loooooooooong soupir. C'était pas vrai…

- Bon, maintenant que c'est décidé, vous pouvez retourner à vos activités !

La petite française n'en croyait pas ses yeux. Les coachs leur avait débité cette ânerie d'équipe de pom pom girls à toute vitesse, et ça avait été accepté tout aussi vite. Comment les Japonais pouvaient-ils être si simples d'esprits, par moments… ? Ils étaient pourtant réputés pour être plutôt intelligents, d'après ce qu'elle en savait… M'enfin. C'était décidé, plus la peine de se lamenter.

Le reste de la soirée passa rapidement, et les filles allèrent se coucher. Elles étaient logées dans une même pièce où des futons avaient été installés, à leur demande. Elles auraient pu bénéficier comme les garçons de chambres doubles, mais avaient préféré la colocation et le « camping » à la commodité. Après avoir beaucoup parlé et bien fait connaissance les unes avec les autres, elles s'étaient endormies, et s'étaient réveillées au son… et bien, au son du réveil.

Enfin, Hibiki avait été réveillée. La majorité des autres avaient fait semblant de ne pas entendre pour grappiller quelques minutes de sommeil en plus. Finalement, la petite sœur de Shishido avait dû en tabasser quelques-unes à coups d'oreillers pour toutes les convaincre de se lever si elles ne voulaient pas mourir dans d'atroces souffrances.

- V-vous savez, lança soudainement Sakuno alors qu'elles étaient en train de s'habiller, je suis vraiment contente de c-cette idée, au fond…

- Les pom pom girls ?! la questionna Tomoka, surprise que sa meilleure amie, d'ordinaire si timide, soit heureuse de faire un truc aussi exubérant.

- Ben oui. J-j'ai toujours l'impression d'être inutile pour Ryoma-kun et les autres… Mais là, on va pouvoir bien les encourager !

- Super, marmonna Aelita.

- J'ai peur de ce que les coachs vont nous faire faire comme entraînement, râla à son tour Hibiki.

- Dis, Aelita… murmura alors la sœur d'Inui en attrapant sa manche. Tu peux me faire mes lacets ?

La française jeta un regard étonné à la fillette en face d'elle, surprise qu'elle ne sache pas attacher ses chaussures. Elle tenta de lui expliquer, mais la gamine ne comprenait pas… ou ne voulait pas comprendre. Finalement, elle abandonna l'explication et elles descendirent ensemble. Les filles se levaient en même temps que les garçon, mais pendant que ces derniers faisaient leur entraînement pré-repas, elles s'affairaient à préparer la salle à manger.

Des cuisiniers avaient été embauchés pour l'occasion, les coachs ayant considéré que ç'aurait été difficile pour elles de cuisiner pour autant de joueurs affamés. De leurs côtés, les trois premières années de Seigaku, ainsi que Dan de Yamabuki, s'occupaient de nettoyer un peu la salle commune.

- J'AI FAIM ! cria soudain une voix.

- J'AI LA DALLE ! approuva une autre voix.

- Vos gueules et poussez-vous, marmonna une troisième voix.

- Mada mada dane, senpais, ricana une quatrième voix (reconnaissable entre toutes, celle-ci).

- Nyah ! Ca sent bon ! miaula quelqu'un d'autre (cette personne-là aussi on la reconnaît, pas vrai… ?).

- Eiji, tiens-toi bien et ne pousse pas tout le monde, soupira celui qui semblait être le partenaire de l'acrobate.

La troupe de filles se tourna à temps pour voir débouler une meute de joueurs de tennis affamés.

- Mon Dieu, c'est toujours comme ça dans vos camps d'entraînement ?! cria presque la blonde Kameko en s'écartant.

- Ouais, va falloir t'adapter, sourit Aiko.

- Ce sont des voraces, se lamenta Nagi en voyant les tennismen se précipiter près du rail de cantine pour récupérer leurs bols de riz.

- On en vient presque à se demander comment ils font pour rester aussi minces et canons ! s'extasia Mikazuki.

- La morphologie du Roi, expliqua Atobe avec un rire supérieur quand il passa près des jeunes filles.

Mika faillit presque tomber en pâmoison : le King venait de lui adresser la parole, à elle ! Cependant, elle ne put pas s'extasier plus longtemps, puisqu'un grand bruit de dispute brisa net ses rêves de mariage.

- Ta gueule, Kirihara !

- Kamio, arrête ça ! cria An.

- Kirihara ! hurla Sanada pour rappeler son joueur à l'ordre.

Cependant, aucun des deux ne les écoutèrent, trop concentrés qu'ils étaient à se tabasser mutuellement.

- Rah, je comprends pas… murmura Sanada, suffisamment bas pour que personne ne l'entende. D'habitude, ça a son petit effet…

- Que veut-tu Genichirou, sourit Yanagi. Il faut croire que Kirihara te préfère Kamio-kun.

- Arrêtez, bon sang ! continua de crier Aelita.

Elle s'approcha deux pour les séparer, quand Kirihara la heurta malencontreusement. Elle tomba sur les fesses, devint rouge de colère… et se jeta à son tour dans la bagarre, tentant d'assommer Bakakaya avec son plâtre. Shishido fit à son tour irruption dans la bataille.

- T'as tapé Aelita ?! T'as osé la cogner ?! Sale brute ! J'vais t'faire ta fête !

- A l'aide, à l'aide, à l'aiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiide ! se mit soudain à couiner Kirihara, assailli de tous les côtés par un rouquin en colère, une folle furieuse avec un plâtre, et une brute à casquette.

Derrière, Atobe leva la main et claqua des doigts. Les trois filles de son fanclub restèrent sciées devant tant de beauté, mais ce geste ne fit pas s'arrêter les quatre belligérants.

- Hm ? Ils n'ont pas dû m'entendre. Kabaji, apporte-moi un micro ! râla le King.

- Uss.

Le géant sortit de nulle part un micro, et le tendit à son boss.

- 1,2, ça a l'air de marcher, testa-t-il.

Puis il claqua de nouveau des doigts, produisant un vacarme épouvantable. Les quatre adolescents daignèrent tourner la tête vers lui, et il profita de ce moment d'attention pour parler. Ou plutôt hurler.

- LE ROI VOUS ORDONNE DE VOUS LA FERMER !

Pour le coup, ça eut le mérite de les calmer.

- Merci, Atobe, daigna dire Sanada. KIRIHARA, RELEVE-TOI.

La tête d'algue se leva après avoir poussé Aelita, qui s'était carrément assise sur lui. Il était tout décoiffé – bon, ok, c'est pas comme s'il était vraiment coiffé avant ce petit problème… - et n'en menait pas large. Son capitaine le regardait d'un air vraiment meurtrier, et aucun doute que s'il avait eu des fusils à la place des yeux, il n'existerait même plus ! Il s'approcha de lui d'un air penaud.

- Qu'est-ce que tu as fait encore ? demanda le vice-capitaine de Rikkai d'un air plus las qu'autre chose.

- Il a mal parlé de notre capitaine ! gueula Kamio.

- Du calme, Kamio, murmura An.

- Il m'a cognée ! gueula Aelita.

- Il a cognée Aelita ! approuva Shishido.

Tous regardaient Kirihara d'un mauvais œil… Jusqu'à ce que Sanada lui retourne la gifle la plus magistrale qu'il leur ait été à tous donné de voir.

- Wow, lâcha Aelita, choquée.

Ca avait fait un beau son, un truc du genre « SHBAAF » suivit d'un petit « KAI ! » indiquant la douleur de Bakakaya.

- En espérant que ça t'apprenne à respecter tes adversaire, lâcha l'implacable empereur en se détournant de sa victime puis en sortant de la salle.

- Wow, répéta Aelita. Ca, c'était d'la baffe !

- Il l'a mérité, ricana Ryoma. Mada mada dane !

- Y en a d'autres qui en méritent, parfois, si tu vois ce que je veux dire… se moqua la fillette en fusillant son coéquipier du regard.

Elle regarda de plus près Akaya, qui avait la joue rouge et semblait avoir les larmes aux yeux.

- Ben… Ben… Me dit pas qu'tu pleures, Bakakaya ! cria presque la petite française, surprise.

- Je pleure pas ! gueula l'adolescent en reniflant. Ca m'a même pas fait mal.

« Tu mens mal… » fut la seule et unique pensée de toutes les personnes présentes dans la pièce, sans exception.

- J'vais tous vous teindre en rouge ! hurla-t-il de nouveau.

- Je préfère le rose, lâcha alors innocemment la petite Chôko.

Cette petite réflexion eut pour effet de détendre l'atmosphère. Inui soupira et remonta ses lunettes. Sa petite sœur était très mignonne, mais bon, il aurait quand même préféré ne pas l'avoir dans les pattes…

Les filles, elles, se mirent à rire devant tant de candeur. Aiko se jeta sur Chôko et commença à lui faire un énorme câlin tout en criant « qu'elle est mignoooonne ! », tandis qu'Hibiki boudait parce qu'elle était jalouse de la plus jeune.

- Je suis mignonne, moi aussi ! cria la sœur à Shishido.

- Non, répondirent en chœur son frère, Aelita et Fuji.

- QUOI ?!

- Mais si, mais si, tu es mignonne, marmonna Yuuta pour tenter de calmer le jeu.

- Ooooooooh, merci Yuu-chan !

La petite fille se précipita vers lui et commença à lui tourner autour, toute heureuse de ce compliment. Le repas reprit comme si rien ne s'était passé, si on omettait l'absence de Sanada, et celle de Kirihara qui s'était éclipsé entre temps.

Puis l'entraînement commença.

[Du côté du groupe de Ryuzaki…]

- Nous allons commencer par une journée d'entraînement libre ! Cela me permettra d'observer la façon dont vous vous préparez afin de déterminer comment organiser les jours suivants.

- Par « entraînement libre », ça veut dire qu'on a aussi le droit de faire des matchs ? demanda Kirihara, qui semblait avoir repris du poil de la bête.

- Bien sûr.

- T'as entendu ça, Kamio ? lança alors le jeune ace de Rikkai en regardant le rouquin de Fudomine.

Kamio l'ignora royalement, tandis que le reste des élèves soupira de concert : ce gamin cherchait vraiment le bâton pour se faire battre, hein !

Ils commencèrent tous l'entraînement, Akaya jetant de temps en temps un regard insistant au joueur de Fudomine. Cette histoire-là allait finir par dégénérer…

[Du côté des filles]

- J'suis fatiguée ! cria Tomoka en s'écrasant par terre.

- M-moi aussi… approuva Hibari.

- On est mal barrées si vous abandonnez maintenant, les filles ! râla Nagi.

- Tu peux parler, Nagi ! Toi t'es habituée à courir, vu que tu fais de l'athlétisme !

- Et alors, Sakuno y arrive bien, elle ! répliqua la brune.

La petite fille de Ryuzaki-sensei rougit légèrement. Elle faisait partie du club de tennis féminin, et faisait beaucoup de tour de terrains.

- Et puis à quoi ça sert de courir ?! protesta Mika. On va faire les pom pom girls, pas du running, à ce que je sache !

- Eh bien, il faut améliorer votre endurance, expliqua alors la p'tite voix de Chôko. Parce que les coachs pensent à vous faire chanter et danser. Et c'est dur de faire les deux en même temps, vous savez.

- Co-comment ça, on va p-peut-être c-c-c-chanter ?! balbutia Hibari. L-l-l-l-l-les coachs n-ne nous ont pas t-t-tenues au courant de ça !

- Eh bien, ce n'est pas encore sûr, c'est sans doute pour ça…

- Je hais ta grand-mère, Sakuno, marmonna Tomoka.

Chôko, qui faisait office de coach, tenait un carnet à la main – tel frère telle sœur, j'ai envie de dire… - et remontait sans cesse ses lunettes qui glissaient sur son nez. Aelita ne cessait de l'observer. Finalement, au bout d'un moment, elle lui sauta dessus en criant.

- Elle est vraiment TROP chou ! Faut qu'on m'explique comment l'effrayant Inui-senpai peut avoir une sœur aussi mignonne ! T'es trop choupinette, Chocolatine !

Gros blanc chez les filles. Sakuno fut la première à réagir.

- Euh… Ca veut dire quoi, « Chocolatine », Aelita-chan ?

- Ben… Chocolatine. Chocolatine, quoi ! Pain au chocolat, traduit-elle en Japonais. C'est comme ça qu'on dit, en français.

- Mais, mon nom, c'est Chôko, murmura la petite Inui.

- Ben oui, mais Chôko, ça commence comme Chocolatine ! Et puis c'est petit, une chocolatine, ça te ressemble !

Elle semblait trop fière d'elle et de ce surnom, tellement que les autres Japonaises abandonnèrent l'idée de tenter de la comprendre. Cette fille était folle, un point, c'est tout. Fallait pas chercher plus loin. La petite fille toussa légèrement pour rétablir le calme, et soupira. Puis elle sortit un carnet rose et blanc et nota quelques trucs dessus. Quand je vous disais que c'est le portrait craché de son frère, cette fillette…

- Bon, on a maintenant une réunion avec Ryuzaki-sensei. Allons-y !

- Un vrai p'tit chef, cette fillette ! se mit à rire Nagi.

- Franchement, je comprends toujours pas comment on s'est retrouvées à faire cet entraînement débile qui nous mènera seulement à nous ridiculiser devant des milliers de personnes, persifla Hibiki. En plus, pourquoi les deux gosses de riches elles ne courent pas ?!

- « gosses de riches », tu peux parler… marmonna Aelita. J'te signale que t'es pas mal lotie non plus, hein.

- Je suis d'une nature fragile, expliqua Hope en désignant son teint pâle.

- Et moi j'ai juste la flemme, la nargua Bailey.

- Dîtes… tenta d'intervenir Chôko.

- Et encore, estimez-vous heureuse de m'avoir parmi vous… continua l'albinos. Parce que si Marui-senpai avait été là, je peux vous assurer que vous ne m'auriez pas vue sans lui !

- Tcheh. Arrête avec ton « Marui-senpai », « Marui-senpai », espèce de nunuche. Je peux t'assurer qu'il est plus intéressé par le tennis que par les filles… et qu'ainsi, notre Jiro a plus de chances de l'approcher que toi, ahah ! se moqua un peu méchamment la jeune Shishido.

- CETTE MARMOTTE DOIT ARRETER DE TOURNER AUTOUR DE MARUI-SENPAI, OU HYOTEI VA DEVOIR FAIRE FACE A UN MEURTRE INEXPLIQUE, énonça fortement Hope.

- Euh… essaya à nouveau de parler mini-Inui.

- Meurtre ? Hyotei ? intervint alors une voix arrogante bien connue.

- Salut, cher cousin, lança ironiquement Bailey. Comment vas-tu ?

- Ca irait bien mieux si mes deux idiotes de cousines ne planifiaient pas de tuer certains de mes joueurs, lâcha-t-il froidement.

- Pour une fois, j'approuve les paroles du singe. Surtout la partie « les deux idiotes », ricana Hibiki.

- La famille Shishido comment sacrément à me taper sur les nerfs… râla le King.

La sœur de Shishido fusilla les deux élèves de Rikkai du regard. Elles lui tapaient sur les nerfs, ces filles ! Et pourtant, il allait falloir qu'elle fasse avec… Grmpf.

- DIIIIITES ! cria alors Chôko. On doit aller voir la coach Ryuzaki…

Elle était toute rouge, et semblait sacrément remontée.

- Bon, ça suffit maintenant ! J'ai sept ans, et j'en fais pourtant dix de plus que vous ! En acceptant la tâche qui vous a été confiée, vous acceptez par la même occasion de porter sur vos épaules les espoirs de tout un peuple, au même titre que les joueurs qui participeront à ce tournoi. Il en va de l'honneur, de la fierté et de la dignité du Japon, vous pouvez le comprendre, ça ?! Si vous n'êtes pas motivées et si vous préférez vous amuser, libre à vous. Mais dans ce cas, ne prétendez pas pouvoir prendre la responsabilité de soutenir l'équipe Japonais au tournoi ! Pigé ?!

Enoooooooooooooorme silence dans la pièce. Même Atobe en était bouche bée, c'est dire ! Tout le monde considérait la petite fille comme si elle était un extraterrestre qui venait de débarquer en disant « Bonjour je vais tous vous bouffer avec des petits oignons et des patates ». Sakuno fut la première à réagir.

- T-tu as raison, Chôko-chan. Nous n'avons pas pris la mesure de nos actes ! Je te promets de faire attention.

- O-oui, moi aussi… approuva la cousine de Sakuno, suivie par les meilleures amies de ces deux-là.

- De notre côté, nous donnerons bien sûr le maximum ! crièrent en chœur Kame, Mika et Nagi.

- On va faire des efforts, nous aussi, approuvèrent Hibiki et Aelita.

- Je… je pense que je vais essayer d'y mettre un peu du mien, murmura Hope. Mais juste pour ma propre satisfaction, hein !

Bailey approuva de la tête.

- De toute façon, si vous ne travaillez pas bien, je vous fais manger mes cupcakes, ricana Chôko.

- Des… des cupcakes qui ont le même effet que les boissons de ton frère ou que les cookies d'Hibiki ? murmura Aelita en reculant d'un pas.

- Non, non, les miens sont très bons ! la rassura mini-Inui.

- Les miens aussi sont bons, de cookies ! cria Hibiki.

- FAUX !

- Grmpf.

- C'est juste qu'ils sont hyper caloriques, ricana Chôko, un air sadique sur le visage. De la crème au beurre, de l'huile, du sucre, pleiiiins de matières grasses… Comme ça, une fois que vous l'aurez avalé, vous devrez courir encore plus que prévu pour vous débarrasser de ces calories, AHAHAHAH !

- Chocolatine, tu sembles plus aussi mignonne, tout à coup… marmonna Aeli.

- Mais c'est horrible ! protesta Bailey. Je suis au régime, actuellement !

- T'en as bien besoin en plus ! lâcha de nouveau Hibiki.

- Tais-toi, la naine !

- Bon, vous m'écoutez ou pas ? demanda alors Chôko.

- Yes, sir ! répondirent en chœur les filles.

Atobe soupira. Une autre folle à gérer… Ne voulant pas rester plus longtemps, il s'éclipsa discrètement, pendant que les jeunes filles, sous la directive de Chôko, se rendaient près de la coach Ryuzaki. Cette dernière était en train de remplir des papiers tandis que son groupe s'entraînait seul.

- Ah, vous voilà enfin.

- Nous avons rencontré quelques… problèmes de discipline sur le chemin, murmura la plus jeune.

Derrière elle, les filles marchaient au pas.

- … Bon.

- Tu voulais nous voir, obaa-chan ? demanda alors Sakuno.

- Oui, je voulais vous informer de la décision des hautes instances concernant votre prestation le jour du tournoi.

Les jeunes filles se regardèrent d'un air totalement inquiet. En ce moment, c'était le sentiment le plus présent dans leur cœur. On se demandait pourquoi, hein… Enfin bref. La coach respira calmement pendant quelques secondes, et leur expliqua ensuite qu'elles allaient chanter. Un concert de protestation naquit sur les lèvres de l'assemblée, qui se calma bien vite quand Chôko les fusilla du regard. Devant ce silence inattendu, la coach continua son petit discours, mentionnant qu'elles allaient prendre des cours de chant. Une seule musique serait performée, et les conditions dans lesquelles elles le feront seront expliquées plus tard.

En sortant de la salle, Sakuno et Hibari était dépitées.

- Je pensais qu'on ne ferait que les encourager, murmura Saku. Pas qu'on irait jusqu'à chanter.

- Idem, approuva sa cousine.

Elles se rendirent à la salle à manger tout en continuant de parler de ça. Tous les garçons étaient déjà là quand elles arrivèrent, et alors que Sakuno se dirigeaient vers la table où commençaient à s'asseoir ses amies, une voix l'interpella.

- Ryuzaki.

Elle se tourna pour apercevoir celui qui était censé être son petit ami. Il lui faisait signe de venir le voir.

- T'as l'air triste.

- Eh bien…

- M-mada mada dane, Ryuzaki.

Et il baissa sa casquette sur ses yeux, avant de lui tirer la chaise à côté de lui pour qu'elle s'asseye. Instantanément, la petite timide vira au rouge vif et un sourire éclaira son visage angoissé. Aelita soupira. Ryoma avait beau être un idiot, un insensible, un acharné du tennis, il avait le mérite de réussir à remettre Sakuno d'aplomb. Pour ça, la jeune fille ne pouvait que le remercier.

De son côté, Aelita alla s'asseoir à une table où se côtoyaient Shishido, Atobe, Kabaji, Fuji Shusuke et Sengoku. Elle entreprit de manger (de la main gauche, elle n'avait pas trop le choix…) et fit tomber à plusieurs reprises sa nourriture dans son bol. Elle était tellement concentrée qu'elle entendit à peine Sengoku pouffer. Ce fut ensuite Fuji l'aîné qui donna un coup de coude à Shishido et lui adressa un sourire éblouissant :

- Eh bien, pourquoi tu ne lui donnerais pas la becquée, Shishido ? demanda le petit prodige.

Aelita et Shishido en recrachèrent simultanément leur nourriture sur Atobe, qui était en face d'eux. Le King en resta baba, tandis que Kabaji entreprenait de l'essuyer. Il s'apprêta à lancer aux deux rigolos des paroles assassines, cependant, aucun des deux ne lui portèrent attention, et il se retrouva comme un idiot, recouvert de riz gluant.

- Ca va pas, Fuji-senpai ?! T'as de la fièvre ?!

- Mais non, je vais parfaitement bien.

Shishido, lui, ouvrait la bouche et la refermait comme un poisson rouge hors de son bocal. Atobe, exaspéré par l'ignorance volontaire que son joueur avait envers lui, ne trouva rien d'autre de mieux à faire que de lui balancer un verre d'eau à la tête.

Silence dans la salle.

- C'est tellement peu digne d'un roi ! ricana Bailey.

- Tarundoru, Atobe ! lança Sanada.

- Aucune donnée n'aurait pu prévoir ça, soupirèrent en chœur Yanagi et Inui.

- C'est mal de gaspiller l'eau !renchérit Chôko.

Aelita, morte de rire, s'activa à essuyer l'eau qui dégoulinait de la tête du joueur de Hyotei. Ce dernier ne se privait pas de fusiller son capitaine du regard. Ootori courut à son tour vers son partenaire de double pour aider la jeune fille à l'éponger. Shishido attrapa la casquette qu'il ne quittait jamais, et commença à l'essorer en la tordant bien dans tous les sens, comme pour montrer à son capitaine quel sort il lui réservait.

- Il y a de la rébellion dans l'air, à ce que je vois, soupira l'aîné des Fuji.

- On se demande à cause de qui ça a commencé, marmonna le cadet.

- Je vois pas de quoi tu parles, Yuuta, sourit son frère.

- Ben tiens…

Shishido se mesura à Atobe du regard pendant quelques secondes, jusqu'à ce que le King explose d'un rire grandiloquent.

- J'aime cette combativité chez toi, Shishido ! AHAHAHAH !

- Et c'est moi la cinglée, après… murmura Aelita.

- Je sens que ce camp d'entraînement va tourner au bazar complet, râla Shinji. Pourquoi tout le monde est forcé de rigoler d'une façon aussi étrange ? Oui, c'est certain, Atobe-san est bizarre… Je me demande ce que ça doit être de faire un match contre lui… Ca doit être intéressant, de jouer contre un roi. Même si Atobe-san n'est pas vraiment un roi… il croit juste en être un.

- Le retour des marmonnements de Shinji, lâcha Kamio. Ca m'avait pas manqué, tiens !

- Votre équipe est vraiment constituée de cinglés, ricana Kirihara.

- Ta gueule, toi !

- Et c'est reparti… marmonna An. Kamio, du calme ! Que dirais mon frère, s'il te voyait ?

- Allez Kamio, écoute la jeune fille, ricana Momo.

- Fous-moi la paix, le porc-épic !

- Fsshh, bien dit, Kamio, siffla Kaidoh.

- J't'ai pas sonné, toi !

- … fsshh..

La discussion fut stoppée par les trois coachs, qui débarquèrent dans la pièce en tapant dans leurs mains.

- Dépêchez-vous donc de manger ! cria Hanamura-sensei. Nous allons reprendre l'entraînement. Les filles, cet après-midi, vous nous aiderez pour l'analyse des capacités des joueurs et autres petites tâches. Aelita, tu vas bosser avec les gars ! Tu seras dans le groupe de Ryuzaki-sensei, d'accord ?

- Oui !

- Bien, rompez ! lança alors à son tour Sakaki.

Aelita, toute excitée, avala son bol de riz rapidement. Enfin, essaya, vu qu'elle avait du mal à manier ses baguettes. Laissant échapper un râlement, effectua pleins de moulinets, mangeant presque grain de riz par grain de riz, et arriva finalement à terminer sa nourriture. Puis, tout aussi rapidement, elle se leva, remonta dans sa chambre, récupéra sa raquette, et rejoignit le groupe près des courts de tennis. Les personnes avec qui elle allaient s'entraîner étaient la Golden Pair, le prodige de Seigaku, la Silver Pair de Hyotei, les rouquins de Fudomine et Yamabuki, le Capitaine de Josei Shonan, la tête d'algue de Rikkai, ainsi que Momochan-senpai.

Bon sang, pourquoi avait-il fallu que Kirihara et Kamio se retrouvent dans le même groupe ? Le duo comique K&K était dans la place ! Enfin, comique… C'était une façon de voir les choses.

- Bon, lança alors Oishi. Aujourd'hui c'est entraînement libre, mais que diriez-vous de faire des matchs ?

- Bonne idée Oishi, bonne idée ! cria Eiji, super heureux.

Aelita se prit la tête entre les mains. Son senpai venait de mettre les deux pieds dans le plat. Proposer des matchs, c'était laisser à Kirihara et Kamio le champ libre pour se taper dessus à coups de balles de tennis. Elle croisa le regard exaspéré de Shishido, et se hâta à ses côtés.

- Eh, casquette-man !

- M'appelle pas comme ça, minimoy !

- Il faut qu'on empêche Bakakaya et Kamio de faire un match.

- Et je suis censé faire ça comment, hein ?

Aelita fit semblant de réfléchir quelques minutes avant de le pousser en direction des deux belligérants, qui se faisaient face. Akaya eut l'intelligence de s'écarter, et c'est le rouquin que Shishido percuta.

- Bon, ben ce sera contre Kamio alors… murmura Aelita pour elle-même, avant de hausser la voix. Kamiooooo, Shishido veut faire un match contre toi !

- Hein ?! gueulèrent en chœur les deux.

Cependant, le joueur à casquette se reprit bien rapidement, ayant compris ce que voulait Aeli.

- Euh, oui, faisons un match.

Immédiatement, Choutaro arriva en renfort, et attrapa l'un des bras de Kamio. Entraîné par la force du joueur, il ne put résister, et fut emmené sur un terrain.

- Je vais vous servir d'arbitre, Kamio-san ! indiqua alors le partenaire de Shishido.

Cependant, Kirihara ne comptait pas laisser passer sa chance comme cela, et se lança à la poursuite de son rival. Aelita l'intercepta en lui faisant un croche-patte, puis feignit l'innocence.

- Qu'est-ce que tu m'veux, toi ?! la harangua Kirihara.

- La coach a dit que l'un d'entre vous devrait m'aider à entraîner mon bras gauche, mentit la jeune fille.

- Demande à quelqu'un d'autre !

- Shishido dispute un match avec Kamio, Choutaro les arbitre, Ryoma, Momo-senpai et Eiji-senpai se sont barrés pour voir un match du groupe de Sakaki-sensei, Sengoku et Kajimoto échangent des balles, Oishi-senpai supervise le tout. Il ne reste plus que toi, mon cher ! Et crois pas que ça me fasse plaisir.

Hop, hop, hop, et voilà, terminé ! Kamio et Kirihara étaient séparés, et tout le monde s'entraînait. Aelita rentra sur un court, et la tête d'algue la suivit à regret.

- T'es sacrément chiante.

- Je sais, c'est l'une de mes plus grandes qualités !

- …

Akaya effectua un service lent pile sur elle, et, ayant attrapé sa raquette de la main gauche, elle donna un grand coup de bourrine dedans. Heureusement pour elle, elle ne la loupa pas. Malheureusement pour Kirihara, il se la prit en pleine tronche.

- Tu le fais exprès ou quoi ?!

- Faudrait être suicidaire pour faire exprès de t'envoyer une balle dans la tête, abruti !

- T'es vraiment une sale naine !

- Quand on se coiffe avec des algues, on n'a pas son mot à dire !

- …

Akaya la fusilla du regard et lui renvoya une autre balle, qu'elle tapa de nouveau. Cependant, cette fois-ci, il eut l'intelligence de s'écarter et la retapa sans problème. Au fur et à mesure, ses coups se faisaient plus précis, et elle arrêtait de taper comme une dingue. Elle avait presque l'impression de re apprendre le tennis, c'était amusant ! Elle se souvenait encore de son premier cours de tennis. Elle avait donné un grand coup de raquette pour atteindre la balle, mais l'avait loupée, et entraînée par son élan, était tombée. Elle avait beaucoup pleuré à la suite de ça, parce qu'elle avait les genoux tout écorchés, mais elle avait repris la raquette pour mettre « une raclée à cette balle à la noix ! ».

De son côté, Shishido n'était pas concentré sur son match contre Kamio, qui commençait sérieusement à s'énerver, d'ailleurs. Choutaro commençait à s'inquiéter un peu de l'attitude de son senpai. Il lui arrivait de se perdre dans ses pensées, de ne plus être aussi assidu en cours, voire de s'énerver pour un rien. Il voyait d'un mauvais œil que Kirihara aide Aelita à s'entraîner, et se faisait tout plein de scénarios comme quoi elle avait fait tout cela exprès pour rester seule avec lui. Bien que ce soit totalement débile, je le conçois.

L'entraînement se continua, d'autres matchs furent organisés, et les joueurs parvinrent à tenir les deux belligérants à l'écart l'un de l'autre.

Quand les adolescents durent rejoindre leur chambre, nombreux furent ceux qui se rejoignirent dans la chambre de Shishido, qui soupira.

- Choutaro, je croyais qu'on ne devait être que nous deux, plus Gakuto, Kamio et Yuushi ?

Autour des quatre précédemment cités s'agglutinaient Kikumaru, Momo, Sengoku, ainsi que Mizuki. Shishido râla quand son partenaire de double et ses camarades de jeu affectèrent un air désolé.

- Ben… Mukahi-san a laissé échapper le secret de notre réunion à Kikumaru-san, qui en a parlé à Momoshiro-san, qui en a parlé à Sengoku-san, pendant que Mizuki-san espionnait leur conversation…

- Je vois, murmura le joueur en casquette en les fusillant tous du regard.

- Au fait, je peux savoir pourquoi on squatte NOTRE chambre ? grogna Oshitari en regardant Mukahi.

- Parce que… parce que !

- …

Silence. La moitié des participants à cette petite réunion secrète ne savaient pas pourquoi ils étaient là, mais ils étaient persuadés que ça allait déboucher sur des trucs drôles. Et ils avaient raison ! Puisqu'à peine quelques minutes plus tard, Mukahi déclara ouverte… la réunion des cas désespérés en amour !

Nouveau silence dans la salle.

- En gros, traduisit Oshitari en remontant ses lunettes sur son nez, on a Mukahi qui a un faible pour Hope, et Shishido pour Aelita, ainsi que Kamio pour An. Et ils veulent un coup de main.

- AH NON, J'AIDE PAS LE ROUX POUR AN. Annonça clairement Momo.

- Ooooh… En plus on a un concurrent pour Kamio ! ricana Yuushi. Finalement, ça va être drôle.

- Nfu… Nous devons trouver un plan, alors, lança Mizuki.

- C'est un peu le but de cette réunion, se mit à rire Choutaro.

- Je ne veux pas que Kirihara tourne autour d'Aelita ! lança alors Shishido.

- … Hein ?

- Je vais l'aider à s'entraîner demain ! continua le joueur à casquette.

- C'est… c'est un bon début, Shishido-san, soupira Choutaro.

- Moi j'veux juste montrer à toutes ces sales gamines qu'elles sont pas les seules à pouvoir élaborer des plans débiles et chiants, lança alors le prince du tennis, surprenant tout le monde.

- Oh, c'est le bon état d'esprit Echizen ! ricana Momo en lui tapant dans le dos.

- Oui, oui, Ochibi ! approuva Kikumaru.

- Bien. Alors voilà ce que je vous propose de faire, murmura le tacticien des Hyotei avec un grand sourire.