Un petit texte sans prétention aucune, un peu bancal, sur l'épisode 15x20 (et donc, après le 15x18, qui m'a autant énervée, qu'attristée). Sur comment j'aurais aimé que cela se termine. Suite non-directe du premier texte. Ne pas lire pour risque de Spoil, car encore une fois, il y a autant de mes envies que de description des épisodes de la saison 15.


Il y a quelque chose qui ne guérira pas. Jamais. Tu aimes le faire croire à ton frère. Il en a besoin. Toi tu es… fatigué. Vidé. Heureux, bien sûr. Libre. De toute ta vie, ça a toujours et cela sera toujours ton premier souhait égoïste. Tu aurais pu tuer pour ça. Tu as tué pour ça. Liberté ensanglantée.

Cas est mort pour elle.

Mais il faut avancer. Tout est désormais à sa place. Paradis et enfer… Plus de résurrections, plus de deals, plus de dimensions alternatives. Anges là-haut, démons en bas. Jack est partout et nulle part à la fois, mais surtout pas dans les histoires des hommes, là où Dieu aurait toujours dû être. Cela fait cependant bizarre de te dire que tu respires Jack.

Mais il faut bien avancer.

Sam ne parle pas encore d'Eileen. Il dit qu'il n'a pas beaucoup de nouvelles. Toi tu te doutes qu'il ne veut pas t'en parler. Pour ne pas te blesser. Des mensonges ? Non, plutôt de l'amour. Mais ça va. Jack à fait revenir Eileen, pas Cas.


Merci, Sam.


Mais il faut toujours avancer.

Et puis une chasse, des vampires, un clou et bim ! Paradis. Tu le sais au premier coup d'œil, où tu es. Il n'y a que là-bas que tu l'as déjà ressentie, cette paix éternelle, cet apaisement de l'âme. Et puis Bobby est là, le Roadhouse est là. Ils sont tous là.


Merci, Jack.


Une famille entière qui t'attend, dans un univers encore plus grand. Dans un monde entier où tu es à ta place, avec les gens que tu aimes. Et Sam, Sam que tu espères heureux, qui te -vous- rejoindra un jour.

Il faut bien avancer, pas vrai ?

Un paradis presque parfait, donc. Tu conduis ta Baby, comme neuve, magnifique, étincelante, dans cet univers enchanteur, sur une route faite pour toi, une traversée de forêt créée pour toi.

Parfait. Presque.

Tout est presque parfait.


Merci, Dean.


Il y a un pont. Sur une rivière de galet. Tu t'arrêtes. Sors. L'air est pur. Le ciel est bleu, les oiseaux chantent. Paysage de carte postale. Tellement apaisant.

"Hello, Dean."

Tu te retournes. Il est là. Tu crois presque à un mirage. Mais même si c'était le cas ? Il s'avance et sourit.

"Ce n'est pas un rêve."

Comment pourrait-il en être autrement, alors ? Cas est là. C'est tout ce qui compte. Tu le sers dans tes bras aussi fort que tu peux. Ému. C'est sa chaleur et son odeur. C'est tout ce qui compte. Et toi, tu commences enfin à guérir.

"Je suis tellement heureux…"

Il y a peut-être une certaine gêne lorsque tu te dégages, peut-être évite-t-il un peu ton regard, peut-être te retiens-tu un peu dans l'expression de ta joie. Qu'importe ? Lui t'aime. Et toi, tu sais que cela change quelque chose pour toi, en toi. À sa mort, tu avais tout abandonné, tu avais éviter d'y penser. Voilà qu'ils reviennent en force, tous ces "et si…" et ces "peut-être … ?". Vous avez l'éternité pour y penser. Tu as l'éternité pour faire le tri.

Vivre.

Heureux.

Libre.

Avec Sam et Cas.

Il faut bien avancer. Mais toi, pour une fois, tu sais que tu peux t'arrêter.


Merci, Cas.


Aux acteurs et à toutes leurs équipes. Merci pour tout.