Disclaimer : Les personnages, les noms, les caractères et les lieux sont la propriété de J.K. Rowling, ceci par l'intermédiaire des Editions Bloomsbury © et de la compagnie Warner Bros ©. Seul l'intitulé de l'intrigue certains événements relatés et quelques personnages sont à moi.
Ecrit le 4 octobre 2007
Spoiler : Petit Spoiler T7
Ce texte pourrait être classé en drame/horreur/mystère. Bref, c'est loin d'être gai, vous êtes prévenus.
AMR : Déconseillé aux moins de 10 ans.
Mots : 600, pas un de plus, pas un de moins. (titre compris)
Résumé : Les Sinistros, on connaît leur nom, mais qui sont-ils ?
Sinistros
L a bataille finale venait de s'achever. La nuit tombait, masquant les horreurs Humaines au regard des étoiles. Du haut de la tour d'astronomie, Sybille Trelawney cherchait dans le ciel un signe annonçant un futur apocalyptique, mais les nuages vinrent contrarier son penchant masochiste. Pestant contre cette fatalité, elle allait quitter la plateforme, lorsque son regard fut attiré par des formes sombres s'approchant des corps restés en place sur la pelouse en contrebas. Elle plissa les yeux, pressa ses épaisses lunettes contre son nez d'un index en se penchant à la balustrade de pierre. Ses yeux déjà immenses s'agrandirent davantage sous l'effet de la peur, et elle se rua vers les escaliers qu'elle dévala en hurlant « Les Sinistros ! ».
Dans le parc dévasté, les corps inertes des Mangemorts gisaient dans l'attente d'une bonne âme qui viendrait peut être leur offrir une tombe descente. Les habitants du château étaient trop occupés à soigner leurs blessés, les Aurors à interroger et enfermer les adeptes de Voldemort encore en vie. A peine les avait-on couverts d'un drap, parfois à moitié arraché par le vent, les laissant ainsi à la vue de tous. De tous ou personne, puisqu'en réalité, aucune âme vivante ne restait en ce lieu. Pourtant, lorsque la nuit était tombée, des formes fantomatiques s'étaient approchées, traversant la pénombre, se penchant sur les corps, les touchant parfois. A peine avaient-elles levé la tête lorsqu'un cri avait retenti d'une des tours du Château, avant de reprendre leur sombre marche.
Un corbeau s'était envolé, surpris par le hurlement strident. Il survola le parc, les formes sombres immobiles accompagnées d'autres formes noires mouvantes, le Château. Il passa les limites de l'école, se lançant dans la campagne Ecossaise. Ici et là, ces mêmes ombres trottaient, seules ou en groupe, vers un but inconnu. Bientôt il atteignit Pré-Au-Lard, où les rues étaient presque envahies de ces fantômes. Ils exploraient méthodiquement chaque coin, certains pénétraient dans les maisons, dans les magasins. Aucun bruit, aucun son ne parvenait à l'oiseau. Inlassablement, ils poursuivaient leur chasse silencieuse. Le volatile s'éloigna du village, se dirigeant vers une vieille bicoque délabrée qui se tenait à l'écart. Il se posa à son sommet branlant, observant à quelques mètres sous lui la danse macabre de la meute.
A l'intérieur de la Cabane Hurlante, Severus Rogue agonisait depuis des heures. Presque vidé de son sang, un sortilège lui permettait de stagner entre vie et mort, espérant une aide qui ne viendrait sans doute jamais. Le sol de bois vermoulu craqua, quelqu'un avait-il entendu ses appels muets ? Un souffle rauque, animal, s'approchait, faisant remonter en lui le souvenir atroce d'un loup Garou, d'une farce d'enfants inconscients... Son cri mourut à ses lèvres, avant même de naître. Les halètements bestiaux se firent plus pressants, il se senti bousculé, une haleine chaude effleurant son visage. Lorsqu'il entrouvrit péniblement ses yeux brûlants, son regard croisa celui de la bête, ses pupilles noires noyées dans un océan de glace... Avait-il fait un geste, avait-il reculé ? Sans doute ne l'avait-il que rêvé, alors que le Sinistros serrait sa gorge déjà meurtrie entre ses mâchoires d'acier.
Sur tous les champs de batailles, les Sinistros imposent leur loi, celle du charognard. Renaissant à chaque guerre, émergeant de la terre, ils partent en quête de corps abandonnés, d'agonisants oubliés, se repaissant d'âmes torturées. Ils font ripaille, célèbrent la folie meurtrière de ces Hommes si supérieurs. Pour eux, pas de Marque, pas de race, pas de rang. Tous unis dans le sang et la chair ! Les Sorciers les prétendent annonceurs de mort, mais s'ils en ont si peur, c'est sans doute parce que les Sinistros les poussent à regarder en face le résultat inutile de leur stupide futilité.
Et maintenant on clique sur le petit "go" en bas à gauche. Sinon je vous envoie les Sinistros : )
