La triste addiction de Severus Rogue.
Disclaimer
: Les personnages, les noms, les caractères et les lieux sont
la propriété de J.K. Rowling, ceci par l'intermédiaire
des Editions Bloomsbury © et de la compagnie Warner Bros ©.
Seuls l'intitulé de l'intrigue et les événements
relatés sont à moi.
Spoiler :
non
AMR : - 10 (langage imagé,
quelques vulgarités gentilles)
Genre :
Humour, parodie
Résumé : Mais
que fait donc Severus dans le grand lac en pleine nuit ?
Date
: 29 octobre
Avec les mots imposés
par cinnamon (sur :Lac, soie, rêve, évasion,
oreiller.
Severus Rogue émergea de son rêveen hurlant. Il se redressa contre son oreiller, le souffle court. Il en avait encore rêvé, aïe. Il descendit de son lit brusquement, et se rua dans la salle de bain. Il s'aspergea abondamment le visage d'eau fraîche, espérant enlever de son esprit la vision tant crainte.
Cela faisait une semaine que ses rêves n'avaient pas été troublés. Jamais il n'avait eu autant de répit. C'était trop beau pour être vrai, par les caleçons de soie de Merlin ! Il s'appuya au lavabo, les mains tremblantes.
- Merde ! Merde ! Merde ! Hurla-t-il, d'une voie douce digne d'une harpie en rut.
D'un pas
chancelant, il repassa dans sa chambre, et alla à l'une de ses
hautes fenêtres. Juste sous ses yeux, le grand lac le narguait
de toute sa noirceur. Il posa contre la vitre froide son front moite
de sueur. Il soupira, une fois, deux fois, puis son souffle se
transforma en un râle de souffrance.
Non ! Pas ce soir,
pitié ! Il ferma les yeux, comme si cela pouvait reculer
l'inévitable !
Il fit brusquement demi-tour, et passa une
cape par-dessus son caleçon gris orné de petits
chaudrons roses, offert par Albus. Le vieux fou s'était sans
doute imaginé qu'il égaierait la vie de son professeur
de potions... Severus était quant à lui persuadé
qu'il s'agissait d'un nouveau signe de la démence du
Directeur. Donc, comme je le disais, Severus, une fois sa cape serrée
autour de lui, traversa les couloirs déserts du château.
Il sortit, et se dirigea vers l'immense étendue sombre et
glacée. Il détestait l'hiver. L'eau était
toujours trop froide dans ce pays de toute façon. Il s'arrêta
juste au bord, et arracha sa cape d'une main. Il trempa un orteil
dans l'onde, et le ressortit aussitôt, en réprimant un
frisson.
- Pitié, faites que Face-de-serpent m'appelle !
Mais ce bon vieux Voldy devait dormir à cette heure. Ce
n'est pas parce qu'on est le pire mage noir que le monde ait connu
que l'on ne se repose jamais.
Ses prières restant sans
réponse, il conjura les roubignoles de Merlin, et pénétra
dans le lac, avec force " Iiiih c'est froid !"
Lorsque
l'eau lui arriva à la taille (et avait accessoirement brisé
tous ses rêves de descendance) il plongea résolument.
Il
nagea longtemps, remontant régulièrement à la
surface, observant les alentours. Enfin, il vit ce qu'il cherchait.
Là, devant lui, s'étalait l'imposante forme du calmar
géant. Il s'approcha rapidement, et le céphalopode le
salua de son habituel ronronnement humide.
- Rrrrrooooonnn gloup !
Il attrapa Severus avec deux tentacules, et plongea. Ils se
dirigèrent vers le village des sirènes, qui elles aussi
étaient tranquillement dans les bras de Morphée. Le
calmar cogna brutalement à l'une des portes verdâtres.
Une sirène mâle sortit, les yeux ensommeillés,
et l'air passablement irrité. En fait, il était
totalement furax, et hurla une longue phrase dont Severus ne parvint
à entendre que quelques bribes. Il était question de
briser quelque chose, d'heure, de comportement inacceptable. Le
calmar le menaça d'un tentacule, et la sirène rentra
chez elles quelques instants, et ressortit avec une boite carrée
rougeâtre. Il alla la déposer au milieu de la grande
place, et appuya sur un bouton. Une douce mélodie s'éleva
alors, et le calmar saisit les mains de Severus entre deux tentacules
gluants. Alors qu'ils commençaient à valser, la sirène
s'éloigna, tapotant son crâne d'un index. Orné de
son sortilège de Têtenbulle, Severus tournoyait
gaiement, accompagné des roucoulements de la bête. Dans
ces moments là, il oubliait tout. Le Directeur, les bonbons au
citron, Voldemort, Potter... Une réelle évasion, même
s'il rechignait toujours à se l'avouer.
Après un temps
indéterminé, la musique s'arrêta. Le calmar
roucoula encore, plus tristement cette fois. Il serra Severus entre
ses longs bras caoutchouteux et s'éloigna du village.
Lorsqu'il atteignit la rive, il le déposa doucement sur la
terre ferme. Après un salut - main contre tentacule - l'animal
replongea. Severus resta encore quelques instants à admirer la
surface limpide du lac. Puis il se décida à rentrer, en
remarquant la stalactite qui lui pendait au bout du nez. Il chercha
des yeux sa cape, mais il se rendit compte qu'elle était bien
loin de lui, à l'opposé, même.
- Bestiole stupide ! grogna-t-il, avec cependant une pointe d'amusement.
Après avoir récupéré sa cape et regagné ses quartiers, il retourna à la salle de bain, et s'observa dans le miroir. Il était gluant des pieds à la tête. Il savait que ses cheveux resteraient désespérément gras pendant une bonne semaine après avoir été aussi près de son ami muqueux. Il soupira, et après avoir ôté le plus gros, retourna se coucher, le sourire aux lèvres.
RAR : Futile opéra : Ca doit ca, oui, c'est destructuré. Je vais voir si je modifie ou pas. J'ai trouvé la vie du choixpeau flippante, à travers les 7 tomes, donc je suis contente que cette fic fasse le même effet :)
Voila la suite en tout cas, avec un peu plus de légèreté !
Si quelqu'un à une collaboration du même type à me proposer (une liste de mots obligatoires par exemple) j'examinerai toute candidature (non) serieuse :)
