!Attention, ce chapitre contient de la violence, un passage à tabac d'une petite fille!
Elle était dehors devant le petit portail de leur cottage, jouant avec des fleurs. Par sa pensée, elle les faisait s'ouvrir et se fermer. Ô combien elle était heureuse, la veille encore sa mère Kendra émit l'inquiétude que sa seule et unique fille soit une cracmol. Elle était tellement fière de pouvoir utiliser la magie comme ses parents, et son grand frère Albus qui était à Poudlard, elle s'imaginait déjà arpenter les longs couloirs, escaliers magiques, et autres salles de classes qu'il lui avait décrite dans ses rares lettres, combien même le directeur Black avait l'air sévère et injuste envers ses élèves.
La petite fille était tellement absorbé par son bonheur, et l'imagination débordante dont elle faisait preuve en pensant à Poudlard et à ses frères, qu'elle ne se rendit compte que trois jeunes moldus d'une quinzaine d'années l'observaient tapis derrière une haie.
-Hé regardez cette sauvageonne ce qu'elle fait ! Héla l'un des moldu, probablement le meneur du groupe.
- C'est pas naturel ni très chrétien ! renchérit le second.
- Recommence pour voir ! ajouta le troisième.
Ariana, pris de court, se mit à vouloir rentrer, mais l'un des moldu plus rapide qu'elle l'a pris par le bras et la tira derrière la haie du champ voisin. Elle eut beau appeler à l'aide, sa maman était avec son grand frère Abelforth en train de nourrir les chèvres, et son papa était déjà parti travailler au Ministère.
- Alors, petite sorcière que faisais-tu avec ces fleurs ? Montre-nous !
- Moi ? Ariana leva les yeux vers les trois moldus qui l'encerclaient, le regard bleu hérité de son père apeuré, tandis que les moldus se firent plus menaçant. Je n'ai rien fait, s'il vous plaît lâchez moi, supplia la petite fille aux cheveux auburn.
Le plus grand et costaud des moldus ricana en se faisant plus menaçant. – Si tu veux qu'on te laisse, montre-nous ce que tu faisais, et on te laissera rentrer chez toi petit monstre ! dit-t-il d'une voix soyeuse mais néanmoins glaçante.
La petite Ariana n'ayant d'autre solution, malgré le fait que ses parents lui aient inculqué la loi du Secret depuis son plus jeune âge, accepta de faire une démonstration de ses capacités magiques. Elle cueilli avec douceur une marguerite et en pensant très fort à Poudlard, et ses frères, elle fit bouger doucement les pétales de la fleur, jusqu'à les refermer complètement avant de les rouvrir à nouveau.
-Monstre ! Cria l'un des moldus, rapidement suivi des deux autres, tu n'es qu'un monstre, on devrait te livrer à la foire la plus proche ! Tu es anormal !
-Je ne suis pas un monstre, pleura Ariana, je suis une petite fille qui aime ses frères !
-Eux aussi sont des monstres alors, nous devons vous empêcher de nuire aux gens normaux, en commençant par toi petit monstre !
Et les trois moldus se mirent à molester la petite fille, la frappant alors qu'elle se mettait en boule, hurlant de douleur, demandant pitié à ses agresseurs.
- Monstre ! Repris le meneur, ne vois-tu pas que ce que tu fais c'est le Mal, ce n'est pas normal, tu n'es pas normal !
- Arrêtez, supplia au bord de l'inconscient la petite Ariana.
- Jure que tu ne feras plus jamais ça, demanda l'un des voyous entre deux coups.
- Je le jure, j'ai compris la magie c'est mal, plus jamais mais je vous en supplie arrêtez ! furent les derniers mots d'Ariana avant de sombrer dans l'inconscience.
Ariana se réveilla en sursaut cette nuit-là, la discussion avec son frère Albus vis-à-vis de son petit Harry lui a fait revenir en mémoire ce terrible événement de son enfance, alors qu'elle n'avait pas sept ans. Elle mieux que quiconque sait ce que peut faire comme ravage des moldus anti-magie sur un jeune enfant, et alors qu'elle ne souhaiterait pas ça à son pire ennemi, elle ferait tout ce qu'elle peut pour l'éviter à son Harry. Elle sait aussi que si son père n'avait pas miraculeusement transplané au moment ou elle sombrait dans l'inconscience, car il avait oublié des documents, elle serait probablement morte. Elle regrette seulement que son père est du mourir à Azkaban pour la protéger à cause de son état, et encore aujourd'hui ce regret continue de lui peser. Non, elle ne pourrait jamais laisser ça arriver à son arrière-petit-fils se dit-elle.
-Pétunia, devons-nous absolument le garder ? Demanda l'homme corpulent à son épouse, car oui Vernon Dursley, était un homme sans cœur, en surpoids et presque pas de cou avec une petite moustache.
-Vernon, le chef de leur… bande, m'a laissé une lettre… Ma sœur est morte pour le protéger, si nous l'abandonnons il risque de mourir… et que penseront les voisins si ces monstres débarquent devant notre porte pour nous demander des comptes ?
On pouvait presque distinguer les rouages au-dessus de la tête de Vernon Dursley, alors qu'il réfléchissait furieusement à la meilleure chose à faire. Quand il eut épousé Pétunia Evans, c'était à la condition de ne jamais être mêler a des gens aussi anormales que sa belle-sœur Lily, or son futur bon à rien de neveu avait été déposé sur le pas de la porte par des gens foutres qui n'avaient aucune considération pour des gens normaux et totalement respectable de la société. Il fut tiré de ses réflexions par son fils Dudley, qui comme son père savait ce qu'il voulait, en l'occurrence de la crème glacé pour son petit déjeuner.
-Que fait-il Pétunia ? Demanda Vernon.
-Il dort là.
-Mets le dans le placard sous l'escalier, ton amie Yvonne doit passer dans la journée, je refuse qu'elle voie ce rebut de la société, je pars travailler, nous verrons tout cela à mon retour.
Pétunia, pas spécialement soumise à son mari, s'exécuta sans faire d'histoire, après tout, Vernon avait mis le doigt dessus, Rebut, voilà ce qu'il était, une charge supplémentaire, le dernier des coups tordu de sa chère et tendre parfaite petite sœur. Il en avait même les yeux… Ses yeux.
