-Ariana, coupa Minerva, Albus reste à ce jour mon directeur, mon mentor, et mon ami, je ne pouvais aller contre sa volonté.
- Minnie, ma chère, il n'en reste pas moins un vieux débris sénile à ce niveau-là, bon sang, tu connais pourtant mon histoire, tu es une des rares à connaître la véritable lignée des Potter, tant ses ramifications avec la famille Dumbledore, qu'avec les lubies d'Albus, et son cher ancien meilleur ami Gellert.
Arianna savait qu'elle frappait fort, et de manière déloyale, mais Minerva, malgré toute la proximité amicale avec Albus n'avait jamais eu à souffrir, directement ou indirectement des manigances de son frère.
Elle était là, assise dans un coin de la cuisine, enfermé dans son mutisme alors que le ton montait entre les trois hommes dans la pièce d'à côté, son frère Albus ainsi que son ami, étaient partis dans une machination de domination des moldus, tandis qu'Abelforth continuait de marmonner dans sa barbe naissante des noms d'oiseaux envers les deux mégalos qu'étaient Albus et son ami. Cela a bien continué pendant plusieurs minutes avant qu'elle entende son nom dans la conversation. Albus, et surtout Gellert, son ami, semblait penser qu'étant donné sa magie était instable, elle était elle-même diminué mentalement, or il n'en était rien, son intellect, et sa logique étaient parfaitement fonctionnelles.
-Non Gellert, c'était la voix de son frère Albus, Ariana est ma sœur, et il est hors de question que je te laisse te servir d'elle comme d'un vulgaire Inféri !
-Albus, voyons, elle a un tel potentiel en elle, ne vois-tu donc pas, au vu de sa situation, elle n'aurait jamais dû survivre aussi longtemps, et tu sais que sa magie continuera à vouloir sortir d'elle, tu sais qu'elle finira par exploser, autant qu'elle nous aide au Plus Grand Bien des Sorciers.
-Albus ! renchérit son frère Abelforth, comment laisses-tu cet individu sans scrupule, ce chercheur de mythe et de relique, ce mégalomane en puissance, parler de notre sœur ainsi, mère et père ont sacrifié leur vie pour qu'elle puisse rester auprès de nous ! Mais toi tu t'en moques n'est-ce pas, tu rêves de pouvoir, de puissance et de domination ! Crois-tu que les gens avec qui tu corresponds par hiboux ont la même vision que toi et ton damné Grindelwald ? Et toi, ajouta-t-il à l'intention de Gellert, crois-tu que ta chère tante serait heureuse de voir ce que son précieux surdoué de neveu pense du monde qui l'entoure ?
- Albus a changé depuis, renchérit Minerva, il n'a que le meilleur pour son arrière petit neveu à cœur. Minerva continua ainsi pendant plusieurs minutes à tenter de rassurer Arianna, perdu dans ses souvenirs. La cadette des Dumbledore sortit d'un coup de sa torpeur en entendant Minerva parler du bien d'Harry
-Le bien D'Harry, son plus grand bien ?! Non Minerva McGonagall, Albus est mon frère, je l'aime, mais n'ose pas m'entraîner là-dedans, la dernière fois que quelqu'un à prononcé ces mots devant moi à la place de mon frère, j'ai failli mourir et ce cher Gellert… Il suffit. Tu vas me dire immédiatement où est le petit Harry… Arianna s'arrêta, comme un léger halo de fumée noir l'entourant. Ne me fais pas perdre le contrôle.
Minerva, qui au demeurant n'avait jamais vu Arianna dans une telle colère, tenta d'apaiser à nouveau la potentielle furie devant elle, espérant gagner du temps.
-Ariana, tu sais que j'aimerais, laisse-moi au moins en discuter avec Alb…
-Maintenant Minerva du clan des McGonagall ! Tonna Arianna dans un état second. Une magie brute, glaçante semblait se répandre dans la pièce, pas insidieusement comme un détraqueur, mais de manière violente et exponentielle. La professeure de métamorphose gela sur place, n'ayant jamais vu une telle manifestation de magie. Ariana eut l'air de reprendre conscience d'elle-même et se calma.
- Minerva… souffla-t-elle, excuse-moi…
- Qu'est-ce que c'était que ça ? Demanda timidement une Minerva sous le choc. Ariana garda le silence, regardant son amie avec des yeux suppliant, dis-moi ou est Harry s'il te plait. Je m'abstiendrais de l'en sortir, pour l'instant pensa-t-elle, je veux juste vérifier qu'il va bien.
-Cornedrue, qu'as-tu mis dans mon Whisk… Ainsi s'est éveillé Sirius Orion Black dans un endroit totalement inconnu.
Réveillé Black ? Bien, ça me permet d'éviter de te secouer pour t'annoncer ton invitation à Azkaban…. Attend ?! Azkaban ? C'est une bl… et voici que Les deux derniers jours revinrent en tête à Sirius, James Lily Harry, Queudver le traitre… Attend dit-il, je veux un procès et du véritaserum, je suis innoc… - Ta gueule Black, dit le préposé aux cellules, tu as fini par trouver ta vraie place. Ton transfert est pour demain.
-Et mon procès ? j'ai le droit à un procès. On put lire un dernier espoir du maraudeur dans ses yeux, et le préposé souri sardoniquement. L'homme s'avança dans la lumière révélant de belles robes de soie d'acromentules et une longue chevelure blonde presque blanche.
- Aucun investissement de la famille Malefoy fut meilleur que celui-ci. Il me permet d'éviter d'être assis à ta place, et de t'y mettre, la famille Black sera à moi.
Sirius Black vaincu s'effondra sur le sol glacial et humide de sa cellule au fond du ministère, espérant que tout ceci n'est qu'un mauvais rêve alors que Lucius tourna les talons le laissant dans la misère d'un homme qui a tout perdu.
Malefoy s'en était assuré auprès du ministre Bagnold, via cet idiot de Fudge du Département de la Justice Magique, que Black resterait au secret, l'annonce faite aux journalistes étaient que le traitre des Potter avait été interpellé et qu'il représentait une trop grande menace pour être juger en public. Croupton, qui avait au début émit des réserves déclarant qu'un jugement en public devait servir d'exemple s'était retrouvé enlisé dans les affaires judiciaires de junior co-accusé de la torture des Londubat.
-Abe ! ABE ! Ou es-tu ? C'est moi Ariana. Le pub que tenait son frère était comme à son habitude, sombre, et à la limite de l'insalubrité, voulu par la clientèle qui s'y retrouvait.
- Que puis-je pour toi ma chère sœur ? Abelforth Dumbledore, sortant de l'arrière sale avec des verres qu'on ne saurait juger de leur qualité de lavage, regarda sa petite sœur bouleversée et d'un regard las l'invita à s'assoir à la table la plus proche.
- J'ai besoin de toi, j'ai failli perde le contrôle aujourd'hui.
- Albus ?
On dit qu'un regard vaux mille mots, entre frère et sœur, cela vaux une vie de débat centré sur leur ainé.
-Oui mais malheureusement ce n'est pas une de ses lubies, ou conseil concernant ma santé. Il s'agit de notre héritier, mon arrière-petit-fils, Harry. Et Albus a su mettre Minerva dans le coup, sans parler d'Hagrid, et je ne sais combien d'autre de son club du pigeon flamboyant.
-Tu aimes ce phénix encore plus qu'Albus, mais pas l'ordre dirait-on ? Ariana acquiesça, remarquant la veine tentative pour tenter de la calmer. -Ecoute Abe, Albie pense que Sirius les a trahis, ce que je me refuse à croire, et toi plus que quiconque dans cette famille a vu la relation qu'il entretenait avec James, profitant de sa parenté avec toi pour se cacher ici même pendant certains cours. Penses-tu sincèrement qu'un animagus chien peut trahir, que Sirius peut rallier les idées d'un autre temps de sa décadente famille. Arianna pouvait avoir le verbe haut et la rancœur tenace, et rancœur elle tenait face aux Black, Walburga, et Bellatrix n'ayant fait qu'ajouter leur pierre à l'édifice. Abe, repris Ariana, pour le moment personne ne sait ou est Sirius, et ce n'est pas le plus urgent, il devra probablement se justifier auprès du Magemagot avant de pouvoir revendiquer la tutelle du petit. Dans l'immédiat nous devons nous assurer qu'il va bien. J'aurais aimé le prendre moi-même directement, mais mes mains sont liées. Albus l'a placé avec la sœur de Lily, qui nous hait. A cela Abe écarquilla les yeux commençant à entrevoir les répercussions pour le petit, et la santé de sa sœur. Laisse-moi finir Abe, continua-t-elle. Je ne peux pas le prendre moi-même pour plusieurs raisons, légalement chez les moldus c'est son plus proche parent, et je ne suis légalement pas inscrite sur leur registre, et pour eux 94 ans c'est un âge miraculeux. Ensuite, mon affliction fait que je ne peux être constamment aux côtés d'un gamin, quelque soit l'amour que je lui porte, j'ai pu élever mon fils avec mon mari bien aimé, et votre aide à toi Albie, Minnie etc… seulement j'ai plus le même âge et même si mon contrôle n'a jamais été aussi précis, je reste un danger étant seule avec un petit, j'en ai conscience. J'ai tenté de bluffer Albus en lui disant que j'allais le prendre moi-même, mais je pensais que cela serait temporaire, le temps pour Sirius de reprendre ses esprits. Et Albie l'a bien compris. Je ne pense pas qu'il est de mauvaises intentions, ou même des plans sur le si long terme, je pense simplement qu'il a voulu me surprotéger, et qu'il a fait au plus simple. Au lieu de faire ce qui est juste… Ariana s'accorda une pause pour boire un peu d'eau.
-Qu'attends tu de moi petite sœur ?
-J'attends que tu m'accompagnes chez les moldus, j'ai pu convaincre Minerva de me dire ou Harry était, sache qu'elle a vu les signes avant-coureurs et que j'ai pu balayer ça sous le tapis. Comme je te le dis mon contrôle est précis, mais mes émotions sont plus compliquées à gérer. Dans ces conditions, aller seule aux devant de ces charmants moldus serait trop risqué. Je ne sais pas ce qui ne nous attend ni comment nous allons retrouver le petit. Je souhaite aussi que tu puisses envoyer un patronus à Rémus Lupin, qu'il vienne avec nous, après tout c'est aujourd'hui ce qu'Harry à le plus proche d'un oncle.
-Le loup garou ? Abe demanda vivement, le dégout inscrit sur son visage.
-Comment oses-tu ? As-tu vu ta clientèle, certains de tes amis, Remus est un grand sorcier qui pourrait devenir un sage un érudit, un professeur, un briseur de sort, mais parce qu'il a un souci une fois par mois on l'ostracise… Comme moi il y a si longtemps, finit-elle dans un registre de tristesse mélangé à de la déception.
-Ariana, repris Abe, je ne voulais pas…
-Envoie ce patronus et n'en parlons plus.
Remus Lupin n'était pas un homme heureux, il y a trois jours il était confortablement installé dans un canapé lui-même dans un charmant cottage de Godric's Hollow, entouré de ses trois frères, la femme de l'un d'entre eux et la lumière de leur vie, son petit chiot Harry poursuivant le chat à travers le salon sur le balai jouet, cadeau empoisonné de son cher parrain l'infâme Patmol. Infame, était alors un surnom ironique renvoyant à son humour et ses blagues, pas toujours de bon gout, mais qui contrastait avec un honneur une loyauté à toute épreuve. Seulement, ils avaient tous était trahis par cet… infâme Black. Peter serait mort selon les aurors, de sa main, James et Lily de celle de Voldemort, et Harry, disparu on ne sait où, mais au moins protégé selon Albus. Remus était un homme aussi, donc il a trouvé son réconfort au fond d'une bouteille d'alcool moldu acheté à la sauvette au coin d'une rue. Il était en train de se laisser sombrer quand un halo blanc, brillant, en forme de bouc le rappela à l'ordre. « La doyenne des Potter, ma sœur Ariana te demande à la Tête de Sanglier, fais vite. » Remus se remit sur ses pieds tant bien que mal, et pris la cheminette, espérant qu'Abelforth avait encore du stock de sa potion anti-gueule de bois miraculeuse.
Me revoilà après deux ans :) suite à une perte de données informatiques, j'avais perdu l'envie de réécrire cette histoire, mais au final elle a continué de grandir dans ma tête, donc j'ai repris!
