Titre : School days
Résumé : que ce serait-il passé si la moitié des chevaliers avait été des femmes ? Et qu'ils étaient des adolescents normaux, avec une vie de lycéens tout ce qu'il y a de plus banal ? Parce qu'ils ont quand même une réputation de petits lapins, les chevaliers. Ce qui peut conduire à certains...accidents.
À prendre avec humour
disclaimer : vous les estimez à combien, vous, les droits sur Saint Seiya ? Parce que Kurumada pourrait se faire un petit pactole, si vous voulez mon avis
Pour me faire pardonner mon retard sur Si nous pouvions revenir à ce jour, et vous faire patienter jusqu'à la sortie du chapitre 2 de The Little Mermaid. Promis, il arrive bientôt !
- Gabi ! Gabi putain sort de là !
L'adolescente aux cheveux verts donna un dernier coup de poing sur la pauvre porte de la cabine des WC du lycée avant de tourner la tête vers les huit autres lycéennes présentes.
- Pff c'est mort, elle sortira jamais.
- En même temps, vu ta délicatesse Shina, cela ne m'étonne guère.
La dénommée Shina assassina du regard la jeune fille blonde qui venait de prononcer ces mots.
- Si t'as une meilleure idée Shaka, je t'en prie, vas-y.
- Peut-être qu'en escaladant la cloison...commença une adolescente aux courts cheveux noirs typée espagnole répondant au nom de Shura(1).
- Et prendre le risque de boucher une autre cabine ? s'insurgea une élève de seconde aux immenses cheveux violets.
- Saori, il n'y a que nous ici pour l'instant(2), murmura une autre jeune fille aux doux cheveux verts et regard de la même couleur.
- Ouais, et puisqu'on a plus que cette solution... Hé, Gabrielle ! Sors immédiatement ou j'escalade le mur pour venir te rejoindre !
Mais malgré la menace de l'italienne, la porte demeura obstinément close.
- Tu l'auras voul...
L'élève de terminal fut interrompue par la sonnerie, indiquant que la récréation était terminée.
- On devrait y aller, fit une rouquine en posant sa main sur l'épaule de sa meilleure amie. On va être en retard sinon.
- Peut-être que rester seule lui feras du bien, argumenta Mû, élève d'origine tibétaine aux cheveux lilas et également en terminale.
- Ce qui lui arrive n'est pas facile, dit Shunreï, une chinoise de seconde, en baissant les yeux.
La rousse prit la place de Shina devant la porte et toqua.
- Gabi ? C'est Marine. On va en cours, et on te rejoins dans une heure pour manger. Je dirai au prof que tu n'étais pas bien, et je te promets qu'on ne dira rien au garçons. Profites-en pour te calmer un peu et retrouver tes esprits.
Marine s'éloigna des cabines et fit signe aux autres de la suivre. Les adolescentes quittèrent donc les toilettes pour se diriger vers leurs salles de cours, laissant là leur amie et ses pensées troubles.
Néanmoins, après quelques minutes, la porte s'ouvrit pour faire place à une élève de terminale, ses longs cheveux bleus/verts impeccablement coiffés, sa peau d'un blanc presque pâle et ses yeux légèrement rougis. Son regard bleu glacé s'arrêta sur la dernière occupante des lieux, à savoir une adolescente de dix-sept ans aux boucles turquoises et maquillage intensif.
- Aphrodite ?
- Ah, tu t'es enfin décidée à sortir !
Gabrielle fronça les sourcils. Sa meilleure amie n'était-elle pas censée être en partie en cours avec les autres ?
- Qu'est-ce que tu fais là ?
- C'est évident non ? Je sèche les cours avec toi. Enfin quand j'y pense, Gabrielle Camus, sécher un cours, je crois que j'ai jamais vu ça.
- Si tu es restée pour te moquer de moi, tu peux repartir.
Gabrielle passa sans un mot devant son amie, qui ne l'entendait pas de cette oreille. Aphrodite attrapa fermement l'avant-bras de l'adolescente aux cheveux bleus/verts en l'emmena d'un pas décidé au dernier étage du bâtiment, un endroit peu fréquenté et parfait pour les confidences. Une fois arrivées à destination, celle au regard turquoise assis autoritairement Gabrielle à ses côtés, pour ensuite planter ses yeux dans les siens.
- Comment tu te sens ?
Sa meilleure amie haussa un sourcil à cette question.
- J'ai l'air d'aller bien ? finit-elle par articuler.
- Tu sais, c'est pas si grave, tenta de relativiser Aphrodite. T'as pas eu tes règles pendant cinq mois et tu t'en ai pas rendu compte, plongée comme tu es dans tes études, les capotes de Milo ont craquées une ou deux fois, tu ne prenais pas la pilule et le test de grossesse que Shunreï t'as donné – pourquoi en avait-elle un d'ailleurs ? - c'est révélé positif, mais ça ne veut pas forcément dire que tu es enceinte.
Gabrielle posa un regard peu convaincu sur son amie et ramena ses genoux contre elle avant d'y poser sa tête.
- C'est gentil d'essayer de me réconforter Aph', mais ça ne sert à rien de se voiler la face. Je vais avoir un bébé.
- Tu peux toujours avorter si tu veux.
- À cinq mois ? Impossible. En plus ma famille n'est pas franchement pour l'avortement. Et mes parents m'avaient prévenus : « Gabrielle, si tu tombes enceinte, même involontairement, tu assumes. On t'aideras, mais Milo et toi devez assumer ce que vous faites ensemble. »
- Bof, moi tu sais, depuis que je suis avec Angelo j'ai avorté deux fois.
- Correction : tu as fait une fausse couche et tu as eu recourt à l'avortement une fois.
Aphrodite chassa ces paroles d'un revers de la main.
- Détails ma chère, détails. Mais c'est vrai que vous êtes de vrais petits lapins, hihihi.
- Ce n'est pas drôle. Et puis si nous on est des lapins, qu'est-ce que vous êtes, toi et Angelo ?
Aphrodite passa son bras autour des épaules de Gabrielle et l'attira vers elle.
- Aller, fais pas cette tête, moi je suis sûre que ça va super bien se passer. Tu va avoir ta famille, tes amis pour te soutenir. Et Milo bien sûr. Je suis persuadée qu'il sera très heureux. Tu vas lui en parler rapidement, hein Gab ?
- Oui...
Les deux amis restèrent un moment comme ça, puis celle qui était d'origine française finit par dire :
- Je me sens vraiment fatiguée. Tu veux pas m'accompagner à l'infirmerie ?
- Y a pas d'infirmière aujourd'hui. Je vais t'emmener en vie scolaire pour qu'ils t'ouvrent la salle de repos.
La suédoise aida l'adolescente porteuse de vie scorpionnesque (aphrodite avait vraiment hâte de voir la réaction de Milo d'ailleurs) à se relever, et la guida jusqu'à l'antre des surveillants, qui laissèrent bien volontiers Gabrielle accéder aux lits de repos.
- Il te faut un mot d'excuses pour retourner en classe, Aphrodite ? demanda Moses, le pion qui les avait conduites jusqu'à la salle.
Réalisant qu'elle n'avait aucune excuses pour son retard et que le surveillant comptait la renvoyer en classe, elle se dépêcha d'acquiescer. Et une fois le papier en main, l'adolescente monta bien vite les marches jusqu'à son cours de littérature, où elle frappa plus qu'elle ne toqua à la porte. Elle n'attendit d'ailleurs pas l'assentiment de son professeur avant d'entrer.
- Bonjour, bonjour !
- Tiens, Aphrodite, fit monsieur Aries, professeur aux cheveux verts et également père de son amie Mû, qui n'était malheureusement pas dans sa classe cette année. Enfin elle avait déjà la chance d'être avec sa meilleure ainsi que Shina et Marine, et bien sûr que Saga, Milo et Aiolia. Il ne fallait pas trop en demander quand même.
- Quelle excuse nous apportes-tu pour ton retard, cette fois-ci ?
La classe gloussa aux rappels des nombreux problèmes de ponctualité de leur camarade, qui ne sembla pas s'en soucier plus que ça.
- J'ai un mot d'excuse, fit fièrement Aphrodite. J'accompagnais Gabi à l'infirmerie.
Shion Ariès prit le billet des mains vernis de l'adolescente et lui fit signe d'aller à sa place.
En chemin, elle fut interpellée par Milo, qui avait une expression inquiète sur son visage.
- Elle va bien ma Gabi ?
- T'inquiète, tout est opérationnel !
Le jeune homme fronça les sourcils mais n'insista pas.
Au bout d'une demi-heure, la cloche sonna la fin des cours et la pause déjeuné pour certains. Et se réunirent devant les casiers qui jouxtaient la cantine un groupe bien connu de tous, composé de la sanguine Shina et de son gros nounours de petit ami, Aldébaran, de la sévère mais juste Marine et de son propre matou Aiolia, de la surexcitée Aphrodite et son beau rital Angelo, de la gentille Mû accompagnée de son dévoué Saga, du jumeau de celui-ci, Kanon, du meilleur ami de Saga Aioros et de sa petite amie l'Andalouse Shura, de la blonde Shaka ainsi que de son « phénix » Ikki, un élève de première ainsi que de sa propre petite sœur, Shun, qui sortait avec Hyoga, le cousin de Gabrielle. Il y avait aussi les deux meilleurs amis de ce dernier, Shiryu qui était avec Shunreï et Seiya avec Saori. Et bien sûr il y avait Milo, meilleur ami de Kanon et Aiolia et petit ami de Gabrielle, et très inquiet de ne pas voir cette dernière.
- Les filles, faut qu'je passe aux toilettes, fit soudain Aphrodite en levant le nez de son téléphone. Vous venez ? Les gars vous nous gardez une place dans la queue de la cantine.
- Pourquoi les filles ça a toujours besoin d'aller en groupe aux toilettes ? râla Seiya. Vous pouvez pas vous essuyer seules ou quoi ?
Mais il n'avait pas eu le temps de terminer sa phrase qu'elles étaient déjà toutes parties en gloussant vers les petits coins.
Mais ce que Seiya ne savait pas, c'était que c'était là que Gabrielle avait donné rendez-vous à Aphrodite et leurs amies. Aussi ne fut-elle absolument pas surprise de voir débarquer neuf adolescentes en furie dans des lieus aussi communs que des WC.
- Oh, Gabi, tu es enfin sortit ! s'exclama Shunreï. Tu vas mieux ?
Cette dernière hocha la tête.
- Vous n'avez rien dit à Milo ?
- Bien sûr que non, fit Shina. Tu vas pouvoir lui annoncer toi-même.
- Merci.
- Bon, si quelqu'un a vraiment besoin de passer aux toilettes, fit Aphrodite, c'est maintenant.
Shaka et Saori se détachèrent du groupe pour entrer dans les cabines, et les huit jeunes filles restantes se mirent à blablater entre elles. Quelques minutes plus tard, les dix adolescentes rejoignirent leurs amis qui avaient bien gentiment réservés une place dans la bataille qu'était la queue pour aller à la cantine. Étant donné la qualité de la nourriture, Aphrodite se demandait encore pourquoi il y avait autant de monde.
Dès qu'il vit Gabrielle, Milo vint la serrer dans ses bras. Il ne l'avait pas vue de la journée, leurs horaires matinaux ne correspondants pas, et sa petite amie ayant fait un rapide passage dans la salle de repos.
- Mon flocon de neige, souffla le grec dans les cheveux de Gabrielle. Dite m'a dit que tu n'étais pas bien ce matin, comment vas-tu ? Tu te sens mieux ?
- Ça va mieux, Milo, répondit l'intéressée. J'étais juste fatiguée.
Le dénommé Milo déposa un baiser sur le nez de sa copine et lui prit la main, avançant tranquillement vers la badgeuse, et s'armant de sa redoutable carte de cantine.
Comme d'habitude, le menu proposé était infect : pommes de terre prétendues « à la vapeur », mais sèche et horriblement dures, accompagnées de choux qui de loin ressemblaient à des brocolis, ou à du persils selon Kanon, le tout servis avec une escalope de dinde brûlante sur les bords et encore surgelée à l'intérieure (tout ceci est véridique et a déjà été vécu).
- Quand même, six euros pour un bout de pain, c'est chers payé, marmonna Aphrodite en prenant place aux côtés de sa meilleure amie et de son copain, et ayant vue sur le décolleté plongeant de Saori. Ce n'était pas possible ! Une poitrine de cette taille là, elle avait du se faire refaire les seins !
Les conversations allèrent bon train : Shaka parlait d'organiser des séances de révision communes chez elle pour la dissertation de philosophie, Kanon faisait étalage de ses conquêtes sous le regard scandalisé de son frère et l'œil moqueur d'Aiolia, qui lui disait que malgré tout ça il n'arrivait jamais à les garder, et qu'il préférait sans doute avoir un certain professeur de droit de sa connaissance dans son lit. Marine, Shina et Shunrei papotait tranquillement de tout et de rien, Shiryu, Hyoga et Angelo étaient partis sur des théories pour comprendre pourquoi on retrouvait de plus en plus souvent le prof de chinois dans la salle du prof de littérature. Quand aux autres, ils prenait par de temps à autre aux conversations et bécotaient tranquillement leurs partenaires respectifs. Soudain, Hyoga remarqua le détail qui n'allait pas.
- Gab' ? Quand on est malade on est pas censé moins manger ?
En effet, la meilleure amie d'Aphrodite avait terminé son assiette (comme quoi il y a des miracles, pensa l'adolescente), et commençait à finir celle de Milo, qui la laissait faire avec des yeux étonnés, mais ravie de voir que sa chère et tendre reprenait du poil de la bête.
- J'ai faim, répondit simplement cette dernière à la remarque de son cousin. Donc je mange.
- Ouais, enfin fait attention à ne pas t'empoisonner, quand même, plaisanta Angelo. Je suis presque sûr que y en a déjà qui sont morts après ça.
Il désigna d'un geste de la main son assiette à peine entamée.
Gabrielle se contenta de hausser les épaules et avala la dernière pomme de terre de son compagnon, avant de jeter un œil sur celles d'Aphrodite, qui lui fit signe que non, elle allait arrêter de manger maintenant, parce qu'elle ne tenait pas à assister à ses funérailles prochaines.
- Il reste dix minutes, fit soudain Marine. On devrait se dépêcher, en plus il faut que je te donne les cours Gabrielle.
Cette dernière acquiesça et le groupe se leva, quittant la cantine pour se disperser dans les couloirs du lycée dans le but louable d'atteindre leurs salles de cours.
Là, le groupe composé de Gabrielle, Aphrodite, Marine, Shina, Milo, Aiolia, et Saga s'assit dos au mur de la salle, Gab dans les bras de son petit ami. Celui-ci, par habitude, posa une de ses mains sur son ventre, et Gabrielle frissonna à ce contact.
Elle croisa le regard d'Aphrodite, qui lui fit comprendre qu'elle devait parler à Milo. L'adolescente hocha la tête. Oui, elle parlerait à Milo. Mais pas maintenant, alors qu'ils allaient devoir affronter leur terrifiant professeur d'histoire, M. Garuda. Drôle de nom, pour un népalais.
Plus les heures défilaient, et plus Gabrielle était nerveuse. Ils avaient mangé à onze heures, et sa classe finissait à dix-sept. Elle fallait qu'elle parle à Milo ce soir, pendant qu'ils rentreraient ensemble.
L'adolescente aux cheveux bleus/verts jeta négligemment un coup d'œil vers la pendule accrochée au dessus du tableau autrefois blanc et maintenant recouvert de l'écriture fine et droite du professeur de droit.
16:24.
Un frisson la parcourut. Il restait trente-six minutes avant la sonnerie. C'était à la fois beaucoup trop long et beaucoup trop court.
- Mlle Camus, pouvez-vous nous donner votre réponse à la question trois ?
Gabrielle secoua la tête et se frappa mentalement. Ce n'était pas le moment de vagabonder dans ses pensées ! M. Wyvern était connu pour être strict et particulièrement dur. Elle ne travaillait pas comme une folle pour se faire discréditer aussi facilement.
Elle donna donc facilement sa réponse, et le prof sembla s'en satisfaire. Beaucoup moins pour celle de Dite, qui en avala son chewing-gum d'irritation. Elle pensait avoir réussit, cette fois !
Enfin, la cloche sonna. Et au moment où les élèves se mettaient à ranger leurs affaires, ne prenant même pas la peine de recopier les devoirs, se disant que de toute façon ils les retrouveraient sur Pronote, Rhadamanthe Wyvern se mit à distribuer des copies, celles qui étaient attendues depuis une semaine avec l'angoisse au ventre. Gabrielle poussa un soupire de soulagement en voyant sa note. Elle s'en était bien sortit.
- Excellent, lui dit même le professeur.
Par contre, ce ne fut pas le cas pour Milo, qui affichait une mine d'au moins six pieds de long.
- Tu as eu une mauvaise note ? lui demanda sa copine en le rejoignant.
- Encore pire, soupira-t-il. J'étais totalement hors sujet sur la deuxième partie.
- Tu te rattraperas au prochain contrôle, fit-elle en haussant les épaules.
Milo acquiesça distraitement.
Ils sortirent ensuite de l'établissement et se dirigèrent vers le parking quasiment désert où se trouvait la moto de Milo. Les deux jeunes gens enfilèrent leurs casques, et le grec se pencha vers les lèvres son amoureuse depuis la maternelle pour y déposer un tendre baiser.
Il s'installa ensuite sur la moto et laissa Gabrielle se caler derrière lui.
- Milo, murmura-t-elle au moment où il allait démarrer. Je n'étais pas malade tout à l'heure. C'est juste que...
Ses mains serrèrent un peu plus la veste de son petit ami. C'était idiot, comme de simples mots pouvaient être durs à prononcer.
- C'est juste que quoi ? demanda-t-il.
- Je suis enceinte.
Milo ne répondit rien. Il démarra simplement, et quitta le parking pour rejoindre la route.
Gabrielle regarda d'un visage triste la route défiler devant ses yeux. Comme si son compagnon allait bien le prendre. Elle se demanda comment avait réagit son père quand sa mère lui avait dit pour la première fois qu'elle était enceinte. Mouais. Son frère était un enfant désiré, tout comme elle. Et puis connaissant son paternel, il avait dû esquisser un sourire en coin et ensuite féliciter son épouse. C'était incroyable les débordements émotionnels dans sa famille. Remarque, son frère Dégel et elle-même n'étaient pas mieux.
Milo s'arrêta finalement devant chez lui. La maison de Gab était juste à côté, elle n'aurait pas à marcher très loin.
Le jeune homme retira son casque et descendit de sa moto, avant de tourner son visage un peu troublé vers elle.
- Depuis quand ? demanda-t-il.
Gabrielle mit un peu de temps avant de comprendre la question. Pour quelqu'un réputé à l'esprit vif, son cerveau était en panne, aujourd'hui !
- Cinq mois, je crois. Mais je ne l'ai sut qu'aujourd'hui. C'est grâce à Mû, d'ailleurs. Elle trouvait que mes signes de fatigue et les nausées que j'avais eu il y a quelques temps ressemblaient beaucoup aux symptômes des grossesses.
- Ah c'est vrai qu'elle veut devenir médecin.
Les deux jeunes gens, pas encore tout à fait des adultes mais plus vraiment des enfants, se regardèrent. Puis Milo fit un geste qui surpris beaucoup Gabrielle, qui nota dans un coin de sa tête d'ajouter ça à la liste des « événements bizarres de la journée », qu'elle gardait entre son journal intime et son album de photos de famille.
Il la prit dans ses bras et la fit virevolter dans les airs en riant, avant de venir l'embrasser passionnément.
- Si tu savais comme je t'aime, murmura-t-il.
Assis sur le canapé de la famille Scorpio, Écarlate regardait son fils cadet avec des yeux ronds. Son regard passa ensuite sur son épouse, Sonia, qui semblait elle aussi complètement sous le choc. Il en allait de même pour Katya et Mistria, les parents de Gabrielle, et qui se tenaient juste à côtés d'eux. Ils étaient amis de longue date et ils avaient l'habitude de passer des soirées entre leurs deux familles. Mais le roux devait avouer qu'il ne s'attendait pas à ce que, entre les chips et le saucisson, Milo lui annonce qu'il allait être grand-père !
Les seuls qui ne semblaient pas touchés par la nouvelle étaient Kardia et Dégel, les fils aînés des deux couples, et qui entretenaient bien plus qu'une simple amitié depuis plusieurs années déjà. Le premier parce qu'il s'en foutait royalement, le second parce qu'il était déjà au courant.
Et en face de tout ce beau monde, blottit l'un contre l'autre sur un grand fauteuil rouge (la couleur dominante ici), Milo et Gabrielle, dont l'un soutenait bravement le regard de sa famille, et l'autre qui tentait vainement de se faire oublier.
Le pire, c'est qu'il n'avait rien vu venir ! Bon d'accord : le ventre de Gab avait un peu gonflé depuis un mois. Et il avait trouvé Milo en train de comparer les prix et la qualité des couches, et Aphrodite, cette dinde ambulante, demander si elle allait être choisit comme marraine. Et Kardia dire qu'il ne fallait pas compter sur lui pour faire du baby-sitting. Mais bon quand même ! C'était un peu brutal comme choque.
- Ma chérie, commença prudemment Katya, en jetant un coup d'œil à son mari. Quand on te disait que tu pouvais compter sur nous si jamais Milo et toi aviez un enfant, on ne s'attendait pas à ce que tu nous prenne au pied de la lettre !
- Mais on tiendra notre promesse, ajouta tout de suite Mistria.
- Boh, vous devriez les mettre à la rue et les laisser se démerder avec leur gosse, grogna Kardia. Parce que la, v'la les ennuis qui débarquent !
- Dis plutôt que tu veux récupérer ma chambre, siffla Milo.
- Ouais, et surtout comme ça t'arrêterais de te servir de la mienne comme dépotoir ! Y a pas marquer décharge sur la porte !
- Aux dernières nouvelles se sont tes jouets que j'ai retrouvé sous mon lit.
- Ah, moi je ne sais pas ce que tu fais avec Gab', et à mon avis vous êtes bien moins innocents que vous en avez l'air.
Milo s'apprêtait à répliquer, mais il fut interrompu par l'autorité suprême de la famille : sa mère.
- Kardia, Milo, ça suffit, fit-elle sèchement. Nous n'allons pas mettre ton frère à la porte, et je vais me retenir d'aller fouiller dans vos chambres. Mais je te préviens que nous aurons une discussion à ce sujet, jeune homme !
Sonia foudroya son fils aîné du regard, qui se contenta de grommeler en baissant les yeux.
- Vous savez ce que ça veut dire ? fit soudain Écarlate., l'air abattu.
Tous les autres secouèrent la tête.
- Qu'il va falloir inviter toute la famille pour le baptême !
Merci de m'avoir lue ! J'espère que cet OS vous aura plut, en tout cas il était assez amusant à écrire ! Dites-le moi si vous souhaitez voir une suite^^
(1) j'ai vérifié, Shura est bel et bien un prénom féminin ! Mais c'est anglais par contre
(2) oui, je sais que des toilettes vides sur le temps de la récrée ça N'EXISTE PAS, j'en fais moi-même les frais tous les jours
