Salut,

Voilà le premier vrai chapitre de cette histoire. Bonne lecture !

Tienesuenos

...- Les enfants, nous y sommes ! Bienvenue à Londres ! nous dit mon père, Marius, avec un grand sourire.

Il était très heureux de revenir dans son pays natal mais surtout il avait hâte de nous faire découvrir son pays. Même si mon frère connaissait déjà cette ville car il y suivait des études pour devenir Auror. Nous savons depuis 1 ans que nous devions venir en Angleterre et mon frère avait pris les devants en allant suivre ses études de l'autre côté de La Manche avant que le reste de la famille ne suive.

- Papa, on va au chemin de Traverse ? demanda Rose, ma petite sœur.

- Pas tout de suite ma chérie, nous devons d'abord rendre visite à tes grands-parents, Lord et Lady Lander. dit mon père en grimaçant.

Cette rencontre ne présageait rien de bon. Surtout que mes chers grands-parents détestaient ma mère pour le simple fait qu'elle était une sang-mêlée française. Ils prônaient la pureté du sang et auraient préféré que mon père se marie avec une de ses cousines plutôt qu'avec ma mère. Cette idée me dégoûtait et j'étais heureuse que mon père ne les ait pas écouté. Quand nous sommes allés en France, mon père était fâché avec eux mais lorsque nous avons décidé de revenir au pays, il a repris contact avec eux et c'est ainsi que nous nous retrouvons à devoir leur rendre visite. J'avais légèrement peur de les rencontrer étant donné les circonstances mais avais-je réellement le choix ? Non. Donc je prenais la main de mon père tout comme mon frère et ma sœur puis nous transplanions devant un grand portail gris en fer forgé.

- Très accueillant, chuchotai-je à mon frère.

- On se croirait dans un de ses films d'horreur moldu, me répondit-il avec un sourire en coin.

C'est alors que ma grand-mère arriva. Elle avait des yeux gris et un air hautain. Elle nous regardait comme si nous étions des moins que rien. Elle portait une robe de sorcière bleu nuit avec une attache en argent. Elle était très élégante mais son comportement m'exaspérait c'est pourquoi je pris également un air hautain lorsqu'elle me fixa. Elle parut contente de la manière dont je la regardais comme si elle s'attendait à ce que l'on ait la même attitude qu'elle ce qui ne risquait pas d'arriver de sitôt. Elle nous invita ensuite à la suivre et nous guida jusqu'à un grand manoir. Aucun doute, je venais d'une famille riche. Le manoir était claire et les jardins qui l'entouraient étaient fleuris. J'apercevais également une petite serre au loin, sûrement pour cultiver des ingrédients pour les potions. Elle nous fit entrer dans un hall très lumineux, avec un plafonnier en cristal. Puis nous allâmes dans un petit salon où nous attendait mon grand-père, Claudius. C'était un homme très impressionnant, il mesurait au moins 1m90, et il avait typiquement la posture d'un Lord, posture que mon père avait adopté en arrivant devant le grand portail étant l'héritier du titre. Il avait un regard froid, mais une petite étincelle éclairait ses yeux lorsque qu'ils passaient sur chacun de nous, les petits-enfants.

- Père, commença mon père, je vous présente ma famille. Agathe, ma femme, que tu connais m'a donné le pus des cadeaux à savoir mes trois enfants : Julian qui a maintenant 19 ans, Amy âgée de 16 ans et enfin la petite dernière Rose, qui a 10 ans.

- Bonjour Milord, saluai-je mon grand-père en faisant une révérence comme on me l'avait appris.

- Pas de ça avec moi les enfants, appelez moi Claudius ça sera bien. Fils ?

- Oui père ?

- Merci d'avoir accepter de revenir. Je suis vraiment très heureux de rencontrer mes petits enfants. Je souhaiterai également m'excuser de vive voix pour la façon dont je vous ai traité Agathe et toi lors de votre mariage. Je me rends compte que c'était idiot de t'en vouloir, après tout, c'est seulement une sang-mêlée et pas une sang-de-bourbe.

- Père, je vous prierai de ne pas employer ce mot vulgaire devant moi. Je n'adhère toujours pas à vos idées et je n'y adhérerai jamais. répondit mon père.

- Je suis ici chez moi, Fils, donc j'utilise le vocabulaire que je veux.

- Sauf votre respect, Père, j'aimerai que mes enfants n'entendent pas ce vocabulaire. Moi, j'y suis habitué, ce qui n'est pas leur cas. N'employez pas ce mot devant mes enfants c'est tout ce que je vous demande.

- Bien, dans ce cas. Amy, parle moi de toi alors ?

- Claudius, à la rentrée prochaine, je vais aller à Poudlard en sixième année, je pense être envoyée à Serpentard même s'il ne s'agit que d'une supposition de ma part. J'apprécie l'étude des potions mais ma spécialité est la défense contre les forces du mal même si j'avoue être intriguée par la magie noire. Cependant, au risque de vous décevoir, je n'adhère pas non plus à vos idées sur la supériorité du sang, pour moi peut importe son sang, un sorcier est un sorcier. Seulement, je déplore la disparition de nos anciennes coutumes au profit des coutumes moldues. Je peux aussi vous dire que j'ai un certain nombres de connaissances de deux mondes, magique et moldu, ayant suivi un cursus scolaire moldu avant mon entrée à Beauxbâtons même si je suis certaine que vous n'approuvez pas cela. Je suis donc un parfait mélange des cultures moldues et sorcières. J'ai un tempérament plutôt calme mais je suis prête à montrer les griffes lorsque l'on s'attaque à mes proches et je déteste l'injustice. Avant de m'intégrer dans un groupe je me fais discrète ce qui me permet de mieux observer les individus à qui j'ai affaire. J'aime aussi beaucoup contourné les règles à mon profit.

- Tu as raison je n'approuve pas vraiment ta scolarité moldue mais ton profil est très intéressant, tu ressembles énormément à ton père au niveau de ton caractère. Savais-tu qu'il avait lui aussi été à Serpentard ?

- Oui et ma mère était à Serdaigle. Ils nous ont tous les deux parlé de Poudlard et j'ai hâte d'y aller.

- Je suis sûr que tu t'y plairas. Rose, ma petite, approche je voudrais te parler.

Ma petite sœur alla vers lui d'un pas pas très assuré. Elle paraissait intimidée et je voyais bien que la remarque de notre grand-père à propos de la suprématie du sang lui posait question. On l'avait toujours protégé de cela malgré sa forte présence en Bretagne. Elle n'était pas encore totalement entrée dans le monde magique n'ayant que 10 ans.

- Toi aussi tu as suivi une scolarité moldue ?

- Oui, monsieur Claudius ! J'ai même des copains moldus !

- Donc j'en déduis que tu apprécies les moldus ? demanda mon grand-père suspicieux.

- Pas tous, mais je pense que c'est comme les sorciers, il y en a qui sont gentils et d'autres qui sont méchants. Mais j'ai vraiment hâte de pouvoir aller à Poudlard, d'apprendre la magie, les potions même si j'ai déjà quelques connaissances grâce à Papa et Maman. expliqua Rose.

- Tu dois certainement avoir raison. dit mon grand-père sur un ton méprisant.

- Père, intervint Marius, ce n'est encore qu'une jeune enfant, cessez donc de la torturer avec vos vieilles idées et croyances.

- Tais-toi, Fils, à cause de toi et de ton éducation semi-moldue, ces enfants ont pleins de bêtises dans leur crâne, les moldus sont vils et méchants et ils ont toujours pourchassés ceux qui étaient différents par jalousie. Et cela ne changera jamais, il est temps que tu le comprennes.

- Marius, intervint ma grand-mère, calme toi les enfants sont encore là. Rose, Amy et Julian, suivez moi je vais vous faire visiter le Manoir.

Nous partîmes donc, abandonnant, mon père aux mains de ce vieil homme aux idées rétrogrades.

- Milady ? Est-ce que grand-père est un partisan de Voldemort ?

- Comment oses-tu prononcer son nom jeune fille ? N'as-tu donc aucune éducation ? Et oui, il adhère à ses idées et vous devriez en faire de même, tous autant que vous êtes ! nous prévint-elle.

- Sauf votre respect milady, la torture n'est clairement pas une idée à laquelle j'adhérerai et la suprématie du sang non plus. C'est scientifique mais à force de se reproduire entre cousins pour respecter la pureté du sang, certaines familles finiront par disparaître car le taux de natalité sera beaucoup trop bas.

- Tu es sous mon toit jeune fille alors je te demanderai de parler autrement et de garder tes idées choquantes pour toi. Tu es bien comme ton père, insolente et irrespectueuse.

- Milady, intervint mon frère, je pense qu'Amy ne mérite pas tant de remontrances, et, même si vos points de vue diffèrent il ne s'agit en aucun cas d'un manque de respect envers vous. Après tout, nous sommes de la même famille.

- Pour l'instant, vous faites encore partie de cette famille, mais si vos idées se voient de manière flagrante devant la société sorcière vous n'y resterez pas longtemps. Si cela n'avait tenu qu'à moi, votre père ne ferait plus partie de cette famille depuis longtemps, se marier à une sang-mêlée a été le pire choix qu'il n'ait jamais fait. Mais bon, votre grand-père ne voulait pas renier son seul héritier et comme il est le Lord régnant je n'ai pas vraiment le choix. Alors soyez honoré de faire partie de cette famille.

- Milady, Claudius porte-t-il La Marque ?

- Cela ne vous regarde pas jeune fille, vous n'avez pas l'âge nécessaire pour le savoir.

- Laisse la Jane, cette jeune fille est simplement curieuse, intervint Claudius. Et pour répondre à ta question Amy, oui je la porte et j'en suis fière, avoua-t-il en me montrant son bras marqué.

- Il vous a laissé entrer dans son cercle alors que votre belle-fille est une sang-mêlée ? demandai-je.

- Oui, après tout comme je l'ai dit plus tôt, ce n'est pas une sang de bourbe.

- Est-ce pour prendre la marque que vous vous êtes éloigné de mon père ? Et est-ce car Voldemort a accepté de vous marquer malgré cela que vous avez accepté de reprendre contact avec nous ?

- Tu es très intelligente et observatrice Amy, mais un peu trop curieuse.

- Et vous, vous êtes un peu trop obéissant envers un tiers. Je pensais que vous aviez plus de caractère et de fierté que cela Claudius, dis-je avec dédain.

- Cela suffit, Amy ! gronda mon père. Même si tu n'es pas d'accord avec ses idées, il reste ton grand-père et tu lui dois le respect. Maintenant excuse-toi immédiatement. Désolé père, cela ne se reproduira plus.

- Laisse, Marius, je vais aller discuter un peu avec elle pendant que vous continuerez la visite du Manoir, dit mon grand-père d'une voix mielleuse qui me donna des frissons. Allons dans mon bureau, m'ordonna-t-il.

Je le suivis docilement, sûrement mon instinct de survie qui se mit en marche. Il me guida jusqu'à une porte menant à son bureau où je le suivis.

Il se retourna puis cria :

- Doloris

- Protego.

Il avait juste oubié que ma spécialité était la défense. Cependant je savais que je n'avais pas sa puissance et qu'il n'était pas seulement un camarade de classe.

- Beau réflexe Amy cependant ce geste ne restera pas impuni. Tu sais que tu mérites une correction ainsi je te demanderai de me donner ta baguette.

Je fis ce qu'il me demandait sans réfléchir, comme un automate. Le bâtard, il avait utilisé un Impero sur moi et maintenant j'étais à sa merci.

- Doloris, répéta-t-il.

Et cette fois je sentis les effets du sortilège, je me tordis de douleur, mais je ne hurlais pas, cela lui ferait trop plaisir.

- Tu résistes bien Amy mais cela ne suffira pas et tu le sais, me dit-il doucereux. Doloris.

Cette fois je ne pus empêcher un hurlement de sortir mais il avait bien prévu son coup puisqu'il avait lancé un sort de silence empêchant quiconque de m'entendre.

- Tu vois Amy, je ne suis ni impuissant, ni soumis au Seigneur des Ténèbres, je l'aide seulement à créer le règne des sorciers sur le monde. Nous sommes plus puissants que le reste du monde et nous devons utiliser cette puissance pour guider les autres vers la lumière.

- Vous les menez droit vers les Ténèbres avec vos idées.

- Je vois que tu n'as toujours pas compris la leçon Amy, Doloris. A présent, nous allons retourner voir les autres et bien sûr tu ne diras pas à ta famille ce qu'il s'est passé, il est hors de question que je perde de nouveau mon fils, c'est bien clair ? me menaça-t-il en tenant mon menton.

- Oui, Claudius, acceptai-je le regard dans le vide.

En dix minutes il avait utilisé deux Impero et trois Doloris sur moi. Vive l'esprit de famille. Une chose était sûre j'avais eu raison de me méfier de mes grands-parents et je ne retournerai pas chez eux de sitôt sauf obligation évidemment. Mais la prochaine fois, je ne défendrai pas mes opinions à ce point, j'ai beaucoup trop parlé aujourd'hui. Nous rejoignîmes donc les autres dans le salon pendant que mon père était en train d'aider Rose à remettre sa cape. Heureusement c'était l'heure pour nous de partir. Cependant je voyais bien que mon père était contrarié, quelque chose l'embêtait et ce n'était pas que mon comportement et à voir la tête de ma mère je sus que mes grands-parents n'avaient pas dû être tendre avec eux. Je me préparai donc à partir comme tout le monde en direction du chemin de Traverse. Nous passâmes donc par la cheminée du hall d'entrée pour y aller. Je fus évidemment désignée comme la dernière à partir, ce qui permit à mon grand-père de me lancer un dernier regard d'avertissement.

...

Et voilà un chapitre terminé. Il est assez long je vous l'accorde mais au moins j'en suis fière. J'espère qu'il vous a plus et que vous attendez la suite avec impatience.

Tienesuenos.