Chapitre 4


Terre – 1 ; Gotham City

Le jour venu, Oliver, Barry, Kara et Thor s'aventuraient dans les rues de la ville. Ils étaient tous les quatre vêtus de vêtements simples, tandis que Thor avait camouflé sa hache sous la forme d'un parapluie, et que Kara portait ses lunettes.

Plus ils marchaient, plus ils découvraient que Gotham était tout sauf une ville tranquille.

- Si je me rappelle bien, les locaux de la radio étaient par ici, dit Oliver, lorsqu'ils marchèrent dans une ruelle.

- C'est bizarre que ce soit dans la partie dangereuse de la ville, répondit Barry.

- C'est mignon, cette façon de penser qu'il y a une partie tranquille, répliqua la kryptonienne.

- Kara a raison, cette ville est très dangereuse, commenta Thor. Quelles que soient ces forces obscures, on dirait qu'elles affectent toute la ville entière.

Puis un fourgon blindé passa près d'eux. Quand le véhicule se gara, des hommes armés en sortirent et aidèrent des gens apparemment à sortir en toute sécurité dans la rue.

- Les privilégiés ont trouvés des solutions pour leur sécurité, dit Barry.

- Vous voyez ? fit Oliver. C'est exactement pour ça que plus personne ne parle de Gotham. C'est comme si la ville était morte.

- On dirait qu'elle l'a toujours été, répliqua Thor.

Ce fut alors que cinq hommes aux allures antipathiques vinrent vers les quatre super-héros. L'un d'eux leur parla sèchement :

- On dirait que vous n'êtes pas du coin ! Vous ne devez pas être au courant, l'office de tourisme à Gotham collecte une taxe sur les étrangers, alors vous donnez tout ! Bijoux, téléphone, porte-feuilles, maintenant !

Thor, qui n'avait pas l'habitude d'être menacé par un malfrat, se contenta de rire avec amusement.

- Vous êtes sérieux, les gars ? Vous nous menacez ? J'ai une meilleure offre pour vous, laissez-nous tranquille et tout se passera bien pour tout le monde ! leur lança-t-il avec sarcasme.

L'homme ricana et toisa Thor, comme si il avait un abruti en face de lui.

- T'as pas entendu ce que je t'ai dis, gros lard ? Bijoux, porte-feuilles et téléphones !

L'asgardien commença à s'énerver, prêt à l'attaquer. Puis Oliver s'empressa d'intervenir.

- Écoutez messieurs, on ne veut pas d'ennuis. Alors on pourrait peut-être discuter de tout ça calmement.

Le gredin ricana à nouveau, et sortit une arme à feu et braqua sur la tête d'Oliver.

- Discuter calmement ?… D'accord, je vais parler le premier !

Il tira un coup de feu, mais Kara attrapa la balle en super-vitesse avant qu'elle n'atteigne Oliver. Profitant de l'effet de surprise, Thor s'empressa de brandir son parapluie.

- Croyez-moi, vous n'auriez pas du faire ça ! gronda-t-il.

Mais avant qu'il ne puisse attaquer, Kara l'arrêta en lui prenant la main qui tenait le parapluie.

- Arrête, ne fais pas ça ! s'exclama-t-elle.

Barry attrapa l'arme du bandit, et attaqua l'homme avec féroce. Il lutta avec ses nouveaux réflexes, frappa quelques bandits, et cloua l'homme au sol en le menaçant avec son arme.

Mais avant qu'il ne puisse tirer, plusieurs sirènes de police retentirent.

Deux voitures de patrouille encerclèrent le groupe, puis des policiers en sortirent avec leurs armes pointés sur eux.

- Tout le monde à terre, immédiatement ! À terre, je veux voir vos mains !

Tous s'empressèrent de s'abaisser au sol, tandis que Thor et Barry restèrent debout.

- Ces hommes ont voulus nous attaquer ! On n'a rien fait de mal ! protesta l'asgardien en bougonnant.

- J'ai dis tout le monde à terre ! aboya le policier.

- Thor, fais ce qu'il te dit, ça vaut mieux, insista Kara, qui était au sol.

- T'es sérieuse ? s'exclama Thor incrédule et en colère.

- À terre tout de suite, obéissez ! insista le policier.

Malgré lui, Thor finit par se mettre au sol, avec dédain. Jamais un policier ne lui avait ordonné de se mettre au sol. C'était une situation tout à fait irréaliste. Mais bon, il savait que l'existence de Thor d'Asgard n'était pas connue sur cette Terre.

Barry était toujours debout avec le pied sur l'homme avec son arme. Quand le policier le regarda, il parut stupéfait.

- Je le crois pas ! (Il lança un appel à la radio de police.) Intervention du S.W.A.T demandée, Green Arrow a été repéré à l'angle de Nolan et Burton.

- Euh… monsieur, intervint Kara au sol. On ne cherche pas d'ennuis, sincèrement.

- Vous n'avez qu'à dire ça à Oliver Queen ! grogna le policier en regardant Barry.

Le jeune homme était près à se battre contre les forces de l'ordre quand Oliver l'appela :

- Oliver, ça suffit maintenant !

Le regard défaitiste, Barry finit par relâcher le gredin, et s'agenouilla au sol, tandis que les policiers menottèrent tout le monde, y compris Thor à son grand dam.

- Dites-moi que c'est une blague ! Thor le Dieu du Tonnerre menotté, une grande première ! bougonna-t-il dans sa barbe.

Sur la Terre des Avengers, les policiers auraient été fous de vouloir arrêter Thor comme un criminel.

Mais Oliver lui parla à voix basse :

- Ici, il n'y a pas d'Avengers, personne n'a entendu parler de toi, alors fais profil bas ! Si tu les attaques, on aura de sérieux problèmes !

- Comme si on n'en avait pas déjà… répliqua Thor avec fureur, tandis que les policiers l'embarquèrent.


Plus tard, les quatre héros étaient enfermés dans une cellule du commissariat de Gotham. Kara et Thor étaient assis sur un banc, tandis qu'Oliver et Barry se trouvaient sur un autre banc en face d'eux.

Tous étaient contrariés d'être forcés à rester en cellule. Surtout Thor qui n'avait pas l'habitude d'être en prison.

Oliver alla vers la grille pour s'adresser à une femme policière qui était dans son bureau en face de la cellule.

- Excusez-moi, vous avez réussi à joindre Laurel Lance au bureau du procureur à Star City ?

- Ouais, et elle a dit… «je crois qu'une nuit en taule leur fera le plus grand bien,» répliqua la femme amusé.

Mais aucun des détenus n'étaient ravis. Thor vit sa colère amplifiée.

- Super ! On avait bien besoin de ça ! Voilà qu'on perd notre temps à rester ici, alors qu'on pourrait sortir de cette cellule !

- Thor, intervint Kara à voix basse voulant l'apaiser. Moi aussi, ça me déplaît autant qu'à toi. Mais se servir de nos pouvoirs à la vue de tous n'est pas une bonne idée, crois-moi !

- Je regrette vraiment que les Avengers n'existent pas ici, ajouta l'asgardien.

- Oui ben on n'est pas les Avengers, Thor, répliqua durement Barry.

- C'est sûr que ce n'est pas Tony ou Steve qui se seraient retrouvés en taule ! rétorqua Thor avec sarcasme.

- Désolé, Big Lebowski, mais moi, je ne suis ni Stark, ni Captain, répondit Barry contrarié.

- Arrête, Barry, qu'est-ce qui t'es passé par la tête ? s'exclama Oliver à voix basse, mais en colère.

- T'étais sur le point de te faire descendre, y a pas de quoi ! rétorqua le supersonique devenu archer.

- J'ai essayé de désamorcer la situation exactement…

- Comme je l'aurais fais ? Eh ben devine quoi ? Je l'ai géré exactement comme toi tu l'aurais fait !

- Et c'est reparti pour un tour, ils recommencent à se disputer comme deux gamins idiots ! grommela Thor avec un geste théâtral. On va y rester pendant un an avec ces deux-là !

- La ferme, Thor ! répliquèrent Barry et Oliver en même temps à voix basse.

Kara intervint à son tour, frustrée et exaspérée :

- Ça a peut-être marché contre AMAZO de passer votre temps à vous chercher des poules dans la tête, mais… (Elle s'adressa à Oliver.) ce n'était pas en discutant, tu pouvais les empêcher de nous braquer. (Elle se tourna vers Barry.) Et toi, t'es passé aux méthodes expéditifs beaucoup trop vite !

- Et toi qu'est-ce que t'aurais fais ? répliqua Barry à son amie kryptonienne.

- Ce que j'aurais fais ? C'est partir super vite très loin de ces types ! Ils auraient à peine senti un très léger courant d'air ! répondit la Fille d'Acier.

- Et toi, Thor, t'aurais fais quoi ? répliqua Barry.

- Je les aurais assommés avec Stormbreaker ! répondit Thor, avec indifférence.

Barry et Oliver regardèrent l'asgardien avec des airs moqueurs.

- Pour passer inaperçu, tu n'es pas très subtil, rétorqua Oliver.

- Je suis le Dieu du Tonnerre et le plus fort des Avengers, rien ne me résiste !

- Sans blagues !

Kara roula des yeux, exaspérée et toisa Thor sévèrement.

- Tu ne vas pas recommencer avec ça ? Thor, Tu n'es pas le plus fort des Avengers ! Arrête avec ça ! s'exclama-t-elle.

- Puisque Thor et toi êtes si malins, la prochaine fois on fera ce que vous nous direz, rétorqua Oliver avec sarcasme.

- Quoi, tu veux dire la prochaine fois que des types s'en prendront à quatre super-héros armés d'un seul flingue ? rétorqua Kara.

- Si j'avais su, je serais resté avec les Gardiens de la Galaxie, rétorqua le Dieu du Tonnerre.

- Devine quoi ? Personne ne t'a demandé de venir, Thor ! C'est toi qui a voulu nous accompagner ! grommela Barry.

- Je suis avec vous parce qu'une force obscure est en mouvement pendant qu'on perd notre temps à rester enfermé dans cette cellule grotesque. Si une catastrophe est sur le point de se produire, je veux être là pour l'empêcher d'arriver, et non pas échouer comme avec Thanos, expliqua Thor.

- Et comment le plus fort des Avengers a perdu la première fois face à un Titan de l'espace ? répliqua Oliver toujours avec sarcasme.

Avant que Thor ne puisse répliquer, la policière vint rejoindre la grille de leur cellule avec la clé. Elle leur ouvrit la porte et leur annonça :

- Bonne nouvelle. Quelqu'un a payé votre caution.

- Qui ça ? fit Kara, intriguée.

- Je n'en sais rien, en tout cas quelqu'un qui va vous empêcher de me filer la migraine, poursuivit la policière.

Aussitôt, Kara, Barry Thor et Oliver se dépêchèrent de quitter la cellule. Le Dieu du Tonnerre en profita pour reprendre son parapluie.

- Vous ne savez qu'il ne pleut pas en ce moment, monsieur, rétorqua la policière.

- On ne sait jamais, répondit rapidement Thor, gêné.

- On connaît le chemin, fit Oliver.

- Bonne soirée !


Nos quatre héros regagnèrent l'extérieur du commissariat, pour être accueilli par un homme se tenant devant une grande limousine. Il les invita à monter à l'intérieur.

- J'imagine que ça a appartient à la personne qui a payé notre caution, supposa Barry.

- Je crois qu'on a eu assez de distractions pour aujourd'hui, répliqua Kara.

- Oui, exactement. Merci d'avoir payé notre caution pour je-ne-sais-quelles-raisons, mais je crois qu'on va s'en sortir tous seuls, ajouta Oliver.

- Je crains que mon employeur insiste, répondit l'homme de la limousine en dévoilant un holster avec une arme sur son corps.

- T'avais pas dit que ça ne se reproduirait plus ? lança Barry à Kara avec sarcasme.

- Dites-moi, c'est une habitude sur votre Terre, les gars, de vous faire agresser avec une arme à chaque fois quand on débarque dans une ville ? grommela à nouveau Thor exaspéré.

- Au moins, ce sera sans doute mieux que la cellule, répondit Kara.

La limousine les déposa juste devant l'immense bâtiment de Wayne Enterprises appartenant au milliardaire Bruce Wayne.

À peine nos héros sortis de la voiture, le véhicule s'en alla, les laissant devant l'entrée du building.

- Bruce Wayne nous a fait sortir de prison ? s'exclama Kara incrédule.

- Qui est Bruce Wayne ? Un ami à vous, les gars ? demanda Thor.

- Non, un milliardaire philanthrope et ancien propriétaire de Wayne Enterprises, répondit Oliver.

- Ça ne lui ressemble pas du tout de nous faire sortir de cellule, poursuivit Kara sceptique.

- Ce n'est pas lui, poursuivit l'archer devenu supersonique. Wayne a quitté Gotham, il y a trois ans.

- Quoi ? Et pour aller où ? interrogea Kara.

- Personne ne le sait, répondit Oliver l'air perdu.

- Si ce n'est pas lui, alors qui nous a fait sortir de prison et pourquoi nous amener à ce bâtiment ? demanda Thor en regardant le gratte-ciel de Wayne Enterprises.

- Il n'y a qu'un seul moyen de le savoir, dit Oliver en leur indiquant l'entrée.

Les quatre héros pénétrèrent alors à l'intérieur du hall d'entrée de Wayne Enterprises. Du moins, ce qui ressemblait à un hall d'entrée. Les murs étaient jonchés de graffitis, et la nature semblait reprendre ses droits à l'intérieur des murs du bâtiment. De toute évidence, le building était à l'abandon depuis longtemps.

- Apparemment, après le départ de Wayne, son conseil d'administration s'est lancé dans toutes sortes d'opérations financières hasardeuses, expliqua Oliver.

- Mais ce n'est pas un immeuble en ruine qui a payé notre caution, rétorqua Barry abasourdi.

- On dirait que quelqu'un a repris les rênes, fit remarquer Thor en regardant autour de lui.

Puis il aperçut une silhouette au-dessus du hall. Une jeune femme aux cheveux courts avec des tatouages sur les bras, observait nos héros depuis un balcon. Oliver, Barry et Kara l'aperçurent à leurs tours.

- Waouh, ça je suis sûre, ce n'est pas Bruce Wayne, répliqua Kara.

- Oliver Queen ? dit la jeune femme.

Oliver fit signe à Barry, sachant que la jeune femme la confondait avec lui. Barry s'empressa de répondre.

- Oui, oui, je suis Oliver Queen. Et toi, tu es…

- Moi, je suis votre douche froide. Si tu viens à Gotham pour comparer ton grappin avec Batman, c'est vraiment pas de chances. On ne l'a pas revu depuis des années.

Barry regarda Oliver avec un air réjoui.

- Batman existe pour de vrai !

- C'est un mythe ! grommela Oliver.

La mystérieuse femme quitta le balcon et descendit l'escalier pour rejoindre nos héros.

- Je ne me comparerais jamais avec un dur à cuire du niveau de Batman, poursuivit Barry, tout fier.

- Ce que Allen… euh, je veux dire… Queen… ce que Queen cherche à demander c'est… pourquoi nous faire sortir de prison, et… qui es-tu ? interrogea Thor en regardant la femme avec curiosité.

- Gotham a assez de problèmes sans qu'un type en cuir vert se balade en montrant ses flèches à tout le monde, alors plus vite, vous aurez trouvé ce que vous cherchez, plus vite, vous aurez dégagés de ma ville, expliqua la mystérieuse femme pas commode.

- Comment doit-on t'appeler ? Douche ? Madame douche froide ? fit Kara amusée.

- Kane. Kate Kane, répondit la femme.

- Eh bien, Kate Kane, nous ne cherchons pas à prendre racine dans cette ville. Nous sommes à la recherche de deux personnes. Une fois qu'on les aura trouvé, nous partirons d'ici sur le champ, expliqua Thor voulant être aimable avec la femme froide.

Cette réponse semblait satisfaire Kate. Aussitôt, elle les mena vers un ascenseur.

Une fois au sommet de l'immeuble de Wayne Enterprises, Oliver montra à la jeune femme le dessin représentant les deux hommes qu'il avait dessiné chez Star Labs à Central City.

Tandis que Barry partit contacter Vesper Fairchild, Kate regarda le dessin attentivement, puis elle revint vers Oliver, Kara et Thor.

- Vous avez essayés la reconnaissance faciale ? L'un des ingénieurs de Bruce travaille toujours dans l'immeuble. Si vous voulez, je peux lui montrer.

- On a déjà tenté le coup, répondit Oliver. Merci mais ça n'a rien donné. Et puis de toutes façons, je crois que si l'ingénieur de Wayne est dans le même état que cet immeuble, ça ne donnera pas grand-chose.

Kate conserva son sourire espiègle en lui rendant le dessin.

- Comme vous voudrez.

- Tu ne trouves pas ça bizarre que Bruce Wayne et Batman disparaissent de Gotham quasiment en même temps ? fit remarquer Kara.

- Je suis d'accord, c'est une coïncidence très étrange, déclara Thor en regardant Kate avec les sourcils froncés.

- Eh bien quand Batman est parti, la ville est devenu un véritable enfer, expliqua Kate. Et croyez-moi, la situation était déjà pas brillante. Ça a affecté Bruce.

- Et c'est pour ça qu'il est parti ? demanda l'asgardien. Mais pourquoi Batman disparaîtrait en laissant sa ville dans le chaos ? Ce n'est pas logique.

- Si seulement je le savais, répliqua Kate en soupirant.

- Tu travailles pour Wayne, mais tu ne sais pas où il est parti ? demanda Oliver.

- Qui a dit que je travaillais pour lui ? répliqua Kate avec un sourire narquois sur les lèvres.

- Tu as l'air de vouloir prendre soin de ses affaires, lui fit remarquer Thor. Mais je crois que c'est bien plus profond qu'une simple relation professionnelle. Tu es liée à Bruce Wayne d'une autre façon.

- Bravo, vous êtes très observateur, le félicita Kate.

Puis vint Barry. Tous se tournèrent vers lui.

- Ça a donné quoi avec Vesper ? demanda Kara.

- Elle m'a raccroché au nez. Effectivement, j'ai couché avec elle, répliqua le jeune homme en rejoignant ses amis.

Tous regardèrent Oliver, qui fit l'innocent.

- L'immeuble est en rénovation alors c'est le meilleur endroit où vous pourrez travailler, expliqua Kate en s'éloignant d'eux, avant d'ajouter : Et pour le réseau Wi-Fi, le mot de passe, c'est Alfred.

- Donc si cette Vesper refuse de nous aider, on est toujours au point mort pour retrouver nos deux hommes, répliqua Thor, une fois que la jeune femme se soit éloignée.

- Non, j'ai pris sur ça sur un des ordinateurs de la police, expliqua Oliver en leur montrant un disque dur informatique. Et ça devrait contenir toute leur base de données.

- T'as volé les données de la police ? s'exclama Barry.

- Non, ce n'est pas moi, c'est Flash, répondit Oliver avec son air innocent.

Kara et Thor éclatèrent de rire, tandis que Barry parut maussade.

- Arrêtez, ce n'est pas drôle ! grommela-t-il.


Plus tard, Oliver recherchait toutes les données de la police sur un ordinateur. Barry et Kara l'admiraient pour ses compétences informatiques.

- Je ne te voyais pas en as de l'informatique, répliqua Kara.

- Eh bien, quand j'ai commencé, il a bien fallu que je me débrouille avant l'arrivée de Felicity, expliqua l'archer devenu supersonique. J'ai trouvé.

Une image de l'un des hommes du dessin apparut sur l'écran d'ordinateur.

- John Deegan, annonça-t-il.

Kara lut les données sur l'individu.

- Expérimentations illégales, tortures… Apparemment, il menait des expériences sur le cerveau de ses propres patients.

- Un type tout ce qui a de plus charmant, commenta Barry.

- Il correspond bien au type d'individus fous qui habitent Gotham, ajouta Thor.

- Il a été acquitté, le non-lieu a été prononcé à cause d'un vice de forme, poursuivit Oliver.

- Et où est-ce qu'on peut le trouver, maintenant ? demanda Kara.

- Aucune adresse connue, répondit Oliver.

- Il n'a pas un employeur ? Demanda Barry.

- Il a été viré. Il a été suspendu deux ans par le conseil des médecins, mais c'était il y a cinq ans, poursuivit leur ami devant l'écran.

- Donc on ignore où le trouver, répliqua Thor. Tout ce qu'on sait, c'est qu'il vit dans Gotham. Quelqu'un doit forcément savoir où il est.

Kara commença à s'éloigner des trois hommes.

- Où vas-tu ? demanda Oliver.

- Je vais me mettre en tenue et survoler la ville en la passant aux rayons-X, répondit la kryptonienne.

- Je ne pense pas que Mlle Kane appréciera qu'on fasse ce genre de choses dans sa ville, fit remarquer Barry.

- Eh ben, tant qu'elle n'a pas de kryptonite cachée quelque part, ça ne m'inquiète pas trop, répondit Kara.


Dans le complexe de Wayne Enterprises, Kate surveilla ses visiteurs depuis un écran qui filmait les héros sur le toit de l'immeuble, quand elle vit Kara traverser le couloir.

- T'es perdue ? demanda-t-elle à la jeune femme aux lunettes.

- Non, non, j'avais besoin de m'éclaircir les idées, dit Kara en rentrant dans le bureau. Au fait, tu sais, je voulais te dire, je suis désolée, ça était un vrai interrogatoire tout à l'heure. Je crois que le nom de Bruce Wayne a toujours une… une certaine notoriété.

- Je sais, Bruce Wayne est mon cousin, répondit Kate fière d'elle-même.

- Ton cousin ? Ça explique beaucoup de choses ! s'exclama la kryptonienne.

Kate se leva de son bureau et rejoignit Kara.

- En fait, récemment j'ai entrepris de transformer l'immeuble en cabinet de développement et immobilier. Ce qui veut dire que je suis en train de pirater son bureau.

- Mon cousin est en fait un ami de Bruce, poursuivit Kara. Même si entre eux, c'est un peu tendu.

Kara repensa à sa vie sur sa Terre. Sa double vie entre Kara Danvers et Supergirl et une idée lui vint en tête.

- Tu ne t'es jamais demandée si le fait de séparer sa vie privée de son image publique n'était pas devenue trop difficile ? Si il avait craqué ?

Kate croisa les bras en regardant le bureau.

- Quand je suis assise ici, que je regarde par la fenêtre et que je vois la ville, où on a passé notre enfance, pourrir jusqu'à l'os, je ne vois pas comment ne pas craquer. Bruce n'a pas quitté Gotham sans se battre.

- Je dois avouer que tous les grand patrons milliardaires que je connaisse habillés en haute couture ont cinq cent fois moins de tatouages sur le corps, fit remarquer Kara.

- Et ça, c'est seulement ceux que tu peux voir, répondit Kate espiègle.

Puis vint Thor qui rentra dans le bureau.

- Ah, Kate Kane, je te cherchais… désolé de venir vous interrompre, bredouilla l'asgardien.

- Que puis-je encore faire pour vous ? demanda Kate en se rasseyant derrière son bureau.

- Je me suis dis que comme tu sembles bien connaître ta ville, je me demandais si par le plus grand des hasards, tu ne connaîtrais pas un certain John Deegan ?

- Le hasard fait bien les choses, répondit Kate en hochant la tête. Il est psychiatre à l'asile d'Arkham.

- Ah, faut qu'on aille le dire aux autres, répliqua Kara en quittant le bureau. Merci pour ton aide et pour la conversation.

Thor lui emboîta le pas, et adressa un dernier regard à la jeune femme aux tatouages.

- Merci pour ton aide, Kate !


Plus tard, Kate Kane descendit dans un sous-sol sombre que seule elle connaissait. Une fois arrivée dans son repère secret, elle se dirigea vers sa tenue de chauve-souris. Il était temps que Batwoman intervienne et qu'elle surveille de près ses nouveaux visiteurs.