Bonjour, Bonsoir. Le site refonctionne ! Mon Dieu comme j'ai attendu ! Mais même si ces derniers jours étaient incertains, j'ai eu la chance de recevoir un commentaire d'un/une gest. Merci à toi pour ton commentaire mystérieux(se) inconnu(e) ! Éclatez-vous et bonne lecture !

Chapitre 25 : Depuis le début

Flash-back

Leon et Erza se faisaient faces. La commandante était essoufflée, et le Marquis comprit que dès son retour d'Arbaless, elle s'était précipitée le retrouver. Ses yeux exprimaient tout un tas de sentiments qu'il n'avait jamais vu chez elle. Erza était décidée, elle ne reculerait plus. Leon l'avait très bien compris.

-Je suis désolé. Je vous ai laissée penser des choses totalement fausses à mon sujet. Lorsque vous vous présenterez à moi lors du bal, j'accepterai ses fleurs sans hésitation. Mais même si vous m'êtes cher Leon, je ne vous aime pas.

La rousse était connue pour sa franchise sans filtre. Et elle en avait fait preuve encore une fois. Leon qui arborait à son habitude une posture droite, s'affaissa de plus en plus en expirant lentement. Erza fut étonnée, le Marquis semblait… Soulagé ?

-Mon Dieu Erza, comme j'ai eu peur ! Ne vous méprenez pas, il a bien eu quelque chose entre nous. Je vous apprécie beaucoup et j'étais indéniablement attiré par vous. Mais ce qu'il y avait entre nous n'a jamais été de l'amour.

Erza était confuse : -Je ne comprends. Vous parlez toujours d'un amour puissant vous ayant étreint. C'était des mensonges ?

Leon souriait timidement, et hésitait : -Hélas, non. Je suis bel et bien amoureux. Mais son inaccessibilité m'a poussé à me concentrer sur une relation qui avait plus de chance de fonctionner. Je savais que nous aurions été heureux ensembles. Mais maintenant que j'ai la certitude que vous-même n'avez pas de sentiments aussi profonds pour moi, je pense que nous pouvons mettre fin à cette mascarade.

La commandante voyait pour la première fois, depuis qu'elle le connaissait, le vrai visage de Leon. Il souffrait de tellement de choses, qu'elle ne put tous les identifier. Mais ce qui trônait dans son regard si triste, c'était ce manque si particulier qu'elle avait déjà ressenti elle-même.

-Je ne sais pas quel choix est le mieux. Personne ne le sait.

-Et pourtant il dépend de moi. Dire que si j'avais été moins inconscient, j'aurais eu la force nécessaire de conditionner mon cœur, et de choisir qui aimer.

Erza ne répondit pas tout de suite. Les deux commandants sentaient enfin la fatigue des responsabilités les accabler. La jeune femme dit alors : -J'ai entendu le Roi dire un jour, « On ne choisit pas qu'il l'on aime ». Je crois que c'est la chose la plus vraie qu'il n'ait jamais dite.

-Je hais cette place. Je hais ce titre. Et je hais cette abnégation que nous sommes contraint d'accepter.

-C'est pour le bien d'Edolas, Leon.

-Et notre bien à nous ?

Il n'existait aucune réponse à cette question. Et dans tous les cas, Erza n'avait pas envie d'y répondre. Celle-ci continua à poser ses questions sur la mystérieuse femme qui avait touché le cœur du Marquis. Et plus il parlait, plus Erza reliait les pièces du puzzle. L'Amour était une chose étrange, et celui du Marquis n'en faisait pas exception.

*…*

Le Marquis de Déliora et la comtesse de Zendor avaient quitté ensemble la salle de bal. Ils n'avaient même pas fait attention aux expressions choqués des convives et celle du personnel du château, et s'étaient éclipsés sans un regard derrière eux. Meredy avait accepté la Pivoine Rouge, et ce fait fit exploser le cœur de Leon. Ils se dirigèrent vers la cour des appartements du jeune homme, où celui-ci la fit asseoir pour mieux lui parler. Elle se laissa faire et attendit patiemment que le Marquis mette de l'ordre dans ses pensées.

-Je suis désolé comtesse. Je vous ai contrainte à vous marier avec moi, alors que je suis parfaitement conscient des sentiments que vous éprouvez pour le Roi. Mais avant de vous mettre à me haïr de tout votre être, je tiens à ce que vous m'écoutiez jusqu'à la fin. Leon se tut et se frotta les mains. L'appréhension se lisait sur son visage, et la confiance qu'il portait au quotidien venait de l'abandonner incontestablement. Il continua après une grande inspiration : Mon père m'avait donné un ordre, celui de me marier. Je ne voulais pas d'une vie malheureuse, et je savais qu'en choisissant la mauvaise femme, j'y plongerais directement. Cela a été une chance pour moi de rencontrer Juvia, la seconde de la commandante Knightwalker, qui me vanta ses mérites, et me l'exposa comme une femme m'étant semblable. Je fis donc route vers la capitale, avec l'objectif de la rencontrer et de la fréquenter. Je ne fus pas un seul instant déçu en la voyant. Elle respirait la confiance et l'honnêteté, des qualités si difficiles à trouver dans notre milieu. Et alors que je pensais que ses charmes m'avaient atteint, le Roi fit apparition. Apparition en compagnie de la comtesse Meredy de Zendor. Je n'avais vu quelque chose d'aussi magnifique. Vous portiez à vous seule la grâce, l'élégance et le charme qui avait réussi à toucher aussi profondément mon cœur inexpérimenté. Je vivais un rêve éveillé, alors que Mest me murmurait à l'oreille que vous étiez celle qui deviendrait Reine d'Edolas. J'en fus tellement bouleversé, alors que la femme dont j'étais tombé désespérément amoureux, n'avait d'yeux que pour un autre. La douleur si aiguë dans ma poitrine et la fierté mal placé que mon père avait instauré en moi, m'avait fait prendre la fuite. Je me suis réfugié dans le rejet de cet amour impossible, en me concentrant sur quelqu'un qui pourrait me rendre ce que j'avais à offrir. Me voiler la face était simple, apprendre à vous connaître beaucoup moins. Et alors que vous faisiez tellement d'efforts pour entretenir une relation cordiale avec moi, je me rendais compte que je tombais encore un peu plus amoureux de vous. Toutes mes actions étaient liées à votre personne. Ma jalousie envers le Roi. Mon transfert sur Erza. Et mon doute sur la voie à suivre. J'aime ce que j'admire, et vous êtes la personne que j'admire le plus au monde. C'est pourquoi, même si vous n'aurez jamais une vie de Reine, je vous comblerai comme si vous l'étiez. Je passerai chacun de mes jours à faire votre bonheur, à vous faire sourire, et oublier les sentiments que je sais profond pour le Roi. J'en fais le serment, sur Zendor, sur Edolas, sur toutes les terres, toutes les choses que le monde contient. Meredy je…

La comtesse se leva et plaça son doigt sur la bouche de Leon. Elle avait plongé son regard dans le sien et c'est ému qu'elle lui dit :

-Vous pensez que vous m'avez imposé cette demande en mariage. Je vous rassure Leon, ce n'est pas le cas. Ce matin même, en me réveillant, j'ai compris que vous étiez le seul que je voulais à mes côtés. Je n'aurais jamais supporté vous voir remettre ses fleurs à une autre. Et l'idée même de savoir que cela a failli arriver me serre le cœur de manière viscérale. J'allais m'enfuir, rejoindre les terres de Zendor. Loin de l'image de celui que j'aime heureux avec une autre. Leon, être votre femme sera pour moi le plus grand des honneurs. Et avoir votre amour scelle à tout jamais mon bonheur.

Les deux fiancés se fixèrent intensément. Leur regard décrivaient sans peine l'immense affection qu'ils se portaient. Et enfin ils pouvaient s'aimer comme il le souhaitait, sans rien qui ne puisse les séparer.

*…*

Jellal n'avait même pas eu besoin de le lui dire, elle l'avait suivi jusqu'à un lieu où ils pourraient parler. Elle ne s'attendait pas à ce qu'il l'amène jusqu'à ses appartements, mais ne réagit pas. Le Roi retira la cape qui l'entravait et s'allongea sur le côté droit de son lit. Les jambes croisées et les mains derrière la tête, il lui demanda :

-Tu le savais ?

Erza était restée à la porte, elle s'appuyait sur l'entrebail et leva un sourcil :

-Quoi ? Que les nobles avaient la capacité de se taire ?

-Erza, soupira le souverain.

-Je ne savais pas que Meredy allait devenir la nouvelle Marquise de Déliora. Le changement de plan de Leon m'a surprise, mais pas son choix.

Jellal releva sa tête vers elle, les sourcils froncés :

-Qu'est-ce que tu veux dire ?

La commandante se sentant trop fatiguée pour tout lui dire debout, s'approcha du lit et s'allongea à l'autre bout, à gauche.

-Leon est amoureux de Meredy depuis le début.

Jellal oublia rapidement qu'Erza se trouvait dans son lit et s'étouffa presque :

-Quoi !?

-Ne faites pas cette tête vous avez l'air encore plus idiot.

-Erza comment tu sais ça !?

-Il me l'a dit. S'il passait son temps avec moi c'est parce qu'elle passait le sien avec vous.

Après avoir assimilé ces informations si étonnante, Jellal dit : -Je suis désolé Erza.

La commandante tourna la tête vers lui avec une expression interrogative :

-Pourquoi vous vous excusez ?

-Tu l'aimes ? N'est-ce pas ?

Elle continua de le fixer, puis se mit à rire. Jellal ne l'avait jamais vu rire autant, et il en fut d'autant plus séduit car elle n'avait jamais été aussi belle.

-Votre royale Majesté, ne vous excusez pas alors que vous sautez de joie à l'intérieur.

-Je… Je te demande pardon ?

-Si Leon est amoureux de Meredy, c'est qu'en la choisissant il a fait le bon choix. De ce que j'ai pu voir, elle n'a pas l'air contre cet engagement. J'en déduis donc qu'elle a dû se découvrir des sentiments pour lui. Et qu'elle a certainement dû vous en parler. C'est pourquoi vous n'êtes pas désolé. Vous êtes heureux pour eux. Car c'est ce que vous êtes.

Elle regardait le plafond, un sourire en coin. Jellal déclara :

-Tu as l'air aussi heureuse pour eux que moi.

-Bien sûr que je le suis. De plus, le choix de Leon contre-cart les plans de Bastia. Cette situation est plus que favorable. Nous avons de quoi riposter maintenant qu'il n'exerce plus aucune pression sur Leon.

-Rien est sûr. Nous verrons bien sur quel chemin le mènera son choix.

Le silence s'installa où le Roi et la commandante fixaient le plafond, plongés dans leurs pensées. La rousse voulut lui demander quelque chose et en tournant la tête, elle remarqua que Jellal souriait. Elle ne le fit pas remarquer, le laissant profiter de cet instant de paix.

-Maintenant que Bastia ne peut plus utiliser Leon pour vous menacer, il va se rabattre sur ses dernières cartes. Il n'y a eu aucune avancé sur la libération des prisonniers. Vous avez une explication ?

-Fais-moi confiance, et surtout à ma division.

-Comment ? Alors qu'ils me sont inconnus.

-Je te vois venir Erza. Je sais que ça t'énerve de ne pas connaître l'identité de ma division. Mais si je ne dis rien, c'est pour de très bonnes raisons.

-Je me fiche de leur identité. Je veux connaître leur nombre, les missions qu'ils reçoivent, et leurs noms de codes.

Jellal sourit d'autant plus : -En vérité tu es frustré car tu voudrais faire partie de ce petit comité restreint, n'est-ce pas ?

-Ce qui me frustre c'est que je ne sais pas ce qu'il se passe dans l'ombre. Et savoir qu'ils sont compétents m'aidera à relativiser sur la situation.

Le Roi soupira en replaçant ses mains derrière sa tête :

-Ma division est digne de confiance, je te l'assure. J'ai autant confiance en eux qu'en toi. Ils sont neuf, avec chacun leur spécialité. Ce ne sont pas tous des combattants, c'est pourquoi leurs missions dépendent de leurs compétences. Je les ai nommés moi-même, et ils ne cessent de se montrer digne de cette attention. Shadow, White, Lady, Snake, Iron, Sky, Snow et Gravity. Ils sont ma division. Ils sont mes soldats.

-Et il en manque un.

Jellal se tut, et commença un combat avec lui-même sur ce qu'il pouvait dire, ou non.

-Le dernier s'appelle Memory. Il est celui avec qui j'ai le moins d'interaction. Je t'en ai dit beaucoup ce soir, ne pose pas plus de questions.

-Je n'en avais pas l'intention.

Jellal ne répondit rien, et la pièce se replongea dans le silence. Mais alors que l'un et l'autre avaient encore beaucoup de choses à se dire, ils s'endormirent sans s'en rendre compte.

Le lendemain, Jellal se réveilla difficilement. Il s'était endormi dans ses vêtements de la veille et n'avait même pas ôté ses chaussures. Il tourna la tête en se rappelant qu'il n'avait pas été seul, et vit la belle commandante endormie. Elle était paisible, et le Roi sourit en la trouvant mignonne. Et dans le but de se relever, il poussa un hurlement de frayeur qui réveilla brusquement la rousse. Grey les observait, un sourire en coin.

-Grey ! Tu m'as fait peur bon sang !

Le conseiller ne parla pas et continua de regarder successivement le Roi et la commandante. Les deux arboraient des visages coupables, et attendaient impatiemment que Grey eut trouvé la blague adéquate. Il finit par dire :

-Lorsque je vous ai suggéré de nous faire un bébé, je ne m'attendais pas à ce que vous ne sachiez pas comment faire. Un petit indice, vous êtes censés retirer les vêtements.

Grey partit en fou rire juste après, et le souverain lui lança l'un de ses oreillers. La commandante, n'acceptant pas de se faire avoir sans protester, se leva et s'approcha du conseiller avec un mince sourire. Et avant de quitter les appartements du Roi, sans un regard en arrière, elle dit d'une voix suave :

-Ne t'inquiété pas Grey, Juvia a été une excellente professeure. J'ai d'ailleurs transmis son savoir au Roi. Tu la remercieras pour moi ?

Grey resta bouche bée, alors que Jellal sourit de toutes ses dents, et s'affala sur son lit le regard rêveur.

*…*

La fureur se lisait limpidement sur son visage flétri par le temps. Son pas rapide raisonnait dans le château comme un son d'épouvante. Il s'arrêta devant l'une des doubles portes et entra brusquement en les faisant claquer. Leon buvait tranquillement un thé, lorsque son père surgit. Il avala sa gorgée et dans un ton calme il dit :

-Eh bien père, cela faisait longtemps que je ne vous avais pas vu aussi énergique.

Le Duc se mit d'autant plus en colère : -Alors en plus d'être une déception en tant que fils, tu vas manquer à tes devoirs en tant que Marquis. Tu devais épouser Erza Knightwalker, pas la comtesse de Zendor ! Maintenant tous nos plans sont mis en péril !

Leon soupira, et tout aussi calmement, il répondit : -Vos plans. Pas les miens. Et vous êtes trop subjectif sur la situation. Épouser Meredy assure à Edolas une alliance encore plus solide entre nous et Zendor. De plus, Meredy est une diplomate très compétente qui connaît tous les codes enseignés par l'instance royale. Elle sera meilleure en tout dans son rôle de Marquise, car en plus de tout le reste, je l'aime.

-De médiocres sentiments !

-Vous ne comprendrez jamais ce que cela fait d'aimer quelqu'un. Vous qui n'aimez que le pouvoir. Père, admettez votre défaite. Le trône est un trop gros obstacle pour vous.

-Va au fond de ta pensée. Le ton du Duc était dure et froid.

-Votre emprise sur moi a failli me faire commettre l'irréparable. Mais maintenant c'est terminé, vous ne m'astreindrez plus de rien. Et de ce fait, vous n'aurez plus aucune emprise sur l'armées de Déliora non plus.

-Cette armée est autant la mienne que la tienne Leon !

-Erreur ! Je suis le Marquis de Déliora, ce qui fait de moi le seul commandant de ses armées. Vous contrôlez la terre, mais pas ceux qui la protège. C'est un pouvoir qui est mien. C'est pourquoi vous pouvez dès à présent arrêter de mêler mon armée à vos plans.

Le Duc eut un sourire mauvais. Leon frissonna en voyant la colère de son père balayé par un air suffisant.

-Une déception de plus. Vous serez tous perdant Leon. Dommage que tu n'en sois pas conscient.

Le Duc s'en alla juste après. Leon apprit peu de temps après que son père avait pour objectif de retourner bientôt à Déliora. Le Marquis savait que lorsque cela arriverait, les choses changeront du tout au tout. Mais impossible pour lui de se soucier de cela. Le Seigneur de Zendor avait été invité pour le bal de ses fiançailles avec Meredy. Bientôt il allait rencontrer son futur beau-père, et rien ni personne ne pourra empêcher ça d'arriver.