Bonjour, Bonsoir. Ce chapitre arrive plus tôt. Pourquoi ? J'en avais envie pardi ! Éclatez-vous et bonne lecture !
Chapitre 27 : L'erreur de trop
-D'après le rapport de Lucy, les gardes en charge de la forge et de la mine n'étaient pas très vigilants. En vérité, ils étaient surtout présents près de la forge, négligeant volontairement les rondes dans la mine. Ils partent du principe qu'aucun des prisonniers ne peut s'échapper à cause des colliers, mais surtout, car ils sont persuadés que personne ne découvrira les plans de Bastia. Une grossière erreur au vu de la malice dont vous avez fait preuve Majesté.
Le Roi et ses conseillers étaient présents dans la chambre de Juvia. Celle-ci était allongée endormie, avec Grey tenant sa main. Ils s'étaient rassemblés pour faire le compte rendu de la mission non officielle.
Hughes, qui avait parlé en premier, laissa la place à Sugar Boy :
-Nous sommes passés par la forêt et nous avons remarqué plusieurs prisonniers récoltant du bois. Les gardes étaient trop peu, et comme l'a dit plus tôt Hughes, pas assez vigilants. Grey et Juvia reconnurent l'un de leur ami, et ils réussirent à l'isoler assez pour discuter.
Le commandant de la quatrième division se tut en observant la rousse qui avait les bras croisés et les yeux fermés. Jellal comprit que c'était à elle de continuer le rapport, et un pressentiment lui dit que cela n'augurait rien de bon pour lui.
-Le prisonnier en question nous a parlé de la situation actuelle dans la mine. Le saviez-vous, votre royale Majesté, que des individus encagoulés se sont occupés des prisonniers personnellement ? S'occupant de leurs soins, de la nourriture et même de leurs colliers. Nous avons rapidement compris que votre division était impliquée, et qu'en réalité, ils ont… Comment dire ? Maché le travail pour nous. Vous saviez que nous irions, c'est pourquoi vous avez chargé vos soldats de préparer le terrain. En arrivant, la majorité des prisonniers étaient en états de s'enfuir, comme s'ils s'étaient préparés en prévision. Ils n'attendaient que notre venue.
Erza avait fini par ouvrir les yeux et s'était mise à fixer le Roi froidement. Celui-ci détourna le regard, honteux. On aurait dit un enfant se faisant disputer. Il décida à lui donner une explication :
-Si vous n'étiez pas intervenus, ils l'auraient fait. Mais leur mission au commencement était d'apporter leur soutien aux prisonniers et de leur assurer que le Roi était présent pour eux. Ma division devait préparer leur évasion. Ils ont commencé par trouver un moyen d'ôter leurs colliers. Lorsqu'ils eurent trouvé, ils se sont occupés des soins et de leurs conditions physiques, en prévision de cette évasion.
Erza coupa le Roi : -Donc si je comprends bien, vous avez manipulé tout le monde, pour être sûr que chacun s'en sortirait dans les meilleures conditions.
-Manipulé est un grand mot, mais oui j'ai fait en sorte qu'il y est le moins de blessés possible.
-Brillant. Grey venait de murmurer, sans même quitter des yeux Juvia. Tu as été brillant Jellal, mais nous nous avons été imprudent. Nous avons baissé notre garde, car nous pensions que la providence était avec nous. J'ai détourné les yeux cinq secondes. Cinq petites secondes, alors que mon cœur empli de joie retrouvait ses amis autrefois perdus. Il existait des soldats sous le commandement de Bastia qui exécutaient les ordres comme il le fallait. Et ce fut à mon tour de ne pas être vigilant. L'un d'eux a attaqué Juvia par derrière et l'a assommée. Erza, Hughes et Sugar Boy ne mirent pas longtemps à les neutraliser tous. Mais le mal avait été fait. Juvia est endormie depuis, et on ne sait pas quand elle va se réveiller. C'est un cauchemar, et alors que je prie pour me réveiller, la voir aussi paisible me rappelle simplement que c'est la réalité.
Jellal s'approcha de son conseiller et lui mit une main sur l'épaule. Il se tourna ensuite vers les commandants et les deux autres seconds et déclara :
-Bastia a commis l'erreur de trop. Et maintenant que les membres de guildes sont en sécurité, il n'a plus aucun moyen de pression sur nous. Je déclare, dès aujourd'hui, la guerre à Bastia, désormais ancien Duc de Déliora.
*…*
La destitution du Duc Bastia s'était rependue dans le royaume comme une trainée de poudre. Chacun comprenait que la guerre froide entre le Roi d'Edolas et le Duc de Déliora avait franchi un cap décisif. Les ragots du château ne traitaient plus que du prochain coup que l'un des deux camps ferait. Et c'est en entendant furtivement l'un de ces ragots qu'Erza entra dans le bureau du Roi. Celui-ci était assis sur le sol et fixait avec beaucoup de concentration, plusieurs feuilles étendues un peu partout.
Elle le regarda avec un sourcil levé, alors qu'il n'avait même pas remarqué sa présence :
-Nettoyage de printemps ?
Le souverain releva la tête brusquement. Erza crut un instant qu'elle venait de le réveiller.
-Depuis combien de temps es-tu là ?
-Je viens d'arriver, répondit-elle simplement.
Jellal tourna la tête vers la baie vitrée derrière lui et reporta son attention vers la commandante :
-Quelle heure est-il ?
-Huit heures. Le Roi releva les sourcils, puis se mit à rire, au grand étonnement de la rousse. Elle demanda : N'est-il pas un peu tôt pour boire ?
-Je n'ai pas bu Erza. Je n'ai simplement pas dormi du tout. Il se frotta le visage avant de s'ébouriffer les cheveux. C'est fou ce que le temps passe vite lorsqu'on s'amuse.
Erza ne releva pas le ton ironique et interrogea :
-Que faites-vous qui mérite que vous restiez éveillé ?
-Je monte un dossier sur les chefs d'accusations de Bastia. Et je me suis rendu compte qu'il y avait tellement de données, que j'avais peur de rater quelque chose. En conséquence, ma nuit s'est passée dans l'épluchage de comptes rendus, rapport, et tout ce qui concernent ses activités. J'ai eu beaucoup de chance car Iron et Lady avaient fait un sacré tri avant de tout me distribuer. Les pauvres, je crois que de nous tous, ils sont ceux qui travaillent le plus.
La rousse observa le bureau, où des feuilles étaient éparpillées partout. Des verres vides trônaient ici et là, alors que les doigts du Roi étaient aspergés d'encre.
-Vous m'en direz tant. Jellal ne fit même pas attention à l'ironie de la commandante. Elle continua : Vous avez dû trouver pas mal de choses j'imagine.
-En effet, j'ai trié un maximum d'informations. Je veux vraiment être précis. Connaissant le conseil, ils vont inspecter tout au peigne fin pour trouver des excuses à Bastia.
-Faites-moi un petit résumé.
La commandante s'assit en face du Roi et attendit qu'il commence.
-Nous avons déjà les témoignages des membres de guildes. Ils n'ont malheureusement jamais vu Bastia directement, mais ils ont entendu plusieurs gardes faire mention de lui. Il y a aussi le poison utilisé lors de la réception organisée pour les fiançailles du Marquis et de la comtesse de Zendor. Ce poison est extrait de plantes très rares qui ne poussent qu'en respectant certaines conditions. C'est pourquoi on en trouve qu'en forêt très humide ou proche de mine. Le poison trouvé dans mon sang, vient bien d'une récolte proche de la mine de Bastia. Jellal se stoppa alors qu'il venait d'évoquer un sujet qui mettait hors d'elle la jeune femme. Il poursuivit pour changer de sujet : J'ai aussi trouvé quelque chose qui l'incriminera plus que tout le reste. J'ai, tout d'abords, lu minutieusement tous les rapports sur les soldats composant l'armée de Déliora…
-Bien sûr que vous l'avez fait. Erza venait de couper le Roi avec un petit sourire.
Celui-ci lui rendit et continua : -J'ai constaté qu'il existait un plus grand nombre de rapports que de soldats dans cette armée. C'est pourquoi, je pense que la majorité de ces rapports concerne l'armée qu'il a créé lui-même et qui n'agit que sous ses ordres.
La rousse fronça les sourcils : -Comment cela est-il possible ? Bastia n'est pas un imbécile, or vous avez en votre possessions des rapports sur des soldats qu'il voudrait vous cacher.
-Et c'est pourquoi je remercie certaines lois d'Edolas qui méritent vraiment qu'on y fasse attention. La loi est la suivante : « Chaque individu suivant un entraînement militaire et qui par la suite travail dans un secteur où ses capacités devront être mise à exécution, doit transmettre un compte rendu chaque mois de son service. Si jamais fraude il y a, le coupable écopera d'une peine à vie. »
-Alors, si je comprends bien, les soldats que Bastia a rassemblé pour son armée privée, envoie chaque mois un compte rendu sur leurs agissements.
-Exactement. La plupart s'auto-proclame soldats de l'armée de Déliora, mais leurs dires n'ont rien d'officiels. En soit, la stratégie est simple et efficace. Personne ne regarde jamais des comptes rendus pareils, cela prend trop de temps et d'énergies. Ils passent alors incognito, sans que personne ne les soupçonne. Mais dommage pour eux, les membres de ma division ne sont pas n'importe qui, et j'ai une soif de vaincre incommensurable.
-Qu'en est-il de ceux qui n'ont jamais officialisé leur entraînement militaire ? Il doit surement en avoir.
-Il y en a, mais la majorité ont déjà été appréhendée.
Jellal avait baissé le son de sa voix, de même que sa tête. Erza fronça les sourcils en sondant le souverain, pour comprendre son changement d'expression. Mais la commandante comprit rapidement ce qui se jouait :
-Le coup d'état. Au début de votre règne. Le souverain se contenta d'hocher de la tête. Bastia a ordonné à 300 de ses soldats les plus faibles de provoquer un coup d'état. Dans le meilleur des cas, ils réussissaient, et à cause du trône encore faible, et le lui livraient. Et dans le pire, ce qu'il s'est passé, Bastia ne perdait que des soldats de seconde zone. Bon Dieu ! Cet homme est ignoble !
-Je suis plutôt d'accord. Ce qui nous fait pas mal de preuves pour se confronter à lui. Il ne me manquait que ces informations pour passer à l'action. Maintenant, il est temps de se mettre en route. Grey ne tient plus en place, et je crois bien que c'est aussi mon cas.
Erza le coupa en se levant : -Minute votre royale Majesté. Je vous rappelle que vous venez à peine de vous remettre d'une tentative d'assassinat par le poison. Vous êtes faible, et vous manquez cruellement d'entraînement. C'est pourquoi j'ai chargé Rog de votre entraînement aux corps à corps. Kagura s'occupera de votre maitrise à l'épée. Pendant ce temps, Sting et Yukino superviseront les entraînements en s'assurant qu'au moindre signe de fatigue vous vous reposiez.
Jellal la regarda toujours assis et fit en fronçant les sourcils :
-Je n'ai pas besoin de baby-sitter. Et puis tu as chargé les meilleurs soldats de l'armée d'Edolas de s'occuper de moi, alors qu'ils feraient mieux de s'entraîner eux-mêmes. Je crois que tu exagères.
-Je vous en prie, si vous voulez être apte au combat, vous devez au moins être cadré par eux. À défaut de connaître l'identités de vos soldats, qui sont Les meilleurs soldats d'Edolas, j'ai choisi les meilleurs de la seconde, troisième et quatrième division pour se charger de vous.
-Je n'ai pas le temps de subir un entraînement cadré. Erza, Juvia est dans le coma, je ne peux pas attendre autant. Edolas compte sur moi. Grey compte sur moi.
-C'est exactement pour cela que vous devez suivre mon conseil. Si champ de bataille il y a, je pense que chaque soldat que vous dirigerez veulent un Roi sachant lever son épée par lui-même. Grey est peut-être votre bras droit, mais je le vois mal tenir votre arme et la sienne pendant tout le temps de la confrontation.
Le souverain soupira devant la moquerie de la rousse qui démontrait facialement qu'il pouvait dire n'importe quoi, elle avait tout bonnement raison.
-D'accord, je ferai ce que tu me dis. Mais à une condition. Elle ne répondit rien, c'est pourquoi il continua : Lorsque toute cette histoire sera finie, nous devrons parler.
Il la fixait intensément, lui révélant silencieusement de quoi il parlait. Elle détourna la tête en pestant. Il enchaine les mauvais timings ! Erza finit par retourner son attention vers Jellal en acquiesçant d'un hochement de tête. Elle changea de sujet ensuite :
-Bon, maintenant que les choses sont claires, vous allez me faire le plaisir d'aller vous reposer. Vos entraînements débuteront à 15 heures, ne soyez pas en retard. La commandante fit demi-tour et avant de sortit du Bureau, elle termina : Beau travail en passant.
Après l'avoir suivi des yeux, le souverain sourit jusqu'aux oreilles. Il se leva et s'étira en baillant. Lui aussi quitta le bureau, pour se diriger vers ses appartements et dormir quelques heures.
*…*
Grey n'avait presque pas quitté le chevet de Juvia. Il n'avait rien fait d'autre que de la regarder respirer, guettant le moindre signe de son réveille. Mais après deux semaines, aucun changement n'avait eu lieu, ce qui ne rassurait absolument pas le conseiller du Roi.
Il recevait souvent la visite de Jellal, des membres de la guilde et des commandants. C'est pourquoi, il fut surpris de ne voir aucun d'eux, mais plutôt Mest.
-Bonjour Soluge, je ne vous dérange pas ? Commença le second du commandant de Déliora.
-Salut Mest, comme tu peux le voir l'ambiance n'est pas très présente ici. Et je t'en prie, pour l'amour de Dieu, arrête de me vouvoyer. On en est plus là depuis longtemps.
Mest se mit à rire, puis demanda : -Comment vas-t-elle ?
Grey soupira et répondit : -Son état ne s'est pas amélioré. Elle est comme figée, sa respiration pour seule preuve qu'elle est toujours en vie.
-Je suis désolé Grey.
-Ne le sois pas. Tu n'as rien fait de mal. Cela doit aussi être difficile pour toi.
-C'est dure, mais pas autant que pour toi. Je ne pourrai jamais rivaliser avec quelqu'un comme toi Grey. Regarde-toi, tu es ici depuis deux semaines, sans penser une seconde à toi-même. Alors que c'est la première fois que je viens la voir, pour vous dire à tous les deux au revoir.
-Au revoir ?
-Le temps est venu pour moi de rentrer à Déliora. Leon doit s'y rendre pour s'occuper de la terre, et je dois l'accompagner. Je ne sais pas lorsque l'on se reverra, et encore moins lorsque je la reverrai elle.
-Elle sera déçue de ne pas vous saluer Leon et toi.
Mest rit une seconde fois et dit : -Voilà pourquoi j'étais hors course dès le début. Je t'ai toujours vu comme ayant l'audace nécessaire pour ramener ton oreiller ici. Le conseiller prit une expression interrogative devant l'air confiant et énigmatique du second. Celui-ci continua : Tu sais, je pense qu'elle aimerait savoir que tu t'entraînes. Je n'imagine pas les horreurs qui t'arriveront lorsqu'elle saura que tu l'as veillé deux semaines durant.
Le conseiller grimaça en s'imaginant cet instant. Il vit Mest s'en aller alors il l'interpella :
-Mest. Celui-ci se retourna : Lorsqu'elle se réveillera, je t'enverrai une lettre.
Grey disait ces mots plus pour lui que pour le second. Mest le comprit très bien et termina :
-Je l'attendrai avec une grande impatience.
*…*
Les éclaireurs que Jellal avait envoyé lui avait rapporté que Bastia s'était mis en marche, accompagné de son armée privée. La description de ces éclaireurs était encore plus précise que les témoignages des anciens prisonniers, qui avaient fait de leur mieux pour raconter ce qu'ils avaient pu observer durant leur captivité. Mais ce qui se présentait devant le Roi d'Edolas et devant son armée était encore bien loin de ce qu'ils pouvaient tous s'imaginer.
Jellal ne laissa rien paraître, il ne voulait pas inquiéter ses hommes d'avantage. Mais même si son expression était aussi impassible que la commandante, ceux qui le connaissait le mieux pouvaient voir son anxiété.
Les deux camps ennemis se faisaient face depuis un moment déjà, et le souverain comprit qu'il était temps de s'avancer au centre de l'arène naturelle, rencontrer son ennemi avant le début du combat.
Jellal se tourna vers son conseiller et les commandants, et d'une voix extrêmement sérieuse il dit :
-Erza, tu viens avec moi.
La rousse fronça légèrement les sourcils : -Je ne suis pas votre seconde, c'est Grey qui doit vous accompagner.
Le conseiller répondit à la place de son ami : -Vas-y Erza. Si je vois Bastia je le tu sans même discuter.
Personne n'avait jamais vu Grey aussi froid et sérieux. Son ton était sans appel, alors Erza ne rajouta rien. Elle suivit le Roi, tous les deux sur un cheval, et ils rejoignirent Bastia accompagné d'un homme qu'ils auraient préféré ne jamais revoir.
-Ainsi donc, créer une armée ne vous a pas suffi. Il a fallu que vous fassiez une alliance avec le Seigneur Mald Gheel des terres de Tartaros. Votre haine envers moi est si drastiquement élevée que vous allez jusqu'à vous en prendre à votre pays Bastia ?
L'ancien Duc arborait le même sourire condescendant que son allié. Le vieil homme avait une aura de gagnant alors que le combat n'avait même pas débuté.
-Mon Seigneur, comment vous remettez-vous de votre malencontreux accident ? Je n'ai pu malheureusement m'enquérir de votre état car une affaire urgente m'attendait à Déliora.
-Ce n'était pas un « malencontreux accident » mais une tentative d'assassinat. Mais vous le saviez déjà Bastia. Alors dites-nous plutôt ce que cela fait de voir son plan échouer, alors que la mauvaise personne a été touchée ? Erza avait une aura noire et malgré toute la confiance que l'ancien Duc dégageait, il ne put refouler les frissons qui le traversaient.
-Ce n'est pas parce qu'aujourd'hui nous sommes ennemis qu'il faut m'accuser de tout. J'espère que vous attraperez le coupable rapidement. Il serait dommage que cette fois il fasse mouche.
Mald Gheel laissa échapper un rire alors que leurs adversaires serrèrent leurs prises sur les rênes.
-Vous n'avez pas l'air d'être surpris de me voir Seigneur Jellal. Je ne peux en dire autant de votre commandante, qui camoufle étonnamment difficilement son trouble. Mald Gheel n'avait pas du tout changé, au contraire, son arrogance dépassait largement celle de leur dernière rencontre.
-La commandante Knightwalker n'a aucune raison de dissimuler sa surprise de vous voir. Il est évidemment étrange de vous voir vous allier contre un ennemi d'Edolas. Je ne savais pas que Tartaros pouvait se mettre à dos un pays aussi puissant. Jellal gardait de sa superbe et de sa majestuosité, ce qui étonna la rousse. Mais cette preuve du mérite de son statut ne déstabilisa pas un instant Bastia et le Seigneur de Tartaros qui sourirent d'autant plus.
-J'ai simplement fait un investissement. Cet homme à ma droite a selon moi, plus de chance de gagner cette bataille. Il est indéniable que Tartaros doit se ranger du côté des vainqueurs.
Ce fut au tour de Jellal de sourire. Ce n'était pas un sourire arrogant ou moqueur. Ce sourire exprimait plus une désolation qu'autre chose, et ce fait interrogea Erza qui ne l'avait jamais vu ainsi face à ses ennemis. Le souverain finit par dire avant de retourner auprès de ses troupes :
-Eh bien messieurs, que les meilleurs gagnent.
