Je ne possède aucun des personnages de la série télé

Si Johnny détestait bien une chose, c'était que des gens s'en prennent à des enfants. Ce type de situation le mettait si en colère qu'il était capable d'agir ous le coup d'une impulsion incontrôlable sans réfléchir... [HALLOWEEN PARTY 2020 - Groupe Papotage, Ecriture, Lecture et Bonne Humeur]

Le défi d'Halloween consiste à piocher un mot, une créature et une situation/lieu dans une série de 30 propositions par thèmes et de les combiner pour en faire un texte d'Halloween.

Situation : torturé

Créature : 19. Cartomancienne

Mot : 29. Chaînes

bon d'accord, celui là aussi je le rends en retard mais j'avais trop d'idées !


Ce texte répond aussi à 16 défis de l'Enfer de Dante (liste à la fin)

En espérant que cela vous plaise

Bonne lecture

PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)


LE MYSTERE DE LA MAISON

Sur le dos de Barranca, le chapeau descendu un peu sur les yeux, Johnny donnait la fausse impression de dormir. En vrai, le jeune homme réfléchissait à la petite fille totalement traumatisée qu'il avait découverte ce matin, non loin d'une de leur étable. Johnny détestait qu'on s'en prenne aux enfants. Avec des mots saccadés par ses larmes, la petite lui avait parlé d'une hacienda à proximité et d'une femme « étrange ». Elle lui avait dit aussi qu'elle n'était pas seule là-bas et le sang du jeune homme n'avait fait qu'un tour dans ses veines, il fallait qu'il comprenne ce que cette femme faisait à ces enfants.

Il avait donc sauté comme un ressort sur le dos de son cheval, laissant la petite à Jelly qui avait levé les bras au ciel en lui disant que c'était de la folie… Sans doute, mais Johnny s'en moquait… Il y avait une petite fille traumatisée et il pouvait y avoir d'autres enfants en danger. Il refusait de ne rien faire.

Tant et si bien qu'il n'avait même pas prit le temps d'attendre Scott, il était bien trop en colère ! Comment des gens pouvaient-ils s'en prendre à des enfants ? C'était quelque chose qu'il ne supportait pas,

Le jeune homme se redressa brutalement sur sa selle et arrangea son chapeau. Il n'était plus très loin. D'ailleurs, il ne tarda pas à remarquer la fameuse hacienda, abritée derrière de hauts murs et un frisson le parcourut, oui, il y avait quelque chose d'étrange dans cette bâtisse, même de loin…

Après, un rapide coup d'œil autour de lui, il sauta du dos de Barranca et l'attacha dans un fourré avant de lui donner une petite tape sur la croupe.

- Reste sage, je reviens.

Plié en deux pour tenter de ne pas se faire remarquer, Johnny courut jusqu'au mur qui entourait la maison et le sauta rapidement. Son cœur battait vite, il y avait vraiment quelque chose de pas normal dans cette maison.

Il accéléra et traversa la cours plié en deux. En suivant les quelques indications données par la petite fille, il contourna l'écurie et découvrit la porte qui menait à une cave sous cette dernière. Le jeune homme regarda autour de lui. Il y avait de la lumière dans la maison et des voix lointaines, mais personne de trop proche. Johnny descendit donc les escaliers au ralenti et plaqua son oreille contre la porte. Ce qu'il perçut lui glaça le sang : de voix d'enfants et des sanglots. La petite n'avait pas menti, elle n'était pas seule.

Bouillant littéralement de colère, le jeune pistolero, défit doucement les verrous d'une main pendant qu'il agrippait son pistolet de l'autre. Les enfants pleuraient, mais ils n'étaient peut-être pas seuls.

Johnny prit une inspiration et poussa doucement la porte. Il fut soulagé qu'elle ne grinça pas, mais ce qu'il découvrit le glaça d'effroi. Il y avait des cages dans cette cave sombre et humide… et dans cette cage, il y avait bien une douzaine de fillettes d'une douzaine d'année maximum. Le jeune homme sentit la rage et la colère remplacé d'un coup l'effroi. Il ne savait pas ce qu'il se passait ici, mais il était hors de question qu'il laisse ses enfants ici.

En le voyant entrer avec son arme à la main, les petites se blottirent dans les bras les unes des autres. Johnny comprit leur peur et remit son arme dans son holster.

- Chut, ne vous en faites pas, je vais vous sortir de là, tenta-t-il de les rassurer avant de s'en prendre au premier loquet de la plus grande cage.

Il eut le temps de le faire sauter avant de les voir se mettre à pousser des cris de peur. Instinctivement, Johnny se retourna. Il eut le temps d'apercevoir une silhouette, mais il était trop tard. Un coup de crosse l'atteignit à la tempe avec une telle violence qu'il fut projeté contre la cage. Il tenta bien de se rattraper au barreau, mais la douleur était si intense. Le jeune homme eut le temps de percevoir le hurlement des petites filles puis le noir le happa.

OoooO

La douleur qui irradiait dans son crâne, l'odeur de sang trop présente et la froideur du métal des chaines qui lui serraient les poignets, firent comprendre à Johnny qu'il était dans une situation plutôt mauvaise. Pour la première fois, il en vint à se dire qu'il n'aurait peut-être pas dû foncer tête baissée sans réfléchir. Un léger tremblement agita son corps et une gifle tonitruante le ramena brutalement à la réalité.

- Ne joue pas les inconscients !

Johnny serra les dents et entrouvrit les yeux, prenant le temps de se contrôler avant de lancer d'un ton cassant.

- Alors arrête de frapper.

En guise de réponse, il encaissa un violent coup au ventre qui lui arracha un cri et lui coupa le souffle. Johnny haleta pendant qu'il s'affaissait en avant, faisant reposer son poids sur les chaines qui le retenaient au plafond de la cave.

Le type afficha un sourire sadique et l'empoigna par les cheveux pour le forcer à le regarder.

- Tu crois que tu m'impressionnes Madrid ?

Un léger sourire se dessina malgré la douleur sur le visage de Johnny

- On se connaît ?

- Tu as descendu mes cousins à la frontière mexicaine !

- Ah, au vue de ce que tu fais ici, ils devaient sans doute n'être pas plus fréquentables que toi !

Sa réponse lui valut un coup plus brutal, plus haut et le craquement qui lui arracha un cri lui fit comprendre que l'une de ses côtes venait de se briser, mais Johnny connaissait la douleur. Il avait apprit à vivre avec depuis qu'il était gosse et il darda un regard bleu glacial sur l'homme en face de lui.

- Qu'est-ce que tu fais à ces petites ?

- Qu'est ce que j'en fais ? Eh bien, il y a de la demande de l'autre côté de la frontière si tu vois ce que je veux dire.

Johnny frissonna et sa colère revint comme une vague.

- Espèce d'immonde salopard !

Le jeune homme rua, agrippa les chaines à laquelle il pendait et se balança. D'un coup de pied, il balança le type à la l'arrière. Ce dernier heurta violemment une table et s'assomma à moitié. Johnny serra les dents, se cramponna plus fort à la chaines et rua. D'un geste sec, il parvint à l'arracher au crochet qui pendait et roula maladroitement sur le sol. Cela réveilla à sa blessure à la tempe et du sang coula de nouveau le long de sa joue sans qu'il n'y fasse attention.

En titubant, il se redressa et chercha la clé de ses chaines. Il donna au passage un coup de pied dans la tête du type pour l'assommer, mais n'eut pas le temps de lui prendre la clé. Un coup de feu claqua et une douleur atroce lui déchira le coté. Johnny chancela, se retourna et vit une cartomancienne lui adresser un grand sourire qui faisait ressortir ses canines en or. Johnny trembla et s'écroula lourdement sur le sol.

La femme se rapprocha du type et l'aida à se redresser.

- Je t'avais pourtant dit qu'il était dangereux ! Pesta-t-elle.

L'homme bougonna, se redressa et porta un coup de pied à Johnny qui était étendu sur le sol, ses mains encore enchaînées pressant sa blessure comme elles le pouvaient. Il laissa échapper un cri et se mit à trembler, anticipant le deuxième coup puis le troisième. Certaine fillettes poussèrent des cris d'horreur, mais la cartomancienne arrêta son compagnon.

- Ne le tue pas tout de suite, je veux savoir qui d'autre sait qu'il est ici.

- Tout le comté, cracha Johnny en toussotant, un éclair rebelle au fond des yeux.

La femme à la peau basanée, aux boucles brunes et aux vêtements colorés se penchant au dessus du jeune homme blessé.

- Tu sais, la plupart du temps, je manipule les gens en tirant des cartes ou en sortant ma boule de cristal. Je leur dis que leur fille va mourir, qu'elle a une grave maladie, qu'elle est folle ou psychopathe… Je récupère aussi les orphelines en leur disant que je partagerai mes pouvoirs, mais je ne sais aussi comment faire obéir différemment.

Elle ponctua sa phrase en compressant violemment la plaie de Johnny. Le jeune homme hurla de douleur, manqua de peu de perdre connaissance et la femme ricana.

- Attache-le sur la table !

Le type sourit et Johnny lutta pour se débattre, bien conscient que sa situation était en train d'empirer. Il rua et essaya de lui échapper, mais le type le plaqua brutalement sur le bois et il glapit de douleur. Dans un dernier geste, il tenta de lui donner des coups de pieds, mais il lui bloqua les jambes pendant que la femme lui tirait les bras vers le haut, accrochant les chaines qui lui retenaient les poignets à un crochet au dessus de sa tête sur le rebord. Le type tira sur des cordes et lui attacha les pieds au poteau de la table, finissant de l'immobilier. L'effroi et la peur se firent à nouveau sentir, ce n'était pas la première fois qu'ils attachaient quelqu'un sur cette table et Johnny n'avait pas envie de savoir quel traitement ils avaient réservé aux autres.

Déjà, il se sentait épuisé. Sa blessure saignait encore et sa lutte l'avait privé du sursaut de force qui lui restait. Sa vue se faisait floue maintenant et quand la femme déchira sa chemise tout en ordonnant au type d'allumer le feu, Johnny comprit que la suite allait devenir de plus en plus désagréable, ce qui n'allait peut être pas attendre s'il en jugeait par la lame qu'elle sortit pour la faire tourner sous yeux.

- Tu sais Madrid, la suite va dépendre de toi.

- Je m'appelle John Lancer, souffla Johnny tandis qu'elle faisait glisser sa lame sur son torse, dessinant ses muscles et les égratignant par moment.

Johnny frémissait et de fins filets de sang se formaient sur sa peau.

- Tu crois que je ne sais pas qui tu es ?

- Apparemment non, lui lança le jeune homme.

Il avait été Johnny Madrid, mais là il ne l'était pas, il ne l'était plus… Il était John Lancer. Sa vie n'était plus la même et ses pensées allèrent à sa famille. Pendant longtemps il s'était moqué de vivre ou de mourir… plus maintenant… Il ne voulait pas mourir ici….

- Alors, à qui d'autres as-tu parlé ?

- Je vous l'ai dit… vous êtes cerné !

- Menteur ! Siffla la femme en enfonçant son poignard dans la plaie.

Johnny poussa un cri de douleur et manqua de perdre connaissance, mais elle le gifla.

- Je ne te laisserai pas m'échapper aussi facilement ! Lança-t-elle en appuyant sa lame plus fermement.

Johnny hurla et sentit son sang se mettre à couler plus abondamment. Est-ce qu'elle avait conscience qu'elle était en train de le tuer ?

- Qui sait où nous trouver ?

Il y avait de la folie dans son regard et le jeune homme tira de manière désespéré sur ses chaines. La femme sourit et fit un hochement de tête en direction de son acolyte. Le type attrapa un tisonnier dans le feu qu'il venait d'allumer et l'apposa d'un coup brutal sur l'épaule de Johnny. Ce dernier poussa un cri de douleur, et dut lutter contre une nausée déclenchée par l'odeur de sa chair brûlée. Son cœur se mit à battre plus vite et il eut le temps d'entendre une dernière menace avant de basculer dans l'ombre.

- Si tu persiste c'est dans l'œil que je vais te l'enfoncer alors parle !

Parler… il était trop faible pour résister à ça et il perdit connaissance, abandonnant son corps malmené aux mains des monstres.

Johnny ne perçut donc pas le bruit de cavalcade, les tirs et n'assista pas à la lutte qui se déchaîna dans la cave. Les petites prisonnières poussèrent des cris de terreur, En seulement quelques minutes, l'Enfer se déchaîna dans la prison.

Scott se trouvait parmi les assaillants. Quand Jelly lui avait expliqué avec un air affolé ce qui c'était passé, il avait compris que son frère était en danger. Il s'était précipité pour l'aider en emmenant le shérif et des hommes du ranch.

A proximité de l'hacienda, il avait trouvé le cheval de son frère et avait donné l'assaut pour le retrouver. Dans le fracas, il se retrouva face à face avec la cartomancienne sadique. Il épaula son arme pour l'arrêter, mais cette dernière empoigna une fillette qu'elle mit devant elle avant de lui glisser son couteau sous la gorge.

- Tu fais un pas, elle est morte.

Scott déglutit. Il était clair qu'elle semblait totalement folle. Alors, il la suivit, fusil à l'épaule pendant qu'elle reculait dans un angle de la pièce. Lorsqu'elle s'immobilisa, il comprit qu'il allait se passer quelque chose, mais ne fut pas assez rapide. D'un geste brutal, la cartomancienne égorgea la fillette dont le sang gicla avant d'ouvrir une porte dérobée et de se faufiler dans le couloir. Scott tira en réflexe. Il perçut un glapissement, mais ne s'élança pas à sa poursuite. D'un bond, il s'agenouilla vers la fillette. Elle convulsa quelques secondes, mais s'éteignit dans ses bras. L'ancien militaire était habitué au sang et à la mort, mais celle-ci le révulsa. Cependant, en redressant la tête, il aperçut la table et son estomac se noua.

- Non !

D'un bond, Scott se précipita vers Johnny. Il lui adressa un coup d'œil, la nausée le prenant en découvrant l'ampleur de la tâche de rouge sang dans laquelle il baignait. Rapidement, il le détacha, débarrassa les mains des chaînes et glissa son bras sous ses épaules pour le ramener contre lui.

- Hey ! Johnny !

Ses doigts glissèrent à son cou et il frémit en percevant la faiblesse de son frère. Sa plaie au ventre, la brûlure sur son épaule, le fait qu'il soit attaché sur cette table…. Ils l'avaient torturé… Ces trafiquants d'enfants étaient des monstres, ils l'avaient torturé. L'une des mains de Scott se plaqua contre la joue de son frère qu'il se mit à bercer avec douceur tout en tentant de compresser sa plaie sanglante de l'autre.

- Allez Johnny. Tiens bon. Reste avec moi s'il te plaît… Je ne peux pas te perdre, pas comme ça, je t'aime petit frère, lutte. Je vais te sortir de là, lutte…


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