C'était une nuit comme les autres à Camelot, chacun chez soit vaquait à ses occupations, ou discutait en famille autour d'un bon repas chaud.

Et au château royal, régnait une atmosphère festive dans la Grande Salle, où tout le monde était réuni profitant du festin de la victoire contre Morgause. Les rires, et les sourires, étaient au rendez-vous, et personne ne soupçonnait, ni ne pensait que quoique ce soit puisse interrompre ce moment de festivité. Personne, mis à part Merlin.

Il se tenait derrière le prince, aussi rigide qu'une statue, un faux sourire ornant son visage, et son cerveau tournant à plein régime, essayant de distinguer par delà cette ivresse festive, la source du problème. Son instinct lui disait clairement que quelque chose d'important se passerait ce soir, quelque-chose qui changera le destin de Camelot à jamais. Et jusqu'à présent son instinct ne l'avait jamais induit en erreur. Or, il était dans l'incapacité de savoir si ce qui était destiné à arrivé soit bon ou mauvais, ce qui l'agaçait considérablement.

Quand le prince Arthur lui fit signe de remplir son verre, il décida d'enfermer ses doutes dans un petit coin de son esprit, pour pouvoir y repenser plus tard, et de profiter de la fête comme tout le monde. Après tout, ça ne pouvait pas être bien grave.

Oh, comme il avait tort.

Et alors que les nobles, entamaient leurs desserts, Merlin détecta un faible bourdonnement dans l'air. Un rapide coup d'œil à travers la salle lui confirma que personne ne l'avait entendu.Haussant les épaules, et décidé à ce que rien ne gâche sa soirée, il se mit à parler avec animation à Gwen, quand un bruit de verre brisé lui fit tourner brusquement la tête vers la source du son. Le bourdonnement dans l'air devenait de plus en plus fort, et à en jugé par leurs visages aussi pâles que des fantômes, tout les occupants de la pièce, l'avaient également entendu.

Un silence de plomb s'abattit brusquement sur la salle. Plus personne n'osait faire le moindre geste. Les respirations saccadées, et les regards de pure frayeur montraient clairement la peur qui avait remplacé la joie, et la panique s'infiltrait doucement dans les veines de chacun.

Le bourdonnement a été remplacé par un bruit de tambour à intervalle régulier, de plus en plus rapide, jusqu'à en devenir insupportable.

Ce qui se passa ensuite fut tellement rapide, et inattendu, que nul ne pût suivre. Un coup de tonner retenti soudainement, et une lumière blanche, pure, aveuglante éclata dans la salle, forçant tout le monde, nobles et serviteurs, à fermer les yeux. Et puis ce fut finit.

Tout le monde se taisait, personne n'osant interrompre le silence pesant qui régnait dans la pièce. Quand soudain un faible gémissement se fit entendre, attirant immédiatement l'attention des occupants de la salle vers le centre, où se trouvait un tas de choses indéfinies empilées les unes sur les autres. Un tas de choses, qui ressemblait curieusement à des corps humains. Si les résidents du château étaient suffisamment incrédule face à la situation, le dialogue qui s'en suit acheva de rendre leur choc encore plus monumentale :

" - Aïeee !! Fais attention bon sang !

- Mais c'est pas vrai..

- Qu'est-ce qui se passe ?

- Où sommes-nous ?

- AHH...HARRRYYY...ne peux-tu pas faire un minimum attention je te signal que c'est mon visage ça !

- Désolé Mione, j'ai pas fait exprès... Oy doucement Ginny tu as frappé mon pieds !

- Sérieusement 'Ry, comment au nom de Merlin, veux-tu que je distingue ton pieds, alors que je ne vois même pas le bout de mon nez !

- Et bien ce n'est pas spécialement nouveau Weaslette.

- La ferme la fouine ! Et tu laisse ma sœur tranquille.

- Toi personne ne t'a parlé la belette, alors...

- Oh non c'est reparti !

- Comment ose...

- LA FEEEERME !

- Merci Pansy.

- Quand tu veux Mimi.

- Ne m'appelle pas comme ça !

- Voyons Mimi, je ne t'appelle pas ' comme ça' ! Et dire que tu est la plus intelligente de notre génération ! Ouf. Des fois j'en doute sérieusement.

- Les gens est-ce que ça vous dérangerait de vous levez ? Pas que les pieds de Dray sentent mauvais, mais je commence à avoir des douleurs dans le dos !

- Blaise a raison...

- Depuis quand tu l'appelle Blaise toi ?

- Depuis que nous sommes tous devenu amis il y'a trois ans Ronald .

- Ah oui c'est vrai, j'ai oublié.

- Par le grimoire de Merlin Ron ! Comment peux-tu oublié alors qu'on les côtoie chaque jour ?

- Et bien tu v...

- Euh..les amis ? Désolé de vous interrompre, mais je risque sérieusement d'avoir des courbatures si vous ne vous levez pas ! "

Ainsi, Merlin regarda avec une certaine appréhension les étranges personnes se relevé tant bien que mal.

Et en regardant autour de lui, il se rendit compte qu'il n'était pas le seul, tout le monde les observait craintivement.

Après s'être relever, les dix étrangers regardèrent autour d'eux, les yeux plein d'interrogation. Ne pouvant sûrement plus contenir sa curiosité, une rousse aux yeux noisettes, portant d'étrange vêtements très...euh...ajustés, dit :

"- Les gars...pourquoi j'ai l'impression d'être tomber au Moyen Âge ?

- Mais oui c'est ça ! Ginny tu est un génie ! "

La fille brune se tourna vers Merlin et lui demanda où ils se trouvait. Mais quand le jeune sorcier lui répondit qu'ils étaient à Camelot, après avoir repris ses esprits, elle sembla sur le point de s'évanouir. Ses amis n'étaient pas en reste. Ils étaient tout aussi effrayé. Qu'elle ironie ne pensez-vous pas ? Chacun des deux côtés avait peur de l'autre, et aucun d'entre eux ne semblait en connaitre la raison.

La brunette se tourna brusquement vers l'un des garçon du petit groupe, et d'une voix mortellement calme, qui fit reculer tout ses amis lui demanda ce qu'il avait fait. La tentative de blague du garçon maintenant connu sous le nom de Blaise échoua pathétiquement, et quand la brune qui répondait au nom de Hermione se contenta de le regarder fixement sans broncher, il avoua en balbutiant :

"- Et bien tu vois Mione... Euh...et bien...je...j...j'était à...à la bibliothèque quand j'ai eu cette magnifique, brillante idée, tu sais une idée vraiment...enfin bref, j'ai trouvé un sort pour remonté dans le temps, et j'ai...j'ai disant peut-être penser à l'utiliser. ATTEND ! Avant que tu ne me tue, je tiens à dire pour ma défense que c'était pour la bonne cause, oui tu vois c'était pour m'empêcher de perdre le pari que j'ai passé avec Daph, tu sais, celui qui consiste à danser la ma... la mac je ne sais plus quoi devant toute la Grande Salle. "

Hermione se contenta de le regarda fixement comme s'il était complètement fou. Ce qui après réflexion, est fort possible. Elle ouvrit la bouche pour parler, mais un cri strident l'interrompit. Tout les occupant de la salle se tournèrent vers la fille blonde qui venait de crier comme si le diable était à ses trousses, et qui portait un masque de pure horreur sur son visage angélique. Elle se tourna vers le garçon à côté d'elle qui lisait tranquillement un livre, ne prêtant aucune attention à ses amis, ou au monde extérieur, et lui dit, ou plutôt ordonna :

" - Par les joncheruines de Merlin ! Il y'a des nargoles verts ici. C'est dangereux. Théo enlève les ! "

Le garçon ferma doucement son livre, et galanterie oblige, se dirigea vers la direction indiqué par la fille, et tapa de toute ses forces les nargotruc, qui se trouvait être poser sur la tête du roi Uther.

Merlin, ainsi que le reste de la pièce haleta, choqué par ce qui venait de se passer. Le roi se leva furibond, le visage d'une alarmante teinte rougeâtre et d'une voix indigné se mit à balbutier :

"- Comment...comment...osez-vous... jamais...je...jamais...

- Monsieur vous devez me remercier, les nargoles verts sont extrêmement dangereux pour votre cerveau. L'interrompit la blonde de sa voix aérienne.

- C'est quoi un nargole ? Demanda Lancelot à Percival.

Ce dernier lui répondit tout aussi doucement :

- Je n'en ai pas la moindre idée mon ami."

Un silence gênant prit possession de la salle. Les deux groupes se regardaient curieusement, et seul les marmonnements furieux du roi brisait le calme ambiant. Mais une idée sembla soudainement germée dans l'esprit d'un garçon aux cheveux noirs indisciplinés, puisqu'il pâli et se tourna vers Hermione et lui dit :

"- Hermione, n'est-ce pas au Moyen Âge où ils brûlaient les sorciers ?

- Par la barbe de Merlin, Harry tu... "

Tandis que Merlin rougissait furieusement, Arthur et ses chevaliers éclatèrent de rires, interrompant la brunette au milieux de sa phrase.

Celle-ci se tourna vers eux dans l'attente d'une explication à leur hilarité soudaine, et Merlin lui dit timidement qu'il n'avait pas de barbe.

"- Pourquoi en aurais-tu, répliqua Ron, tu n'est pas Merlin!

Entre deux éclats de rires, Gauvain réussi à confirmer qu'il était bien Merlin.

"- Mais c'est impossible ! Merlin est un vieil homme avec un chapeau pointu étoilé, une longue robe bleu, et une grande barbe blanche. "

L'hilarité des chevaliers redoubla, à tel point qu'Elyan tomba de sa chaise, tenant le ventre, et luttant pour reprendre son souffle.

"- Sincèrement Ronald, Merlin n'a pas était un vieillard toute sa vie !

- Je déteste dire ça, mais Mimi a...

- Pansy, la prochaine fois que tu m'appelle com...Mimi, je vais t'Avadakedavrisé !

- Si tu m'Avadakedavrise, ma chère, tu n'aura pas ma bénédiction pour épouser mon meilleur ami.

- QUOI ?! Mais Pansyyy...

- Tu sais que je n'ai pas besoin de ta bénédiction pour épouser Draco ?

- Oh ça va ! C'est le seul truc que j'ai trouvé ! "

Le roi qui a soudainement retrouvé l'usage de la parole cria :

"- Il suffit !! Je vous ordonne de me dire qui vous êtes immédiatement ! "

Le garçon roux du nom de Ronald s'avança avant qu'aucun de ses amis ne bouge et déclara alors que tout les nobles et serviteurs le regardaient avec curiosité :

"- Et bien monsieur, Je suis Ronald Weasley, et voici ma soeur Ginny, à ses côtés se trouve Harry Potter mon meilleur ami, la brune aux cheveux bouclés c'est Hermione Granger, mon autre meilleur ami, le blond au visage de fouine...

- HÉEE !

- ...c'est son fiancé Draco Malfoy, la fille à coté de lui c'est Pansy Parkinson. Le mec là-bas à cause de qui on est dans ce pétrin c'est Blaise Zabini, celui qui lit un livre, est Théo Nott, la bonde qui compte les dalles du sol est Luna Lovegood, et celle qui regarde ses ongles, c'est Daphné Grengrass. Et nous sommes tout les dix des étudiants en septième année au collège Poudlard, école de sorcellerie . "

Le silence interloqué qui s'en suivit, fut brisé par Pansy qui se tapa le frond de sa main, et dit dans un soupir :

"- Non mais quel idiot ."