Salut ! Je suis de retour (pour vous jouer un mauvais tour ! Team Rocket en force ! ) =)
Pour ceux qui attendent une évolution rapide de la relation (amoureuse) entre les deux, je suis désolé pour vous... mais que voulez-vous l'amour est aveugle.
Yzeute : merci pour ta review !
Voici donc le chapitre 5, bonne lecture.
Harry et Draco étaient rentrés dans leur dortoir en repensant à leur soirée. Ils avaient réellement apprécié la compagnie de l'autre et espéraient ardemment pouvoir recommencer. Pourtant le lendemain et les jours qui suivirent, ils ne se parlèrent pas et se virent à peine.
En effet, si du côté de Harry, Hermione et Ron s'avaient pour l'histoire de la bague, Harry ne leur avait pas confié son rapprochement avec Draco, son début d'amitié ? C'était le même problème chez les vert et argent. Seul Blaise était au courant de la rencontre entre son ami et le griffondor, mais il ne savait rien du déroulement de la soirée, si ce n'est que Draco avait récupéré sa bague et en était très heureux. Du coup Harry et Draco ne pouvait décemment pas se saluer dans les couloirs comme deux vieux amis sans déclencher la stupeur chez leurs amis et la population de Poudlard, professeurs et elfes de maison compris.
C'est pourquoi, ils avaient éviter de se croiser ne sachant comment se comporter en présence de l'autre.
Ça faisait cinq jours que cette mascarade se déroulait et Harry était comme un lion en cage. Si le premier jour, le souvenir frais de leur aventure lui avait permis de tenir, le weekend cloîtré dans la tour avec ses amis, il avait senti un manque. Il avait aimé parler avec Malfoy. Il avait l'impression de pouvoir parler de tout. Pas seulement de cours ou de livres comme avec Hermione, ni de quiddicht et de farces avec Ron. Bien sûr il exagérait, mais il avait quelques appréhensions à évoquer certains sujets avec ses amis. Il craignait un rejet ou une désapprobation de leur part, et ne désirait pas perdre ses meilleurs et premiers amis. Avec Malfoy cette peur n'existait pas, probablement car en étant "ennemi" ils avaient d'ores et déjà aperçu la part d'ombre existante chez l'autre.
Il s'était aussi rappelé de sa conversation avec Malfoy, toute cette histoire à propos de cette ancienne société, le changement, les groupes qui s'étaient créés. Ça semblait tellement incroyable, tellement différents de ce qu'on lui avait dit, de ce dont les cours parlaient. Et pourtant il croyait le serpentard, il n'avait aucun doute quant à la véracité de ses dires. Il avait donc été voir Hermione et lui avait demandé si elle possédait des livres d'histoires qui parlaient de cette révolution. Hermione lui avait répondu qu'il n'existait à sa connaissance aucun livre y faisant allusion. Intéressée, elle lui avait alors demandé plus de détails, mais Harry lui avait fait comprendre de laisser tomber d'un geste de la main. Harry passa le dimanche à la bibliothèque, mais ne trouva effectivement aucun livre à ce sujet. Déçu, il était revenu dans son antre, en se disant qu'il demanderait plus d'information à Malfoy le lendemain. Mais le lendemain, ne se passa pas exactement comme il l'avait prévu, ni le surlendemain. C'est pourquoi il était dans sa salle commune faisant les cents pas devant ses amis et le reste de sa maison qui le suivaient du regard en se demandant ce qui lui prenait.
Finalement Hermione vint le prendre par le bras et l'obligea à s'asseoir. Une fois cela fait, elle lui demanda de but en blanc :
Harry qu'est-ce qui ce passe ? Vendredi tu étais dans la lune toute la journée et depuis samedi tu tourne en rond, tu passes ton dimanche entier à la bibliothèque – je te comprends les livres c'est passionnant- mais tu en es ressorti encore plus frustré. Alors Harry James Potter, je te le demande : qu'est ce que tu as ?
Harry la regardait avec de grand yeux qui s'étaient écarquillés tout le long de la tirade de son amie. Je suis si transparent ? Et puis je lui répond quoi ? « Oh tu sais Hermione, rien de grave, c'est juste que Malfoy me manque et que notre conversation me reste en tête, j'en suis quasiment obnubilé. Mais sinon ça va, je pète le feu ! » Non, sérieusement, si Hermione hésiterait à croire cette réponse, Ron lui éclaterait de rire pensant à une blague de ma part. Et puis la prise de tête que ça amènerait. Issue de secours Harry ! Trouve une issue !
- Rien, c'est le bal d'Halloween qui me stresse.
Bien pensé Harry, en plus ça reste crédible. Et dire que cette histoire de bague me l'avait presque fait oublier, et voilà qu'il me revient à la tête comme un boomerang. En plus ce citronné de directeur à décider que cette année il y aurait une élection du plus beau couple, résultat j'ai une bonne partie des filles qui me cours après. Évidement j'ai annoncé haut et fort que je souhaitais y allé seul, et si la majorité de mes poursuiveuses ont abandonné, il reste des fanatiques qui tentent toujours leur chance, espérant un brusque changement d'avis de ma part. Celles-ci sont pour la plupart des poufssoufles et ne posent pas de problèmes restant dans l'ombre, mais une griffondor appelée Ginny ne semble pas avoir compris le concept d'un refus, enfin un, plutôt une vingtaine !
- Le bal ? Pourquoi ça te stresse autant ce n'est pas ton genre d'habitude, demanda Hermione.
- C'est toute ces filles qui me tournent autour, principalement ta soeur Ron !
- Ginny ?
- On parle de moi ? Tu t'es enfin décidé d'aller au bal avec moi Harry ?!
Ginny venait de surgir à l'entente de son nom. Harry soupira et lança un regard de détresse à Hermione. Ginny se rapprochait de Harry et allait s'accrocher à son bras lorsqu'Hermione s'écria en se levant :
- Oh mais il est drôlement tard, vite allons nous coucher !
Elle agrippa Ginny et la poussa dans l'escalier menant aux dortoirs féminins. Elle jeta un coup d'œil par dessus son épaule et fit un clin d'œil à Harry, celui-ci la remercia d'un sourire. Ron qui n'avait pas tout compris dit :
- Mais il est pas si tard que ça, non ?
Harry éclata de rire et lui répondit :
Allons dormir Ron, Hermione a toujours raison !
Du côté des serpentards, Draco désespérait. Si cette "séparation" était dure pour Harry, celui-ci pouvait au moins exprimer sa frustration. Mais Draco, lui, était le prince de serpentard, celui qui était leur modèle, et ses admirateurs étaient habitués à son lui habillé d'un masque, et non de son vrai lui, celui qu'il avait pu être le temps d'une soirée. Or garder son masque ces derniers jours fut vraiment dur. Il pouvait compter sur les doigts de sa main les événements où porter son masque avait été un fardeau et incontestablement ces jours en faisaient partie.
Depuis la fin de sa première année, avec la rumeur du retour du seigneur des ténèbres, la sévérité de son père avait forci, et son masque qu'il pouvait alors enlever au manoir, lui fut imposé de plus en plus souvent pour finir par être permanent à la renaissance du mage noir. Il n'avait maintenant droit qu'à un jour de relâche, noël, où quand il rentrait au manoir fêter les festivités avec ses parents, il pouvait prendre dans ses bras sa mère et lui offrir un tendre sourire. Le reste du temps, il ne pouvait guère faire plus qu'un salut poli à ses parents, montrant son respect et son éducation. Ainsi, cette soirée en compagnie du lion avait été une bouffée d'air pur. Pouvoir rire, s'amuser, discuter et donner son avis, laisser apparaître ses craintes et ses doutes ; des choses qu'il n'étaient pour lui qu'un rêve ou un souvenir lointain, si loin qu'il en avait presque oublié la saveur. Il y avait bien Blaise avec qui il se laissait aller de temps en temps lorsqu'ils étaient seuls. Mais il se retenait toujours un peu, ne voulant pas se montrer faible.
Pendant ces jours difficiles il avait du se confronter à une Pansy très motivé. Ils avaient prévu depuis longtemps d'aller au bal ensemble, et Pansy voulait absolument que leurs tenues soient complémentaires. Il avait du passer aux cribles des dizaines de catalogues de mode, et même s'il aimait les beaux habits, cela avait été une horreur. Mais au moins son esprit était concentré sur autre chose que Potter. Il se demandait encore comment une unique soirée avait pu changer autant son avis à propos du griffondor. Il pensait le connaître et s'était rendu compte qu'il n'avait vu que cette image de sauveur, de célébrité et non le garçon qui se cachait derrière. Il avait l'impression que Potter aussi avait un masque. Mais ce n'était pas lui qui décidait de la porter mais les autres qui lui mettaient de force. Draco avait beaucoup réfléchit et repensé aux années précédentes et s'était rendu compte qu'en effet Potter ne cherchait pas à se faire remarquer, au contraire il se tenait souvent dernière la belette, qui elle faisait beaucoup de bruit pour se faire remarquer. Potter se retrouve constamment mêlé à des histoires de dingue sans le faire exprès et je suis sûr qu'on ne sait pas tout des événements ; faudra qu'il me raconte un jour, avait pensé Draco.
Blaise vint plus d'une fois lui demander s'il allait bien et lui confié que son masque ne tenait pas très bien. Draco le remercia à chaque fois et le rassura en lui disant simplement qu'il était perdu dans ses pensées, ce qui était vrai, mais il ne précisa pas lesquelles. Mais le lundi soir, Blaise lui avait demandé si c'était son futur rendez-vous avec le lord noir qui le minait autant. Ce fut un choc pour Draco qui avait totalement oublié cet élément. La surprise avait du se voir sur son visage, car Blaise lui avait dit :
- Ne t'inquiètes pas, je ne cherches pas à savoir les détails ! C'est juste que tu es mon ami et je veux t'aider... tu sais je suis peut-être un serpentard mais tu peux me faire confiance.
- Non Blaise tu te trompes ! C'est juste que je ne pensais absolument pas à ça et que t'as question m'a surprise. Tu es mon ami.
- Oui, mais tu ne me dis rien...
- C'est juste que... c'est... disons personnel et que je sais pas vraiment quoi en penser moi même. Mais si jamais ça devient quelque chose de plus concret je t'en parlerais, promis.
Blaise avait alors acquiescé avec un sourire et était sorti de la chambre du préfet en lui souhaitant bonne nuit. Draco avait alors pensé qu'il avait de la chance d'avoir un ami comme Blaise.
Harry ne pouvant se pointer directement devant Malfoy décida de lui envoyer une lettre. Le mercredi matin il prit donc un parchemin, une plume et de l'encre et s'installa à un des bureaux de la salle commune. Il s'était réveillé assez tôt pour qu'il n'y ait presque personne. Il réfléchit pendant quelques secondes à ce qu'il voulait dire au serpentard. Finalement il fut pris d'une inspiration subite et écrivit sa lettre d'un trait, il roula le parchemin et le mit dans son sac. Il avait le temps d'aller à la volière avant d'aller petit déjeuner et c'est ce qu'il fit. Une fois la lettre confiée à Hedwige accompagnée de caresses et de miam-hibou, il repartit d'un pas guilleret vers la grande salle.
Il s'assit à table à côté d'Hermione et face à Ron. Ce dernier laissa sa tranche de bacon de côté pour lui demander avec malice :
- T'étais passé où ce matin, t'aurais pu me réveiller, faux-frère !
- Dis pas n'importe quoi ! Te réveiller est une mission impossible ! Et puis si je l'avais fait, vu l'heure où je me suis levé, tu m'aurais tué !
- Tu t'es levé si tôt ?
- Oui je l'ai même pas croiser dans la salle commune, pourtant j'y était tôt pour relire le cours de sortilège, répondit Hermione à sa place.
- Il y a un contrôle, la coupa Ron avec panique.
Hermione leva les yeux au ciel et reprit:
- Tu a fait quoi du coup ce matin Harry ?
- Oh, je suis allé à la volière.
- Une lettre à envoyer ? C'est pour le bal ? Tu as finalement choisis une partenaire, questionna Ron.
- Non pas du tout !
L'heure du courrier coupa court à la conversation. Harry reçut encore un mot de Ginny à propos du bal, il le chiffonna et le mis dans sa poche sans même regarder la concernée qui lui faisait les yeux doux. Ron qui avait suivit la scène du regard demanda à son ami :
- Pourquoi tu n'y vas pas avec elle, de tout manière tu n'y vas avec personne d'autre.
- Ron, ta sœur ne me plaît pas, et je ne veux pas lui mettre de fausses idées en têtes, même si elle semble déjà s'en faire toute seule.
- J'ai bien compris Harry, mais comme ça elle ne t'harcelait plus et puis ça lui ferait plaisir.
- T'es un bon grand frère Ron, tu veux le bonheur de ta sœur ! Mais accepter sa demande se serait la blesser plus tard et l'avoir collé à moi vingt-quatre heures sur vingt-quatre, alors non merci !
Ron acquiesça, légèrement déçu mais compréhensif et reprit son repas. Harry de son côté porta son regard sur une Hedwige qui venait d'atterrir sur la table des serpentards.
Les hiboux arrivèrent avec grand bruit. Draco vit avec surprise une chouette d'un blanc immaculé se dirigé vers lui, or une chouette avec un tel plumage ne pouvait appartenir qu'à une seule personne : Harry Potter. Elle se posa devant lui sur la table. Il prit le parchemin qu'elle lui apportait, le déroula et commença à lire.
Malfoy,
Cela fait quelques jours depuis qu'on a récupéré ta bague. Suite à notre entente assez incroyable j'espérais vraiment qu'on continu à se parler.
Je comprends tout à fait ta réticence à cause de notre passé et de la réaction de tes amis, je suis dans le même cas. Mais ça commence sérieusement à m'énerver ! J'ai bien aimé te parler et voler avec toi, et j'aimerais vraiment recommencer.
C'est pourquoi je te propose qu'on se retrouve ce soir pour un petit match d'attrapeur, ou tout simplement pour voler ensemble et discuter.
D'ailleurs tu dois toujours m'en dire plus sur cette «ancienne société» et pour tout t'avoué cette histoire m'a tellement perturbée que j'ai passé tout le dimanche à la bibliothèque ! Tu te rends compte ?!
Enfin bref, j'espère que tu ressent la même envie que moi et que tu seras là ce soir.
Amicalement,
H.J.P
Draco avait laissé tomber, sans s'en rendre compte, son masque en lisant la lettre. Cette missive de Potter lui faisait plaisir, il avait craint un moment être le seul à avoir ressentit cette plénitude aux côtés de l'autre, mais apparemment Potter avait lui aussi apprécié la soirée. C'est donc avait un léger sourire sur les lèvres qu'il remercia Hedwige d'une caresse et d'un bout de croissant. Il releva la tête et découvrit une rangée de serpentards estomaqués. Il se rendit alors compte de son comportement et remis en place son masque, mais il était trop tard pour éviter certaines questions.
- Draco, dis moi tu viens bien de sourire, caresser une chouette et la nourrir ? Faut-il préciser que cette dernière appartient sans aucun doute à ton pire ennemi j'ai nommé Potter ?!
C'était Pansy à sa gauche qui ouvrait l'interrogatoire. Mais Draco n'était pas d'humeur à le subir, il ne voulait pas gâcher le plaisir qu'avait fait naître cette lettre.
- Pansy, ma douce, ce que je fais ne te regarde en rien ! Et cela vaut pour chacun d'entre vous ! Suis-je clair, claqua Draco d'une voix glaciale.
Draco croisa le regard de Blaise et se dit que finalement il y aurait droit à son interrogatoire, en privé.
Harry avait vu de loin l'interaction de Malfoy avec Hedwige en souriant, le serpentard était vraiment doux et gracieux dans ses gestes. Mais ils suivit aussi la confrontation et après un instant de crainte, il se retint de rire en voyant le retour du regard foudroyant qui lui était normalement réservé.
Finalement, Harry et ses amis sortir de table et se dirigèrent vers leur prochain cours : sortilèges. Draco se leva à son tour et suivit le groupe, Blaise lui emboîta le pas. Une fois hors de la grande salle, Draco se rapprocha d'Harry. Il l'attrapa pas le bras et le colla contre le mur dans une parodie de bagarre. Il s'approcha alors plus près et colla sa bouche à l'oreille d'Harry et lui murmura :
- Ce serait avec grand plaisir Potter, mais tu n'as pas noté d'horaire.
- Vingt heure, réussit à prononcer Harry d'une voix rauque.
Draco se détacha alors du corps d'Harry et repartit comme si de rien n'était, mais un bon observateur aurait pu voir l'ombre d'un sourire sur ses lèvres. Harry lui s'était affalé sur le mur. Malfoy l'avait totalement surprit et cette proximité en dehors du contexte de leur querelle habituelle était pour le moins perturbante. Ron et Hermione pensait à une dispute tandis que Blaise se disait qu'il savait maintenant ce qui constituait les pensées de son ami : Potter. Il se décida à rejoindre le blond en cours d'histoire de la magie, laissant les griffons derrière lui. Ron et Hermione se rapprochèrent d'Harry, et Ron laissa tomber :
- Sympa le type, tu l'aide avec son problème, il te laisse une semaine tranquille et il s'attaque de nouveau à toi !
- C'est pas ça Ron, il ma seulement remercié, mais tu sais comment sont les serpentards avec les effusions de sentiments, répliqua Harry.
Ce mensonge passa avec facilité, et ils continuèrent leur chemin.
Le soir Harry était arrivé en avance ce qui surprit le blond lorsqu'il arriva pile à l'heure.
- Alors comme ça les griffons peuvent arriver à l'heure et même en avance, s'exclama Draco, s'attirant un sourire amusé d'Harry.
Et sur cette simple phrase leur soirée débuta. Il décidèrent de voler un peu et planèrent en direction du lac, où il se posèrent. Ils discutèrent beaucoup, de tout et de rien. De cette ancienne société. Harry apprit ainsi que les impardonnable n'existaient pas à cette époque et qu'au contraire on avait perdu de nombreux sorts de guérisons datant de cette période, la plupart en raison de la destruction de grimoires appartenant aux familles opposées au nouveau gouvernement.
Ils évitèrent les sujets trop personnel comme la famille, mais parlèrent de leur amis respectifs. Draco prévint Harry qu'il serait obligé de parler un peu de leur rapprochement à Blaise. Au début, Harry fut contre mais avec les explications de Draco il finit par accepter.
Enfin ils se quittèrent vers les minuits, après avoir convenu de se revoir fréquemment et de se comporter cordialement avec l'autre devant le reste de Poudlard.
Voilà, un chapitre de plus et l'installation d'une amitié entre Draco et Harry.
Merci encore de me lire et pour les reviews !
à la prochaine,
Bisous
