Salut !

Ce chapitre a été facile à écrire donc je le poste un peu plus tôt.
Sérieusement je sais pas ce qui m'a pris, j'arrêtais pas d'écrire, c'est d'ailleurs mon plus long chapitre (4.389 mots !).

Sur ce, bonne lecture !

chap 11


Harry et Draco sentaient les centaines de paires d'yeux posées sur eux, mais ils en avaient rien à faire. Enfin ça, c'est ce qu'ils essayaient de faire croire avec leur mine indifférente. Mais si on regardait de plus prêt, on pouvait aisément voir qu'Harry réprimait difficilement un fou rire tandis que Draco n'arrivait pas à dissimuler un petit sourire emplit de fierté et d'amusement. La réaction de leur camarades -certes prévisible- était tout de même incroyablement risible. Tout ce déroulait selon le plan.

En effet quelques jours auparavant, Draco, suite à une énième discussion (protestation) à propos de leur sangsue personnelle j'ai nommé Pansy Parkinson et Ginny Weasley, avait eu une génialissime idée. Enfin c'est lui qui l'avait qualifié de cette sorte. Son plan était de venir au bal accompagné et de parader devant elles pour les faire enrager.

Flashback

-Aller Harry, ça va être drôle ! Imagine un instant leur tête quand elles verront que finalement on va au bal avec quelqu'un !

Harry trouvait que c'était une revanche basse et serpentarde, du Malfoy tout craché. Mais qui avait dit que ça ne lui plaisait pas !

- Je trouve ton idée pas mal, Draco, mais elle manque un peu de piquant. Que penserais-tu d'y aller ensemble plutôt qu'avec une inconnue ? Ça les mettra encore plus en pétard et on pourra profiter de la soirée sans avoir un poids mort sur les bras. (Nda :sympa pour la fille Harry !)

Harry avait sortit cette phrase sur un ton joyeux qui détonnait avec son grand sourire limite flippant et son regard plein de malice.

Draco l'avait regardé avec de grands yeux, puis lui avait dit impressionné malgré lui :

- Eh bien Harry, je ne te savais pas aussi serpentard ! Mais c'est une excellente idée, elles ne vont pas s'en remettre ! D'ailleurs elles ne seront sans doute pas les seules, voir le prince de griffondor accompagner celui de serpentard va choquer pas mal de monde. Merlin, je sens qu'on va bien rire ! Et tu as raison, on pourra s'esquiver plus facilement. On pourra même retourner au lac si la soirée devient insupportable.

Fin flashback

Du coup ils avaient tout préparé pour rendre cette représailles encore plus parfaite. Ils s'étaient mis d'accord sur le fait qu'il fallait des costumes qui s'harmonisaient afin de ressembler à un vrai couple. Bien évidemment Draco avait imposé le choix des couleurs en argumentant que le rouge n'était pas une couleur à porté pour un bal (en tout cas pas pour les hommes) et que le vert allait très bien à Harry car il faisait ressortir ses yeux. Ce fut donc des couleurs dans les tons vert, argent et noir qui furent choisies. Mais Harry, avais mit une condition. Il acceptait seulement s'ils portaient des costumes moldus et non des robes sorcières. Draco avait accepté facilement, lui même trouvant que le costard-cravate était bien plus classe. Ils avaient donc les habits. Enfin, ils devaient encore aller les acheter. Heureusement, le weekend arrivait et Dumbledore, connaissant les élèves, avait mit en place une sortie à Pré-au-Lard pour les retardataires. Le problème, du point de vue de Draco, était que comme leur amitié était encore secrète pour la quasi totalité des habitants de Poudlard ils ne pouvaient décemment pas aller faire les boutiques ensemble sans ruiner leur surprise. Or vu les frusques que portait Harry à ce moment il avait eu une crainte sur le futur achat de ce dernier. Il en avait fait part à Harry et... avait reçut en réponse un oreiller sur la tête. Mais Draco n'en avait pas démordu pas et avait exigé qu'il prenne conseil auprès d'une personne avec du style. Il avait aussi fait jurer à Harry de faire un tour chez le coiffeur. Chose à laquelle Harry avait rétorqué que ses cheveux était une cause perdue, mais il avait tout de même accepter de bonne grâce la demande du serpentard en se disant que ça lui ferait pas de mal.

Le samedi, donc, ils étaient partis chacun de leur côté faire leurs emplettes. Harry qui n'avait aucune confiance question goût vestimentaire avait demandé de l'aide à Hermione qui avait gentiment acceptée de l'accompagner. Ron, lui, était partit faire un tour du côté de la boutique de ses frères et se refaire un plein de sucreries diverses. Ce n'est qu'au bout d'une heure trente qu'Harry avait trouvé la perle rare. Il avait remercié Hermione et lui avait dit d'aller retrouver Ron car il avait encore quelque chose à faire. Hermione toujours curieuse à propos de l'identité de l'ami mystère lui avait demandé si finalement il avait trouvé une cavalière pour le bal. Harry lui avait répondu qu'elle devrait attendre le bal pour le savoir. Un peu déçu Hermione était tout de même contente pour son ami qui semblait vraiment heureux. Alors elle s'était dit qu'elle pouvait bien attendre cinq jours de plus au lieu de ruiner la bonne humeur de son ami. Après avoir quitté Hermione, Harry sétait dirigé vers le coiffeur, priant sans réel espoir pour avoir enfin une coupe de cheveux présentable.

De son côté, Draco avait déjà commandé par hiboux son costume fait sur-mesure à un couturier de Pré-au-Lard. Il n'eut donc qu'à le récupérer. Il avait donc utilisé le reste de son temps à chercher "un petit plus" pour leur costume. Finalement il avait réussi à trouver son bonheur dans une petite boutique familiale qui ne payait pas de mine. Il reparti assez tôt au château, lassé des commentaires lourds et stupides d'une Pansy accrochée à sa manche.

Ils s'étaient ensuite revu le dimanche pour s'organiser. Là, ils avaient décidé qu'il faudrait faire une entrée fracassante. Pour cela, Draco avait fait une liste :

1- Arriver légèrement en retard, de cette manière tout le monde sera présent et personne ne regardera la porte. Ainsi quand on passera les portes les regards se dirigeront automatiquement vers nous.

2- Ouvrir les portes violemment. Voir raison précédente.

3- Etre perçus comme un couple et donc se tenir par le bras. On sait jamais ils pourraient imaginer qu'on arrive seulement au même moment.

4- Donner l'impression que tout est normal. Ce qui est plus ou vrai, enfin pour nous !

5- Ne pas rire. Potter retiens toi !

6- Une fois entrés, nous devrons danser au moins une fois ensemble. Ce serait étrange sinon. Et non Harry, ne pas savoir danser n'est pas une excuse.

7- Dans le même sens, ne pas nous séparer, toujours rester ensemble ou à vue de l'autre.

8- Rester le plus possible dans le champ visuel de Pansy et Weasley fille.

9- Les envoyer chier si elles s'approchent trop.

8- Enfin s'éclater, c'est le but premier de ce bal, hein Draco !

La dernière phrase ayant été gribouillé par Harry qui avait trouvé tout ça trop sérieux à son goût.

Les jours suivants, ils n'avaient pas eu le temps de se voir. Mais Harry avait reçu un hibou de Draco avec un petit paquet et un mot. Il l'avait ouvert seul dans son dortoir.

Cher Harry,

Voici un petit plus pour ton costume, porte le.

Amitié,

DLM

Harry avait alors ouvert le paquet. Il contenait un mouchoir de poche de la couleur de leur costume. Il était magnifique. Harry l'avait prit et avait étonné de la douceur du tissus. Il l'avait remit délicatement à sa place, et rager dans sa malle pour ne pas l'abîmer avant le grand soir.

Harry l'avait ressortit quelques heures plutôt alors qu'il se préparait. Son costume, parfaitement ajusté, était noir avec des touches d'argent au niveau des poignet, des poches de la veste. Si son pantalon droit était complètement noir, ce n'était pas le cas de sa chemise qui elle était émeraude. Il portait le mouchoir qui allait parfaitement avec sa tenue. Sa nouvelle coupe de cheveux lui donnait un certain style. Il était descendu après que la salle commune se soit vidée pour éviter le maximum de personne. Il avait attendu à l'endroit convenu, puis Draco était arrivé. "Merlin..." fut la seule pensée de Harry lorsqu'il le vit.

Draco portait un costume gris anthracite qui semblait avoir été créé pour lui. Il portait dessous une chemise noire qui accentuait la blancheur de sa peau et la blondeur de ses cheveux. La seule touche d'émeraude était sur son mouchoir de poche qui était l'exacte copie de celui qu'il avait offert à Harry. Ses cheveux étaient coiffés -mais sans une tonne de gel- et des mèches tombaient sur les côtés son front. Il avait rejoint Harry et dit taquin :

- T'es magnifique Harry... Mais dis moi, comment t'as fait pour trouver autre chose qu'un sac à patate ?

- Le sac à patate t'emmerde Malfoy, lui répondit Harry, mais un sourire sur le visage.

- On y vas ? T'es prêt ?

- Un peu que j'suis prêt, j'attends ça depuis des jours !

Ils s'étaient alors dirigés vers les portes, les avaient poussé de toutes leur forces et étaient rentrés d'un pas conquérant.

ooo

Et les voilà à présent devant tout ce beau monde, se tenant le bras, sous les regards qui passaient de surpris à ...encore plus surpris. Une porte qui claque ça surprend, deux ennemis qui viennent ensemble à un bal ça choque. Harry et Draco après être restés quelques secondes sur place - idée de Draco- avaient continué leur chemin. Une bonne partie de la salle commença à se désintéresser d'eux et à reprendre leurs conversations tandis que d'autres semblaient tout simplement bloqués. Hermione, tirant un Ron déconnecté de la réalité derrière elle, vint à leur rencontre.

- Harry, par Goldric, ne me dis pas que ton ami c'est Malfoy ?!

- Euh, du coup je te dis rien ?

- Et bien je comprends mieux pourquoi tu le voyait en cachette ! Moi qui pensait que tu avais une petite amie, mais que tu avait peur d'en parler...

- Mais enfin, Granger, ...

Draco ne put finir sa phrase car Ginny qui avait reprit pied dans la réalité s'était jetée sur eux.

- Harry ! Mais qu'est-ce que tu fais avec ce serpent ?!

- Bonsoir à toi aussi Ginny. Mais vois-tu j'accompagne Draco ici présent en qualité d'ami.

- Ami ?! Mais c'est un mangemort, Harry ! Il veut seulement t'apporter à son maître comme le bon chien qu'il est !

- La ferme !

La voix d'Harry avait claquée. Il ne supportait pas d'entendre Ginny traiter Draco de mangemort, pas après ce qu'il avait fait pour justement ne pas le devenir.

- Draco n'est pas un mangemort ! Il...

- C'est bon Harry, le coupa Draco, Weasley sache que mon bras est vierge de toute marque, ce que je ne pourrait dire de toi !

- Tu sous entends que je suis une mangemorte ?!

- Non. Seulement que tu te tapes tout les mecs du château.

Ginny blanchit avant de rougir furieusement de honte et de colère.

- Comment oses tu dire ça ?!

- La vérité ? C'est très simple j'ai des preuves et des témoignages. Donc maintenant tu vas m'écouter. Tu n'approches plus Harry. Arrête d'essayer de t'approprier ses faveurs, tu ne l'intéresse pas et il te l'a déjà dit, mais tu a l'air d'avoir du mal à le comprendre.

Vexée, Ginny essaya de gifler Draco, mais celui l'évita avec adresse et elle partie encore plus furieuse de la grande salle.

Autour d'eux les élèves avaient regardé la scènes avec stupéfaction. Ron qui s'était entre temps réveillé et avait assisté à la fin demanda paniqué :

- Hermione, tu crois qu'il a dit vrai ?

Hermione le regarda avec pitié, mais elle avait surpris la rousse avec divers garçon, pas tout le château certes, mais un certain nombre qui laissait penser que Malfoy ne mentait pas.

- Désolé, Ron, mais je pense que oui, après tout elle a pris la mouche et comme le dit le dicton seule la vérité blesse.

Ron hocha lentement la tête, troublé par de telles révélations. Hermione salua Harry et Draco et l'emmena s'asseoir sur un siège. De son côté le "couple" décida d'aller prendre un verre et se dirigea vers le bar. (Nda : sans alcool, on est dans une école)

- Tu mentais pas sur Ginny, hein ?

- Non, pourquoi ?

- Je sais pas, ça reste choquant comme nouvelle... D'une certaine je me dis que j'ai vraiment bien fait de la rejeter !

- Effectivement, cela auras été visuellement une horreur... une rouquine avec un sac à patate, vraiment affreux, se moqua Draco.

- Tu comptes pas me lâcher avec cette histoire de sac, n'est-ce pas ?

- Hum, laisse moi réfléchir... Non !

- Abruti !

Ils éclatèrent de rire. Leurs piques n'étaient plus méchantes, même si elles restaient insolentes. Au contraire ils s'en amusaient.

Alors qu'ils étaient accoudés au bar, attendant leur commande (jus de citrouille et soda au sirop de cerise), Blaise les rejoint.

- Salut Draco. Potter. Je croyais que vous vouliez garder votre amitié secrète ?

- Oui, c'est vrai, répondit Draco, mais ça devenait compliqué pour se voir et on voulait se venger de Pansy et Weasley qui nous collent tout le temps. Enfin pour ce qui est de Weasley je pense que c'est réglé.

- J'ai vu ça, assez impressionnant, déclara Blaise avec humour. Bon c'est pas tout mais je vous laisse, je crois comprendre qu'il vous reste une cible. Bonne chance !

Malheureusement, pour leur plan, Pansy ne se montrait pas. Tant pis, après avoir finis leur verre ils se dirigèrent vers la piste de danse - enfin Draco arracha Harry de son siège et l'y traîna de force. Draco posa sa main au creux des reins d'Harry et lui prit sa main droite. Harry ne savait pas trop quoi faire de son autre main, mais Draco lui désigna son épaule, il y posa donc sa main gauche. La musique commença, c'était une valse. Draco le mena avec agilité et grâce. Harry suivait tant bien que mal, et si au début, il avait écrasé les pieds de Draco, il arrivait maintenant à danser, se laissant guider par Draco.

Alors que la danse allait se terminer, Parkinson surgit de nulle part. Elle bouscula Harry, qui tomba sous le choc, et agrippa au cou de Draco. Ce dernier l'ejecta rapidement, avant d'aller aider Harry.

- Ça va, Harry ?

- Ouai ça va, grogna Harry, mais elle est timbrée ton amie !

- Je crois qu'elle ne va plus l'être pour longtemps, mon amie..., marmonna Draco.

- Dray, pourquoi tu danses avec le balafré alors que je suis là ? Je t'aurais accompagné avec joie !

- Le problème Parkinson, c'est que lui n'en a absolument pas envie. Alors vire de là !

- Dray, tu ne dis rien ?! Il vient d'insulter ta fiancée !

- Fiancée ?! Depuis quand ?

- Voyons Dray, mon dragounet d'amour, tu sais bien que nos parents seront fiers de notre mariage, il est évident qu'on va finir ensemble, deux sang-purs de bonnes familles.

- Premièrement, Pansy, je ne suis pas ton dragounet, c'est moche, ne m'appelle plus jamais comme ça ! Deuxièmement, mes parents n'ont jamais souhaiter me marier avec toi et troisièmement ta famille n'est qu'un grain de sable face aux Malfoy, ne nous compare pas !

- Mais je t'aime...

- Et moi pas !

Et pour la seconde fois de la soirée, Draco fit fuir une fille sous les regards incrédules de ses camarades, et celui ravi et suffisant d'Harry Potter.

Finalement, nos deux amis finirent la soirée dans la joie et la bonne humeur, dansant, buvant, discutant, rigolant, ne se préoccupant pas du lendemain qui correspondait au départ de Draco. Ils n'avaient pas reparlé de la mission depuis son annonce, ne voulant pas assombrir leurs pensées. Enfin, à la fin de la soirée, alors qu'ils allaient se séparer, Harry restant au château et Draco partant tôt, ils ne se reverraient pas avant la rentrée, Harry retint Draco. Il sortit de sa poche un objet qu'il tandis à Draco. Draco le pris et l'observa. C'était une sorte de collier avec un cercle d'argent à l'intérieur duquel se trouvait un autre rond où au milieu était posée une sphère émeraude. Il releva la tête, questionnant Harry du regard.

- C'est une amulette de proctetion moldue. Je sais que ça paye pas de mine et que tu n'apprécie pas les choses moldues. Mais j'aimerais que tu la prennes avec toi, même si je doute qu'elle est de réelles pouvoirs...

- Je la porterais, le coupa Draco.

- Bien! Alors bonne nuit et bonnes vacances, enfin reste en vie, hein !

- Ne t'inquiètes pas je reviendrais voir mon sac à patate, sourit Draco, d'ailleurs, si jamais t'as du temps, penses te refaire une penderie, ça te ferait pas de mal !

Et il s'enfuit vers les cachots, laissant Harry, râler tout seul. Harry soupira et commença l'ascension jusqu'à son dortoir, priant pour que tout ce passe bien pour Draco.

ooo

Manoir Malfoy

Draco était arrivé le soir précédant. Ses parents l'avaient accueillit avec leur habituelle placidité, mais il avait vu dans leurs yeux toute leur inquiétude quand à son rendez-vous avec le lord noir le lendemain. Sa mère l'avait même serré dans ses bras, lui chuchotant à l'oreille que tout allait bien se passer. Mais elle savait autant que lui que ces mots sonnaient faux. Mais cela lui fit du bien, il se sentait soutenu. Ils avaient dîné en silence chacun pensant au jour d'après, à la mission et à aux répercussions qu'elle aurait sans aucun doute sur leur futur. Puis Draco avait souhaité une bonne nuit à ses parents et était monté dans sa chambre. Il eu du mal à s'endormir, se tournant dans tout les sens au gré des ses réflexions. Puis il finit par fixer son plafond étoilé et c'est ainsi que le trouva le sommeil.

Un bruit de vaisselle le réveilla. Draco ouvrit doucement les yeux pour tomber sur un plateau repas posé sur sa table de chevet. L'elfe de maison qui lui apportait lui annonça :

- Bonjour jeune maître Malfoy ! Les parents de monsieur m'on demandé de lui apporter son petit déjeuner et de le prévenir que son "rendez-vous" avait lieu à dix heures trente.

Draco lui fit signe qu'il avait compris et l'elfe répartit aussitôt dans un pof sonore. Il lança ensuite un tempus pour savoir combien de temps il avait devant lui. Il était neuf heures, il avait donc une heure trente pour se préparer à rencontrer face de serpent -comme aimait l'appeler Harry. Draco se fit d'ailleurs la note qu'il avait tout intérêt à bloquer se pensées au lord, il n'était pas sûr qu'il apprécie ce surnom. Heureusement que Severus lui avait apprit l'occlumancie depuis son enfance. En parlant de son parrain, il repensa au message de son père. Pouvait-il faire vraiment confiance au maître de potion ? Il hésita, mais en repensant à tout ce que son parrain avait fait pour lui, il se dit qu'il lui devait quand même beaucoup, et qu'il lui ferait confiance jusqu'à preuve du contraire. Mais il garderait des choses pour lui, après tout Harry lui avait offert son aide, ils pourraient surement s'en sortir à deux. Et puis ses parents, même loin de lui continueraient de le soutenir.

Raffermit dans sa volonté de se montrer fort. Il se leva de son lit, prit le plateau qu'il emporta avec lui jusqu'à la table basse devant le canapé. Il s'y installa et grignota ce qu'il pu avaler. Malgré ses bonnes résolutions, il était mort de trouille, mais il ne l'avouerait pour rien au monde. Après son piteux repas, il se dirigea vers la salle de bain pour se laver. Il resta plus de temps qu'il n'en faut sous l'eau chaude, profitant de ses vertus calmantes. Il ressortit avec juste une serviette autour de la taille et entra dans son dressing. Il choisit ses habits avec goût, mais faisant bien attention à porter des couleurs sombres. Il s'avait que le lord n'apprécierait pas autre chose et ne souhaitait pas recevoir de doloris pour une telle banalité. Il se doutait qu'il en encaisserait bien assez pour ne pas en rajouter un.

Une fois habillé, il relança un tempus. Il avait un quart d'heure pour se rendre dans le grand salon qui servait de salle du trône au Lord. Il sortit, prenant sa baguette, et cachant sous son col l'amulette que lui avait offert Harry. Il espérait vraiment qu'elle fonctionnerait. Il avança dans les couloirs sous les regards de ses ancêtres dont les tableaux étaient alignés sur les murs. Enfin il arriva devant la porte. Il s'arrêta un instant, reprenant son calme au maximum, défroissant ses habits, recoiffant ses cheveux une dernière fois. Il devait être parfait pour éviter tout problème supplémentaire. Une fois fait, il toqua sèchement. Une voix froide lui répondit :

- Entrez !

Draco ouvrit la porte, et s'avança le buste penché, évitant de regarder son correspondant.

- Voyons Draco, approche toi, ne reste pas si loin. Et puis relève la tête, regarde moi.

Draco obéit, mais resta silencieux. Le Lord, élégamment assit sur son trône, reprit alors la parole.

- Je dois te dire que j'ai été déçu lorsque tes parents mon demandé de repousser ton marquage, Draco.

Le dit Draco frissonna sous le ton et le contenu.

- Mais je comprends bien que leur héritier est important pour eux, alors j'ai accepté, dans ma grande mansuétude. Mais tu dois savoir que n'y échapperas pas longtemps, tu seras majeur avant même la fin de ta septième année, et tu seras marqué dès la fin de celle-ci. Cela te fait-il plaisir ?

- Oui maître, je suis ravis.

Draco essayait de garder une intonation neutre et de s'empêcher de trembler. Il fermait du mieux qu'il le pouvait son esprit sous les assauts répétés de l'autre. Voldemort le sentait et ça l'amusait beaucoup, mais à vrai dire il se fichait totalement de ses pensés. Il n'avait pas peur du morveux Malfoy, que pouvait faire un ado contre sa puissance ? Et puis ses parents étaient déjà sous son joug, or il savait parfaitement que la famille était ce qu'il y avait de plus important pour les Malfoys, jamais Draco ne les trahiraient.

- Bien. Tu sais pourquoi tu es ici, n'est-ce pas ?

- Oui maître, vous voulez m'honorer d'une mission.

- Exactement. Vois-tu, Draco, une personne n'arrête pas de se mettre entre mes pattes, cela m'exaspère ! Ce vieux fou se croit intouchable dans son château, il ne pense pas que je puisse le toucher. Il va comprendre à quel point il avait tort de ne pas me craindre plus et de jouer avec mes nerfs.

Draco avait peur de comprendre. Voldemort le regarda comme pour le juger, puis il continua :

- Draco, ta mission est de tuer Dumbledore.

Draco retint un hoquet de surprise et de terreur. "Cet homme était fou à lier, comment peux-il croire un seul instant que je serais capable de tuer Dumbledore. Sans parler du fait que n'en ai absolument pas envie - je ne suis pas un tueur-, Dumbledore est, bien que ça me tue de le dire, un des plus puissant sorciers de notre siècle. Ce serait du suicide de faire un duel, ou même de l'attaquer magiquement", pensa avec effarement Draco.

- Quelle est ta réponse, Draco ?

- Bien sûr, j'accepte cette mission, maître, lui répondit Malfoy, en pensant amèrement qu'il ne lui laissait en réalité pas le choix.

- Bien, très bien. Tu as jusqu'à la fin de l'année pour l'effectuer. De plus j'attends de ta part des rapports hebdomadaires sur ton avancé. Tu as carte blanche sur le moyen d'y parvenir, je veux juste qu'il soit mort, est-ce clair ?

- Oui maître.

- Encore une chose. J'ai appris pour ton étonnante amitié avec Potter. Une explication ?

- Je me suis dis qu'en devenant son ami je gagnerait sa confiance et qu'il sera plus facile pour vous de l'atteindre et puis le trahir sera jouissif.

Draco fit un semblant de sourire sadique. "Par Salazar, si Harry était là il me tuerait, mais je n'avait pas le choix...",pensa amèrement Draco. Voldemort, lui, trouva cette idée intéressante, très serpentarde et l'apprécia fortement. "Draco fera un bon mangemort", pensa-t-il avant de lui dire :

- Bien, tu peux y aller Draco.

Draco hocha la tête et commença à reculer toujours penché. Alors qu'il n'était plus qu'à un mètre de la porte et qu'il allait se retourner, Voldemort l'avertit sadiquement :

- Oh, j'allais oublier. Evidemment cette conversation est confidentielle et tu ne doit parler de ta mission à personne, même pas à tes parents. Maintenant sort, j'ai besoin d'être seul.

Draco ne se fit pas prier et sortit rapidement, sans pour autant montrer son empressement. Une fois la porte refermée, il souffla un bon coup. Il ne croyait pas la chance qu'il avait eu : aucun doloris ? Sérieusement ? Enfin il n'allait pas s'en plaindre. Il sortit discrètement son amulette et la regarda respectueusement en se demandant si cette babiole moldue l'avait vraiment protégé.


Alors qu'en pensez vous ?

Reviews ? Commentaires ? N'hésitez pas nous faisons des promotions : une review = une réponse très gentille de l'auteure ! ;)

Sinon plus sérieusement, je pars pour une semaine donc pas de chapitre... je sais ça vous brise le cœur, à moi aussi !

à la prochaine,

Bisous