Bonjour/Bonsoir,

Me revoilà avec ce nouveau chapitre de "la bague" !
Comme d'habitude, merci pour les reviews, follows et favoris, ça fait extrêmement plaisir ! =)

ArtemisSnape: Alors d'abord merci pour tes deux reviews ! Sinon, concernant Ginny, et bien je ne l'aime vraiment mais vraiment pas, donc... mais je suis très contente que le reste te plaise =)
Ensuite pour ton "accio chevalière"... Eh bien, vois-tu je suis une grosse flemmarde, donc j'ai pensé dans ma tête à une bonne raison de ne pas employer un accio, mais je ne l'ai pas écrit.

Donc pour tous ceux qui se demande ou se sont demandés pourquoi pas un "accio chevalière" et bien :

- Mais Draco, j'y penses, pourquoi tu n'utilise pas un accio pour retrouver ta chevalière ?!

- Blaise, mon cher Blaise. Cette bague est confié à chaque héritier de la famille Malfoy, crois tu vraiment qu'un sort si simple marcherait sur elle ? Le sort anti-accio n'est qu'un des multiples sorts de protection qui y sont apposés.

Blaise fut penaud un instant, c'est vrai que ça semblait pas très réaliste...on parlait des Malfoys après tout !

- De plus, reprit Draco, c'est aussi un test pour l'héritier. De cette manière, il apprend à faire très attention à ses affaires car s'il perd sa chevalière il devient la risée des Malfoys.

- Comme toi donc, se moqua Blaise.

- Cours Blaise, cours !

Blaise, voyant les yeux du blond lancer des éclairs, ne se le fit pas dire deux fois et sortit en courant de la chambre de son ami. Décidément, se moquer d'un serpentard (surtout celui-ci) n'était pas une bonne idée - enfin si on tenait à sa vie.

Voilà, pour info et maintenant place à la suite de l'histoire ;)

Chap 12


Une fois la porte refermée Tom Jedusor, alias Voldermort, fit appeler une autre personne. Le fils Malfoy ne l'avait pas entièrement convaincu. Certes, il avait bien répondu à ses questions, mais son amitié avec Potter et son occlumentie était problématique. Car si l'occlumentie pouvait être une bonne arme, et qu'il appréciait que ses serviteurs en soit capable, il n'appréciait en revanche pas qu'on lui cache des choses. Et concernant sa pseudo amitié avec Potter, il avait certains doutes. Alors même si ce gringalet ne l'effrayait pas pour deux sous et qu'il y avait 99% de chance qu'il devienne un parfait larbin, Voldemort ne pouvait se permettre de laisser le 1% restant devenir une quelconque complication.

Un individu masquer et recouvert d'une cape noire entra dans la pièce par une entrée latérale. Il s'avança rapidement le buste penché en avant de s'agenouiller devant le Lord.

- Maître. Vous m'avez fait appeler ?

- Oui, j'aurais un travail pour toi. Vois-tu, je viens de terminer une entrevue avec ton cher camarade Draco Malfoy. Il semble prometteur, mais je ne lui fais pas complètement confiance.

L'individu hocha la tête doucement, approuvant les paroles de son seigneur.

- C'est pourquoi tu vas le surveiller. Principalement à propos de son amitié avec Potter, mais aussi sur sa mission. Tu n'as pas à savoir en quoi elle consiste, mais je veux que tu me fasse part de toute action inhabituel de son côté. Est-ce clair ?

- Oui, Maître. Il sera fait selon vos dires.

- Bien, tu peux disposer.

L'individu s'en retourna donc, curieux à propos de la mission et se préparant à espionner le prince de sa maison.

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Draco, lui, était remonté rapidement dans sa chambre. Une fois arrivé il se mit à trembler de la tête au pieds. Le soulagement d'être toujours en vie se mêlait aux différentes émotions qu'il avait du brider pendant la rencontre. La crainte qu'Il découvre la vérité, l'horreur et la répulsion vis à vis de cet être immonde, et la peur. Une incroyable et intense peur. Celle de mourir. Celle d'entraîner ses parents avec lui. Et enfin celle d'abandonner Harry, de ne plus être là pour l'aider, le sauver. Il avait pensé à toute ses choses qu'il aurait voulue faire avant de mourir, à toutes ces choses qu'il regrettera, à toutes ces choses aux quelles il n'avait pas assez prêté attention. C'est peut être bête, mais ne plus revoir le ciel, la lumière du soleil, sentir la pluie, le vent, toutes ces petites choses qu'on prend pour acquise, et qu'on ne penserait jamais voir disparaître, se rendre compte qu'un "Homme" pouvait nous les arracher d'un simple sort était effrayant. Mais il ne voulait plus penser à ça. Tout c'était bien passé, il pouvait se détendre un peu et penser à autre chose.

Draco s'effondra dans son lit et laissa fleurir un sourire sur ses lèvres. Dans moins de deux semaines il reverrait Harry. Il ne pouvait malheureusement pas lui envoyer de courrier. D'une part, Harry lui avait bien dit que la gazette du sorcier et en particulier Skeeter, cafard de son état qui n'hésiterait pas à créer des rumeurs, allaient être sur leur dos depuis l'annonce de leur amitié (fichus journalistes !) et d'autre part, ce n'était pas prudent, son courrier était probablement surveillé par le sbires de Face de Serpent (fichu FdS !). Du coup, il n'avait personne à qui parler de sa mission. Car bien entendu il comptait en parler à Harry. Mais il ne pouvait en faire de même avec ses parents. Le lord serait capable de les torturer au moindre doute, autant ne pas lui donner une occasion.

Son entretient n'avait duré que très peu de temps, il devait être à peine onze heure. Il avait donc un peu de temps avant de descendre pour le repas de midi. Il avait besoin de décompresser et décida donc d'aller voler un peu. Il aimait la sensation de liberté que cela procurait. Cette impression de détachement. Son esprit se vidait, son cœur s'apaisait. Il se changea donc, enfilant une tenue plus adapter à l'activité, puis saisi son balais et ouvrit la porte donnant sur son balcon. Il sentit l'air frais sur sa peau, respira un bon coup, puis enjamba son balais et après une impulsion des pieds, pris son envol.

Il s'était éloigné du manoir, n'ayant aucune envie de tomber sur un mangemort, et avait survolé les immenses et magnifiques jardins de sa propriété. Mais le temps était passé vite et il était déjà de retour. Il pris une douche rapide et s'habilla correctement avant de s'élancer vers la salle à manger familiale. Elle était bien plus petite que celle pour les réceptions, mais restait d'une taille conséquente.

Lorsqu'il arriva, ses parents étaient déjà attablés, mais le repas pas encore servit. Il salua poliment ses parents avant de s'asseoir à gauche de son père, en face de sa mère. Cette dernière le regardait avec une certaine inquiétude. Son fils paraissait être ressortit de son entretient avec le Lord sans blessure, mais elle savait aussi que certaines, psychologiques, n'étaient pas visible au premier abord. Alors elle essayait de lire en lui, recherchant une quelconque meurtrissure. Lucius, lui, se retenait de montrer cette même inquiétude, mais il analysait tout de même son fils. Pour ce qu'il pouvait voir, tout c'était bien passé. Enfin autant que possible.

Finalement, Narcissa ne put s'empêcher de questionner Draco :

- Draco, ta réunion s'est-elle bien déroulée ?

- Oui, mère, il n'y a eu aucun problème. Notre seigneur m'a semblé satisfait et il était ravi de mon "amitié" avec Potter. Je ne peux malheureusement rien vous dire quant à ma mission. Le lord me l'a interdit.

- Nous ne te demanderons donc rien à ce sujet, acquiesça Lucius. Dans tout les cas, je suis fier de toi mon fils, tu fais honneur à ta famille.

Cette conversation, pour les murs qui avaient des oreilles, ressemblait, somme toute, à une conversation qu'aurait une famille partisane du Lord noir. Mais en réalité, ses membres y comprenaient les sous-entendus. Lucius, disait à son fils qu'il était fier de lui, car il avait fait ses propres choix, car il se montrait fort, subtil, rusé, car il était un Malfoy, un vrai. En effet, Lucius avait longtemps repensé à ce que son héritier lui avait dit. "Un Malfoy n'a pas de maître". Il l'avait oublié. En recherchant la puissance il s'était perdu sur la voie des Malfoy. Certes la puissance et le pouvoir étaient un but que les Malfoys recherchaient, mais jamais ses ancêtres auraient acceptés de se soumettre, pas même pour assouvir cette soif de pouvoir. Il avait été un piètre Malfoy. C'est pourquoi il avait décidé de se reprendre, de faire honneur à son nom. C'est pourquoi il allait soutenir de mieux possible son fils, celui qui lui avait rappelé cette vérité. Celui qui lui avait rappelé pourquoi ses ancêtres s'étaient battus. Celui pour qui il donnerait sa vie, car après tout il était son seul et unique fils.

Il fut coupé dans ses pensées par l'arrivée des plats, apportés par les elfes de maisons. Et c'est en silence qu'ils commencèrent leur repas. Silence qui ne dura guère longtemps.

- Père, savez vous si notre Lord compte rester au manoir pendant toute le vacances ? Y restera-t-il d'ailleurs après ?

Draco n'avait pas pu s'en empêcher, il savait que ses questions pouvaient porter préjudice sur sa soit-disant vassalité, mais il devait savoir. Savoir si il allait passer deux semaines avec un monstre rodant dans les ombres. Savoir s'il devait faire constamment attention à ses arrières, garder son esprit fermer, s'attendre à croiser des mangemorts ou pire dans les couloirs de SA maison. Alors il avait posé ses questions.

- C'est une très bonne question Draco, je vois que tu t'intéresse déjà à ton seigneur, c'est bien.

Son père avait vraiment le tact pour sauver les apparences, heureusement pour eux, pensa avec soulagement Draco.

- Pour te répondre, Il ne restera pas pendant toute les vacances. Il doit repartir ce soir et ne reviendra que le dernier jour. Mais cette fois, Il s'installera pour de bon au manoir et emmènera avec lui une bonne partie des ses mangemorts, enfin les plus importants.

Draco était soulagé, mais il restait anxieux. Face de serpent allait s'accaparer leur manoir et ses parents allaient être constamment en danger.

- Quoi qu'il en soit nous seront donc en famille pour les fêtes de fin d'année, s'exclama Narcissa, coupant cours aux pensées moroses de son fils.

Ils finirent le repas en discutant de tout et de rien, des décorations de noël, des cadeaux, des paysages enneigés, bref de n'importe quel sujet plus léger que la réalité.

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Ça faisait quatre jours que Draco était partit. Quatre jours qu'Harry se rongeait les sangs. Enfin pas tout à fait. Le premier jour s'était plus ou moins bien passé. Harry avait prit le temps de parler avec Hermione et Ron. Il était heureux de la compréhension de ses meilleurs amis. Il faut dire que le choc à propos de la véritable Ginny avait laisser Ron léthargique. Il se demandait encore quelle nouvelle était la pire : sa sœur en totale débauchée ou son meilleur ami qui faisait copain copain avec son (ancien) pire ennemi (mis à par Voldy). Du coup, il n'était pas si horrifié de la relation entre les deux garçon. Hermione, elle, trouvait que notre amitié était un symbole de maturité et qu'elle réconcilierait peut être les deux maisons ennemis : serpentard et griffondor.

Cela avait permis à Harry de se sortir Draco de sa tête, mais à la fin de la journée, les pensées d'Harry étaient toutes dirigées vers le serpentard. Et depuis, il ne les quittait pas. Harry avait commencé à déprimer un peu, Draco lui manquait. Leurs conversations, leurs piques pleines d'humour, ses yeux aux reflets métalliques , ses cheveux si doux, son rire si chaud, tout cela lui manquait atrocement. Et en plus de lui manquer, la situation du serpentard l'angoissait.

Hermione avait bien tenté de savoir pourquoi il semblait ailleurs, pourquoi il se postait à la fenêtre de leur salle commune les yeux dans le vide. Qu'est-ce qui le stressait, le tracassait, le faisait déprimer alors que Noël arrivait. Mais Harry ne voulait pas dévoiler ce qui se déroulait chez les Malfoys. Déjà, il ne voulait pas affoler ses amis, mais surtout, il ne voulait pas trahir la confiance de Draco. Alors il essayait de garder la tête haute, de faire bonne figure, de discuter avec ses amis, de profiter des vacances, de Poudlard à noël, de cette ambiance qu'il avait toujours aimé. Mais qui aujourd'hui ne suffisait pas à lui faire oublier un serpentard blond.

Ils avaient convenu avec Draco qu'ils ne devraient pas s'envoyer de lettres. Et Harry avait beau savoir que c'était dangereux, surtout pour le blond, il ne pouvait s'empêcher d'espérer chaque jour d'en recevoir et il devait se retenir d'en envoyer. Le plus dur était de ne pas savoir si Draco allait bien. Pourtant, en ce soir de réveillon, il était en train de préparé un paquet pour le blond. En effet, mardi, il était sortit à Pré-au-Lard avec ses amis pour acheter les derniers cadeaux. Il avait alors trouvé le cadeau parfait pour Draco. L'objet en question l'avait absolument subjugué, et il était sur que Draco l'apprécierait. C'est pourquoi il avait finalement décidé de lui envoyer tout de même un cadeau. Mais pour ne pas prendre trop de risque, il allait l'envoyer anonymement. De toute manière, il pariait que Draco devinerait que ça venait de lui.

Harry finit d'envelopper le présent dans un beau papier cadeau vert et argent, puis descendit à la volière. Il ne pouvait évidement pas utiliser Hedwige qui serait trop reconnaissable. Il utiliserait donc un oiseau de l'école. Une fois le paquet partit en direction du manoir Malfoy, il se dirigea vers la grande salle où allait se dérouler dans peu de temps le repas du réveillon. Il comptait profiter au maximum de cette soirée car il savait que dès le lendemain, Draco serait de nouveau sa priorité. C'est fou comme il n'arrivait plus à se passer de son petit dragon. Alors juste pour cette nuit, il ferait de son mieux pour faire la fête avec ses amis, pour se détendre et se laisser porter par la magie de noël.

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Les quatres derniers jours de Draco avaient été agréables. Sans la présence du Lord, il avait pu se rapprocher de ses parents. Bien sûr, ils ne parlaient que peu de leur trahison, et jamais sans sort d'isolement, mais ils parlaient d'autres sujets : de la politique, de l'économie, des études à Poudlard, de celles que Draco voudraient faire après, des nouvelles qui paraissaient au journal,... Bref Draco retrouvait une vrai famille, aimante, et dont les membres se parlaient au lieu de se saluer vaguement pour toute parole. Et cela lui faisait vraiment plaisir. Mais, il y avait un bémol. Harry. Il lui manquait beaucoup. Trop surement. Enfin trop pour un simple ami. Draco en avait parler avec sa mère, il avait longuement hésité, mais il voulait savoir, pouvoir mettre un nom sur ses sentiments. Et maintenant il le savait.

Flashback

- Mère, j'aimerais vous parler.

- Je t'écoute Draco, qui a-t-il ?

- C'est assez personnel...

Lucius qui était présent dans le salon demanda :

- Dois-je sortir ?

- Je préférerais...

Draco s'en voulait, il savait que son père serait blessé, mais il savait que sa mère était la mieux placée pour l'aider. Il regarda son père sortir en silence, il irait lui parler plus tard. Puis il se retourna vers sa mère et lança un sortilège de bulle de silence autour d'eux. Enfin, il fit le tris dans ses pensées et commença la discussion :

- Voilà, mère, c'est à propos d'Harry.

- Qu'y a-t-il ?! Il a des problèmes ?!

- Non, non ! Enfin pas à ma connaissance... C'est moi qui ait un problème à vrai dire...

- Comment ça ? Et quel rapport avec Harry, demanda Narcissa qui ne comprenait pas tout.

- Et bien, comment dire... c'est mes émotions ? enfin ce que je ressens envers Harry... En fait j'aimerais votre aide car je suis perdu.

Narcissa sourit tendrement devant la mine embarrassée de son fils. Elle se doutait depuis un bout de temps que son fils avait des sentiments forts pour le survivant. Elle imaginait d'ailleurs de quelle sorte. Mais elle voulait que son fils le comprenne par lui même, c'est pourquoi elle n'avait pas abordé le sujet. C'était chose faite.

- D'accord, et que ressens tu envers Harry ?

- Eh bien, je l'apprécie beaucoup, il est drôle et intelligent. J'adore parler avec lui, on a beaucoup de passions communes, mais j'aime aussi découvrir des choses grâce à lui ou lui en faire découvrir. Et... j'aime le toucher... enfin, le prendre dans mes bras, caresser ses cheveux, prendre sa main...

Draco avait rougit au fur et à mesure. Il n'osait relever ses yeux de peur de trouver du dégoût dans ceux de sa mère. Pourtant un rire cristallin le fit redresser la tête.

- Oh, mon fils a bien grandit, sourit Narcissa. Mais je pense que tu sais déjà la réponse Draco, tu as juste peur de l'admettre. Je ne sais pas ce qui t'effraie, mais je peux te dire que je te soutiendrais, et ton père aussi - ou je le forcerais ! Alors Draco, peux-tu me dire quels sont tes sentiments ?

Draco, qui avait été ému par les paroles de sa mère, s'empourpra de nouveau. Et c'est en gardant les yeux fixés au sol qu'il murmura :

- Je crois que c'est de l'amour. Je crois que je l'aime.

Narcissa prit son fils dans ses bras. Elle était vraiment fier et heureuse pour lui. Elle savait à quel point aimer et être aimé était merveilleux. Elle lui chuchota en caressant ses cheveux :

- Tu verras Draco, l'amour c'est magnifique. Et ça ne fait pas de toi quelqu'un de faible, au contraire, ce sera ta force, ta raison de te surpasser. N'aie jamais honte d'aimer Draco, jamais !

Fin flashback

Draco Malfoy était amoureux d'Harry Potter.


Alors qu'en pensez-vous ?

Draco s'avoue enfin ses sentiments !

Chapitre un peu plus court, mais j'ai préféré m'arrêter là et finir par cette phrase : "Draco Malfoy était amoureux d'Harry Potter" ! ;)

Oh, et pour ceux qui ne sont pas au courant, je publie une autre fiction drarry : la fausse déclaration. Si jamais ça vous tente, vous êtes les bienvenus !

à la semaine prochaine =)