Bonjour/Bonsoir,

Je veux tout d'abord m'excuser pour l'attente interminable… Beaucoup de choses sont arrivées et me remettre à l'écriture fut compliqué, j'avais du mal à aimer ce que je faisais…

Mais me voilà de retour. Je ne vous promets rien en termes de publication. Je ne veux pas me mettre la pression et faire de nouveau un blocage. Mais je vais faire de mon mieux !

Sinon, merci à toutes les personnes qui m'ont laissé une review ou qui follow ou mis mon histoire en favori ! Ça motive énormément ! :)

Sur ce, bonne lecture

Chap 23


Lucius suivait le gobelin depuis quelques minutes dans les profondeurs de Gringotts. Alors qu'ils déambulaient à travers le dédale de tunnels qui s'étalait sous la banque sorcière, le noble ne put s'empêcher d'admirer les lieux. Cela n'avait rien à voir avec les étages supérieurs où se trouvaient les coffres. Loin des passages tortueux et rocheux qu'il s'était imaginé, les galeries qu'ils empruntaient étaient larges et leurs parois parfaitement lisses. D'ailleurs en les examinant de plus près, Lucius découvrit qu'elles étaient bâties dans un matériau qui lui était inconnu. Suite à cette méticuleuse observation il comprit que la lumière dont il s'était demandé l'origine était de son fait. En effet, on y voyait comme en plein jour et une telle luminosité à une telle profondeur ne devrait tout bonnement pas être possible et ce malgré les quelque torches qui servaient plus de décoration.

Mais le plus impressionnant était sans aucun doute les runes gobelines et les fresques qui recouvraient certains murs. Et si Lucius ne comprenait pas les premières, il devina facilement que les dernières retraçaient l'histoire des gobelins aux fils des siècles. Et il ne put retenir un sifflement d'admiration devant ce chef d'œuvre digne des plus grands maîtres. Ce qui n'échappa pas à son petit compagnon.

C'est impressionnant n'est-ce pas, déclara celui-ci avec fierté.

Lucius hocha machinalement la tête, trop absorbé par le décor pour répondre.

Même nous, les gobelins, sommes toujours surpris la première fois qu'on descend ici, avoua Drusby.

Ce n'est pas vous qui avez créé ces galeries, demanda Lucius surpris par la révélation.

Si par « vous » vous entendez les gobelins alors oui, mais leur création date de plusieurs siècles, lorsque nous étions encore une race reconnue pour notre talent magique et non de simples banquiers, répondit Drusby avec mélancolie et rancœur.

Le sang pur grimaça sous l'accusation sous-jacente. Car le gobelin avait toutes les raisons d'être amer, après tout c'était bien les sorciers et en particuliers les sangs purs qui avaient dénigré et diminué l'importance des autres espèces magiques. Alors même qu'ils avaient jadis étés leurs plus grands défenseurs, reconnaissant leurs pouvoirs spectaculaires et leur savoir faire inimitable.

L'ouverture des portes de Poudlard au né-moldu et ainsi l'ouverture de leur société si fermée au reste du monde avait changé la donne. Lucius n'en remettait pas en question le bien fondé, mais il n'empêche que c'est bien cet événement qui mit le feu aux poudres.

Les Malfoy comme tant d'autres familles sang pur, effrayés par les changements qui apparaissaient à une vitesse affolante se refermèrent sur eux-mêmes. Et ce qui au départ naquit d'une volonté de sauvegarder les traditions et rîtes sorciers se transforma aux fils des années en quête avide de pouvoir, luttant pour sa place dans la société, rabaissant leurs « ennemis » : les moldus et les sangs de bourbes, mais aussi les créatures magiques qu'ils avaient finit par les laisser tomber ne pouvant les protéger de l'esprit fermé des moldus qui les considéraient comme des horreurs inhumaines, les sacrifiant pour leur propre survit. Après tout ils étaient en infériorité numérique.

Le problème étant que les nés-moldus se reproduisaient beaucoup plus vite que les sang-purs. En effet, d'une part les familles de sang pur n'avaient rarement plus de deux enfants et encore nombres d'entre-elles si leur premier enfant était un garçon ne concevait plus. Avoir un héritier était tout ce qui comptait. Faire perpétuer le nom…

Nous autres, gobelins, continua Drusby le coupant dans ses pensés, avons une fortes affinité avec les magies élémentaires. Principalement avec celle de la terre et du feu. Cela nous permet de faire de splendides constructions, de créer des outils incassables ou encore des lames à la finesse et au tranchant inimaginable. Enfin, je ne vais pas vous ennuyer avec toutes ces histoires… Pour répondre à votre question, les parois de ces tunnels sont faites d'un alliage de cristal de lumière, de minerais de fer et de quartz.

Je n'avais pas posé de question… signala Lucius en se demandant si les gobelins pratiquait eux aussi le légimencie ou une autre forme de lecture de l'esprit.

Votre expression parlait d'elle-même, lui répondit Drusby, et puis vous n'être pas le premier à en être intrigué.

Lucius acquiesça simplement et ils continuèrent leur chemin en silence. Ce n'était pas vraiment le moment pour discuter, mais le sang pur se promit que s'il survivait à cette guerre, il reviendrait ici pour en apprendre plus.

Après encore quelques minutes, ils débouchèrent sur une large alcôve. En son centre se trouvait un globe terrestre fait de granits bleu et noir et tout autour une multitude d'arches. Toutes étaient reliées au globe par des rigoles creusées dans le sol et dans lesquelles s'écoulait un flux de magie pure. De plus, sur chacune d'entre elles étaient inscrits des noms de pays et de villes.

Lucius comprit alors avec ébahissement la démesure de cette création. Ces portes étaient constamment ouvertes et devaient transporter –au vue des allers et venues constants- des centaines de gobelins chaque jour. La quantité de magie nécessaire à son fonctionnement était considérable. Jamais il n'aurait cru que les gobelins, ni personne, n'avait accès a un tel pouvoir. Cela remettait encore une fois en question tout ses acquis. Et il se demanda un instant pourquoi les gobelins n'avait pas eu recours à cette puissance pour s'imposer avant de se rappeler que rares étaient les espèces qui recourraient à la violence et que ces derniers n'en faisaient définitivement pas partie.

Drusby le conduisit devant l'arche qui menait à Paris en France.

Voilà, Monsieur Malfoy, annonça-t-il en se retournant vers Lucius, c'est ici que nos chemins se séparent. En traversant cette porte vous arriverez dans notre succursale de Paris.

Merci de votre aide Drusby, je saurais m'en souvenir, lui répondit le blond.

Je n'ai fait que mon devoir : protéger la banque, ses biens et ses clients, rétorqua le gobelin, bien qu'il fût touché par les paroles du sang pur, cela faisait bien longtemps qu'il n'avait eu de remerciement de la part d'un sorcier.

Et vous avez remarquablement rempli votre tâche.

Lucius s'avança vers l'arche mais Drusby reprit avec un petit sourire :

Faites attention à vous Monsieur Malfoy, il serait dommage de perdre un aussi bon et loyal client.

Je ferais de mon mieux, répondit Lucius à moitié sérieux et à moitié amusé par l'attitude du plus petit.

Après un dernier signe de la tête, Lucius franchit l'arche et disparut. Drusby quant à lui fixa un instant l'endroit où Lucius venait de s'évanouir. Il sentait que cet événement n'était que le début d'un changement majeur et cela le fit frémir d'impatience. Mais en attendant il avait encore du travail, après tout une banque ne tourne pas toute seule.

Severus venait de sortir de la salle du trône. Dire que Voldemort était furieux était un euphémisme. Si Severus avait pensé avoir eu un aperçu de sa colère lorsqu'on l'avait informé de la trahison des Malfoy, rien ne l'avait préparé à sa réaction face à la fuite réussie de Lucius. Contrairement aux autres, Severus s'en était bien sortis avec seulement quelques doloris. Mais les cadavres qui jonchaient la salle à son départ étaient la preuve de la folie meurtrière de son maître.

Mais le serpentard n'avait pas le temps de s'appesantir dessus. Il devait retourner à Poudlard. Il transplana devant les portes du château et se précipita directement dans le bureau du directeur. Albus devait l'y attendre et ce dernier avait certainement convoqué Draco. Il escalada les marches quatre à quatre et se retrouva rapidement devant la gargouille. Celle-ci ouvrit sans attendre le mot de passe le passage. Severus monta les dernières marches de l'escalier en colimaçon et pénétra dans le bureau.

Tous les regards se posèrent sur lui. Seule trois personnes étaient présente : Dumbledore, son filleul et Potter (Pansy et Blaise était repartis en cours n'étant pas directement concernés). Angoisse, inquiétude, espoir…Severnus pouvait voir toutes ces émotions briller dans les yeux de ses vis-à-vis. Il accrocha le regard de son filleul et lui fit un léger sourire accompagné du signe de tête. Draco soupira alors de soulagement et se détendit légèrement : son père allait bien. A ses côtés, Potter lui serra doucement sa main qu'il tenait depuis leur arrivée.

Nous t'écoutons Severus, déclara Dumbledore. Que c'est-il passé ?

Lucius a du recevoir le message à temps, merci Merlin, car il n'est jamais ressortit de Gringotts. J'imagine qu'il a trouvé un moyen de s'échapper par l'intérieur. En attendant, le Lord est en état de rage. Il m'a demandé de retrouver sa trace le plus rapidement possible, mais comme je lui ai suggéré que Lucius était sans doute allé rejoindre Narcissa en France…

Pourquoi lui dire cette information, le coupa Draco.

Car je sais pertinemment qu'il n'a pas assez de troupes pour se lancé à sa poursuite là-bas et qu'il n'est pas un idiot, que ton père rejoigne ta mère est logique. Ne pas lui dire aurait juste semblé suspect.

Draco acquiesça silencieusement et Severus reprit :

Il a donc décidé de laisser sa traque pour l'instant. Evidement il m'a demandé de vous surveiller et de le prévenir si la destination précise était dévoilée. Malheureusement sa colère ne pouvant se déverser sur sa proie, il va se venger sur l'Angleterre. Préparez vous à une série d'attaques des plus violentes.

Des rides se creusèrent sur le vieux visage de Dumbledore et son regard perdu encore un peu de son pétillant. Encore des morts, encore des deuils et de la tristesse. Quand cela s'arrêterait-il ?

Bien ! Merci pour votre dur labeur Severus. Vous devriez aller vous reposer maintenant, je suis sûr qu'Il n'a pas été tendre avec vous.

Severus hocha la tête et ne se fit pas prier pour sortir, des potions l'attendait dans ses appartements afin de soulager la douleur et de se revigorer.

Il en va de même pour vous jeunes hommes, reprit le directeur après le départ du professeur de potion. Rentrez dans vos dortoirs et remettez vous de ces émotions.

Draco et Harry acquiescèrent et sortirent à leur tour, laissant Dumbledore seul et pensif face aux dernières nouvelles.

Dans les quartiers des forces du mal, Voldemort était en proie à la réflexion. Certes, il ne pouvait s'en prendre directement à Lucius ou à sa femme qui s'étaient réfugiés en France, mais ce n'était pas le cas de leur traître de fils. Fils qui était à Poudlard. Il est vrai que ce lieu était bien protégé et que l'autre vieux fou pourrait lui mettre des bâtons dans les pattes. Mais ces deux faits avaient leur point faible. D'une part, la défense du château était conçue uniquement pour les attaques extérieures, or il comptait frapper de l'intérieur grâce à un de ses espions. Et d'autre part, le citronné était bien trop naïf pour réellement considérer un de ses élèves ou professeurs comme un ennemi et un danger. L'héritier Malfoy était donc une cible vulnérable.

Il ne pouvait demander à Severus de tuer le morveux ou même de lui livrer ici. Son rôle d'espion serait alors dévoilé et il était une pièce trop importante pour prendre ce risque. De plus, étant le parrain du jeune Malfoy, Severus lui était lié par une magie très ancienne et puissance et ne pouvait mettre en danger ou blesser intentionnellement son filleul, une magie très ancienne et puissance. Et si le Lord ne doutait pas de la loyauté de son serviteur et de sa capacité à détourner cet obstacle, il savait qu'il lui faudrait du temps. Or ils n'en avaient pas.

Non, il devait utiliser quelqu'un d'autre. Et il avait justement la personne parfaite pour ce rôle. Son deuxième espion à Poudlard. Son joker contre Dumbledore. Montague. Celui-là même qui lui avait apprit la traîtrise des Malfoy. Lui allait pouvoir s'attaquer à Draco de l'intérieur sans problème, et aux vues de sa relation avec ce dernier, Voldemort ce dit que cette mission allait lui faire grand plaisir.

Sur cette « joyeuse » réflexion, il sortit un bout de parchemin et siffla un corbeau. L'oiseau se posa sur son avant bras et le lord lui caressa lentement son plumage sombre tandis qu'il rédigeait ses ordres de mission. Il ensorcela ensuite la note d'un coup de baguette et la confia au volatile qui prit aussitôt son envol, direction Poudlard.

Le seigneur des ténèbres suivit des yeux son messager, perdu dans ses pensées. Tout de même, c'est étrange que Lucius se soit enfuit aussi rapidement et facilement… Comment a t-il sut que sa couverture était tombée ? Et par quel moyen avait-il réussit à sortir de la banque sans être repéré ? Y aurait-il un autre traître parmi mes partisans ? Mais qui ? Qui serait assez fou pour jouer avec moi ? Ils savent pourtant tous à quel point cela peut être dangereux de me mettre en colère ! Peu importe, si cet imbécile, qui croit pouvoir comploter dans mon dos sans soucis, existe bel et bien, alors je la démasquerais et je lui ferais payer cher sa déloyauté. Je la ferais tellement souffrir qu'elle suppliera la mort de venir abréger sa douleur.

Quelques heures plus tard, Ecosse, Poudlard, dortoir des Serpentards.

Les cours s'étaient terminés une heure auparavant et Montague s'était directement retiré dans son dortoir. Aucun de ses compagnons de chambre était encore présent et il en avait profité pour s'installé tranquillement dans son lit. Un sourire fier et imbu étirait ses lèvres fines. Il avait prouvé sa valeur au maître ! Ce dernier l'avait « félicité » pour sa découverte et lui avait offert une vraie place au sein des mangemorts et non plus celle d'un simple apprenti. Il devrait recevoir la marque aux prochaines vacances. De plus, savoir que les Malfoy allaient tomber de leur piédestal était plus que jouissif.

Ses aristocrates hautains l'exaspéraient. Ils se croyaient toujours si supérieurs aux autres, les rabaissant, le rabaissant lui, alors qu'il était bien meilleur qu'eux ! Particulièrement Malfoy junior, le prince des Serpentards !? Quelle blague ! Un prince de pacotille oui ! Et qui fricote avec l'ennemi, avec un foutu Griffondor ! Comment un gringalet qui court se lamenter dans les robes de son père à la première difficulté a-t-il pu lui voler ce titre qui aurait du lui revenir de droit ?!

Montague aurait bien continué à médire la famille Malfoy, mais un tapotement ainsi qu'un bruissement d'ailes le fit sortir de ses pensées. Il se retourna vers la fenêtre avant de se souvenir que leur dortoir était au sous sol et pour être plus précis sous l'eau et que seuls des êtres aquatiques y vivaient. Les hublots étaient de toute manière magique et ne pouvaient pas être ouverts pour des raisons évidentes de sécurité. Montague se leva donc de son lit et se dirigea vers la porte d'où provenait le son.

S'attendant à trouver une chouette ou un hibou, il fut surprit lorsqu'un corbeau s'engouffra par l'ouverture et se posa sur un des portes manteaux. Montague observa le volatile avec suspicion. Il était plus qu'inhabituel de recevoir du courrier ici, et normalement cela ne passait pas inaperçu étant donné que le messager devaient traverser pièces, portes et couloirs pour arriver à son destinataire. Or, aucune exclamation ne provenait de la salle commune. C'était étrange.

De toute apparence l'oiseau était pour lui, Montague s'approcha donc et aperçu un bout de parchemin roulé et accroché à la patte de la bête. Ne voulant pas l'effrayer, il continua son avancer doucement mais le corbeau semblait parfaitement serein, le fixant des ses yeux perçants. Il attrapa la note et la déplia. Il reconnue immédiatement l'écriture du Lord. Non pas qu'il ait eu de nombreuses occasions de la voir, mais la sensation de noirceur et d'horreur qui s'en dégageait ne laissait pas de doute quant à l'auteur.

Il lut alors avec anxiété mais excitation le message. A la fin de sa lecture, un sourire méchant barrait son visage et une lueur perverse faisait briller ses yeux. Il serra le bout de papier dans sa main avec ardeur. Une seule pensée traversant son esprit : il tenait enfin sa revanche contre Malfoy !


Voilà !

Merci pour ceux qui n'ont pas abandonné ! J'espère que ce chapitre vous a plu !

A la prochaine ! :)