Bonjour/Bonsoir,
Tout d'abord j'aimerais m'excuser pour la longue, très longue attente. J'ai fini mon CDD et j'ai dû chercher du travail, après je suis partie au japon (c'était génial !), puis revenue et recherché du travail, trouvé du travail et bref… je n'avais plus l'esprit à écrire, ni le temps parfois.
De plus, je n'avais malheureusement plus d'ordinateur. J'écrivais donc sur ma tablette et sans clavier c'est quand même plus long et pénible ...
Merci pour les reviews, les follows et les favoris que j'ai reçu pendant cette absence, ça m'a encouragé à reprendre !
Sur ce, bonne lecture =)
Chap 24
France, Paris, Succursale de Gringotts.
Lucius débarqua dans une grotte semblable à celle qu'il venait juste de quitter. Les gobelins qui s'affairaient lui jetèrent un coup d'œil surprit, mais ne firent aucun commentaire et se remirent rapidement au travail. Apparemment, qu'un sorcier utilise ce passage n'était pas courant mais ils savaient parfaitement que sans l'aide d'un gobelin, aucun sorcier - lui comprit - n'aurait pu y accéder. Ils faisaient confiance à leurs collègues de Londres.
Lucius jeta un regard circulaire pour trouver le chemin de la sortie, mais alors qu'il s'avançait vers celui qu'il pensait être le bon, un gobelin un peu plus grand qu'ordinaire lui coupa la route et tendit un doigt dans la direction opposée. Le sang-pur le remercia d'un signe de tête et repartit dans l'autre sens. Pendant sa remontée vers la surface, il croisa d'autre gobelins qu'il salua poliment d'un hochement, chose qu'il n'aurait jamais fait auparavant. Mais il se sentait redevable à la race gobeline désormais.
Enfin, il déboucha sur la salle principale de la banque. Il hésita un instant entre transplanner ou utiliser une des cheminées présentes. Il choisit finalement la seconde option, la première l'obligeant à sortir et à se mettre en danger au cas -peu probable - où un sbire du Lord serait posté à la sortie de la banque. Il prit une pincée de poudre de cheminette et annonça sa destination :
- Villa Millepertuis
Les flammes s'élevèrent, l'enveloppèrent et l'instant d'après il était à destination. Il sortit élégamment du foyer, époussetant le peu de suie qui avait couvert sa robe. Le grand salon, par lequel il venait d'arriver, était magnifique. Les elfes de maisons avaient bien fait leur travail, mais la touche florale était définitivement la signature de sa femme. Narcissa était arrivée à peine quelques semaines plutôt mais on sentait déjà qu'elle s'appropriait l'endroit, en faisant son nouveau domaine.
Un elfe apparu dans un "pop" sonore devant Lucius et lui souhaita la bienvenue en s'inclinant.
- Bienvenue chez vous maître Malfoy. Puis-je vous débarrassez de votre robe ?
Lucius lui tendit le vêtement et lui demanda :
- Où se trouve ma femme ?
- Elle est partit à l'extérieur, Monsieur, comme chaque jour depuis son arrivée. Mais Nigen ne sait pas où, Madame n'a pas voulu lui dire.
- Ce n'est pas grave, lui répondit Lucius se faisant la réflexion que sa femme avait eu raison de taire le lieu du QG des forces francophones, on n'était jamais trop prudent. Sais-tu toutefois quand elle rentrera ?
- En fin de journée, Monsieur.
- Bien. Dans ce cas je vais devoir trouver de quoi m'occuper en l'attendant.
- Monsieur a-t-il déjà déjeuner, demanda Nigen étant donné qu'il n'était que 13h passée et que son maître venant d'Angleterre n'en n'avait peut-être pas eu l'occasion.
- Non pas encore, et maintenant que tu en parles je me laisserais bien tenter par un bon repas.
- Bien, Monsieur, ce sera prêt dans une demi-heure.
- Parfait !
Une fois que Nigen disparut d'un claquement de doigt, Lucius décida de faire un rapide tour de la villa (beaucoup plus petite que son manoir mais tout à fait charmante). Tout était en ordre. Il finit par la chambre parentale et y déposa les quelques effets personnels qu'il avait sur lui. La demi-heure étant passée il redescendit dans la petite salle à manger où l'attendait des mets délicieux.
Une fois l'estomac remplit, Lucius décida de faire un tour à la bibliothèque. Il flâna parmi les étagères avant de s'arrêter devant le rayon des créatures magiques. Il caressa la tranche des livres et se perdit dans ses pensées.
Il savait que le Lord souhaitait intégrer à son armée des créatures magiques (Il avait déjà commencé d'ailleurs). Les loups-garous d'abord, puissants, sauvages et incontrôlables les nuits de pleine lune. Transformant quiconque d'une simple morsure. Greyback en était le parfait exemple et ce dernier pouvait apporter avec lui une partie des Loups Garous - du Royaume Uni en tout cas - malgré sa mauvaise réputation parmi eux.
Les vampires, quasi-immortels, vivant la nuit et se repaissant de sang frais, avec une capacité à se mouvoir rapidement et en toute discrétion en plus d'un pouvoir hypnotique (principalement sur le moldus). Pour ces derniers, rien n'était fait. Ces êtres savaient se faire discrets et le Lord n'avait pas encore réussit à trouver leurs cachettes.
Et tant d'autres…Toutes ces créatures étaient fortes. Bien plus que la plupart des sorciers et pourtant c'étaient-elles qui étaient mis à l'écart, jugées sur leur essence même. Pourquoi ? Pour la même raison que les sorciers se cachaient des moldus : le nombre. Les sorciers ont beau être peu nombreux en comparaison des moldus (dont la population ne cesse d'augmenter), ils le sont toutefois plus que les créatures magiques et encore plus pour chaque espèce individuelle. Peu importe la puissance ou les pouvoirs magiques, le nombre gagne (quasiment) toujours.
Mais, et si... songea Lucius, et si nous pouvions avoir l'aide des créatures magiques. Certes elles seront dures à convaincre, mais ce n'est pas impossible. Les créatures magiques pour la plupart espèrent encore retrouver leur position d'antan et être de nouveau intégrées dans la société « sorcière ». Si on leur promettait que leur aide dans cette guerre le leur permettrait. Et si on faisait un traiter entre sorcier et créatures magiques.
Cette guerre pourrait être l'occasion de montrer les différences espèces magiques sous un nouveau jour, sans préavis, sans fausse rumeur. Faire découvrir aux sorciers la réelle nature de celles-ci. Leur permettre à la fin de vivre ensemble de nouveau et sur des bases saines. Plus de craintes, de dégoûts ou de haine.
Il existait de nombreuses créatures magiques. Bien plus que ce qu'un sorcier ordinaire s'imaginait. Bien plus que le seigneur des ténèbres s'imaginait. La plupart des textes et écrits était perdue et oubliée et pour le peu qui circulait encore, ils étaient considérés comme mythes ou histoires imaginaires. Cela n'était guère étonnant puisque les nouvelles générations dont la sienne n'avait jamais vu de tels êtres.
Mais Lucius connaissait la vérité. L'Histoire des Malfoys (qui débutait il y a de cela plusieurs centaines d'années) avait été mis par écrit et recelait d'informations sur le monde magique et les êtres qui le composaient. Ces recueils étaient de vraies pépites pour qui savait quoi chercher. Et en l'occurrence des renseignements sur les types de créatures, leurs habitudes etc… Cela était un net avantage pour son camp.
De plus, nombreuses sont les créatures qui sont contre le Seigneur des Ténèbres et craignent sont règne qui signerait qu'une chose : leur fin. Car si les sorciers les avaient exclus de la société, le lord lui les chasserait, les réduiraient à l'esclavage si cela sert ses intérêts où les détruiraient dans le cas contraire. Ces créatures avaient tout intérêt à Le voir mort. Certes. Mais les convaincre de s'allier aux sorciers restait une tâche ardue.
En effet, elles n'allaient pas rejoindre facilement des personnes qui les avaient dénigrées, rejetées et traitées de monstres ou pire… Oui, certains sorciers les avaient chassées et tuées. Soit des nés moldus par craintes de ce qu'il ne connaissait pas, soit des sangs purs pour les matières premières (peaux, cornes, sang, etc…) valant une fortune ou étant bien pratiques pour des potions ou rituels. Comme le braconnage des humains en soi.
Mais en avançant ses pions de la bonne manière, c'est possible. Plusieurs espèces apprécient toujours les sorciers ou plutôt gardent un bon souvenir d'une meilleure époque. Il est fort possible que ces dernières soient faciles à persuader si on leur montre qu'un retour à cette période est possible. Et si quelques créatures décident de nous aider, alors les autres suivront plus aisément.
Lucius décida alors de faire plusieurs listes de toutes les créatures magiques : celles qui était alliées au Lord Noir, celles qui se rallieraient plutôt facilement à Potter et Co. et celles qui seraient dures à convertir mais un atout non négligeable.
Lucius s'installa dans un confortable fauteuil et d'un coup de baguette il fit venir tous les ouvrages relatifs aux créatures magiques de la bibliothèque. Des dizaines de grimoires s'empilèrent sur la petite table devant lui. Lucius soupira légèrement, ça allait prendre un temps fou de tout lire. Il attrapa le livre en haut de la pile et commença sa lecture. Il passa le reste de l'après-midi dans les pages à redécouvrir tout un monde.
A 17h, Lucius, les yeux fatigués, décida de s'arrêter pour la journée et appela un elfe pour qu'il lui apporte un thé dans le grand salon. Sa femme ne devrait pas tarder à revenir et il souhaitait être là pour l'accueillir.
Finalement vers 17h30 Narcissa revint. Elle arriva, non pas par cheminette comme habituellement, mais par le portail. Elle avait eu une longue journée et avait voulu profiter du beau temps pour s'aérer l'esprit. Nigen et Millo, les deux elfes de maisons, l'attendaient à l'entrée et l'accueillir, l'un lui prenant ses affaires, l'autre l'avertissant que son mari l'attendait dans le grand salon. Laissant les elfes et ses affaires, la maîtresse de maison se précipita alors dans les couloirs, un mélange d'excitation et de crainte lui nouant le ventre. Qu'est-ce que Lucius faisait ici ? Ce n'était pas ce qui était prévu ! Etait-il blessé ?
En ouvrant les portes du salon, laissant découvrir un Lucius calmement installé dans un confortable fauteuil devant une tasse de thé fumante et sans aucune trace de blessure, Narcissa fut rapidement soulagée, son mari allait bien.
Lucius qui s'était levé à l'arrivée de sa femme, alla la prendre dans ses bras avant de lui déposer un baiser sur la tempe. Cela fit plaisir à Narcissa qui n'avait pas vu son mari depuis quelques semaines et qui retrouvait enfin l'homme aimant qui avait disparu avec le retour de son maître, laissant place à un être rongé par l'inquiétude et le regret. Le changement de camps lui avait réellement fait du bien et ce malgré le stress d'être espion.
Mais la présence de Lucius ici signifiait qu'il avait eu un problème en Angleterre. Tout de suite sa pensée fût pour son fils Draco. Lui était-il arrivé quelque chose ?! Elle relâcha donc Lucius et lui agrippant les mains s'écria :
- Que fais-tu ici ? Que s'est-il passé ? Est-ce que Draco va bien ?
Lucius sera tendrement ses mains, lui envoyant un sourire rassurant.
- Notre fils va bien Cissy, il est toujours en sécurité à Poudlard. Mais assis toi donc que je te raconte tout. Il l'escorta jusqu'au canapé délaissant son habituel fauteuil pour être au plus proche de sa femme.
Une fois installés, il appela Millo pour qu'il apporte plus de thé et ramène quelques biscuits. Cela fait, Lucius entreprit de relater ses dernières péripéties à sa femme.
Une demi-heure plus tard, Lucius finissait son récit avec son arrivée à la villa. Il préféra faire une petite pause avant d'exposer son idée sur les créatures magiques, le temps que Narcissa puisse digérer toutes ces nouvelles informations.
Le thé était désormais tiède et Lucius lança un sortilège de chaleur pour qu'il soit de nouveau buvable. Il but à petite gorgées en silence se délectant du breuvage, appréciant la douce chaleur du feu de cheminée et couvant du regard sa magnifique femme.
Dans la tête de Narcissa tout se mélangeait pour finir par prendre forme. Elle avait tellement manqué d'évènements ! Et dire que son mari avait frôler la mort… Mais de son côté aussi, beaucoup de chose s'était passées. Ce fut alors au tour de celle-ci de narrer son arrivée en France, la découverte du quartier général des Forces Francophones et son évolution au sein même de l'association.
Elle décrit brièvement ses collègues et le bureau dans lequel elle travaillait depuis quelques temps. Puis elle dériva sur ses tâches. Elle était très utile pour l'anglais et ses aptitudes diplomates. Elle aidait le groupe à créer des liens avec les Etats Unis, mais aussi avec le Canada et des pays plus loin comme l'Australie. Pour l'instant elle n'avait pas encore fait de voyage à l'étranger, mais cela ne devrait plus tarder et sa correspondante américaine mettait en ce moment même les derniers détails au clair avec le MACUSA (ou comme ses nouveaux amis français aimaient le nommer : le Congrès magique des États-Unis d'Amérique) pour sa venue.
- Je suis heureuse de pouvoir te voir et passer quelques jours avec toi avant mon départ, termina Narcissa en souriant à Lucius.
- Moi aussi, lui répondit-il. Surtout que je pense devoir, moi aussi, rapidement bouger de mon côté…
- Vraiment ? Mais pourquoi ? Tu ne peux décemment pas retourner en Angleterre maintenant, le Lord doit te chercher partout, s'affola Narcissa.
- Je ne retournerais pas là-bas, en tout cas pas de suite. Ecoutes, j'ai eu le temps de réfléchir en t'attendant et j'ai feuilleté les grimoires de la bibliothèque. Nous risquons de manquer de puissance contre le Lord, surtout s'il réussit à mettre de son côté détraqueurs, loups garous et autres. Pour contrer cela, notre seule possibilité est de nous aussi rallier des créatures magiques.
- Mais les créatures nous détestent pour la plupart et les autres nous méprisent, argumenta sa femme, il y a bien que les elfes de maisons et les gobelins qui nous côtoient – et encore les derniers le font uniquement pour l'appât du gain, penses-tu vraiment que c'est faisable ?
- Oui, ça va être dur et ça risque de prendre du temps, mais c'est possible. Il faut juste réussir à en convaincre certains, les plus importantes, le reste suivra automatiquement.
- Mais le maître à déjà acquis ou quasiment quatre grandes espèces : les deux que tu as cité mais également les accromentules et les golems. Et il me semble qu'il souhaitait aussi se rapprocher des dragons…
- Je sais, mais Il n'a réussi à avoir qu'une petite portion de chaque espèce. Regarde Greyback, seul les loups garous solitaire à tendance violence comme lui l'ont rejoint, les autres, ceux qui vivent en meute ne sont pas concernés. Et c'est uniquement pour l'Angleterre, le Lord n'a pour l'instant pas assez de pouvoir pour se faire des alliés dans d'autres pays même frontaliers. La majorité des créatures magiques n'est à ce jour encore liée à personne et il ne tient qu'à nous de faire en sorte qu'ils se positionnent de notre côté. Même si bon nombre je pense resterons en retrait. Mais obtenir leur neutralité sera toujours mieux que devoir se battre contre eux.
- Tu as raison Lucius, concéda Narcissa, mais par où comptes tu commencer, connais-tu des créatures magiques ?
- En France, puisque j'y suis, j'ai lu quelques informations sur de potentiels lieux où commencer mes recherches tout à l'heure et je vais aussi me baser sur le folklore moldu.
- Moldu ?! Toi, s'amusa la blonde.
- Je ne porte pas les moldus dans mon cœur, c'est sûr, mais leurs contes font souvent référence à des créatures magiques et comme tu le sais Cissy, il n'y a jamais de fumée sans feu.
Narcissa acquiesça, elle connaissait l'Histoire. Avant que les moldus ne développe ce qu'ils nomment « technologie », il arrivait fréquemment que sorciers et créatures magiques montrent leur pouvoir ou vraies formes devant eux par mégarde. Et à cette époque aucun oubliette n'était nécessaire, ces rencontres devenaient des contes pour enfants ou des mythes oubliés.
- Ensuite, continua Lucius, si j'arrive à trouver et convaincre un clan, je leur demanderais de l'aide pour joindre les autres tribus du pays et à l'étranger. Le fait que tu aies de ton côté des relations avec d'autres pays grâce aux Forces-Francophones m'aideras certainement dans cette voie.
- Et si tu ne trouves rien ? Si ça prend trop de temps, s'inquiéta Narcissa. La guerre est à nos portes et notre fils va être constamment en danger, surtout après ta trahison. Le maître voudra se venger et ne pouvant t'attraper ici Il se tournera vers une proie plus proche : Draco !
- Notre fils est à Poudlard et je l'espère en sécurité. Les professeurs, Severus et même Potter sont là pour le protéger.
Lucius marqua une courte pause, priant Merlin que son fils reste sain et sauf, puis reprit du voix ferme, fixant son regard dans celui de sa femme :
- Ce plan est bon. Il va fonctionner, il doit fonctionner et je ferais tout pour. Quitte à devoir supplier les créatures magiques et mettre à mal ma fierté !
Et voilà !
J'espère que ça vous a plu et que l'histoire vous intéresse toujours autant.
Je n'ose plus vous donner de date pour la suite car j'ai peur de ne pas la tenir.
N'hésitez pas à laisser une review, ça fait toujours plaisir et ça motive =)
A la prochaine !
