Bonjour à tous (ou bonsoir), me revoilà pour le chapitre 12 qui est un peu plus calme que le précédent. Au menu, une Thalia perdue et inconsciente (ce qui ne change pas hein X)). Merci à ceux qui continue de lire cette aventure et qui continuerons à lire ! Cela me fais chaud au cœur ! N'hésitez surtout pas à laisser une review même toute petite!


THE HOBBIT

La maison est derrière, l'avenir est devant

Chapitre XII : L'envie de survivre


Bilbon était seul face à l'ennemi semblait décidé à en finir avec le semi-homme. Ce dernier continuait de donner des coups dans l'air ,en vain, mais il ne laisserait pas l'un d'eux tuer Thorin. Il en était hors de question ! Cependant, il crut bien voir sa fin lorsqu'Azog leva son épée vers lui prêt à le transpercer sans scrupule dû moins jusqu'à ce qu'un cri de guerre ne brise le silence. Il vit alors Thalia suivit de Kili, Fili et Dwalin foncer sur les orcs, les combattant avec hargne et énergie.

Thalia tuait tout ce qu'elle pouvait de ce fait elle fut très vite recouverte de sang d'orcs mais aussi de wargs tout comme les autres.

Ce soir-là, une odeur pestilentielle de sang et de chaires brûlées s'éleva dans l'air donnant à la compagnie l'envie de vomir mais ils devaient tenir et protéger le chef. Quand tout à coup les cris de Dori et Ori se firent entendre, ils venaient de lâcher prise ,mais furent miraculeusement rattrapé par un aigle géant ! Thalia n'en croyait pas ses yeux, des aigles géants volaient au-dessus d'eux. Et peu à peu, elle vit ses compagnons dans l'arbre être emportés par eux sauf Gandalf.

« -Gandalf... murmura-t-elle en souriant avant de tuer un orque derrière elle. »

L'un des aigles prit alors doucement entre ses griffes Thorin pour l'emmener loin du danger sous les regards inquiets de ses neveux qui furent ensuite emporté par un autre oiseau suivit de près par Dwalin. Il ne restait plus que Gandalf, Thalia et Bilbon. Ce dernier était maintenant face à un Azog très en colère par le sauvetage de Thorin et avait visiblement prit la décision de le faire payer au hobbit mais heureusement ce dernier fut sauvé par un aigle tandis qu'un autre alla s'occuper de Gandalf. Laissant maintenant Thalia seule face à la colère d'Azog mais il s'arrêta dans sa manœuvre lorsqu'une voix résonna derrière lui.

« -Laisse-moi l'humaine , fit la voix dans la langue du mordor.»

Une forme se dessina alors entre les arbres, un orc venait de surgir sur le rocher où était apparu Azog plutôt. Thalia écarquilla les yeux sous l'effet de surprise, ses membres se raidirent soudainement tandis qu'un frisson lui parcourra le dos. L'orque qui venait d'apparaître était aussi noir que les ténèbres. Elle reconnu ses yeux blancs aussi brillant que les étoiles ainsi que cette imposante cicatrice sur le visage et sa peau ténébreuse... . Une seule chose avait changé chez lui, il avait une immense cicatrice sur l'épaule gauche comme une brûlure.

« -Eldir …, fit-elle d'une voix froide alors qu'elle était blanche comme la mort. »

Les souvenirs de cette nuit revint brutalement à son esprit, le corps inerte de son frère, le sourire carnassier de l'orque ainsi que la douleur de ses yeux. Ce n'était pas possible... pas lui. Pas son cauchemars.

Il la fixait d'un regard froid mais aussi avec une certaine réjouissance. Il pouvait enfin finir ce qu'il avait commencé... sept ans auparavant ! S'approchant d'elle, il fut réjoui de voir les tremblements de la femme alors qu'elle tenait fermement le manche de son épée. Savait-elle vraiment se battre ? Il n'en savait rien et s'en fichait royalement tant qu'il pouvait la plongée dans l'obscurité éternelle !

« -Ce jour-là, tu as eu de la chance d'avoir le magicien auprès de toi, commença l'orque dans la langue commune en fixant les aigles qui volaient encore au-dessus d'eux. Mais pas cette fois, il n'y a visiblement plus d'aigle pour te sauver et le magicien ne pourras rien faire.

-... Alors je me battrais, rétorqua-t-elle d'une voix qu'il se voulait ferme et déterminé. »

L'orc fut le premier à attaquer, fonçant sur elle épée en main et lorsque le coup allait la toucher elle riposta en claquant sa lame contre celle de son ennemi. Ils se jaugeaient du regard, lui de tout son sadisme et elle de toute sa haine cachant sa peur au fond d'elle. Elle se recula toujours arme en main et entendit soudainement quelqu'un l'appeler, se retournant elle croisa pendant quelques secondes deux iris marron, ceux de Kili.

Cependant , cette minute d'inattention faillit lui coûter un bras si elle ne s'était pas décalée à temps, mais malgré tout, une fine entaille se dessina sur son bras. À peine remise de la surprise qu'Eldir la chargea de nouveau avec tout autant de force que le précédent. Thalia évita les coups mais ne pouvait pas attaquer l'orc, ce dernier ne lui en laissait pas le temps, enchaînant les coups. La forçant à reculer toujours plus, à chaque coup qui aurait pu lui être fatal elle entendait les hurlements de ses camarades. Reculant tout en parant ou évitant les coups jusqu'à ce que l'un de ses talons ne soit dans le vide... elle était au bord de la falaise et face à l'orc noir.

« -La brebis est piégée, fit d'un ton froid Eldir en s'arrêtant à quelques mètres d'elle . »

Les autres orcs vinrent se placer de façons à ne laisser aucune échappatoire à la jeune femme qui poussa un juron en tentant un regard vers le vide. Elle essaya tout de même de s'avancer mais l'un de ses ennemis s'approcha une épée aiguisée en main. Prise au piège. Il ne lui restait plus que deux choix, l'un était de se battre jusqu'à mourir vu le nombre et l'autre était de sauter et espérait avoir une chute amorti par les arbres en bas. Elle rangea alors son épée dans son fourreau tout t'en fixant les yeux blancs de l'orc puis les ferma en tendant les bras avant de se laisser tomber dans le vide sous les cris horrifiés des nains. La femme des Hommes se sentit alors tomber, le vent l'entourant complètement lui procurant un sifflement horrible dans les oreilles mais rien ne vint, elle continuait de tomber le long de la falaise.

«-Fenwë …., souffla-t-elle les yeux toujours fermé. »

La peur la submergea de plus en plus en se sentant toujours tomber puis d'un coup elle percuta quelque chose de doux... Doux ? Elle ouvrit les yeux et vit avec étonnement des plumes marrons. Il n'était pas difficile de comprendre qu'il s'agissait d'un aigle géant. Elle était vivante … la mort n'avait pas encore pu la prendre dans ses griffes acérés. Une nouvelle fois le destin l'avait épargné du sommeil éternel. Encore.

Un cri de pure haine attira brusquement son attention, au loin sur la falaise, l'orc noir exprimait sa haine dans des hurlements de rage tandis qu'une ribambelle d'oiseaux s'envolaient dans le ciel loin de la colère d'Eldir face au soleil levant.

Ils étaient tous sains et sauves sauf leur chef, Thorin qui inconscient était déjà peut-être mort. Il ne bougeait pas inquiétant la compagnie provoquant même un appel de détresse de l'un des siens.

« -THORIN ! L'appela de toutes ses forces Fili dont le regard empreint d'inquiétude était figé sur son oncle. »

Cette nuit-là peut-être avaient-ils perdu leur chef, leur oncle, leur ami. Ils devaient à tout prix aider Thorin.


Le vole dura de nombreuses heures avant que les aigles ne se mettent à ralentir près d'un immense rocher s'élevant au-dessus des arbres du bois environnant. Un premier volatile déposa doucement Thorin au sol suivit par Gandalf qui se précipita vers le nain puis petit à petit les autres aigles déposèrent le reste de la compagnie un à un. Ils se rapprochèrent de Gandalf toujours penché sur le nain aux cheveux d'ébènes qui ne donnait toujours pas signe de vie.

Thalia s'étant rapproché , observée avec anxiété le corps a priori sans vie de Thorin et pria tous les valars pour qu'il s'en sorte , car c'était à lui de reprendre Erebor. Il était le roi et un guerrier redoutable ! Il ne pouvait pas mourir ici ! Pas avant d'avoir récupéré ce royaume pour lequel il se battait avec tant de hargne. Il s'agissait du royaume de son peuple ! À côté d'elle, Kili et Fili étaient aussi blancs que la mort, sûrement rongeaient par l'inquiétude et la peur de perdre leur oncle. Pour les soutenir, elle prit doucement la main du brun et lorsque ce dernier tourna la tête, elle lui fit un chaleureux sourire. À son tour, le jeune nain prit la main de son frère ainsi les trois compagnons, prirent les dieux de d'épargner la vie de Thorin.

La chance devait être de leur côté car au bout de plusieurs longues minutes de peur intense, le nain ouvrit lentement les yeux et aussitôt Kili se détacha de la jeune femme pour aller au chevet de son oncle.

« -Le semi-homme ? Demanda Thorin sans attendre.

-Tout va bien, Bilbon est sain et sauf, lui répondit Gandalf en souriant. »

Le nain se releva difficilement avec l'aide de Kili et Dwalin pour faire face au hobbit. Puis sans cri et garde, il s'avança en le pointant du doigt d'un air coléreux.

« -VOUS ! Fit-il d'une voix forte, chose qui énerva Thalia car le hobbit lui avait sauvé la vie ! Qu'est-ce qui vous a pris ? Vous avez failli être tué, poursuivit-il toujours en s'avançant. N'avais-je pas dit que vous seriez un fardeau ? Que vous ne pourriez survivre dans les Terres Sauvages ? Que vous n'aviez pas votre place parmi nous ? »

Durant tout le long de sa tirade, Bilbon ne flancha pas malgré le ton employé par Thorin. Et ne recula pas lorsque ce dernier se retrouva à quelques centimètres de lui, le jugeant d'un regard de fer. Fermant un instant les yeux, Thorin soupira avant de poursuivre :

« -Je ne me suis jamais autant trompé de ma vie, souffla Thorin avant de prendre le hobbit dans ses bras , surprenant le hobbit au passage. Je suis navré d'avoir douté de vous, ajouta-t-il en se reculant de Bilbon. »

La compagnie souriait , heureux tandis qu'une certaine humaine regardait avec étonnement l'échange se déroulant entre Thorin et Bilbon. Finalement, elle avait peut-être jugé un peu trop vite pour une fois. À son tour, elle se mit à sourire.

« -Non, non... j'aurais aussi douté de moi, répondit Bilbon. Je ne suis pas un héros, ni même un guerrier pas même un cambrioleur, ajouta-t-il en jetant un regard à Gandalf qui lui sourit. »

Plusieurs rires s'élevèrent dans les airs suite aux paroles du semi-homme même Thorin laissa un sourire lui échapper puis Thalia s'avança en souriant à Bilbon qui lui rendit. Le chef de la compagnie la regarda s'approcher de lui et avant même qu'il ne puisse faire quelque chose, elle l'attira dans ses bras ce qui surpris aussi bien le nain que le reste du groupe.

« -Vous êtes un nain stupide et idiot ! Un nain aussi suicidaire que moi ! S'écria-t-elle sans s'en rendre compte. Pensez à vos neveux... vous comptez beaucoup pour eux, termina-t-elle en murmurant. La prochaine fois que vous nous faites un coup semblable, je vous brûle la barbe ! Menaça-t-elle , ce qui provoqua un rire général. Et je suis sérieuse ! »

Thorin ne put que sourire à la remarque de la jeune femme et se recula d'elle et c'est là qu'il remarqua l'entaille sur son épaule ainsi que la pâleur de la brune.

« -Que s'est-il passé ?

-Rien. »

La question du nain sembla réveiller les souvenirs des autres qui s'empressèrent de la regarder avec reproche et inquiétude ce qui n'échappa pas à Thorin. Ce dernier attendant silencieusement une réponse et parmi ses camarades de guerres ce fut Kili qui s'avança.

« -Elle fut la dernière sur la falaise après que les aigles soient venus et c'est là qu'un orque est apparu de nulle, le prénommé Eldir que le roi Gobelinà nommer. Ils ont combattu jusqu'à ce qu'elle se retrouve au bord du gouffre alors elle a décidé de sauter dans le vide … Je-enfin nous avons cru qu'elle allait mourir mais un aigle la sauvée dans sa chute, expliqua le brun en lançant un regard vers la jeune femme aussi pâle qu'eux auparavant.

-Kili !

-Stop Thalia ! Rétorqua le brun en s'approchant d'elle. D'abord tu te fais mordre puis tu t'entêtes à tenir tête à un gobelin et maintenant tu préfères attaquer un orc qui veut ta mort au lieu de fuir. Ensuite, quand enfin tu décides de fuir … tu sautes ! Ne t'avais-je pas dit ne plus refaire de choses aussi insensées ? Termina-t-il d'un ton dur.

-Kili je te l'ai dit à toi et Fili … je sais me défen...

-STOP ! Hurla le nain en lui attrapant de ses mains son visage. Il y a une différence entre savoir se défendre en étant prudente, raisonnable et savoir se battre en étant inconsciente et irréfléchie ! »

La colère se lisait facilement sur son visage ce qui la perturba car il n'avait encore jamais été furieux contre elle. De ce fait aucun son ne sortit de ses lèvres . Certaines choses dans ces paroles étaient vraies. Depuis quand était-elle devenu si inconsciente ? Depuis quand voulait-elle mourir pour agir ainsi ? En y réfléchissant c'était depuis la mort de son petit frère qu'elle souhaitait au fond d'elle , trouver la mort mais après tout , n'avait-elle pas tout perdu ce soir-là ?

« - Arrête ! Hurla-t-elle provoquant un silence général. Stop … tu ne comprends pas ! Rien ne me retient ici ! Je n'ai plus de famille, Fenwë était ma seule famille, mon univers, mon tout ! Mais il est mort ! MORT ! Continua Thalia en se reculant de Kili. Toi tu as encore de la famille... Fili et Thorin. Alors dit moi qu'est-ce qui me retiendrait ici dans ce monde ? Hein ?! »

Cependant, elle ne lui laissa pas le temps de répondre qu'elle dévala les marches du rocher , un rocher avec des marches c'était d'ailleurs surprenant mais elle n'y fit pas attention. La voix des nains lui parvenaient vaguement aux oreilles. Mais elle ne voulait pas rester, elle avait besoin d'être seule pour réfléchir. Ainsi elle se retrouva dans la forêt pas trop loin et s'adossa à un arbre. Aucune larme de se déversa, seule une infime colère et tristesse se reflétait dans ses yeux. Lorsqu'Eldir était apparu son corps n'avait été guidé que par sa colère et sa peur.


Le temps avait défilé depuis et ce fut Gandalf qui vint la voir, s'asseyant près de sa jeune protégée. Mais aucun d'eux ne prononça un mot pendant un moment profitant simplement du chant de la nature ainsi que de la douce chaleur du soleil levant. Le magicien fut le premier à briser le silence instauré.

« -Il est toujours auprès de vous, Thalia.

-Il est mort pour toujours... Il n'est plus là alors que j'aurai dû le protéger, répondit amèrement la brune .

-Pas totalement ma chère enfant, son corps est mort mais son âme vit encore aujourd'hui, rétorqua en souriant le vieil homme. Il vit à travers le vent, les feuilles des arbres, les courants d'eau ,partout autour de nous mais il vit surtout ici. »

Il posa une main chaleureuse sur le cœur de la jeune femme qui fut surprise et lorsqu'il retira sa paume elle la remplaça par la sienne, regardant sa main contre son propre cœur. Il avait raison, Fenwë était là auprès dans son cœur. Vivant grâce à ses souvenirs qu'ils soient bons ou mauvais.

« -Et il veille sur vous, j'en suis sûr certain. »

Le silence revint aussitôt tandis qu'elle levait son regard vers celui qui avait été son sauveur. Ce dernier lui souriait avec bienveillance, ce regard qu'il gardait pour elle depuis leur rencontre. Rencontre d'ailleurs fort horrible en y repensant, elle avait quand même les yeux crevés ce soir-là. Elle n'avait dû être jolie à voir. Il était comme un gardien pour elle, celle qui lui avait appris à se battre.

« -Vous avez bien grandit Thalia, affirma Gandalf en posant une main sur l'épaule de la jeune femme. Je me rappelle avoir sauvé une adolescente terrifiée et apeurée mais maintenant vous êtes devenu une belle jeune femme courageuse.

-Car pour vous souhaiter mourir est un acte courageux ? Demanda-t-elle ironiquement. »

Le magicien lui fit son plus mystérieux sourire avant de lever les yeux vers le ciel entre les feuillages des arbres. Les oiseaux chantaient au-dessus d'eux dans une douce mélodie qui fit sourire d'autant plus le vieil homme qui reporta alors son attention sur la jeune femme à ses côtés dont les longs cheveux châtain volé au gré du vent. Tandis que la lumière du soleil faisait briller ses yeux d'or.

« -Oui dans un sens... vous êtes courageuse de faire face à la mort mais surtout d'y avoir échappé à maintes reprises sans pour autant vous empêcher de vivre votre vie comme vous le souhaitiez. Et vous savez pourquoi la mort ne vous a pas encore eu ? Remarqua-t-il en souriant doucement avant de poursuivre d'un ton doux. Car votre envie de survivre et plus forte que celle de mourir, Thalia. Vous êtes un être dont la mort n'arrive pas à resserrer ses griffes autour. »

Écoutant les sages paroles de son ancien instructeur , elle leva à son tour son regard vers le ciel et une douce image apparut devant ses yeux, elle voyait Fenwë le sourire aux lèvres. Il souriait tout le temps et elle avait toujours adoré le voir ainsi alors quand il lui arrivait de ne plus rire et sourire, elle avait pour habitude de tout faire pour faire revenir la joie chez son petit frère.


Un jour alors que le soleil était haut dans le ciel, une petite fille qui ne devait pas avoir plus de dix ans jouait du violon sous les conseils de sa mère. Elle fit une faute et reçu les critiques cinglantes de sa génitrice avant qu'elle ne lui ordonne de recommencer. Elle obéit et reprit la mélodie. Une nouvelle faute, des nouvelles remarques blessantes, nouveau ordre. Encore une fois elle consentit à obéir à sa mère, reprenant une seconde fois le violon. Cela continua un bon moment jusqu'à ce qu'un bruit de verre brisée ne retentisse dans la maison puis vint le cri de son père, stricte alertant sa mère qui sortit de la pièce sans un regard pour sa fille.

L'enfant posa alors le violon et suivit la femme aux longs cheveux blond vénitien attaché en un haut chignons serré. Sa mère possédait un visage strict malgré son jeune âge, trente ans. Elles arrivèrent toutes les deux dans le salon où le père de famille criait des paroles crues et blessantes à un petit garçon de six ans qui frottait sa petite joue toute rouge. À leurs pieds ce trouvé des morceaux de bocal ainsi que des biscuits écrasés. La petite fille savait ce qui s'était passé et pourquoi son petit frère avait la joue rouge, son père l'avait frappé. Encore.

« -P-père... je voulais simplement un gâteau, s'expliqua à voix basse le petit garçon dont les yeux é humides étaient fuyant. Et sans le v-vouloir le bocal est tombé...

-Qui t'a autorisé à te servir ? La politesse où est-elle ? Demanda avec froideur le père dont les cheveux châtains cachaient ses yeux verts. Qui m'a donné un fils aussi arrogant et maladroit ! Hurla-t-il en levant la main.

-NON ! Hurla Thalia en se mettant devant son frère. Père, il n'a pas fait exprès.. il vous l'a dit.

-Thalia écarte toi, ton frère mérite une punition.

-Père je vous en suplit arr... »

La gifle frappa sa joue pâle, la faisant taire automatiquement tandis que derrière elle, Fenwë observa avec peur sa sœur. Elle s'était prise une correction à sa place alors qu'elle n'avait rien fait. Et leur père semblait d'autant plus en colère par le répondant de sa fille. Cette dernière laissa échapper une larme, une unique larme avant de prendre la main de son frère et de partir de la pièce sous les protestations de leurs parents.

Il se laissa faire et se retrouva rapidement dans la chambre de sa grande sœur, celle-ci lui lâcha sa main et ferma à clé la porte avant de se diriger vers la fenêtre qu'elle ouvrit. Le vent qui s'engouffra fit volté dans tous les sens les cheveux châtains de Thalia ainsi que sa longue robe rouge orné de dentelles. Elle se tourna vers lui, ses yeux chocolat brillant d'une tendresse infini entouré d'une douce lumière provenant du soleil à l'extérieur et qui entrait dans la pièce. Elle lui souriait chaleureusement, la joue toujours rouge.

« -Regarde Fenwë , je sais comment libérer ta peine et ta peur. »

Elle se retourna , se mit sur la pointe des pieds et ses mains sur le rebord de la fenêtre avant de prendre une grande inspiration.

« - A MOI LE MONDE ! JE SUIS LIBRE TELS LES OISEAUX ! »

Un sourire libéré et serein ornée le visage de la petite fille, un jour elle pourrait peut-être découvrir

ce vaste monde avec son petit frère !


Thalia se mit à sourire en se remémorant ce souvenir ainsi que la tête des habitants du village après ses hurlements, d'ailleurs un petit rire s'échappa de ses lèvres faisant sourire le magicien à ses côtés . Ce dernier se leva en époustouflant ses vêtements de ses mains.

« -Nous devrions rejoindre les autres avant qu'ils ne s'inquiètent mais avant cela laissez-moi vous dire une chose. La famille n'est pas seulement qu'une question de sang. »

Fronçant les sourcils, elle n'arrivait pas à comprendre où voulait en venir le magicien et elle l'observait comme si la réponse était écrite sur lui. Cependant, ce dernier commença à marcher et il fut vite suivit par Thalia qui réfléchissait encore à ses paroles. Alors si la famille n'est pas que le sang que représente-t-elle ?


Voilà, ce nouveau chapitre prend fin ici. J'espère qu'il vous aura plus ! On en sait un peu plus sur elle. Encore une fois n'hésitez pas à m'écrire des petites reviews se serait sympa ! :) Et merci d'avoir lu.