Dabi détestait le poisson. Et le natto. Et les carottes. Il avait toujours été difficile. La nourriture pour lui ne consistait qu'en un carburant pénible mais nécessaire. Il n'avait jamais compris les gourmets et autres goinfres qui faisait tourner leur vie autour de ça.

Seule la glace pilée faisait exception, avec sa fraîcheur d'enfance. Il s'en souvenait comme si c'était hier. Elle guérissait toutes les blessures, la glace des mains de Fuyumi, arrosée de sirop de grenadine. Parfois, quand les jours se faisaient trop sombres, un glaçon entre les lèvres, il fermait les yeux et imaginait que tout allait bien.