Kurono avait appris à savourer ces moments où, sans crier gare, Chisaki s'approchait de lui le corps plein de désir. Il profitait de sa bouche, de ses mains — gantées, toujours gantées —, de sa chaleur et de ses râles. Il se perdait en lui, sans retenue. Il s'efforçait toujours de ne pas penser à l'après.
Une fois la besogne achevée, les yeux de Chisaki débordait de dégoût. Il le fixait avec regret, comme sorti d'une transe, se ruait vers la douche et n'en parlait plus jusqu'à la prochaine fois, qui arriverait demain, dans deux semaines, dans trois mois ou peut-être jamais.
