Année 3, Partie 2
Quand Harry s'était levé le lendemain matin, il ne s'était jamais senti aussi frais. À peine fut-il réveillé que le joueur de quidditch lui présentait déjà une potion.
- Je vais être sur ton dos pratiquement toute la journée. Que ce soit en tant que garde du corps ou même d'infirmier. Avale-moi ces cinq potions et tu files à la douche.
Harry soupira et avala une potion après l'autre sous le regard sombre de Viktor. Il soupira de nouveau et partit prendre une douche, changeant de vêtements.
Ils sortirent de la pièce tranquillement, bien qu'Harry ne soit pas si tranquille. En entrant dans la grande salle, l'ensemble des regards se tournèrent dans leur direction. Harry s'arrêta net, le visage pâle. Viktor posa sa main sur le haut de son dos et le poussa vers la table vert et argent tout en marchant.
- Tu vas venir manger avec moi Harry. Laisse les regarder, parler. C'est ton année, montre leur que tu n'as pas peur.
- Mais avec les cours et entre et …
- Viens t'asseoir et nous allons discuter. Tu dois manger, c'est important.
Draco fut ravi de voir Harry en compagnie du joueur de Quidditch. Il pouvait enfin avoir l'occasion de vraiment lui parler. Une place fut faite à ses côtés et Viktor poussa le plus jeune à s'asseoir, avant de s'asseoir à son tour.
Viktor salua le reste de la table d'une mouvement de et sortit une copie du parchemin qu'il avait fait avant de partir.
- Bien, je pense que tu vas avoir du mal à manger beaucoup, dit-il sans vraiment s'en faire des autres. Mais t'as un régime spécial à suivre. Un œuf, des toasts avec de la confiture de fruit et un bol de lait chocolaté. Je te demande de manger au moins un peu de tout et ce n'est pas grave si tu ne termines pas.
- O… okay.
C'était vraiment étrange. Il sentait le regard du directeur sur lui, celui de tous les élèves, partagé entre la colère, l'incompréhension et l'envie. Il regarda son petit déjeuner complet et souffla. Il devait tout manger… Enfin non, il pouvait tout manger.
Il tendit son bras et commença par l'œuf à la coque avec un plaisir visible et le plaisir de découvrir le goût sous le regard presque attendri de Viktor et de Draco.
- Vous avez quoi aujourd'hui ?
- Métamorphose, Charme et Divination ce matin, répondit Draco. C'est le seul jour où nous passons toute la matinée avec les Gryffondor.
- Je vais vous demander de surveiller Harry pour moi dans ce cas. Il doit, en aucun cas, être seul avec le directeur ou tout autre personne.
- Je… ça va aller. Je peux...
- Non Harry, dit Draco après avoir avalé un morceau de son pancake. Certaines personnes m'en voudraient certainement si je ne prenais pas soin de toi. Alors mange et on va aller en cours. Nous regarderons ton emplois du temps dans la soirée
Il n'avait jamais été aussi protégé de sa vie. C'était tout bonnement inconcevable, incroyable même. Ron ne pouvait pas l'approcher et quand bien même il avait tenté en présence de Viktor, ce dernier s'était simplement posté devant lui et dit à ce dernier de laisser Harry en paix, ajoutant même qu'il était déçu de voir un de ses fans être un tel petit con envers une personne aussi adorable. Le tout, avant de faire demi-tour, traînant Harry avec lui.
La deuxième fois où Viktor l'avait sauvé, c'était quand il descendait d'astronomie, entouré des jumelles Patil. Le champion de Durmstrang était là à l'attendre et prit rapidement le relais dans sa surveillance.
- Harry mon garçon j'aimerais avoir un mot avec toi.
- Et qu'est-ce ? demanda Viktor.
- En privé.
- Impossible, Harry ne sera pas seul un seul instant. Cette année. J'ai fait la promesse sur mon honneur de le protéger et j'ai bien l'intention de la respecter.
Il murmura quelques mots dans sa langue (dont Harry apprit par la suite que ce fut une insulte particulièrement violente) et passa son bras autour du jeune Gryffondor avant de les mener jusqu'aux appartements pour un dernier encas avant de dormir.
Autre chose arriva en même temps que la surveillance rapprochée d'Harry. Les maisons commencèrent doucement à se mélanger. La première à faire le pas fut Ginny qui vint discuter avec Harry et Draco alors que Viktor s'était levé un instant pour discuter avec son directeur.
La suivante fut Cho qui rejoignit son petit ami Cedric. Puis petit à petit les élèves bougèrent de place, venant parfois seulement pour discuter, partager un repas ou même certains demander de l'aide pour un travail.
C'était pratiquement mi-Novembre. Harry était avec Draco, penché sur un antidote pour il ne savait plus vraiment quoi. Quelqu'un frappa à la porte qui s'ouvrit pratiquement immédiatement. Cela révéla un élève de Gryffondor. Ce dernier semblait pas très à l'aise face au regard noir et glacial du professeur.
- Heu… Potter doit venir avec moi… il… les champions doivent venir pour… pour une photo et pour voir les baguettes.
- Monsieur Creevey, comme vous pouvez le voir, Monsieur Potter est en cours de Potion cela peut attendre quelques minutes supplémentaires.
- C'est Monsieur Verpey qui m'envoie et …
- Potter, Malfoy rangez vos affaires et suivez Monsieur Creevey. Vous rattraperez votre potion dès ce soir.
Le jeune Gryffondor voulut dire quelque chose mais se tut en voyant qu'il n'avait pas le choix que d'avoir Draco en plus. Le groupe ne dit rien pendant tout le trajet. Arrivé devant la porte d'une classe inutilisée, Colin les laissa.
Harry frappa à la porte et celle-ci s'ouvrit révélant une pièce assez petite où les tables avaient été déplacées de façon étrange. Une femme aux boucles blondes serré était dans une tailleur de couleur verte aux côté d'un homme bedonnant avec un appareil photo. Monsieur Verpey se tourna dans sa direction et vint l'accueillir. Il ne put cependant pas poser un doigt sur lui. Draco s'était immédiatement poster entre les deux et Viktor, présent dans la pièce avec les autres champions, s'était avancé pour prendre la relève du Serpentard blond. La porte fermée, tout le monde prit place sur des sièges.
- Excusez nous pour ceci monsieur Verpey, dit Viktor. Mais nous voulons protéger au maximum Harry.
- Harry ne risque rien avec moi voyons. Mais je peux comprendre qu'il ait sûrement plus d'un ennemi et qu'au vu de son entrée dans le tournoi assez douteuse vous vouliez le protéger.
Il continua à parler un moment expliquant pour la vérification des baguettes, la séance photo et un pour un interview avec chaque champion avec la blonde, une certaine dénommé Skeeter. Chacun ayant quelque chose à faire, le groupe se sépara en trois. Viktor ne quittant pas Harry au moindre moment.
La vérification de baguette fut en premier. Garrick Ollivander était assis à l'une des tables et attendait. Il leur fit un sourire.
- Messieurs Krum et Potter, je suis content d'enfin vous rencontrer. Voyons donc voir vos baguettes.
Harry fut le premier à présenter la sienne, un peu timide. Le vieil homme la prit et la jugea, la tapotant du doigt avant de froncer des sourcils.
- Quelque chose ne va pas avec votre baguette Monsieur Potter. Du bois de rose et… un crin de kelpy. Cette baguette fonctionne… mais elle est bien trop faible pour le sorcier que vous êtes Monsieur Potter.
- C… Comment pourrais- je en avoir une autre ?
- Une visite à mon magasin où chez un autre fabricant. Je ne vous en voudrais jamais d'aller chercher votre amie ailleurs. Bien, je vous la rend mais pensez vraiment à vous en faire faire une nouvelle avant la première épreuve.
- D'accord…
Harry la récupéra et la rangea. Cela ne l'étonnait pas vraiment mais il était triste de voir qu'il avait vraiment une baguette si faible et certainement bourré de sorts. Une baguette qui n'était pas la sienne.
Viktor tendit sa baguette à son tour mais garda un bras sur les épaules d'Harry. Encore quelque chose à changer. Peut-être qu'un entretien en privé avec un fabricant de baguettes différent ne serait pas trop mal.
- Hmmm, une création de Gregorovitch, il me semble. Un excellent fabricant de baguettes, bien que sa façon de les faire diffère fortement de la mienne, dit-il en jetant un regard de compréhension aux deux garçons. Charme et nerf de cœur de dragon.
Viktor acquiesça, comprenant le message. L'homme lança un sort, faisant apparaître une nuée d'oiseaux qui disparurent rapidement. Ollivander rendit la baguette et les remercia de leur temps accordé.
Ils passèrent vers le photographe l'un après l'autre. Harry légèrement rougissant sur la sienne. Puis vint le moment de l'interview.
- Tu ne réponds à aucune question dont tu ne veux pas Harry.
- Je n'ai pas envie de répondre à la moindre question… Est-ce que je peux simplement attendre plus loin ?
- Bien sûr. Ne reste pas trop loin.
Harry prit place sur une chaise pas trop loin de Viktor mais assez loin de la journaliste qui avait son regard acéré vers lui. Le bulgare lui souffla de commencer à faire ses devoirs maintenant pendant qu'il répondrait aux questions. Il lança un sort d'intimité vers le plus jeune et prit place devant la femme.
- Ah Viktor ! Harry ne vient pas avec toi ?
- Vous seriez bien aimable de vous adresser à moi correctement, Miss Skeeter. Nous n'avons pas élevé les dragons ensemble. Et pour vous répondre, Harry a simplement émis le souhait de répondre à aucune de vos questions.
- Mais il est l'un des champions du tournoi, il doit répondre aux questions pour que je puisse écrire mon article. Qu'il ne fasse pas son timide voyons, ce ne serait pas la première fois qu'il paraît dans un journal.
- En tant que citoyen et personne à part entière, c'est son droit de ne pas vouloir paraître dans un tel torchon d'inepties que sont vos articles Miss Skeeter. Sa célébrité n'est dû qu'à sa survis face au meurtre de sang froid de ses parents. Maintenant si vous voulez bien me poser vos questions, nous aimerions ne pas arriver en retard pour le dîner.
Elle acquiesça, les lèvres pincées et sortit une plume verte de son sac à main haut-de-gamme en cuir de dragon. Elle lui fit un sourire, qu'elle pensa charmeur, et toussota.
- Je vous préviens Miss, si vous dites la moindre chose de travers, vous aurez affaire à mon manager et je porterais plainte contre vous pour diffamation.
- Évidemment, dit-elle avec un sourire crispé. Qu'est-ce qui vous a décidé à participer au tournoi ?
- Le challenge, dit-il simplement.
- C'est un tournoi qui s'est révélé mortel par le passé, n'avez-vous pas peur de risquer votre vie pour un simple "challenge" comme vous l'appelez ?
- L'organisation fut faite de façon à ce qu'aucun champion ne perde la vie au cours du tournoi, ni ne soit blessé gravement. Alors non, je suis confiant.
- Et pour Monsieur Potter ? N'avez-vous pas peur que son jeune âge soit un frein et un danger ?
- Je ne peux pas savoir pour lui son état d'âme, je ne suis pas devin. Et je pense que tout ira bien. Encore une fois, tout a été fait pour que personne ne soit gravement blessé.
La journaliste blonde jeta un regard vers le jeune champion qui semblait pencher sur ses devoirs sous le regard attentif du joueur de Quidditch. Il y avait quelque chose qui se cachait. Elle tapa du doigt son parchemin où l'encre vert fluo était en train de sécher. Puis son œil fut attiré vers ce que lui avait dit la vélane.
- Que pensez-vous des autres concurrents ?
- Qu'ils ont tout autant leur chance que moi de gagner le tournoi.
D'autres questions suivirent, plus vicieuse et empli de piège. Le jeune homme finit par couper court à l'interrogatoire intense de la blonde et se leva, la remerciant et se dirigea vers Harry qui semblait plongé complètement dans son devoir.
- Harry ?
Il leva la tête surpris et lui sourit.
- On a fini ici, dit-il avec les mains dans les poches.
- Elle ne semble pas très contente que je n'ai rien dit, dit-il en regardant la journaliste du coin de l'œil.
- C'est pas ton problème. Allez dépêche toi, il faut qu'on passe par l'appartement pour tes potions avant manger.
- Je suis obligé ? Elles ne sont vraiment pas bonnes. Surtout la verte.
- Oui, t'es obligé. On ira voir Professeur Snape ce soir pour un contrôle si tu veux, en plus de ton petit problème de baguette.
Harry soupira simplement et se fit la remarque qu'il le faisait vraiment souvent ces derniers temps.
Dans un manoir abandonné, un homme rachitique était allongé dans un lit de soie vert. À ses côtés, sa fidèle amie veillait sur lui, telle une mère. La porte s'ouvrit, révélant un de ses mangemorts les plus fidèles. L'un de ceux déclaré mort mais toujours en vie. L'homme mit un genou à terre et baissa la tête.
- J'ai des nouvelles de Poudlard.
- Parles, dit-il d'une voix sifflante et fatigué.
- La première épreuve sera des dragons. Les champions devront retrouver un œuf en or dans un nid de dragonne en couve.
- Les imbéciles !
- Le jeune Potter serait en meilleur état qu'avant, Severus n'a pas encore dit ce qu'il en était réellement. Aussi, une missive est arrivée tout à l'heure et la baguette du jeune Potter doit être changée.
Tom se releva difficilement sur ses coussins sous le sifflement d'agacement de Nagini qui lui demandait de rester allongé.
- Changée ? De souvenir, il n'a jamais eu de problème avec en DCFM.
- D'après Monsieur Ollivander sa baguette serait bien trop faible pour le sorcier qu'il est. Celui-ci à aussi laissé glisser qu'il n'aurait jamais vu Monsieur Potter dans son magasin et qu'un rendez-vous avec Monsieur Gregorovitch serait plus que conseillé.
- Si le vieil homme le dit, c'est que c'est vrai… Quand comptes-tu rendre visite à ton frère, Regulus ?
L'homme leva la tête vers Tom et sourit, content de voir son ami bien plus sain d'esprit qu'avant et plus calme.
- Je ne sais pas. Peut-être devrais-je y aller dans l'immédiat.
- Tant que tu réponds à mon appel, rien ne t'en empêche… À moins que tu aies peur de sa réaction ?
- Il est possible que le fort risque de me prendre un coup de poing m'intimide quelque peu. Mais que puis-je espérer d'autre avec un frère Gryffondor ? dit-il l'œil brillant.
- Approche.
Regulus se leva et approcha du lit, les deux mains dans le dos. Tom tendit l'une de ses mains, une main pratiquement squelettique et la posa sur l'un des bras du jeune mangemort.
- Je ne suis certainement pas le mieux placé pour te donner des conseils sur les relations. Mais je suis certain que ton frère ne t'en voudras jamais d'avoir feint ta mort pour fuir votre foyer abusif et travailler pour moi dans l'ombre.
- Mais ils sont morts depuis longtemps, j'aurais dû lui laisser un signe.
- Va le voir. Expliquez-vous et rattrapez le temps perdu ensemble. Vous êtes jumeaux. Allez assez de discussion Poufsouffle et va le voir et si tu me le demandes vraiment, oui c'est un ordre.
Regulus secoua la tête en souriant. Il savait qu'il pouvait ne rien dire et désobéir. Mais Tom avait raison. Il laissa ses bras tomber de chaque côté de son corps et acquiesça. Il fit demi-tour non sans regarder une dernière fois l'homme qui survivait à peine.
Les organisateurs du tournoi étaient plus que embêtés. Ils n'avaient prévu au départ que trois dragonnes, une pour chaque champion. Il fallait vraiment trouver une solution.
Harry avait la bouche ouverte, assis sur le canapé dans l'appartement de Severus. Cela faisait déjà quelque jours qu'il y avait eu la vérification de la baguette.
Le soir même le fabricant Mykew Gregorovitch était venu, traversant la cheminée et jurant dans un russe très fleuri d'après Gellert. Harry avait fini, après de longues minutes, avec une baguette de couleur clair en Mélèze avec un crin de sombral en son cœur qu'il avait reçu le lendemain même à la première heure; En même temps que le journal de la gazette et son article torchon de Skeeter : "Krum et Potter, deux champions vedêtes, un histoire caché ?", qui lui valut une petite visite de Lord Malfoy en personne et la perte de son emplois.
- Des… des dragons ? Mais comment vais-je pouvoir approcher une maman dragon ?! Elle va vouloir me dévorer !
- Peut-être en lui parlant ? Dit Gilderoy. Ne me regardez pas comme si je disais des choses insensées pour mes romans. Je vous rappelle que notre chaton il parle aux serpents.
- Un dragon est loin d'être un serpent, répondit Severus de son bureau. Et d'après un élève de quatrième année, un beozar est une sorte de lézard résistant au poison qui se change en pierre quand il meurt et on le trouverait en montagne pas loin des chèvres.
- J'aime toujours autant le côté créatif des élèves, fit Barty assis à côté d'Harry. Et un dragon à la langue fourchu, peut-être qu'ils parlent, comme le dit le nom, le fourchelangue.
- En attendant, il me faudrait peut-être autre chose au cas où ?
- On va t'apprendre quelques sorts pour t'aider. Ne t'en fait pas, chaton. D'ailleurs on a du temps devant nous, on y va maintenant.
Harry sortit en compagnie de Barty sous les traits d'Alastor. Viktor ne le revis qu'au repas du soir et ne le lâcha pas d'un seul instant de la soirée. La rumeur de leur soi-disant couple continua et ils surent qu'elle continuerait certainement tout le long de l'année.
Alastor Maugrey s'éveilla, la tête lourde et embrumée par d'étranges souvenirs et pensées. Il écouta en premier, pas un son. Puis sentit... Cela sentait simplement la lessive, de la lavande. Il ouvrit les yeux ou plutôt, son œil. Il était dans une chambre qu'il ne reconnaissait pas. Les murs étaient en bois clair et le sol en moquette. Il souleva la couette et se leva, passant la porte.
Celle-ci donnait sur une salle et un salon plutôt simple mais chaleureux. Il ne faisait pas froid et maintenant qu'il le remarquait… il n'avait pas sa baguette sur lui. Il se souvint alors de l'attaque. On l'avait assommé. Mais il n'était pas prisonnier actuellement. Un bruit dans son dos le fit sursauter et il se retrouva, avec surprise, devant un homme qu'il croyait mort. Barty Crupton Jr.
- Oh, vous êtes éveillé.
- Il semblerait… dit-il avant d'aller s'asseoir sur l'une des chaises. Où sommes-nous et quelle est la date ?
- Nous sommes dans ma malle de voyage et nous sommes le 20 Novembre 1993. Vous semblez calme pour un aurore élite ayant été attaqué.
Barty approcha et vint prendre place en face de l'homme.
- Mes souvenirs sont confus.
- Il faut que vous sachiez que j'ai pris votre place cette année. Grâce à du Polynectar j'apprend aux jeunes la DCFM. Tom, ou comme certains le nomment : "Lord Voldemort", m'a donné pour mission cette année d'entrer le nom du jeune Harry Potter afin de le soustraire de l'horreur… le cauchemars même, qu'il subit auprès de Dumbledore.
- Le…
Alastor eut un flot d'images qui le traversa et eut un haut-le-cœur violent. Barty ouvrit la porte de la salle de bain et l'homme disparut par celle-ci. Il dut attendre bien cinq minutes avant que l'auror ne revienne, plus pâle qu'avant et tremblant. Il reprit sa place sur la chaise et pris sa tête entre ses mains.
- Qu'est-ce que j'ai fait ?... Jamais je n'aurais…
- Dumbledore est puissant. Je suis pratiquement certain que 80% du ministère est sous son contrôle.
- Merde. Bordel de merde…
- Je peux vous laisser libre sans que vous ne pensiez à vous échapper ?
- Je vais avoir besoin de temps. J'aimerais simplement que vous… que tu me tiennes au courant. Je te filerais autant de cheveux qu'il le faudra, mais je te refuse d'être de nouveau sous le joug d'un tel enfoiré et je ne peux pas l'affronter maintenant.
- D'accord. Dans la salle de bain il y a des potions, bandages et tout un arsenal pour le soin fait par Severus. La bibliothèque est pleine aussi. Tu peux fouiller si cela te chante, je te demande simplement de ne pas ouvrir le coffre sous le lit.
- Des choses illégales à cacher ?
- Quand on est en ménage, il arrive parfois que certains objets puissent être utiles pour… pimenter au lit.
- Je vois, dit l'auror, ses joues s'empourprant violemment.
Barty éclata de rire et observa la pendule accrochée au mur avant de se lever. Il devait remonter avant de se faire remarquer. Il prit la direction de la sortie avant de s'arrêter, dire qu'il reviendrait plus tard et partir. Barty sortit de la malle et bu aussitôt la potion. Cela confirmait tellement de choses… peut-être fallait-il isoler plus de personnes pour reprendre le contrôle. Mais Barty savait qu'il fallait surtout tuer Dumbledore avant que celui-ci ne continue son règne d'horreur.
La première épreuve était enfin là et Harry ne tenait pas en place. Il avait tellement l'estomac noué qu'il n'avait pratiquement rien pu avaler. Il avait cependant promis de se nourrir après. Il faisait plutôt froid en ce mois de Novembre et quand bien même il avait repris un peu de poids, le froid lui semblait comme mordre dans sa chair.
En vie… il était en vie. La dragonne avait été particulièrement coriace et ne parlait pas exactement le même langage que les serpents. Il tremblait de peur en tenant contre son cœur l'œuf en or. Il avait vu Fleur revenir dans un état assez lamentable. Puis Cedric qui s'était simplement foulé la cheville et quelques vêtements en mauvais état. Viktor était revenu avec une brûlure au bras et lui… lui n'avait rien. Rien du tout, rien à part cette envie de vomir. Il se sentit tirer par l'infirmière de l'école et quand il entra dans la tante, Viktor se leva de son lit et vint l'asseoir sur son lit, à ses côtés.
- Respire Harry, tu t'en es bien sorti.
- C.. C'est vrai ?
- Ouais. Regarde, t'as rien, aucune blessure.
- J'ai eu de la chance. Elle s'est détachée et j'ai fini sur son dos et je ne sais pas comment j'ai fait pour m'enfuir et qu'elle me laisse en vie.
- Tu es jeune et plus petit que nous tous. Cela a peut-être joué en ta faveur. Prends la potion pour te calmer et allonge toi.
Harry prit la potion qu'on lui tendait et l'avala d'un traite. Il redit le flacon vide et ferma les yeux, soufflant en sentant sa peur refluer. Il s'allongea de côté sur le lit et, malgré les protestations de Madame Pomfresh, Viktor ne quitta pas le lit non plus. Il n'allait pas le lâcher après une telle épreuve.
Quand Harry ouvrit les yeux, il entendit des murmures mais pas doux. Plutôt fâché, énervé même.
- Non directeur Dumbledore, vous n'approcherez pas Harry.
- Je veux seulement voir s'il va bien et lui annoncer les résultats de sa prestation. Puis nous devons parler de quelques petites choses pour les vacances à venir.
- Dites-le moi et je lui communiquerais quand il s'éveillera ou envoyez lui un courrier. Mais actuellement Harry est épuisé émotionnellement et n'a aucune raison valable de vous voir en privé. De plus, nous allons être occupés jusqu'à la date du bal. Il me semble qu'il n'a jamais reçu de leçon de danse et il en aura bien besoin.
Viktor avait le regard noir et ses doigts blanchis pas les poings serré. Il s'était immédiatement posté devant le jeune adolescent endormi dans le lit dès qu'il avait vu l'homme entrer dans la tente.
Albus serra des dents un instant avant de reprendre son visage neutre. Il informa Viktor de la Deuxième place d'Harry et qu'il serait bon qu'il dorme dans son propre lit, avant de faire demi-tour.
Quand l'homme ne fut plus en vue, Viktor relâcha toute la tension et tourna la tête vers Harry. Il croisa le regard vert et gris de celui-ci.
- T'as tout entendu je suppose.
Harry acquiesça et se releva en position assise. Il se sentait plus reposé.
- Tu penses qu'on peut partir et aller manger quelque chose ?
- Tu as faim ?
- Plutôt oui. C'est la première fois que je le sens vraiment sans avoir mal.
- C'est plutôt bon signe. Allez, allons-y.
- Et c'est quoi cette histoire de bal et de danse ?
Viktor le poussa vers l'extérieur et lui sourit avant de lui dire qu'ils en parleraient après manger et à l'abri des oreilles indiscrètes.
Harry avait mal au pied. Il avait bien passé deux heures à danser, encore et encore, avec Ginny sous le regard scrutateur de Viktor. Dès l'annonce du bal et de l'obligation pour les champions d'avoir une cavalière, Ginny s'était immédiatement proposé pour être avec lui, le sauvant d'une fille quelconque qui aurait pu le mener à être seul avec le directeur.
Entre les leçons de danses, celle de tenu et manière à table, quelques leçons d'étiquettes par Draco qui avait décidé qu'il se devait d'apprendre pour ses futurs titres et pour les potentiel bal et gala qu'ils devraient assister.
- Non non Harry, ne te penche pas comme cela.
- Mais le plat est entre nous deux et inatteignable que ce soit toi ou moi.
- Lève-toi, et penche très légèrement. Tu pourras donc l'atteindre. Regarde.
Draco enleva sa serviette de ses genoux, la déposa à sa droite et se leva. Il montra le geste, se penchant à peine que ce fut perceptible et attrapa du bout des doigts le plat pratiquement vide entre eux avant de se rasseoir.
- Normalement cela n'arrivera jamais ce genre de situation. Les tables sont faites de façon à ce que n'ai jamais besoin de quitter la table avant la fin du repas. Aussi, il y aura toujours 2 plats différents toi et la personne en face . Si tu as besoin d'un plat, tu le demandes simplement.
- J'ai une potion à prendre avant de manger maintenant. Une façon de la prendre sans paraître… grossier ?
- Absente-toi un instant aux toilettes avant de manger. Cela ne paraîtra pas grossier et cela sera même bien vu car ainsi, tu ne te lèveras pas pendant le repas. Si tu ne peux vraiment pas t'absenter, je pense que pour le moment tu pourrais demander à oncle Severus de te la faire ingérer.
- Je lui demanderais, ce sera plus facile. Autre chose sinon professeur Malfoy ?
- Sourire… toujours avoir un petit sourire ou un visage neutre quand on te parle, même si la personne t'agace. Pas de grand geste explicatif, il ne faudrait pas blesser ton voisin de table. On fera un essai ce soir pendant le repas et tu t'entraîneras midi et soir avant la date. Oh et si certain vienne te parler, utilise les noms de famille et titre si tu les connais.
Harry se massa les tempes, la tête trop pleine d'informations en trop peu de temps. Il avait hâte de fuir, prendre un temps de vrai repos sans rien de plus que souffler et même allongé sur une plage tiens. Sa rêvasserie ne put aller plus loin car le blond le fit revenir à la réalité en lui disant qu'il devait choisir un vêtement pour le bal.
- J'ai déjà hâte que cela se termine.
- Dis-toi que je vis ce genre de réception depuis mon plus jeune âge.
- Comment fais-tu ? Quel est ton secret ? La magie noire ? Un rituel de Nécromancie ?
- De la patience et surtout qu'à la fin d'un repas, tu peux t'isoler avec quelques personnes et discuter.
- Ouais, l'ennuie à perte de vue, je vois.
Il était dans une tenue de couleur noir à fin liseré argenté avec une chemise blanche et une cravate noir avec une pince représentant un petit serpent. A ses côtés Viktor portait une tenue rouge parfaitement ajustée et une cape de même couleur à bord de fourrure. Cedric avait une tenu noir et blanche avec une cape qui pouvait pratiquement concurencer Severus en terme de longueur et de capacité à voleter, le tout avec un noeud papillon un peu trop gros. Fleur, quant à elle, portait une robe couleur crème, voire grise, à fine bretelle dont l'une portait des fleurs avec des paillettes. Elle semblait aussi avoir mis des talons au vu de sa taille.
Harry se sentit minuscule aux côtés des autres. Il jetait de temps à autre des coups d'œil nerveux vers la professeur de métamorphose qui attendait avec eux afin de leur donner le coup de départ pour leur entrée dans la grande salle. Elle semblait, elle aussi, jeter des coups d'œil vers Harry avec un regard froid.
Le bruit de talons et de pas approchant les firent tous retourner vers les escaliers. Harry se détacha du groupe et monta les escaliers, rencontrant à mi-chemin Ginny dans une robe bleu ciel à longue manches évasives qui, grâce à une petite chaîne terminée par une bague se mettant aux majeurs, permettait qu'elles ne tombent pas. Il prit sa main, déposa un baiser dessus qui la fit rire, et la posa sur son bras avant de descendre les escaliers ensemble.
Son regard fut attiré par la robe rose de Luna; qui était au bras de Viktor. Elle portait une légère couronne de fleurs hivernales et des boucles d'oreilles en forme de flocon de neige avec un collier de perles blanches. Elle ne portait pratiquement pas de talon et semblait délicate aux côtés de son cavalier. Cho avait une robe près du corps de couleur entre l'or et le bronze avec une légère cape en soie sur les épaules. Harry ne reconnut pas au départ celui qui accompagnait Fleur, jusqu'à ce que la professeure ne prononce son nom. Olivier Dubois. Il ne l'avait jamais vraiment croisé dans la salle commune, a vrai dire il n'avait jamais vraiment croisé d'autre personne que les Weasley et ceux de son propre dortoire. De ce qu'il en savait, c'était un fanatique de Quidditch et aussi le capitaine de l'équipe. Il portait une tenue simple assez proche de la sienne mais dans des tons légèrement plus rouges.
La porte s'ouvrit et les quatre champions entrèrent dans la salle qui avait été délicatement décorée. Les personne était nombreuse et jamais Harry n'aurait cru voir la salle décoré ainsi… ni même être hors des cachots pendant cette période. Plus que 6 mois à tenir, il pouvait le faire. Une main délicate sur sa joue le visage le fit revenir à lui.
- On doit ouvrir le bal, ça va aller Harry.
- Désolé.
Il la mena sur la piste et ouvrit le bal. Il fut ravi d'avoir été poussé à prendre les cours de danse quand il vit le regard de pur choc de ceux qui l'avaient abusé. Bon par contre, Ginny était encore plus grande que lui malgré tout ce temps sous potion et il se sentait un peu ridicule pour le coup.
La danse terminée, il la salua et la mena vers un des sièges du côté où était habituellement la table de Serpentard. Il prit place gracieusement à ses côtés et observa autour. Son regard fut attiré vers la forme noir de son professeur de potion qui arrivait dans la pièce avec à son bras Gilderoy dans une tenu très Malfoyesque mais avec un soupçon de folie à la Lokhart.
- Ginny regarde, lui murmura-t-il en montrant la direction d'un petit coup de tête.
- Ils ont osé et regarde la tête des autres !
En effet, l'arrivée du professeur de potion avec à son bras leur ancien professeur de DCFM avait été loin de passer inaperçu. Beaucoup semblait complètement surpris, quelque chose entre l'incompréhension et la découverte que même un homme comme Severus pouvait avoir une vie sexuelle... S'ils savaient qu'ils faisaient ménage à trois, se dit Harry.
Le regard d'Albus fut des plus savoureux pour tous ceux qui se battaient contre lui. Il passait du pâle au rouge en très peu de temps et son regard était glacial, mais il ne pouvait rien dire au risque de se faire remarquer auprès des autres invités. Il se reprit et approcha les deux hommes. Ils devaient leur parler, et en vitesse.
- Severus, mon garçon. Vous voilà en une… étonnante compagnie.
- Directeur, salua-t-il. Étonnante ? J'aurais dit ravissante et charmante personnellement.
- Sev ! s'écria le blond en frappant le bras de son compagnon en souriant. Range ton charme, tu n'as plus besoin de me faire la cour depuis longtemps. Directeur, je suis content de vous voir en parfaite santé en ce temps hivernal.
- De même mon cher Gilderoy.
- Pardonnez-moi de mon arrivée tardive à ce fabuleux bal. J'étais en Afrique dernièrement, commença-t-il à expliquer. J'étais à la recherche d'une espèce rare de dragon et une tempête de neige est arrivée sans crier gare. J'ai eu beaucoup de mal à retourner en ville magique. Prendre la cheminette pour une autre ville, avoir mon portauloin pour ici. J'ai dut, bien évidement, me changer. Je n'allais, tout de même pas, venir vêtu avec des vêtements de voyage.
Severus ressera son étreinte avec son bras dans le dos du blond avec un petit sourire en coin. Il embrassa le dessus de la tête de Gilderoy. Il aimait vraiment pouvoir être libre de montrer ses sentiments à cet homme incroyable aussi librement. Puis si cela pouvait embêter Dumbledore, c'était tout gagnant.
- Tu as encore laissé les vêtements traîner partout dans la chambre hm ?
- C'est… fort possible ? Je vais aller chercher un verre je te rapporte quelque chose ?
- Tu sais ce que je préfère.
Gilderoy lui déposa un baiser sur la joue de son compagnon et partit vers l'un des nombreux buffets. Seul avec Albus, Severus souleva un sourcil vers celui-ci en une question muette.
- Je n'avais pas connaissance que vous et Gilderoy étiez… si proche. Cela fait longtemps, mon garçon ?
- Cela fait un petit moment, directeur. À nous côtoyer tous les jours dans un tel endroit, dit-il en désignant le château, cela ne pouvait que nous rapprocher.
- N'avez-vous pas peur que, vous présenter ainsi, cela ne donne une image… différente qui pourrait ne pas être appréciée par tous ?
- Ma vie privée et surtout, ma sexualité, ne changera rien quant à la façon dont je fais mes cours.
- Tu resteras un parfait connard, à la langue bien acérée et aux remarques acides, traitant tes élèves de cornichons et veracrasse, dit Gilderoy qui revenait avec deux verres de boisson non alcoolisé.
Severus se retourna vers lui et prit le verre qu'il lui tendait avant de repasser son bras libre autour de Gilderoy. Il salua le directeur et les éloignèrent de l'homme pour venir prendre place non loin d'Harry, Ginny et Draco qui étaient dans une discussion qui semblait passionnée.
- Tu devrais penser à manger quelque chose Harry, dit la rousse.
- Un peu plus tard. Je peux attendre tu sais ?
- S'il y a des plateaux remplis de petit four et autres sur les tables ce n'est pas juste pour faire joli tu sais ? fit Draco avec un verre à la main.
- Appelle moi idiot pendant que tu y es. Elle est où ta cavalière ?
- Idiot. Et elle est quelque part dans la salle, à danser ou parler. L'on nous a dit de venir accompagner, pas forcément de rester toute la soirée avec.
- Ça fait sens.
Une assiette avec quelques petits four fut posée de force devant lui et le regard que lui lança Viktor qui avait fait cela, le poussa à manger. Il attrapa à peine l'un d'eux qu'il sentit qu'on lui avait fait ingérer la potion. Il jeta un regard de remerciement vers son professeur et croqua dans la saucisse entouré de pâte feuilletée.
La soirée continua, les personnes allant et venant des tables jusqu'à la piste de danse. Au bout d'un moment, la table fut mise et c'est avec soulagement qu'il vit son nom être à l'une des tables prévues pour les champions et leur invité. Il fut entouré de Ginny et Viktor. Le repas fut tout un ensemble de plats différents, à la fois complexes et simples. Un repas de Yule en un peu plus poussé. Harry fut ravi de ne pas voir l'ensemble complet de fourchette et couteau autour de son assiette et maudit secrètement Draco de lui avoir appris tout cela alors que cela ne lui servait pas.
Le repas se termina tard et Harry se retira assez tôt, fatigué par autant de danse et de discussion. Viktor l'accompagna jusqu'à la chambre, laissant Luna dans la grande salle au bras de Draco qui avait passé déjà un moment à danser avec, quand ce n'était pas avec Ginny.
Le matin du 25 Décembre Harry fut réveillé par Viktor qui le secouait doucement. Il ouvrit un œil encore légèrement endormi et le regarda avant de se tourner et de s'emitouffler dans la couette en murmurant de le laisser dormir tranquille.
- Tu ne veux pas ouvrir tes cadeaux, demanda doucement le plus âgé.
Harry se redressa rapidement, parfaitement réveillé, et se tourna vers Viktor qui portait une tenue simple. Une chemise blanche en dessous d'un pull sombre avec un pantalon noir, mais seulement des chausette noir à ses pieds.
- Des cadeaux ? J'ai des cadeaux ? Pour moi ? Vraiment ?
- Bien sûr que t'en as. Tu veux venir vérifier ? Ils sont sous le sapin dans la salle commune de l'appartement.
- Oui !
Harry tira la couette d'un coup et se leva, se dirigeant directement vers la pièce à côté sans même attendre, ni même se changer. La pièce était vide et les portes entrouvertes, ainsi que les quelques papiers de cadeaux sur la table basse, indiquait que les deux autres ne les avaient pas attendu.
Sous un sapin, qui n'était pas présent la veille, plus d'une vingtaine de cadeaux étaient présents.
- Assieds-toi Harry je vais te les passer les uns après les autres, après les avoir vérifié d'accord ?
- Oui mais… Autant ?
- Je dois bien en avoir quelques-uns. De mes parents et de mes amis. Mais le reste, je suis certain que c'est pour toi.
Harry pris place sur le canapé noir en cuir et attendit. Viktor sortit sa baguette et fit un Accio sur ses cadeaux afin de les séparer de ceux d'Harry. Sans surprise il n'en avait que 5. Il prit le premier de la grande pile, le vérifia et le tendit au plus jeune.
- Cela vient d'un certain Grim d'après l'étiquette.
- Oh, c'est Sirius, dit-il en le prenant.
Le paquet était d'un rouge vif avec des dessins de cerfs dont certains avaient le nez rouge le tout entouré d'un ruban doré. Un paquet très Gryffondor en sommes. Quand il arracha pratiquement le papier, il découvrit un livre avec une lettre.
" Bambi,
Tu sais certainement que je suis sorti de prison il y a peu. Je suis désolé de ne pas avoir été là pour toi dès le début.
Mais je suis là maintenant, pas physiquement, mais je suis là et je ne t'ai jamais oublié Harry.
Une petite voix m'a soufflé que tu n'avais jamais vu à quoi ressemblait tes parents, ni même tout le groupe d'amis qu'on formait tous ensemble.
Il faut croire qu'il a fallu attendre ta première année pour que Severus t'aide enfin.
Maintenant, nous sommes pratiquement tous ensemble et on va t'en sortir.
Ce livre est un album photo.
J'y ai mis (avec l'aide de Reg) toutes les photos que je pensais importantes avec une description.
N'hésite pas à rendre visite à Remus ou Severus et ses compagnons, ils pourront certainement t'aider à le compléter un peu.
Prend soin de toi,
Grim et Ghost"
Il lâcha la lettre et ouvrit l'album et vit sur la première page deux jeunes adultes l'un à côté de l'autre. Ils étaient bien habillés et souriaient à la caméra, parfois faisant un "coucou". La légende lui indiqua tout de suite qui c'était.
- Viktor regarde ! C'est la photo de mariage de mes parents ! dit-il en montrant la photo.
- C'est un beau cadeau. Tu ouvres les autres ? Il est déjà assez tard. On restera ici après manger et tu auras tout le temps du monde pour regarder.
- Oui !
Il posa l'album à côté et prit le cadeau suivant qui était une enveloppe venant des Malfoy. C'était un bon pour l'achat de vêtement et un autre pour une visite dans un SPA en Norvège valable jusqu'à l'année prochaine. Les cadeaux se suivirent les uns après les autres, ajoutant toujours plus de papier coloré et brillant à la pile. Il y eut deux autres peluches, des jeux, des livres, des confiseries, bonbon et chocolat de toute sorte qu'il promit de ne pas se gaver avec. Il eut même un collier avec pendentif en serpent accompagné d'un mot de Tom, lui rappelant qu'il ne l'oubliait pas et qu'il était fier de lui. Certains cadeaux furent éloignés, voire même jetés au feu après l'accord d'Harry, celui des Weasley ou même de Dumbledore qui étaient bourrés de sorts et maléfices.
Il était pratiquement dix heures quand ils eurent fini de tout déballer. Viktor avait reçu un nouveau maillot pour le quidditch ainsi qu'un nouveau balais, mais aussi un assortiment de chocolat fourré et quelques babioles étranges. Harry passa rapidement par la salle de bain pour se changer afin de porter l'un de ses nouveaux pulls et prendre toutes ses potions.
Avec Yule et Noël passant, le nouvel an s'ensuivit. Ce fut avec horreur et mauvaise surprise que Poudlard fut attaqué par une armée de détraqueurs laissant tout le monde plutôt secoué. Le plus âgé des Weasley encore scolarisé craqua au milieu d'un couloir et partit en courant, hurlant pratiquement et finissant en boule dans un angle où il fallut l'immobiliser pour l'extraire. Il fut mené à St Mangouste de toute urgence dans la partie psychiatrique de l'établissement sous le regard déçu et agacé de Dumbledore.
