Hello ! Première fois que j'écris et POSTE sur ce fandom…
Une idée qui m'est venu alors que je me baladais dans les écrits de ce dernier tout en écoutant la musique de Thanos, des Jamfictions instrumentalisé par STARRYSKY ou l'Hermite moderne donne voix au Titan.
Et entre ses lignes (Que je trouve très poétique) une idée m'est venu…
Alors voilà, je couche sur le papier cette esquisse d'histoire qui fera quelques chapitres…

Voilà voilà… Dans l'espoir que ça vous plaise !


Je suis libre

Loki était silencieux, le regard lucide mais dénué de toutes émotions, marchant vers la salle du trône où Odin allait surement ordonner de l'abattre.
Ou de l'enfermer à vie.

Ce qui serait ennuyeux.
Retenant un soupir, Loki failli se cogner contre Thor qui s'était arrêté brusquement.
A présent immobile, le brun repensa a tout ce qui l'avait guidé jusqu'ici.

La famille distendue, les origines révélées comme source de tout malheur, sa dérive dans l'espace, pour finalement revenir à ce point de départ. Il aurait surement réussi son coup si l'autre n'avait pas décidé de le contrôler, de peur qu'il manque de motivation.

Mais qui avait besoin de motivation quand on faisait quelque chose de juste ?

Cet être grisâtre n'avait réellement aucun intérêt.
Le dieu non-asgardien se demanda sommairement ce qu'il était devenu quand Thanos avait vu leurs échecs. L'autre était surement mort, écrasé par les mains puissante du titan.
Mais ça aussi, ça n'avait pas beaucoup d'importance, pas plus que son destin scellé.

C'était ennuyeux.

Loki aurait voulu participer plus, voir le crépuscule de ce monde destiné à la mort pour un jour plus radieux. Être là pour voir des gens avec un autre futur que le sien, voir l'espoir éclore chez des peuples et des planètes.

Ça aurait été son seul réconfort après tant de perte, et sa déception devint un poil plus amer quand une vérité simple revint à la surface.

Jamais rien n'arrêterait le Titan dans son oeuvre, alors qu'advienne que pourra.

Qu'il soit là ou non pour voir la fin de ce monde était un détail que pour lui, même s'il lui avait mit plus de bâton dans les roues qu'autre chose finalement.

Un coup dans son épaule fit lever le regard brumeux du brun vers son molosse de rival.
Mais ça, c'était du passé.
Ce dernier lui accordait un regard furieux, que Loki ignora avec brio, et pointa le roi d'Asgard du menton.

On le demandait ?
Si c'était pour donner des explications, peut être que le bâillon n'était pas nécessaire et contre productif, mais il était à Asgard. A quoi s'attendait-il…

Ils étaient dans la salle du trône, les ornements dorés envoyaient la puissance et la richesse du royaume en un coup de poing lumineux.
Loki cligna plusieurs fois des yeux, ricanant pour lui même.
Revenant des abysses de l'univers, l'or et même la lumière du jour avaient été un calvaire pour ses yeux à présent habitués à l'obscurité.

Plissant un peu les yeux, il les releva vers celui qui trônait de toute sa splendeur sur le siège royale.
Odin commença à dire des mots plus solennels et vagues les uns que les autres.
Il fut qualifié de traitre, de fou, de jötunn et de prisonnier.

Loki n'eut pas à se concentrer plus pour savoir ce que Odin avait dit.
Il faut dire qu'il radotait, le pauvre vieux, à force de voir les siècles passés.

Le brun était en train de se demander comment Odin pouvait être encore en vie, et non en léthargie totale face à la lenteur d'Asgard. Tout était si long et ennuyeux…
Qu'on le mette a mort, point barre !

Son visage n'eut aucun pli lors du discours d'Odin.
Ni de colère, ni de tristesse, ni aucune fierté ne vint poser ses marques sur son front ou ses yeux.
Ce fut peut être la raison de l'œillade surprise de Thor sur sa personne.

Au moins le blond avait perdu quelques secondes a le regarder, le visage bafoué, indigné face aux frasques de l'autre. Visage que Loki se souvenait avoir souvent revêtu, à raison, devant les bêtises du blond.
Du moins, jusqu'à ce que tout le monde considère Thor comme un vrai roi après ses vacances à Midgard.

Lui, amer ?

Bien sur que non, mais comment appelez vous un voyage d'une semaine dans un endroit non hostile où nourriture et logis vous sont offerts ?
Mais qu'importe.

Ça n'avait plus d'importance.

Il n'eut pas plus de bonheur quand la reine Frigga vint le prendre dans ses bras, défiant son mari devant ses soldats, pour voir si son enfant était entier. Loki put presque faire un sourire en sentant l'odeur de la reine, lui faisait remonter quelques réminiscences.

Et puis voir un visage amical était toujours relaxant.

Entouré par la soie d'une robe froissée d'inquiétude, Loki resta immobile. Déjà parce que tout mouvement était compromis par ses menottes, mais aussi parce qu'il ne savait pas trop quoi répondre à la reine d'Asgard.

Il prit donc le parti de rester parfaitement immobile, droit, les pupilles redessinant les contours de l'univers qu'il pouvait sentir sur sa peau.

La reine serra plus fort son enfant contre elle, comme pour l'encourager à l'enlasser elle aussi, malgré les chaines et menottes. Juste un mouvement pour la rassurer, pour lui répondre…
Mais le corps stoïque de son fils lui fit plus mal que toutes injures en ce monde.

Son petit, son miracle, la rejetait.

Elle avait en effet participé aux mensonges qu'avait été sa vie, mais toute les fois qu'elle avait voulu lui dire la vérité, cette peur la faisait se taire.
Que son fils la haïsse, et l'abandonne dans ce monde vide et désolé.

Le chagrin la frappa plus fort quand sa conscience rit d'elle.
La reine tout puissante, mère de toute chose ne l'était pas pour le seul qui comptait réellement.
Elle qui avait si peur d'être rejetée par son enfant l'était à présent de la pire des façons.
Pas de pleurs, pas de cris, pas de recul brutal…

Non, le sorcier était seulement distant, muet et indifférent à son approche.
Frigga retint un sanglot alors que quelque chose se fit sentir, une intuition qui lui susurrait que ce n'était pas normal.

Sa tête dans le creux de l'épaule de son cadet, la reine sentait que quelque chose clochait.
Son enfant… Il y avait quelque chose d'étrange avec lui, magiquement parlant.

Sortant de cette accolade où elle était la seule participante, la déesse fixa cet être étranger.
Elle fixa ses yeux verts qui la regardèrent enfin, et ne vit rien.
Ni colère, ni tristesse, ni même l'ombre de la douloureuse trahison.

Rien…

Les mots murent seuls, indépendant de la volonté de la reine.

-Loki ? C'est… C'est bien toi ?

Le brun aurait voulu lui sourire pour la rassurer, mais le bâillon de métal lui empêchait toute communication facile. Sourire avec la bouche, même si c'était faux, était simple.
Une action mécanique, travaillée avec les années pour que personne ne voie la réelle intention, la véritable émotion.
Mentir par les yeux était infiniment plus compliqué, même dans son état.

Oblitérant la déesse, le brun se concentra sur le roi qui continuait de crier sur sa femme, son fils et son ennemi. Quoique ennemi était un bien grand mot à présent.

Oui, aux yeux d'Odin, il ne devait être au plus qu'une erreur.
Une erreur qu'il se trainait depuis des siècles après avoir fait un plan sur la comète alors qu'il devait avoir le cerveau trop gelé pour comprendre que ce n'était pas une bonne idée.
Tout comme Odin n'était pour lui qu'un détail ennuyeux.

Loki se reconcentra sur ce qu'il se passait autour de lui.
Bon sang qu'il était dur de se concentrer quand les événements ne mènent plus à rien…
Tentant à nouveau écouter Odin pour connaître sa sentence, Loki commençait à croire qu'il mourrait d'ennui avant que les derniers mots de la litanie du vieux roi ne sorte de sa bouche.

Mais il n'eut pas à le faire que déjà deux gardes l'emmenaient vers les cachots.
Ah bah au moins, là, c'était clair.

Se laissant guider sans un regard pour les trois protagonistes
Quittant cette pièce hypocrite, Loki parcourut les couloirs sous les mots mordant des gardes, s'amusant que le beau parleur soit devenu muet.
Leurs mauvais jeux de mots allaient continuer, mais ils croisèrent le trio paladin ainsi que Sif.

Le Quatuor le foudroya des yeux, surement à cause de ces vielles histoires et autres bagarres qu'ils avaient eut. Mais c'était du passé, des jours perdus à jamais et des souvenirs flous.
Le brun les regarda par curiosité puis détourna les yeux de désintérêt.

Comme pour le reste, ses vielles rancœurs, ancres et souvenirs n'étaient rien.
Des lambeaux d'une pauvre chose qui avait cessé d'exister depuis un moment.

Non, vraiment, quel regret que l'autre se soit mêlé de ses affaires en lui redonnant sa fissure par le biais du sceptre. Il aurait dû l'abandonner et s'occuper lui même de l'invasion.
Mais la encore, ça ne servait a rien de penser a cela.
Ce qui était fait ne pouvait être changé.

Descendant les marches vers sa nouvelle cage, Loki écouta doucement le chant de la magie dans les veines d'Asgard, humant l'air froid des ténèbres carcérales.
L'ombre et la froideur de la prison lui rappela l'espace, la danse des nébuleuses et le chant cosmique des étoiles.

Ce qui l'empli d'une ébauche de sérénité.

Descendant le reste des marches d'un pas presque guilleret, Il fut tout autant calme quand on le poussa dans son nouveau logis, et quand les rires gras des gardes sortirent de leur gorge, le fixant pour avoir une réaction de sa part.
Mais Loki, encore une fois, resta de marbre.

Sans une once de fierté qui aurait rembrunit son regard.
Il se contenta de fixer les gardes, son iris emplis de néant.

Les rires avaient donc cessé, leurs échos mourant un peu plus loin sur les cavités rocheuses des couloirs humides. Lorgnant sur le prince déchu, les deux brutes continuaient de crier des moqueries et des insultes. Entre leurs rires gras et leurs mots grossiers, des minutes défilèrent, pour les laisser un peu essoufflé de leurs euphories.

Mais encore une fois, leurs rires furent soufflés par le visage serein de leur prisonnier qui ne les avait pas quitté des yeux, les observant comme d'étranges créatures.
Clamant qu'ils avaient finalement autre chose à faire, ils partirent, laissant Loki seul dans la cellule, les autres prisonniers hurlant dans la leur à l'encontre des gardes, de Loki et du système en général.

Les deux ombres ayant disparus, le prince jeta un coup d'œil à sa nouvelle chambre en faisant fis des menaces de morts qui lui parvenait de ses colocataires.

Un lit raide et peu confortable, des sanitaires et un lavabo.

Le visage vide, Loki décrocha sa cape pour la lisser sur le lit et s'asseoir dessus, laissant le froid de ce cachot le recouvrir avec délicatesse.

A présent, il suffisait d'attendre que la mort l'étreigne ou non.
Fermant les yeux, Loki regarda l'univers derrière ses paupières, sa peau frissonnant sous le froid de sa cage.

Tout était si calme, si silencieux, et il était tellement en paix.
Sa poitrine se gonflant de joie, Loki regarda sans les voir les murs de sa prison.

Il ne s'était jamais sentit aussi libre.


Tadamm ! Je ne sais pas si ça vous a plus, ou même intéressé
Mais merci d'être resté jusqu'au bout. J'essayerais de publier la suite dans pas trop longtemps.
Tschuss !