Bonjour à tous ! :)
Je vous remercie pour vos lectures, vos follows, et aussi pour les reviews ! Ca me fait très plaisir; l'écriture est un passe-temps très gourmand et quand on reçoit des avis, ça efface l'impression d'écrire "dans le vide".
Constelo ahaha, nous avons les mêmes goûts en matière d'hommes il faut croire, on a les mêmes chouchous ^^ Je compte sur toi pour me garder dans le droit chemin; merci d'être passée par là :D
evasamui14 merci pour ton petit mot, j'espère que ce premier chapitre te plaira aussi :)
Petite-Licorne-Arc-en-Ciel ta photo de profil est excellente ! J'ai aussi une passion pour les fanfictions avec Olivier Dubois, malheureusement je trouve qu'elles sont rares (ou alors elle mette en scène le couple OlivierMarcus, et je suis pas fan). J'ai pas résisté à l'envie d'écrire une petite histoire sur lui, et j'aime les histoires d'amour compliquée et pleine de préjugés ahaha. J'espère que la suite va te plaire !
Le chapitre 3 est quasiment terminé, j'attends un petit peu avant de le poster ! :) Et si vous me suivez sur Silly Ginger and Haughty Viper, sachez que je viens de poster un nouveau chapitre là-bas aussi ! Comme pour mes autres histoires, vous pouvez suivre l'avancée des chapitres sur mon profil :)
Bonne lecture à tous, et à très vite ! :)
CHAPITRE 1 : LA RENCONTRE
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Lorsqu'elle débarqua au bureau ce lundi-matin là, Malia avait bien du mal à contenir sa joie et son impatience. Elle était comme une enfant toute agitée le matin de Noël, qui n'avait trouvé le sommeil que tard dans la nuit, et qui s'était empressée de sortir du lit. Malheureusement elle n'avait pas le pouvoir d'avancer le temps.
Hans se trouvait déjà au bureau lorsqu'elle s'y présenta. Il avait toujours une tenue élégante au travail, quelque chose de distingué et sobre, mais il avait revêtu ce matin-là une tenue bien plus décontractée. Malia se sentit rougir face à lui, constatant qu'elle avait dû commettre un impair : fière et désireuse de faire une bonne impression, elle avait enfilé sa tenue la plus chic et la plus professionnelle. Le sourcils de Hans se froncèrent lorsqu'elle arriva près de lui pour le saluer.
- Pardonne-moi mon impolitesse, mais ta tenue est bien trop habillée pour notre mission. Quand on est journaliste sur le terrain, c'est important de se fondre dans le décor.
Elle baissa la tête comme une enfant prise en faute. Elle avait été si concentrée sur l'idée de bien faire qu'elle en avait oublié les règles élémentaires. Un journaliste qui se remarquait trop ne pouvait pas faire oublier sa présence et, de ce fait, pouvait manquer quelques moments croustillants.
- Allez, c'est pas grave, c'est le premier jour, et les joueurs vont se méfier de nous de toutes façons ! La réconforta Hans en voyant sa mine déconfite.
Parmi le dossier qu'il lui avait donné avant le week-end (et qu'elle connaissait presque par coeur à force de s'y plonger), elle avait lu avec attention la note explicative de leur reportage.
Le club de Flaquemare connaissait une période sensible : les résultats de match ne permettaient aucune avancée sur le tableau de classement et certains investisseurs commençaient à vouloir se retirer. La communication autour de l'équipe devenait délicate également : la poursuiveuse-star de l'équipe, Sofia Martinez, avait quitté le club quelques mois plus tôt pour rejoindre les Harpies de Holyhead et ne manquait pas une occasion de dénoncer la mauvaise ambiance qui régnait à Flaquemare. Le club avait donc passé un accord avec le Quidditch's Times : il ouvrait entièrement ses portes aux journalistes, en échange d'un article conséquent sur le club dans le prochain numéro, pour redorer sa réputation. Malia et Hans allaient pouvoir assister aux entraînements, aux coulisses et côtoyer les joueurs pendant une semaine entière !
- Malia ? On y va ?
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Hans et Malia étaient arrivés tôt au centre d'entraînement du club de Flaquemare. Si tôt en fait que personne n'était encore arrivé. Ils se retrouvèrent à la porte et Malia tourna un regard interrogateur vers Hans. S'était-il trompé d'horaire ? Il semblait bien trop professionnel pour ne pas être à cheval sur ce genre de détail. En réalité, Hans avait autre chose en tête :
- Pour un reportage de cette ampleur, j'ai pensé que nous pourrions découvrir le décor avant les joueurs. Ils commencent l'entraînement vers onze heures, ça nous laisse plus d'une heure pour découvrir le centre. Il faut repérer les endroits intéressants, notamment où entendre sans être vus, compris ?
Malia acquiesça. Le rôle de reporter de terrain impliquait parfois un peu d'espionnage. Les scoops les plus croustillants ne résultaient jamais d'une interview : ils venaient d'une conversation entendue, ou d'une scène vue, alors que personne n'aurait dû en être témoin. Même si elle savait que cette curiosité journalistique pouvait être déplacée (il s'agissait d'empiéter sur la vie privée...) elle était très excitée à l'idée de jouer à l'espionne pendant quelques jours. C'était le jeu après tout ! Les joueurs de Quidditch jouissaient d'une grande popularité, et le revers de la médaille était d'avoir très peu d'intimité.
Ils avancèrent vers la porte principale, où un sorcier de sécurité était posté à l'entrée. Il leur fit signe de s'arrêter. Hans fouilla dans sa cape pour en sortir sa carte de journaliste.
- Bonjour, nous avons rendez-vous avec Mrs Zelda. Nous sommes les journalistes du Quidditch's Times.
Mrs Amara Zelda était l'actuelle entraîneur du club de Flaquemare. Après une brillante carrière en tant que joueuse de Quidditch, elle avait pris sa retraite en devenant entraîneur : une reconversion dont rêvait la plupart des joueurs. Elle avait hérité du poste en début de saison et Malia savait quelle pression devait peser sur ses épaules. Les dirigeants du club comptaient sur elle pour faire remonter l'équipe dans le classement : deux mois après le début de saison, l'équipe stagnait pourtant sur le milieu du tableau, loin des rêves de podium.
- Bien, répondit le sorcier de sécurité.
Il les laissa entrer.
A l'intérieur, les locaux semblaient vides.
Malia avait déjà visité quelques centres d'entrainement, notamment lorsqu'elle allait voir son frère, mais ils étaient tous différents. Le hall de celui-ci était très vaste et sur les murs se trouvaient d'innombrables photos : il s'agissait de toutes les photos d'équipes, année par année, depuis la création du club en 1163. Le mur du fond était réservé aux trophées : vingt-deux pour la coupe de la ligue, et deux pour la coupe d'Europe. Malia s'en approcha, assez impressionnée. Son frère évoluait dans une très bonne équipe, mais aucune n'avait le palmarès de Flaquemare. Cette histoire de réussite était à double tranchant : le club de Flaquemare avait d'autant plus la pression pour obtenir de bons résultats. Cela faisait plus de vingt ans qu'aucune coupe n'avait été ramenée.
La jeune journaliste qu'elle était se laissa distraire par l'importance du lieu mais Hans la ramena à la réalité.
- Flaquemare tient énormément à sa sécurité et son intimité. Le centre est organisé autour du terrain de Quidditch. La partie est est entièrement réservée aux joueurs : il y a les vestiaires, les salles d'entraînement en intérieur, le matériel etc. A l'ouest, ce sont les locaux administratifs : le président du club, le service recrutement et communication. La partie ouest ne nous intéresse pas.
Le hall se divisait effectivement en deux parties distinctes : un long couloir partait sur la droite, et un autre sur la gauche. Ils prirent celui de gauche pour aller découvrir l'espace des joueurs.
Malia pensait qu'ils allaient visiter des locaux anciens et sombres, mais Flaquemare avait beaucoup dépensé dans la modernisation de son centre d'entraînement. Au bout de deux mètres, le mur droit du couloir disparaissait complètement, remplacé par une baie vitrée interminable qui offrait une vue imprenable sur le terrain de Quidditch. Elle fut tant émerveillée par la vue qu'elle resta un instant immobile à l'observer.
- Impressionnant, commenta Hans.
Et il en fallait beaucoup pour impressionner cet homme d'expérience.
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Malia arpentait seule les couloirs car Hans avait souhaité qu'ils se séparent. Il était préférable qu'ils s'imprègnent tous les deux des lieux à leur façon. Elle était un peu inquiète à l'idée de se faire remarquer mais elle s'aperçut bien vite que les locaux étaient vides. Les joueurs n'arriveraient que dans plusieurs dizaines de minutes et personne d'autre ne venait jamais visiter ce côte-là du centre. Elle songea que le club manquait peut-être de sécurité à cet égard, mais c'était un point faible que Hans et elle pourraient tirer à leur avantage.
Son carnet de notes en main, elle griffonnait les lieux qu'elle jugeait les plus intéressants comme postes d'observation. Elle remarqua par exemple que le vestiaire des joueurs donnait sur une petite loge : un endroit idéal pour entendre ce qui se disait dans l'intimité d'une équipe sans être remarqué.
Elle était en train d'examiner la disposition du vestiaire de l'intérieur (et de la dessiner sur son carnet) lorsqu'une porte claqua.
Quelqu'un venait d'entrer dans les vestiaires, mais ce n'était pas Hans.
Le nouvel arrivant avait une grande stature, les cheveux en brosse et un air concentré. C'étaient les signes les plus distinctifs d'Olivier Dubois, gardien et capitaine de l'équipe. Malia le reconnut sans mal : elle l'avait déjà vu en vrai à d'innombrables reprises entre sa première et sa deuxième année à Poudlard, et connaissait le physique de la plupart des joueurs de Quidditch de la ligue.
Les photos ne faisaient pas tout à fait honneur au personnage. Sur le papier, il avait toujours un sourire figé - forcé en fait. Dans la vraie vie, Olivier Dubois avait le regard perçant et une barbe naissante qui fit prendre conscience à Malia qu'il avait vieilli - elle aussi d'ailleurs. La dernière fois qu'elle l'avait eu en face d'elle, Olivier Dubois était un adolescent de dix-sept ans. Il en avait huit de plus désormais. Physiquement il n'avait pas beaucoup changé, si ce n'était quelques marques de virilité qu'il n'avait pas à l'époque : sa barbe, sa mâchoire plus carrée et son assurance plus diffuse. Il n'avait certainement pas changé de personnalité non plus : c'était de notoriété publique que Olivier Dubois était un fanatique de Quidditch - presque maladif d'après certain. Il parlait Quidditch, pensait Quidditch, dormait Quidditch.
- Oh, bonjour ! Lâcha Malia, avec la forte impression d'être une enfant prise en faute.
Elle ne faisait rien de mal à proprement parler, mais elle devait clairement donner l'impression d'être en train de fouiner - d'ailleurs, c"était exactement ce qu'elle était en train de faire.
Olivier la dévisagea et elle se sentit rougir. Il ne sembla pas la reconnaître mais comment lui en vouloir ? Elle avait énormément changé entre ses douze ans et ses vingt ans. Elle était une enfant quand il l'avait vue pour la dernière fois; désormais elle était une jeune femme. Et elle était si éloignée physiquement de son frère Marcus (leur seul point commun étant leurs cheveux noirs) qu'il ne risquait pas de faire le rapprochement avec son pire ennemi.
- Ce sont les vestiaires ici. Qu'est-ce que tu cherches ?
Il était méfiant mais pas agressif. Elle rangea son carnet de notes avant qu'il ne puisse lire ce qu'elle avait noté.
- Je suis journaliste pour le Quidditch's Times. Mon collègue et moi-même commençons un reportage aujourd'hui, je faisais simplement l'état des lieux, répondit-elle avec son sourire le plus éblouissant.
Il hocha la tête d'un air qui voulait sans doute dire "je vois". Les joueurs de l'équipe avaient été informés de l'arrivée de deux journalistes du Quidditch's Times : ils s'en accommodaient, sans toutefois s'en réjouir. Journaliste et joueur de Quidditch ne faisaient pas bon ménage : le premier tentait toujours de découvrir les vilains petits secrets du second pour les révéler au grand jour.
Malia avait une foule de questions qu'elle voulait poser à Olivier Dubois. Elle ne l'appréciait pas vraiment (la vieille rancoeur de Marcus avait fini par déteindre sur elle) mais il était capitaine et elle voulait donner le meilleur d'elle-même pour ce reportage. Elle savait que l'endroit n'était pas approprié, mais un journaliste ne devait-il pas saisir toutes les occasions ?
Elle s'apprêtait à ressortir sa plume et son carnet lorsque la porte claqua de nouveau.
Hans venait d'arriver.
Un instant il sembla perplexe face à la scène, et il fit un geste de main discret en direction de Malia pour lui faire comprendre de ranger ses affaires. Hans avait plus d'expérience et il savait que commencer par poser des questions n'était jamais la meilleure approche.
- Ah, Malia, tu es là ! Bonjour Mr Dubois ! C'est un plaisir de vous rencontrer. Hans Hoffmann, du Quidditch's Times. Ma collègue et moi-même cherchons Mrs Zelda pour faire le point avec elle.
Olivier se gratta l'arrière de la tête. La présence des journalistes l'ennuyait et il voulait s'en débarrasser.
- Elle va arriver bientôt. Vous devriez l'attendre dans le hall principal.
Hans le remercia pour l'information et invita Malia à le suivre vers la sortie. La jeune journaliste s'exécuta, soutenant au passage le regard d'Olivier qui la dévisageait. Il semblait curieux, un peu intrigué même. Venait-il enfin de faire le lien entre la journaliste qu'il avait découvert dans le vestiaire et la jeune soeur de son ennemi juré ? Elle aurait bientôt la réponse.
