Salut tout le monde ! :)

Pas de blabla, je vous laisse démarrer la lecture du chapitre. Le prochain est déjà rédigé, il ne manque que la relecture, donc je le posterai quand j'aurai la motivation !

Petite-Licorne-Arc-en-Ciel ahaha, effectivement Dubois ne va pas faciliter les choses, mais je te laisse découvrir ça dans ce chapitre ;)

Constelo Dubois, écouter quelqu'un d'autre que lui-même ? Je crois pas ahah (en tout cas, pas celui que j'ai en tête ^^) Il n'avait pas le choix que d'essayer dans le sens inverse au bout d'un moment, mais tu vas voir ça dans ce chapitre :)

Bonne lecture et à bientôt ! :)


CHAPITRE 4 : LA CONFRONTATION

. . . . . . . . * . . . . . . . . * . . . . . . . .

Bien consciente d'avoir commis un impair, Malia resta très sage le reste de l'entraînement. Elle cessa de prendre des notes et se concentra sur les joueurs qui évoluaient dans les airs, tentant d'analyser leurs points forts et leurs points faibles. Sophie Manson par exemple, l'attrapeuse, était aussi rapide à repérer le vif d'or qui'à voler vers lui, mais elle était trop distraite et risquait de se prendre un cognard à chaque instant. Aucun joueur n'était parfait et elle s'amusait à relever leurs défauts de jeu. A observer Olivier Dubois, Malia fut bien obligée de reconnaître qu'il était un excellent gardien (mais elle ne l'aurait jamais admis devant son frère) et son seul point faible semblait être la confiance en lui qu'il perdait dès qu'un Souaffle passait sa vigilance. Il lui fallait toujours quelques minutes pour se reprendre.

A la fin de l'entraînement, Hans l'abandonna pour aller parler à Mrs Zelda : il essayait sans doute de la convaincre de les inclure davantage dans d'autres aspects de la vie d'équipe. Malia se retrouva seule sur le banc, regardant les joueurs descendre de leurs balais le sourire aux lèvres, telle une enfant délaissée.

- Quelle patience Flint ! Je ne pourrais pas rester des heures assis sur un banc.

L'un des joueurs s'était éloigné des autres : Thomas Darcy venait de s'approcher d'elle, témoignant une attention touchante à ne pas la laisser seule. Elle lui fit un grand sourire, bien heureuse de la distraction qu'il lui apportait.

- C'est bien la première fois qu'on me dit ça, répondit-elle en riant.

Thomas ne pouvait pas le savoir, mais à Poudlard elle n'était pas réputée pour sa patience légendaire; bien au contraire. Malia n'était pas du genre explosive ou colérique, mais il valait mieux ne pas trop tirer sur la corde avec elle. Elle pouvait mordre.

- Vu que tu es si douée à rester assise, peut-être qu'on pourrait...

- Ah, Thomas, toujours heureux d'accueillir les journalistes !

Un joueur venait d'arriver derrière Thomas et lui cala une main fraternelle sur l'épaule, se moquant de lui au passage. C'était Patrick "Patty" Whitacker, l'un des batteurs titulaires de l'équipe. C'était un ancien Serdaigle de la même promotion que Thomas Darcy. Malia n'avait jamais entendu parler de ses talents de Quidditch avant de sortir de Poudlard, et pour cause : Patty n'avait jamais tenté sa chance pour l'équipe de sa maison. Sa passion pour le Quidditch s'était réellement révélée en quittant l'école, et malgré son manque d'entraînement pendant sa scolarité, le club de Flaquemare l'avait remarqué et l'avait formé pendant deux ans pour en faire un joueur exceptionnel. Patty était un talent brut; il avait encore quelques défauts de jeu grossiers mais l'expérience en ferait l'un des meilleurs batteurs de sa génération.

- Tu es la soeur de Marcus Flint non ? Tu ne lui ressemble pas beaucoup, fit remarquer Patty en la détaillant de la tête aux pieds.

Malia n'était pas sûre d'aimer être regardée comme un objet de foire, mais elle y était plutôt habituée. Marcus et elle étaient très différents physiquement : Marcus était petit, trapu, les cheveux très noirs et les yeux aussi sombres, avec des traits forts alors Malia était grande, fine, avaient les yeux bleus, un visage fin et n'avait finalement en commun avec son frère que la couleur de ses cheveux. Il était donc très fréquent que les gens s'arrêtent pour la dévisager dès qu'elle faisait mention de son nom et de leur parenté, cherchant la ressemblance entre elle et le joueur célèbre. En général, ils n'arrivaient pas vraiment à trouver l'air de famille.

- Allez, on y retourne ! J'espère que ton journal fera honneur à notre équipe Flint.

Et Patty repartit, en entraînant Thomas avec lui, laissant Malia se demander si les joueurs étaient sincèrement agréables avec elle, ou si ils ne la testaient pas. Le Quidditch était un monde impitoyable.

. . . . . . . . * . . . . . . . . * . . . . . . . .

Hans avait remporté sa première victoire : Mrs Zelda avait accepté que lui et Malia assistent au débriefing d'après-match. C'était une bien grand mot pour finalement désigner une conversation entre Olivier Dubois et Mrs Zelda, qui concluaient simplement sur les résultats de l'entraînement. Ils se retrouvèrent dans la même salle que pour l'élaboration de la stratégie.

Olivier Dubois ne s'était pas douché après l'entraînement : il arriva avec son jogging et son tee-shirt aux auréoles bien présentes et les cheveux trempés de sueur. Malia aurait presque eu envie de ricaner face à cette image peu flatteuse du capitaine. Il lui jeta un regard de travers, mais elle avait trop de fierté pour se détourner. Elle avait été maladroite mais l'animosité que Dubois lui portait ne venait pas juste de naître; elle était le fruit de préjugés et Malia refusait d'en avoir honte.

- Allons-y, lança Mrs Zelda en ouvrant la porte.

Malia et Hans prirent de nouveau place au fond de la salle, alors que la coach et le capitaine restaient sur le devant, à échanger leurs impressions sur l'entraînement qui venait de se dérouler.

- La stratégie fonctionne beaucoup mieux avec Thomas en bas et Ginger en haut, nous devrions garder cette combinaison, remarqua Mrs Zelda.

La jeune journaliste ne put réprimer un sourire de fierté. Elle était terriblement nulle en pratique du Quidditch, mais elle ne manquait pas d'orgueil pour tous les aspects théoriques qu'elle connaissait bien et qui la passionnait. Elle n'était pas du genre arrogante, sauf dans ce domaine, et elle se félicita intérieurement.

- Je suis d'accord, répondit Olivier brièvement, le visage fermé.

Malia était certaine qu'il était vexé de cette conclusion. Il aurait sans doute eu la même idée qu'elle au bout d'un moment (ce n'était pas l'idée du siècle que d'inverser les deux rôles), mais parce qu'elle l'avait soufflé en première, cela devait lui déplaire. Olivier Dubois était trop têtu et trop sûr de lui pour écouter l'avis d'autrui.

Mrs Zelda sembla attendre pendant une minute que son capitaine enchaîne sur autre chose, mais devant son mutisme, elle sembla se résoudre à écouter la réunion (si cela pouvait être appelé ainsi).

- Bien, bonne soirée à tous alors, fit-elle avec un large sourire.

Désireuse de ne pas se montrer impolie, Malia se leva aussitôt sur ses deux jambes pour quitter la pièce. Mais son collègue, plus expérimenté et moins enclin à succomber au charme de Mrs Zelda, tenait à grappiller du terrain pour leur reportage.

- C'est tout ? Je ne veux pas paraître impoli Mrs Zelda, mais Malia et moi aimerions vivre vos journées comme elles se déroulent d'habitude, pour faire le reportage le plus réaliste possible.

Hans tentait d'être poli et correct, mais Malia devinait son impatience. Ils avaient passé deux journées d'observation et c'était bien loin de ses plans. Mrs Zelda faisait tout ce qu'elle pouvait pour leur donner le moins de marge de manoeuvre possible et Hans savait qu'ils ne pourraient écrire aucun bon papier en se contentant des entraînements et des interviews. Ils avaient besoin de sentir et de comprendre la vie de cette équipe, et ça ne serait possible que si Mrs Zelda y mettait du sien et leur accordait un peu plus d'espace.

Malia observait Mrs Zelda, attendant une réaction de sa part, mais ce fut Olivier qui fut le premier à réagir.

- Si vous ne voulez pas être impolis, peut-être que votre collègue devrait se souvenir qu'elle n'est pas consultante d'équipe et garder ses réflexions pour elle ?

La remarque laissa un blanc dans la conversation.

Malia croisa le regard agressif de Dubois (sans doute le même qu'il réservait d'ordinaire à son frère), celui interloqué de Hans, et celui agacé de Mrs Zelda. Elle savait qu'elle aurait dû dire quelque chose pour sa défense mais elle avait trop peur que les choses s'enveniment, alors elle préféra rester silencieuse. La remarque de Dubois n'était pas tout à fait imméritée, même si elle était clairement impolie. Ce qui importait à Malia, plus que sa fierté, c'était que le reportage réussisse, et elle s'inquiétait : venait-elle de tout fait capoter ?

Dubois quitta finalement la salle, sentant que cet entretien n'irait pas plus loin, mais Mrs Zelda les retint :

- Attendez !

. . . . . . . . * . . . . . . . . * . . . . . . . .

Mrs Zelda avait quitté la salle peu après le départ de son capitaine, mais elle avait assuré aux journalistes qu'elle ferait de son mieux pour que Hans et Malia aient accès à autant d'aspects de la vie d'équipe que possible. Son sourire était cependant figé lorsqu'elle les salua pour dire aurevoir, et Malia était sûre que la coach prenait sur elle pour se montrer polie. Elle ne connaissait pas bien les rouages d'un club mais il lui semblait que Mrs Zelda n'avait finalement pas le choix : elle ne devait son rôle de coach d'équipe qu'au bon vouloir du président du club, et si lui souhaitait que ce reportage ait lieu, elle avait plutôt intérêt à faire en sorte que les choses se passent bien.

A défaut d'avoir fait bonne impression, Malia se dit que les choses n'allaient peut-être pas si mal finalement.

Mais Hans commençait à perdre patience également :

- C'est fatiguant de devoir se battre pour faire un reportage qui a été demandé par la présidence du club ! Si Mrs Zelda ne fait pas le nécessaire, j'irai parler au président du club !

Au travail, Hans n'était pas vraiment réputé pour être un tendre et Malia se doutait qu'il n'hésiterait pas à mettre sa menace à exécution. Sa belle carrière de journaliste ne s'était pas bâtie en étant passif. Malia savait que, dans ce métier, il ne fallait pas avoir de pitié.

- A quoi faisait référence Dubois ? Demanda finalement Hans.

Malia aurait préféré garder l'incident pour elle, mais maintenant que Dubois y avait fait référence, elle ne pouvait pas mentir à Hans. Elle lui raconta donc ce qui s'était passé sur le terrain de Quidditch, sa conversation avec Sophie Manson et la remarque que le capitaine avait entendu. Hans grimaça un petit peu lorsqu'elle arriva à la fin de son histoire. Il savait que le reportage n'allait pas être de tout repos compte-tenu des difficultés qui se présentaient, et il n'était pas ravi de ce nouvel obstacle qui s'ajoutait.

Hans se gratta la tête, semblant à la fois perdu dans ses pensées et gêné. Il lui dit finalement :

- Je n'ai pas d'ordre à te donner Malia, mais il vaut mieux éviter d'avoir Dubois complètement à dos. Tu devrais peut-être t'excuser pour ton manque de tact ?

Malia grogna mais garda le silence. S'excuser auprès de Dubois ? Pas réjouissant...