Bonjour à tous ! :)

Je vous retrouve avec le nouveau chapitre de cette histoire ! Je voulais avancer un petit peu la suite avant de le poster, mais comme j'ai actualisé Silly Ginger and Haughty Viper, je n'ai pas avancé sur cette histoire : tant pis, je vous poste le chapitre qui est prêt quand même :)

Constelo ahah mais ça va venir pour Dubois torse-nu quand même, on va pas se priver des petits plaisirs de la vie ! ;) Merci pour tes petits mots à chaque fois, ça me fait trop plaisir d'avoir ton avis :)

A . Blinders je te remercie pour ta review, je suis contente que l'histoire te plaise autant que SGHV alors que les registres sont (pour moi) bien différents. J'aime bien les romances avec des préjugés, donc Flint/Dubois ça marche forcément :D Merci aussi de m'avoir signalé le petit problème pour Marcus Flint, j'ai corrigé du coup :)

Aventure merci beaucoup pour ton avis :) Je crois que Dubois/soeur de Marcus ce n'est pas original en soi, mais j'essaie de tourner ça à ma sauce :) Et je suis d'accord pour les personnages secondaires ! C'est vraiment mes chouchous car avec eux les possibilités sont - presque - infinies. Pour le monde du Quidditch, je tente de m'inspirer du monde du football chez nous, c'est pas très original mais au moins ça me donne une base ^^ J'espère que la suite te plaira tout autant :)

Bonne lecture ! :)


CHAPITRE 5 : LES EXCUSES

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Freya débarqua ce mardi-soir là, les bras chargés de sacs de courses. Malia était toujours d'humeur aussi radieuse, même si elle devait admettre que la fatigue commençait à la gagner, ainsi que la lassitude face à tous les obstacles qui se dressaient entre elle et le premier reportage de sa vie (surtout Dubois). Elle n'aimait pas se servir de son nom pour obtenir des faveurs, mais elle était presque déçue de ne pas pouvoir le faire dans ce contexte. Elle aurait certainement été mieux reçue dans tous les clubs, à part celui concerné par le reportage : Flaquemare. Marcus Flint n'était pas connu pour avoir d'autres ennemis si féroces - même si, bien sûr, il ne s'entendait pas avec tout le monde - que celui qu'il avait dans ce club. Malia savait que son frère avait un caractère difficile, qu'il pouvait être carrément moqueur et arrogant, mais elle l'aimait malgré tout. C'était à ça que servait la famille.

- Salut ! J'ai pris de quoi faire un apéro, précisa la blonde en déchargeant ce qu'elle avait apporté.

Elles avaient prévu de se voir dans la semaine. Freya n'arrivait jamais à rester bien loin de chez Malia : elle vivait encore chez ses parents (à défaut d'avoir un boulot fixe) et elle avait besoin de se ressourcer loin d'eux de temps en temps. La journaliste n'était pas dérangée par ces visites régulières, bien au contraire ! Malia Flint n'avait que peu d'amis, mais au moins, c'était des amitiés solides !

- C'est le milieu de semaine, répondit Malia pas du tout d'humeur à boire de l'alcool.

Le problème avec Freya, c'était qu'elle vivait dans un autre monde. Elle travaillait peu (en général, des petits boulots) et préférait "profiter de sa vie de jeune adulte" au maximum, ce qui signifiait : sortir souvent, rencontrer beaucoup de monde et flirter avec un tas de garçons. Malia ne la jugeait pas mais était bien forcée d'admettre que leurs emplois du temps coïncidaient peu à ce niveau-là. Malia ne sortait pas beaucoup, se liait peu d'amitié avec d'autres gens (bien qu'elle était extrêmement sociable) et elle n'avait eu qu'une seule relation dans sa vie.

- Et alors ? Demanda Freya en roulant des yeux. La vie n'est pas en pause entre deux week-ends.

Elle marquait un point.

- Allez, raconte-moi tout.

Avec une efficacité étonnante, Freya avait déjà débarrassé les courses et servi deux cocktails (elle avait été barmaid un temps). Malia attrapa son verre, et esquissa finalement un sourire. Une soirée de détente avec sa meilleure amie était précisément ce dont elle avait besoin pour remonter en selle et oublier les petites difficultés qui noircissaient la semaine la plus formidable de sa vie.

Malia se lança donc dans le récit de ses premiers jours. Son monologue dura plus d'une dizaine de minutes : elle était trop passionnée par le sujet pour couper certains passages. Freya écouta en silence, concentrée, toujours très attentive quand il s'agissait des histoires de ses amis.

- Ahah, j'aimerais beaucoup voir tes excuses auprès de Dubois, se moqua Freya.

Malia lui avait expliqué l'incident, et le conseil que lui avait donné Hans. Au départ, elle n'était pas sûre de vouloir se lancer là-dedans, mais après quelques heures de réflexion, elle en était venue à la conclusion que Hans avait raison. Dubois la détestait de part son rôle et son nom; si elle pouvait éviter de se le mettre à dos davantage à cause de ses remarques, elle devait faire un effort. C'était la réussite de tout le reportage qui dépendait - en partie - de la bonne volonté du capitaine.

- J'ai pas envie, maugréa Malia.

Elle allait le faire, mais ce n'était pas avec le coeur. Les excuses qu'elle prononcerait seraient hypocrites et faussées, annoncées uniquement dans le but de se faire bien voir.

- Oh allez, t'en fais pas. Il faut bien que tu apprennes à te mettre les gens dans la poche.

Freya avait raison : les journalistes devaient tous se montrer un peu manipulateurs dans l'âme. Ce qui différenciait un bon reporter de terrain d'un mauvais, c'était que celui qui réussissait à créer un lien particulier avec l'objet de l'enquête avait plus de chances de soutirer quelques confidences. Malia n'était pas toujours très à l'aise avec cet aspect des choses, mais elle savait qu'elle devrait y passer. Plus tôt elle s'y habituerait, mieux ce serait !

Deux cocktails plus loin, l'ex-Gryffondor décida de se lancer dans un petit plat dont elle avait le secret (elle avait aussi travaillé en cuisine quelques temps).

Avant de commencer la cuisine, Freya se tourna vers Malia :

- Oh, au fait, Marcus va passer.

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De grands coups résonnèrent contre la vieille porte en bois, annonciateurs de l'arrivée de Marcus Flint. Malia alla ouvrir.

- Salut frangine, dit Marcus en posant un baiser sonore sur le haut de son crâne. Salut beauté, ajouta t-il à l'attention de Freya.

Malia adorait son frère, mais il perdait des points dès qu'il était question de Freya. Il essayait parfois de flirter avec sa meilleure amie, et cela avait le don de l'agacer. Des années durant, il avait porté peu d'attention à la petite qui accompagnait sa soeur partout; mais lorsqu'elle était sorti de Poudlard et s'était révélée être une très belle femme, Marcus avait changé ses plans. Heureusement, Freya savait rentrer dans son jeu tout en fixant des barrières bien nettes. Elle avait un jour avoué à Malia qu'elle était flattée qu'il s'intéresse à elle, mais qu'il n'était pas du tout son genre. Depuis un peu plus d'un an, Malia sentait qu'ils s'étaient rapprochés amicalement, et l'invitation de Marcus par Freya en était un parfait exemple. Cet aspect là ne la dérangeait pas.

Les trois compères s'installèrent pour dîner autour de la table basse.

Marcus raconta sa journée d'entraînement, alors que Freya leur fit le récit de son aventure quotidienne (elle s'était mise en tête de faire carrière dans le monde moldu en tant qu'actrice...). Quand ce fut le tour de Malia, elle expliqua :

- Et bien j'ai passé la journée au club de Flaquemare pour...

- Comment ça, Flaquemare ? Coupa Marcus d'un ton sombre.

Il avait tendance à réagir excessivement dès que quelqu'un faisait une allusion à Olivier Dubois en sa présence. Malia se sentit rougir : son reportage au club de Flaquemare n'était pas un secret (au contraire !, elle était très fière) mais elle n'avait pas encore eu l'occasion d'en parler avec son frère. Tout était arrivé si vite !

- Je fais un reportage au club. C'est ma première fois sur le terrain !

Un instant, le visage de Marcus se fit plus sévère encore, et il se détendit finalement : c'était tout de même une bonne nouvelle pour sa petite soeur.

- Ne t'approche pas trop de Dubois, c'est un dingue et je n'ai pas envie d'imaginer ma petite soeur en difficulté face à ce type.

Sur ces bons conseils, il attrapa son cocktail préparé par Freya et écouta la suite de l'histoire.

Malia se fit un plaisir de faire un récit détaillé de ses aventures, mais se garda bien d'expliquer le problème rencontré avec Dubois. Inutile d'agacer Marcus avec cette histoire ! Dans cinq jours, le reportage allait être bouclé et Dubois serait de l'histoire ancienne !

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C'était une très belle journée, et Malia se sentait d'humeur légère : elle réalisait enfin le début de son rêve de carrière, et le temps était trop beau pour ruminer. Elle savait qu'une partie de la journée allait lui déplaire, mais si il fallait en passer par là pour passer une fin de semaine plus agréable, elle se forcerait !

Hans et elle se donnaient toujours rendez-vous devant le centre, et ce matin-là ils devaient s'y retrouver plus tôt que prévu car Mrs Zelda voulait les voir avant l'entraînement (elle avait envoyé un hibou à Hans la veille). Malia se demanda si la coach était enfin prête à les laisser faire leur travail correctement, ou si elle avait trouvé une nouvelle idée pour gêner leur travail.

Le grand espace devant le centre était vide, à l'exception d'une grande silhouette qui s'avançait près de l'entrée. Malia n'eut qu'un instant d'hésitation : si elle pouvait être débarrassée de sa corvée dès le matin, autant en profiter.

- Hé, Dubois ! Appela t-elle en approchant.

Le capitaine s'arrêta, et se tourna finalement vers elle alors qu'elle approchait. Son visage avait une expression neutre mais il ne parvenait pas tout à fait à cacher le mépris dans ses yeux. Il ne l'appréciait pas et, dans d'autres circonstances, Malia aurait pu s'en émouvoir mais elle avait trop entendu de critiques à l'égard de Dubois pour y prêter attention. En fait, cela ne faisait que confirmer la mauvaise impression qu'elle avait de lui : seul un idiot s'arrêtait à un nom et à des préjugés pour se faire un avis sur quelqu'un. Il avait décidé de la détester parce qu'elle était Flint ? Très bien, elle n'aurait pas à faire d'effort à faire envers ce crétin de Dubois.

Enfin, justement, si.

- Quoi ? Grinça t-il.

Il essayait sûrement de l'intimider et de s'imposer avec un ton si sec, mais Malia n'était pas du genre timide. De plus, elle était d'assez bonne humeur pour en partager un peu avec Dubois (même si il ne méritait pas, mais il fallait bien qu'elle soit convaincante).

- Je suis désolée pour... Je ne voulais pas critiquer ta stratégie, c'est juste que j'aime bien débattre en matière de Quidditch.

Elle lui fit même un grand sourire pour accentuer ses propos, mais Dubois resta complètement hermétique à son approche. Il semblait à la fois agacé et surpris; en tout cas assez étonné pour rester fixe sans parler pendant plusieurs secondes. Malia enchaîna donc :

- Je suis sûre que c'est une super tactique ! La technique de Forest est peu utilisée en match de nos jours, et je pense que les Canons ne verront rien venir.

De nouveau un sourire, et de nouveau le visage inexpressif. Malia avait tout donné mais ses excuses ne semblaient pas avoir calmé le capitaine de l'équipe. Elle était un peu déçue d'elle-même (bien qu'elle ne voyait pas comment elle aurait pu faire mieux). Son sourire se fana légèrement. D'ordinaire, elle était douée pour se rendre agréable et sympathiser avec les gens.

- Ok Flint, fut finalement la seule réponse de Dubois.

Sans surprise, il n'était ni content ni adouci par ses excuses. Elle avait espéré un semblant d'air satisfait, mais c'était trop demander à un benêt de Gryffondor. Malia sentait que l'impatience la gagnait et qu'il était temps de mettre les voiles pour ne pas gâcher ses efforts.

- Bon, à plus tard ! Lança t-elle en s'éloignant.

Elle se força à sourire de nouveau, alors qu'elle aurait eu plus volontiers envie de le secouer dans tous les sens. Il parlait peu, mais rien qu'avec deux mots, il savait se rendre extrêmement désagréable. Malia comprenait mieux la haine que son frère adoré entretenait à son égard. Olivier Dubois était quelqu'un d'arrogent et de sûr de lui. Elle le méprisait !

Et elle n'était pas prête de changer d'avis.