Bonjour à tous ! :)
J'ai été un peu plus lente sur ce chapitre car j'ai également posté un nouveau chapitre de Silly Ginger and Haughty Viper (et j'ai écrit le suivant dans la foulée ahah). J'espère être plus rapide pour le suivant :)
Aventure en fait pour moi le thème "soeur de Flint/Dubois" est cliché parce que c'est une ficelle 'facile' :) J'aime beaucoup jouer sur des personnages opposés pour écrire une histoire là-dessus (c'est un peu la même chose dans ma fanfiction Silly Ginger and Haughty Viper). Je trouve que ça apporte facilement du piquant à l'histoire ^^ Pour Marcus je compte l'intégrer à l'histoire et lui donner une image un peu plus reluisante que celle qu'on a dans les livres/films ! Pour Olivier, sans spoiler, je pense qu'à ce stade il est juste méfiant et agacé; mais ça va forcément évoluer parce que Malia est une chouette fille ahah :p merci de ton avis en tout cas, j'espère que ce chapitre te plaira :)
Shadedwords je suis flattée de te voir ici (ça met toujours un peu la pression quand quelqu'un qu'on aime lire nous lit aussi) et je te remercie d'avoir pris le temps de laisser un petit mot à chaque chapitre :) J'espère que ma version d'Olivier Dubois te plaira, je trouve que c'est un super personnage ! J'insiste sur le côté intrusif/manipulateur des journalistes : en réalité je ne sais pas du tout comment ça fonctionne, mais c'est ainsi que je l'imagine. Et effectivement, Olivier a besoin d'un coup de pied au cul pour sortir de sa carapace :D Je te remercie pour les compliments, et j'espère ne pas te décevoir à la lecture ! Pour la relation, comme toi j'aime prendre mon temps pour la développer :p
Vraiment, merci beaucoup pour vos reviews :) Je sais que je me répète et que vous devez le lire à peu près partout ici, mais c'est hyper important les retours sur ce site : ça nous motive à écrire et à poster la suite :)
Bonne lecture à tous, et à bientôt pour la suite !
CHAPITRE 6 : LE MENSONGE
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Dubois était entré dans le centre alors que Malia était condamnée à attendre à l'extérieur que Hans arrive et puis que Mrs Zelda vienne les accueillir. Le sorcier de sécurité semblait recevoir ses ordres directement d'elle : ce n'était sans doute pas la hiérarchie qui l'imposait, mais plutôt le charisme de la coach qui faisait effet.
Malia n'était pas du genre patiente et commença vite à tourner en rond. Elle préféra donc examiner ce qui se trouvait à l'extérieur du centre : la grande cour devant l'entrée était bordée par quelques bancs (sans doute pour les visiteurs qui devaient attendre, comme elle) et l'un des côtés de la cour donnait directement sur un bois. Le reste était dégagé et offrait une vue imprenable sur le petit village moldu en bas de la colline. La vue était jolie; Malia en oublia presque le temps qui passait à observer l'agitation dans le village moldue (quelques cheminées fumantes et les bruits caractéristiques de grands travaux). Bien sûr, les moldus n'avaient aucune idée de se qui se trouvait en haut de la colline : pour eux, le centre devait ressembler à des ruines dangereuses ou à des rochers infranchissables.
Finalement l'ennui et l'attente de Malia furent interrompus par l'arrivée de Hans. Il semblait de bonne humeur à en juger son grand sourire et la chaleur avec laquelle il la salua.
C'était empressé, mais la jeune journaliste ne pu s'empêcher de se vanter de son action de la matinée :
- J'ai croisé Dubois, je me suis excusée.
Elle était fière d'elle et de son comportement. Malgré son envie pressante de déglinguer la tête du capitaine de l'équipe, elle avait réussi à se montrer souriante et même carrément sympa ! Elle tenait ainsi à montrer à Hans qu'elle était prête à faire tous les efforts nécessaires pour la bonne marche de leur reportage. C'était son premier sacrifice de reporter - le premier d'une longue carrière, elle l'espérait.
- Super, qu'est-ce qu'il a dit ?
Hans était plus âgé qu'elle et plus expérimenté mais elle appréciait la façon dont il la traitait : il ne la prenait pas de haut et s'intéressait sincèrement à ce qu'elle disait. Au bureau ils n'avaient jamais été proches mais maintenant, Malia commençait à bien l'aimer.
- Hmm, rien. Je crois qu'il ne m'apprécie pas... répondit Malia.
En la formulant, elle était consciente que cette réponse était bien peu satisfaisante. Même si elle avait fourni des efforts, Dubois resterait fixé sur ses positions. C'étaient des efforts en l'air. Elle avait même la sensation d'avoir échoué.
Heureusement, Hans savait se montrer réconfortant.
- Il ne t'appréciera jamais, mais au moins tu n'as rien à te reprocher.
Mrs Zelda les interrompit, apparaissant à la porte du centre avec son air autoritaire et d'une élégance à couper le souffle. Malia était presque jalouse de cette aura qu'elle dégageait. Amara Zelda était une femme magnifique, mais pas seulement : elle était aussi élégante, charmante, délicate et raffinée. C'était des qualificatifs qui ne pouvaient pas s'appliquer à Malia. Elle était assez féminine la plupart du temps mais elle manquait clairement de grâce. Parfois, elle se faisait la réflexion qu'elle avait trop copié son frère adoré pour être aussi élégante qu'elle l'aurait souhaité.
- Bonjour, venez avec moi je vous prie.
Hans et Malia suivirent la coach en silence dans son bureau. A travers la baie vitrée, Malia remarqua qu'une petite silhouette s'entraînait seule sur le terrain. Ca ne pouvait qu'être Olivier Dubois : lui seul était assez fou pour s'entraîner en dehors des heures officielles (qui devaient déjà être bien éreintantes). Son ballet solo était plaisant à regarder, mais Malia se força à détourner le regard.
Une fois entrés, le bureau fut fermé et Mrs Zelda cessa de sourire pour laisse apparaître son vrai visage : impatient et agacé.
- Ecoutez, je vais être honnête : votre présence ici ne me plait pas. Je n'ai aucune envie de voir des journalistes fouiller dans la vie de mes joueurs et perturber l'équilibre d'équipe que je m'efforce de maintenir... Une bonne équipe ne se compose pas de bons joueurs; elle se compose de joueurs qui se font confiance et se connaissent.
Sur ce point là, Malia donnait entièrement raison à Mrs Zelda. Trop d'équipes perdaient du temps et de l'argent à recruter de bons éléments sans se soucier de savoir comment ils s'incluraient dans l'équipe. Certes, les résultats étaient au rendez-vous, mais l'équipe et le club perdrait un peu plus de son âme à chaque victoire. C'était ce que Malia aimait bien à propos de Flaquemare : c'était un club encore soucieux du bien-être de son équipe, et qui arrivait à sortir des joueurs excellents de son centre de formation plutôt que d'en acheter sur le marché des joueurs.
- Néanmoins, la présidence du club tient à ce que vous rédigiez un reportage réaliste et intéressant. Je vais donc élargir vos possibilités, mais il y aura une limite à ne pas franchir : je vous demande de ne pas vous mêlez de la vie privée des joueurs. Aucune mention de leurs familles, de leurs amis ou de leurs relations amoureuses; c'est d'accord ?
Hans avait un sourire ravi.
- Marché conclu, dit-il en lui tendant la main.
Mrs Zelda la serra, un sourire plus détendu sur le visage. Un problème réglé, semblait-il.
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Malia commençait à avoir en horreur ce banc au bord du terrain de Quidditch, qu'elle avait trop vu depuis deux jours. Elle ne pensait pas être capable de rester encore assise à regarder l'entraînement sans rien faire et sans parler à personne. Hans, à sa gauche, ne semblait pas s'agacer de cet emploi du temps répétitif. Il avait un air concentré et prenait des notes sur son carnet : que pouvait-il bien écrire de plus qu'il n'avait pas eu le temps d'écrire ces deux derniers jours ? Malia était très tentée de jeter un coup d'oeil - elle était de nature très curieuse - mais elle craignait trop de froisser Hans. Elle resta donc silencieuse. Heureusement, son collègue était assez attentif pour remarquer son impatience et assez confiant pour l'impliquer dans son plan.
- On a plus de marge de manoeuvre, on va pouvoir se balader dans le centre sans surveillance, remarqua t-il sans quitter les joueurs des yeux.
Malia acquiesça. C'était effectivement ce qui était ressortit de l'entrevue avec Mrs Zelda : elle acceptait de les laisser vaquer à leur occupation en échange de la promesse de ne révéler aucune information relevant de la vie privée. Malia avait été étonnée que Hans accepte un tel compromis : les révélations concernant la vie privée des joueurs étaient précisément ce qui pouvaient ajouter du piment à l'article. Les lecteurs aimaient les drames et les potins, même dans un magazine de Quidditch.
- Je pense qu'il faudrait traîner près des vestiaires. Tu avais repéré un endroit intéressant ?
La question de Hans la laissa sans voix. Elle ne s'attendait pas à ça. Traîner près des vestiaires impliquait de l'espionnage journalistique : précisément ce qu'ils avaient promis de ne pas faire.
- Euh oui, mais je croyais qu'on s'en tenait à l'aspect professionnel ? Demanda t-elle en rougissant.
Elle se sentit aussitôt idiote de cette interrogation : elle venait de comprendre. Hans n'avait jamais envisagé de préserver la vie privée des joueurs; il avait simplement fait croire l'inverse à Mrs Zelda pour qu'ils aient la marge de manoeuvre nécessaire à la bonne marche de leur travail. Il avait menti, et son mensonge leur permettrait de faire un bon papier.
Hans eut un sourire un peu figé, presque coupable.
- Parfois, il faut mentir.
La gorge de Malia se serra un peu. L'honnêteté n'était sûrement pas sa qualité première mais elle était loyale et l'idée de mentir si ouvertement la gênait. Elle se doutait que Hans devait avoir un plan, mais quand elle repensait à l'assurance qu'il avait affiché lorsqu'il avait serré la main de Mrs Zelda, elle se rendait compte que son collègue était un fin manipulateur. Devait-elle devenir ainsi elle aussi ? Elle n'était pas sûre d'être une aussi bonne menteuse. Elle n'était pas sûre d'avoir envie d'être une aussi bonne menteuse.
Ses états d'âme furent un peu apaisés par les explications de Hans, qui ne lui laissait pas beaucoup le choix :
- Pour faire un bon papier, il faut récolter le maximum d'informations, de toute sorte. On fera le tri ensuite, d'accord ? C'est ça le travail de journaliste. Soyons sages aujourd'hui, les choses sérieuses commencent demain.
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Les joueurs étaient rassemblés au milieu du terrain, comme ils en avaient l'habitude à la fin d'un entraînement. Jusqu'à présent, Malia et Hans avaient dû se tenir à distance de ces réunions mais, d'un discret signe de la main, Mrs Zelda leur fit signe d'avancer.
Quand ils approchèrent, Thomas Darcy attira Malia près de lui en lui attrapant la manche. Ils échangèrent un sourire et le regard de Malia se reporta finalement sur le capitaine qui était en train de parler. Sans cesser son discours, Olivier Dubois dirigea un regard noir sur Malia. Le rapprochement entre son meilleur poursuiveur et la journaliste-soeur-de-Flint ne lui plaisait pas. Ce n'était qu'un regard, un regard de travers qu'elle avait connu des centaines de fois avant Dubois, mais celui-ci la fit rougir. Elle n'était ni timide ni facilement gênée, mais l'intensité qu'il dégageait la mettait mal à l'aise. Visiblement la haine avait tendance à tout exacerber, même les regards sombres. Et elle était certaine que cette haine n'avait rien à voir avec elle-même, mais était liée uniquement à son nom de famille.
Stupide Dubois !
- C'était un bel entraînement, je vous remercie de votre implication. Il y a encore des choses à peaufiner mais je sais que nous y arriverons et que nos efforts paieront pour le match de dimanche. Nous sommes motivés et unis et c'est le plus important ! Demain, on sera encore meilleurs !
Malia n'aimait pas Olivier Dubois et commençait à apercevoir ses plus grands défauts; en revanche elle était bien forcée de reconnaître qu'il était très doué pour les discours encourageant. Un point pour lui.
Les joueurs se dispersèrent finalement. En partant, Thomas Darcy adressa un clin d'oeil à Malia : cette fois, plus de doute, il la draguait ouvertement. Elle ne savait pas encore comment elle allait gérer ce flirt, et surtout elle se demandait : pouvait-il lui être utile ou mettre en péril son reportage ? C'était la seule chose qui lui importait. Elle s'était tant impliquée pour son rêve de carrière qu'elle ne comptait pas tout foutre en l'air pour un garçon. Ce n'était pas son genre !
- Ginger, j'aimerais que tu commences les interviews, intervint la voix de la coach avant que les joueurs se fussent tous éloignés.
La demande de Mrs Zelda était comme un ordre : Ginger s'y plia sans rechigner, consciente qu'elle devrait y passer. Malia trouva que son expression était un peu stressée : les interviews n'étaient jamais un exercice facile pour les joueurs qui devaient faire attention à ne pas laisser sortir une information dangereuse.
D'un coup l'excitation de Malia fut à son comble : les choses sérieuses allaient enfin commencer ! Les interviews seraient sûrement la partie la plus croustillante de cette semaine.
Elle se dirigea avec Hans et Ginger vers les locaux. Le centre contenait une grande salle de presse accessible directement du terrain d'entraînement : elle était bien trop grande pour une interview en si petit comité mais elle ferait l'affaire.
Ginger s'installa sur une chaise, et Hans et Malia prirent place en face d'elle avec une table les séparant pour prendre des notes plus facilement. Ils étaient cinq dans la salle : Mrs Zelda avait demandé à assister à l'interview, pour voir quel type de questions les journalistes comptaient poser et Olivier Dubois s'était joint à eux sans demander l'avis de personne. Il resta dans le fond de la salle et Malia refusa de lui accorder la moindre attention. Elle était toute concentrée sur l'objet de l'interview.
Ginger Felton était une jeune joueuse de vingt ans, qui faisait ses débuts à Flaquemare en tant que joueuse professionnelle. Malia avait déjà étudié sa biographie : elle était née en France de parents anglais, et elle avait étudié à Beauxbâtons. Néanmoins elle avait décidé de venir vivre en Angleterre une fois adulte, même si elle n'oubliait pas son héritage français et en était très fière. Son parcours de vie en avait fait une jeune femme très mature et ouverte d'esprit. Ginger était rousse : la rumeur prétendait que c'était pour ça que ses parents l'avaient nommée ainsi. En France, cela lui donnait sûrement un côté exotique, mais côté anglais, cela sonnait plus comme un surnom un peu moqueur.
En l'observant, Malia ne pu s'empêcher de penser à Ginny Weasley. Les deux jeunes femmes semblaient bien différentes mais leurs chevelures rousses étaient semblables. Ginny avait été une camarade de classe à Poudlard mais, comme Freya la détestait, Malia et elle n'avaient jamais vraiment sympathisé.
C'était la première interview de la semaine et Malia était très stressée, plus que Ginger elle-même (même si elle le cachait mieux). Heureusement, c'était Hans qui dirigerait tout. Elle avait sorti son carnet de notes pour ne rien manquer de l'échange entre eux, et noter ce qu'elle pourrait elle-même appliquer aux interviews qu'elle réaliserait en solo - si toutefois il y en avait.
- Miss Felton, puis-je vous demander une rapide présentation de votre parcours de vie ?
Ginger se lança dans quelques explications et Hans enchaîna avec d'autres questions. L'interview était claire, mesurée et précise. Malia était admirative de son collègue qui maîtrisait l'exercice à la perfection. Elle-même aurait besoin d'entraînement avant d'arriver à un contenu aussi facile à faire ressortir et aussi intéressant.
L'échange dura plusieurs dizaines de minutes : Mrs Zelda, Olivier Dubois et Malia en étaient les spectateurs attentifs. Hans ne posa aucune question sur la vie privée de Ginger, même si elle-même avait glissé qu'elle était célibataire et n'avait que peu d'amis en Angleterre compte-tenu de son arrivée récente. L'accord semblait respecté mais Malia avait bien conscience que c'était une fausse impression : ils récolteraient les informations autrement.
Finalement, la conclusion arriva, et Hans se tourna vers Malia :
- J'ai terminé de mon côté, mais peut-être que ma collègue, Miss Flint, a quelques questions ?
Tous se tournèrent vers elle. Malia n'avait pas réfléchi à une éventuelle question à poser à Ginger car elle ne pensait pas devoir se charger de l'entretien. Elle se retrouva donc complètement démunie et prise de court, mais elle refusait pourtant de dire qu'elle n'avait rien à demander. Un journaliste avait forcément des questions ! Elle devait improviser quelque chose, et vite !
- Oui, j'ai une question. Comment vivez-vous la comparaison constante entre votre jeu et celui de Miss Martinez, votre prédécesseur ? Cela vous met-il la pression ?
Ouf, elle avait trouvé une question intéressante ! Hans avait vaguement évoqué Sofia Martinez, l'ancienne star de l'équipe, sans toutefois s'y attarder (considérant sûrement que Ginger ne pourrait rien lui apprendre, vu qu'elle ne la connaissait pas). Mais Ginger avait forcément entendu des choses à propos de Martinez : c'était une excellente joueuse et elle devait être à la hauteur de son remplacement.
Ginger sembla gênée et échangea un regard avec son capitaine. Malia se tourna discrètement vers lui : Dubois avait une mine renfrognée, presque agacée, comme si la question ne lui plaisait pas.
- Non, mon jeu n'a rien à voir avec celui de Martinez, je pense que tout le monde le sait. J'essaie juste d'être une bonne coéquipière pour l'équipe.
Sa manière de prononcer Martinez était tendue. Peut-être était-ce parce que Sofia Martinez passait son temps à critiquer Flaquemare dès qu'elle pouvait, ou peut-être que cela cachait une autre histoire.
Malia s'insista pas mais nota que c'était un sujet à creuser.
