Bonjour à tous ! :)
Je n'ai pas avancé l'écriture comme je le voulais mais comme ce chapitre-ci était prêt, je vous le poste. J'espère qu'il vous plaira, ça avance un petit peu !
Petite-Licorne-Arc-en-Ciel ahaha je garde le suspens pour la fameuse information, mais effectivement Dubois va être très mécontent si il l'apprend ;) J'espère que ce délai de suite n'est pas trop long, j'essaie de reprendre un rythme régulier mais avec la rentrée c'est pas évident. A bientôt :)
JudyOswald merci c'est super gentil de t'être inquiétée :) Tout va bien pour moi, ce n'était qu'un cambriolage donc j'étais simplement sans PC pendant quelques temps ^^ Je ne compte pas abandonner cette histoire (et si toutefois il m'arrivait à l'avenir d'abandonner une histoire, ce serait pas sans prévenir). Pour Zelda ça vient effectivement du jeu vidéo ;) J'espère que cette suite te plaira tout autant !
Merci pour vos reviews en tout cas :)
Bonne lecture à tous !
CHAPITRE 9 : L'APPROCHE
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Sitôt que Charlton avait quitté la pièce, Hans s'était tourné vers Malia d'un air ravi :
- Ca alors ! Martinez et Dubois !
Malia lui sourit, sans trop savoir quoi faire de l'information. Elle n'était pas très étonnée qu'une histoire amoureuse se soit déroulée au sein de l'équipe de Flaquemare, ce n'était pas la première fois et sûrement pas la dernière (le monde du Quidditch regorgeait d'histoires de ce genre). Ce qui l'étonnait le plus c'était que Dubois se soit montré aussi imprudent : sortir avec l'une de ses coéquipières était un grand risque pour l'équipe toute entière !
- Pas étonnant que l'équipe ait souffert la saison dernière...
Hans pensait à voix haute. Cette relation pouvait éclairer d'un angle nouveau les dernières informations sur l'équipe de Flaquemare : et si la mauvaise ambiance de l'équipe était dû à la relation entre les deux joueurs ? Ca c'était un angle intéressant et un article explosif à coup sûr !
- Il faudrait qu'on puisse creuser le sujet, discrètement.
Malia acquiesça, d'accord avec la remarque de Hans. C'était effectivement un angle qu'ils devaient creuser : combien de temps Dubois et Martinez étaient-ils sortis ensemble ? Est-ce qu'ils avaient pour habitude de se disputer pendant les entraînements ? Les autres joueurs l'avaient-ils directement deviné ? Et pourquoi aucun journal n'avait réussi à récupérer l'information ?
Il y avait tant de questions qui fourmillaient dans l'esprit de Malia mais elle savait qu'y trouver une réponse ne serait pas chose aisée. Dubois ne raconterait rien durant son interview, même si ils le confrontaient directement à l'information. Ils allaient devoir s'y prendre autrement...
- Peut-être qu'on peut demander aux autres joueurs de nous donner plus de précision, comme si c'était Dubois lui-même qui nous avait donné l'information ? Avança Malia.
Si les joueurs pensaient que le capitaine avait révélé l'information, ils penseraient qu'il n'y avait plus rien à cacher.
- Ce n'est pas si simple Malia, ça pourrait marcher avec une interview, et encore si la personne n'est pas trop méfiante... Mais ensuite Dubois le saura et ça risque de nous mettre en difficulté.
Les deux journalistes restèrent silencieux et pensifs quelques minutes.
- Il faudrait amener Dubois à se confier... Soupira Malia.
Hans esquissa un sourire dans sa direction.
- Si c'est si simple, je t'en prie, répondit-il ironiquement.
Il faisait bien sûr référence au mépris que Dubois affichait envers Malia et qui ne lui avait pas échappé. Dubois ne se montrait pas beaucoup plus aimable avec lui, mais au moins il ne le regardait pas de travers dès que Hans apparaissait dans son champ de vision. Malia ne risquait pas de recueillir les confidences de Dubois alors qu'elle n'arrivait même pas à déclencher un quelconque sentiment de sympathie.
Elle n'eut pas le loisir de se pencher davantage sur la question : un nouveau joueur de l'équipe de réserve arriva pour son interview. L'affaire Dubois-Martinez serait à méditer plus tard.
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Les interviews étaient enfin terminées et Malia se sentait épuisée. Elle était restée concentrée pendant des heures pour ne louper aucune information importante mais le résultat avait été très décevant. Son seul plaisir avait été de prendre en main les interviews des deux batteurs de l'équipe de réserve mais c'était nettement en-dessous de ses attentes : les batteurs n'avaient rien d'intéressant à dire. A part Charles Charlton, aucun joueur de l'équipe de réserve n'avait donné la moindre information intéressante. Elle était déçue de ce temps perdu même si elle savait que ça faisait aussi parti de son travail. Les journalistes devaient suivre plusieurs pistes, y compris celles qui ne menaient qu'à la déception.
Après les interviews, Hans et Malia étaient encore restés en tête-à-tête pour définir le planning des interviews du lendemain (avec les horaires précises).
Lorsque le planning fut terminé, Malia poussa un soupir de soulagement.
- Je ne savais pas que c'était si fatiguant !
Hans lui pressa l'épaule dans un signe d'encouragement et de réconfort.
- Tu t'en sors très bien, j'admire ta concentration. A ton âge j'avais du mal à rester en place. Tu t'es bien débrouillée avec les batteurs.
Le compliment arracha un sourire à Malia. Elle était satisfaite de son travail également. Elle avait été un peu fébrile au début de la première interview mais s'était vite reprise en main. Si elle en doutait encore, Malia fut convaincue que Hans l'appréciait. Elle aimait la relation de mentor-apprenti qu'ils développaient ensemble. Elle sentait qu'elle avait beaucoup à apprendre de Hans. C'était un journaliste qu'elle admirait et il ne semblait jamais s'impatienter de son inexpérience.
- Je vais retourner voir Mrs Zelda, pour lui donner le planning. Tu m'attends pour rentrer au bureau ? Lui demanda Hans en se dirigeant vers la sortie.
Elle acquiesça, un peu impatiente à l'idée de quitter le club. Elle aurait aimé pouvoir rentrer directement chez elle mais Mr Craft leur avait demandé de faire un point en milieu de semaine au sujet de leur reportage. L'étape aux bureaux du Quidditch's Times était donc obligatoire. Il fallait qu'elle fasse bonne impression ! Elle ouvrit son carnet à la première page, reprenant ses notes depuis le début. De sa plume elle souligna les éléments qui lui semblaient importants et sur lesquels il y avait matière à écrire, et inscrivit quelques signes à côté des éléments à développer. Le point culminant de tout ça semblait être l'information donnée par Charles Charlton au sujet de Martinez et Dubois. Aucun journal n'avait donné cette information; si le Quidditch's Times avait des éléments exclusifs à ce sujet, c'était un record de vente assuré.
Le problème c'était que ni Malia ni Hans ne savait comment ils allaient pouvoir récupérer des informations à ce sujet. Ils pouvaient toujours essayer de récupérer des éléments auprès des autres joueurs, mais l'idéal aurait été d'obtenir des informations du principal concerné... Mais si Dubois n'avait rien dit à l'époque, il n'avait aucune raison d'en parler maintenant. L'affaire allait s'avérer très compliquée.
Le regard de Malia se porta sur la baie vitrée et le terrain de Quidditch qu'elle apercevait à travers. Une unique silhouette évoluait dans les airs, semblant s'entraîner. Ca ne pouvait qu'être Olivier Dubois bien sûr.
Il était seul et si elle avait su s'attirer sa sympathie, ça aurait été le moment idéal pour lui soutirer quelques confidences, qu'il en ait conscience ou non. Malheureusement Dubois la méprisait...
Elle referma son carnet d'un coup sec.
Si elle avait bien appris quelque chose auprès de ses camarades de Serpentard, c'était qu'il ne fallait jamais abandonner. Aucune victoire ne s'obtenait sans essayer. Elle devait se remonter les manches et renverser la situation à son avantage.
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Malia observa Dubois évoluer dans les airs. Il s'entraînait seul; par conséquent il devait sortir régulièrement sa baguette magique de sa poche pour ensorceler le souaffle afin qu'il vole vers lui. Le sort était limité dans le temps et l'entraînement ressemblait plus à un spectacle d'acrobatie qu'autre chose. Il lançait le sortilège, puis attrapait la balle avant qu'elle ne passe ses buts, avant de la lancer au loin pour l'ensorceler à nouveau.
La présence de Malia sembla déconcentrer Dubois le temps de quelques secondes; juste assez pour que le souaffle retombe au sol avant d'avoir été de nouveau ensorcelé. Malia fit quelques pas pour aller le récupérer, alors que Dubois amorçait une descente.
- Tu veux de l'aide ? Lui demanda t-elle une fois qu'il eut mis pied à terre.
Elle fit de son mieux pour lui offrir une expression de visage bienveillante et sympathique. L'exercice était facile pour elle : elle avait toujours été très sociable. Le fait de s'adresser à Dubois rendait la chose un peu plus compliquée (elle ne l'appréciait pas du tout) mais il lui suffisait de faire abstraction de sa personne quelques secondes.
Dubois l'observa d'un air perplexe puis ricana. Ses joues étaient rougies par l'effort et sa peau luisait de transpiration. Visiblement il attendait ce moment seul pour se défouler dans les airs et Malia venait de l'interrompre.
- C'est un piège ? Demanda t-il avec suspicion.
Évidemment... Malia ne se montrait pas gentille sans raison; elle espérait l'amadouer. Dubois flairait le danger sans pouvoir deviner d'où il provenait.
- Ca pourrait mais il faut savoir prendre des risques dans la vie, dit-elle en haussant les épaules avec désinvolture.
Elle ne voulait pas donner l'impression de forcer la sympathie; les choses devaient sembler naturelles.
Il la dévisagea de la tête aux pieds sans aucune gêne.
- Je sais me débrouiller, lâcha t-il finalement.
Pas commode le capitaine... songea Malia. Elle avait peut-être été maladroite avec lui (ce qui n'arrangeait pas les choses, entre son nom et son métier) mais elle ne méritait sûrement pas autant de froideur alors qu'elle se montrait sympa avec lui. Néanmoins elle fit de son mieux pour ne pas se montrer vexée ou agacée.
Elle attrapa sa baguette et lança un "Animos !" sur le souaffle pour le faire vivre. Il se stabilisa entre eux dans les airs, à un mètre du sol.
- A quoi tu joues ?
- J'aime bien faire ça. Je le faisais avec mon frère avant, expliqua t-elle.
Elle n'avait jamais été douée sur un balai alors elle avait dû apprendre à faire autrement pour que Marcus puisse s'entraîner avec elle durant les vacances d'été. Elle adorait faire ça, elle se sentait enfin utile. Le sortilège d'Animos était assez difficile à maîtriser : il permettait de faire voler un objet dans les airs de façon automatique ou manuelle selon l'orientation de la baguette. Malia utilisait toujours la façon manuelle, bien plus difficile à maîtriser mais aussi plus efficace pour les entraînements. Dubois utilisait le même sort dans les airs quelques instants plus tôt, à la différence que l'Animos automatique ne durait que quelques instants, le forçant à relancer le sortilège régulièrement.
- Raison de plus de se méfier, répondit finalement Dubois après un instant.
Sa remarque arracha un sourire à Malia. Un point pour lui. Il détestait assez Marcus pour ne pas vouloir recopier ses techniques d'entraînement. Malia était assez fière de se dire qu'elle avait contribué au développement du talent de son frère : c'était toujours avec elle qu'il s'entraînait pendant les vacances, et il était quand même devenu joueur professionnel !
Dubois la fixait avec un regard agacé et elle songea que ça ne menait à rien de forcer les choses - en tout cas pas ce soir.
- Ok comme tu veux, fit-elle en lâchant sa baguette.
Le souaffle retomba aussitôt.
Ils se dévisagèrent, lui le visage tendu, et elle avec un sourire, déterminée à se rendre sympathique malgré tout. En vérité elle avait plutôt envie de tourner les talons avec indifférence pour lui montrer que sa froideur et son mépris ne l'atteignaient pas, mais ce qui primait chez elle c'était avant tout son désir de bien faire son travail. Et si elle devait se montrer agréable avec Dubois alors qu'il ne le méritait pas, elle le faisait sans hésiter !
Après une ou deux minutes, Dubois sembla prêt à ajouter quelque chose, mais l'arrivée de Hans non loin d'eux l'interrompit.
- Malia, on rentre ? Demande le journaliste du bord du terrain.
Il venait d'arriver d'une des nombreuses portes donnant sur le terrain après son entrevue avec Mrs Zelda. Il se demandait sans doute ce que fichait Malia en plein milieu du terrain d'entraînement à parler avec le capitaine de l'équipe qui la méprisait.
Malia lui jeta un coup d'oeil.
- Oui, bien sûr, j'arrive Hans. A samedi Dubois, bon entraînement ! Fit-elle avec son maximum de sympathie, s'éloignant sans attendre de réponse de sa part.
Le trait était peut-être un peu forcé, mais c'était aussi une règle des Vipères : ne jamais lésiner sur les moyens pour atteindre son but.
Elle rejoignit Hans en quelques pas et ils se dirigèrent vers la porte vitrée la plus proche de la sortie.
- Qu'est-ce que tu faisais ? Lui souffla Hans quand Dubois fut hors de portée d'écoute.
- J'essayais de discuter.
- Tu crois vraiment que Dubois va te faire des confidences à toi ? Se moqua Hans.
Malia fut piquée au vif, un instant vexée qu'il puisse la croire si naïve.
- Non, mais il pourrait lâcher une information par maladresse, se justifia t-elle.
Hans l'observa du coin de l'oeil, avec une expression curieuse.
- Fais comme tu le sens, dit-il finalement en guise de conclusion.
Et ils gagnèrent la sortie dans un parfait silence, chacun plongé dans ses réflexions. Malia se demandait comment elle pouvait obtenir plus d'éléments à propos de l'affaire Martinez-Dubois. Son instinct de journaliste lui soufflait que c'était le meilleur angle d'attaque pour l'article, que c'était le genre d'information qui pouvait éclairer la vie sportive du club d'un oeil nouveau. L'idée n'était pas de dévoiler la vie intime des joueurs pour le plaisir, mais c'était de comprendre comment leurs vies intimes pouvaient avoir des conséquences sur le club et ses résultats. Et nul doute qu'une histoire compliquée entre le capitaine de l'équipe et la poursuiveuse vedette avait forcément eu des répercussions sur l'équipe... Malia doutait d'obtenir des confidences de Dubois, même par maladresse, mais qu'elle tente de faire la discussion à Dubois ne risquait pas de faire grand mal, n'est-ce pas ?
N'est-ce pas ?
