Bonjour à tous ! :)

JudyOswald ahah oui effectivement c'est la dure loi des reviews ! Il y a énoooormément de lecteurs invisibles (ça peut se voir aux folloxs/favorites mais aussi aux statistiques de vues). Franchement d'après les chiffres que je vois, je pense qu'on est à 1 review pour 50 lecteurs globalement ^^ Après pour un couple très secondaire (Olivier Dubois x OX, c'est pas ultra populaire) je trouve qu'ici je m'en sors pas si mal :) J'ai hâte d'entrer plus dans le vif du sujet ! Ca me frustre un peu parfois de poster des chapitres si court car ça donne l'impression d'évoluer très lentement, alors qu'au final dans le récit tout est condensé sur 1 semaine là. Enfin bon, les choses sérieuses vont commencer à se débloquer ! Merci pour ta review en tout cas, ça me fait très plaisir que tu prennes la peine de laisser un mot à chaque fois :)

Kirbille merci pour ton avis par ici :) Effectivement je voulais faire une histoire trèèès légère par ici, donc je suis contente d'être arrivée à ce résultat ^^ Pour Malia honnêtement j'ai hésité ahaha, on verra si le côté Serpentard ressort en elle un jour ;) J'espère que la suite te plaira !

Petite-Licorne-Arc-en-Ciel pour Hans, la réponse tout de suite ! J'espère que la dynamique Malia/Olivier te plaira dans la suite de l'histoire. Merci pour ta review en tout cas :)

Le prochain chapitre est déjà bien avancé mais je bute sur une des scènes... Elle est plutôt importante donc je ne veux pas la rater. Je ne sais donc pas quand le chapitre arrivera mais je fais au mieux ! Vous avez le suivi sur mon profil si vous le souhaitez (je ne sais pas si c'est très utile comme système mais au-cas-où).

Bonne lecture, à bientôt ! :)


CHAPITRE 11 : L'INTERVIEW

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- Mrs Zelda nous donne du fil à retorde ! Comment peut-on faire un article intéressant si on ne peut poser aucune question ?

Hans pestait contre la coach de l'équipe depuis plusieurs minutes déjà. Malia avait d'abord pensé que l'entrevue entre les deux s'était bien passé car Hans n'avait rien laissé paraître, mais une fois qu'ils s'étaient retrouvés seuls dans la salle de presse, il avait laissé libre cours à ses pensées. Mrs Zelda l'avait sèchement rembarré à propos de certaines questions pendant les interviews qui "dépassaient les limites de la vie privée" selon elle. Elle avait donc demandé à assister aux dernières interviews pour avoir un oeil sur les deux journalistes et s'interposer au besoin. Hans s'y était fermement opposé mais devant son insistance, il avait dû céder.

- Je regrette de ne pas être allé voir le directeur du club plus tôt ! Cette satanée bonne femme...

Si Mrs Zelda agissait en chef au sein du club, ce n'était pas tout à fait le cas. Le véritablement décideur, c'était le président du club, celui-là même qui avait demandé à ce qu'un article soit rédigé sur Flaquemare. Et Hans avait sûrement raison en pensant que le directeur aurait été plus conciliant avec leur travail journalistique. Cependant les deux journalistes ne s'étaient pas tournés vers cette voie, pensant pouvoir amadouer Mrs Zelda et les joueurs ; grosse erreur ! Résultat ils se retrouvaient en fin de semaine à toujours devoir faire un bras de fer avec la coach et sans avoir de réelles informations croustillantes à placer dans leur article. Le seul angle d'attaque pertinent semblait être la supposée relation entre Dubois et l'ancienne poursuiveuse, mais même pour ça, l'intérêt était limité puisqu'ils ne réussiraient jamais à récupérer plus de détails.

Faire un reportage n'était pas aussi simple que Malia se l'était imaginé.

- De toutes façons il ne reste que l'interview de Dubois. Avec ou sans Mrs Zelda, il ne dira rien d'intéressant. Ca ne change pas grand chose.

Malia tentait de réconforter Hans du mieux qu'elle pouvait. Ils avaient terminé l'interview de tous les joueurs, et la seule à laquelle Mrs Zelda pourrait assister était celle de son capitaine. Et il était évident que Olivier Dubois était le plus avare d'informations. Que la coach soit présente ou non ne changerait rien au résultat final, Malia en était convaincue. Et Hans sembla se détendre, sans doute habité par la même pensée.

- Tu as raison.

Il y eut un silence et Hans se tourna finalement vers sa jeune collègue d'un air un peu curieux.

- En parlant de Dubois, c'est toujours d'actualité la rivalité entre lui et ton frère ?

- Oui et je ne crois pas que ça s'arrêtera un jour, répondit Malia avec un sourire, un peu attendrie à la pensée de son frère.

- J'hésitais à poser une question à ce sujet, mais je crois que ça va le brusquer, expliqua Hans.

Malia acquiesça. La rivalité entre Marcus Flint et Olivier Dubois était gravée dans le marbre et ça ne risquait pas de changer. Ils ne se côtoyaient quasiment plus pourtant - bien loin de la rivalité quotidienne à Poudlard - mais Marcus trouvait toujours la moindre raison pour critiquer Dubois en public, alors que Dubois affichait son mépris en affirmant qu'il ne s'intéressait pas du tout à un joueur aux résultats moyens comme Marcus Flint. Mais au fond il était évident que le mépris qu'ils ressentaient l'un pour l'autre n'avait toujours pas disparu malgré les années. Le conflit s'était déplacé de la vie d'adolescents à la vie professionnelle. A chaque fois qu'il y avait un match entre leurs deux équipes, le rivalité semblait être plus personnelle que professionnelle. Malia le savait depuis longtemps au travers des mots de son frère, mais maintenant qu'elle avait légèrement côtoyé Dubois elle se rendait compte que la réciproque était vraie. Et Marcus s'emportait toujours dès qu'il était question de Dubois ; il était logique de penser que l'inverse serait vrai, et que poser des questions à Dubois à propos de Marcus ne le mettrait pas dans de bonnes dispositions pour l'interview.

- Non c'est pas une bonne idée, répondit Malia en guise de conclusion.

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Dubois n'avait même pas pris la peine de prendre une douche et Malia était convaincue que c'était sa façon de leur témoigner du mépris et de la réticence. Il devait se plier au jeu de l'interview mais il n'allait certainement pas rendre les choses simples. Sa peau luisait encore d'effort, son tee-shirt était trempé et son odeur corporelle dégageait un parfum de sueur fort. Il n'était pas vraiment présentable et il le savait. Hans grimaça légèrement lorsque Dubois s'installa à la table en face d'eux, mais Malia resta inexpressive. Les joueurs en sueur n'étaient pas un problème pour elle (en réalité, c'était même ce qu'elle préférait - un fantasme féminin bien répandu - mais elle ne pouvait décidément pas appliquer ce principe à Olivier Dubois).

- Bien, Monsieur Dubois, je vous remercie de vous être déplacé.

Dans leur dos, Mrs Zelda se mit à toussoter légèrement. Ce n'était pas une toux naturelle, simplement un rappel subtil de sa présence. Malia vit les sourcils de Hans se froncer mais il ne fit aucun commentaire. Elle pouvait presque sentir dans l'air à quel point il était tendu. Elle savait que les journalistes n'aimaient pas être surveillés dans leur travail et c'était précisément ce qui arrivait. Malia songea qu'au moins Hans n'était plus si sensible au charme de Mrs Zelda, et c'était déjà ça.

- Pouvez-vous me faire un rapide historique de votre parcours ? Votre âge, Poudlard ?

Dubois croisa les bras et se cala dans le fond de sa chaise, apparemment pas ravi d'être là mais consentit tout de même à répondre :

- J'ai vingt-cinq ans et j'ai commencé à jouer au Quidditch... depuis aussi longtemps que je m'en souvienne. A Poudlard, j'ai intégré l'équipe de Quidditch de Gryffondor, d'abord comme remplaçant en deuxième année, et puis comme titulaire en troisième année. J'ai été nommé capitaine de l'équipe en cinquième année. Après Poudlard j'ai intégré l'équipe de Flaquemare, dans l'équipe de réserve pendant un an, puis l'équipe titulaire. Je n'ai pas bougé de mon poste depuis.

Malia prenait des notes de manière concentrée, laissant à Hans le soin de poser des questions. Elle aurait bien aimé avoir un rôle plus actif lors de ces interviews mais elle se sentait déjà assez chanceuse d'avoir pu en mener elle-même deux (même si il s'agissait que de l'équipe de réserve). Elle ne devait pas être trop gourmande et faire bonne impression. Mr Craft ne lui confierait pas un reportage sous sa responsabilité de si tôt, mais Malia était convaincue que si elle se comportait bien avec Hans, elle pourrait l'accompagner lors de la prochaine mission qui lui serait confiée.

- Mais vous avez forcément reçu des propositions d'autres clubs ? Demanda Hans.

- Ca ne m'intéresse pas. Flaquemare est mon équipe et je suis capitaine ici. Rien ne peut m'attirer ailleurs.

Dubois était clair et rapide dans ses réponses, sans envie de s'attarder. Cette simple question aurait pu être complétée de bien des manières, mais il ne le faisait pas. Malia savait pourtant que la loyauté de Dubois à l'égard de Flaquemare ne datait pas d'hier : déjà à Poudlard, il soutenait ce club (elle devait l'information à Marcus, bien sûr). Aucun autre club ne pouvait l'intéresser car il avait été directement recruté par celui qui lui tenait à coeur. Elle le savait, mais puisqu'il ne le disait pas, Hans et elle ne pourraient pas utiliser l'information dans leur article. Elle soupira, frustrée de ne pas pouvoir intervenir.

- A votre avis, quelles sont les qualités d'un bon capitaine ?

L'interview se déroula pendant de longues minutes, d'un intérêt très limité. Les questions de Hans étaient très basiques, ne concernaient que le Quidditch et Dubois répondait toujours de la manière la plus courte possible. Une ou deux fois, Malia cru que Hans allait s'énerver et faire remarquer que ce n'était pas une façon de travailler, mais il parvint à garder son calme et à mener l'interview d'un ton égal. Malia prenait des notes, silencieusement, sentant parfois le regard de Mrs Zelda la fixer dans son dos de manière désagréable. Dubois et Hans ne la regardaient pas, concentrés dans leur échange. Mais soudain...

- J'aimerais essayer la feinte de Lebroswi prochainement, commença Dubois.

- Labroski, corrigea Malia machinalement.

Et elle se mit à rougir aussitôt, consciente qu'elle venait de commettre un impair. Les regards de Hans et Dubois se tournèrent vers elle (celui de Mrs Zelda aussi probablement).

Elle savait qu'elle avait du mal à se contenir dès qu'il s'agissait de Quidditch, mais elle avait aussi conscience qu'elle arrivait à se montrer beaucoup plus professionnelle habituellement. Jamais elle ne contredisait un de ses collègues ouvertement, et jamais elle ne corrigeait une personnalité lorsqu'elle parlait de Quidditch. Avec Dubois en revanche, sa nature de férue de Quidditch reprenait le dessus. Elle ne savait pas très bien si c'était parce que Dubois et elle partageait la même passion maladive (elle en était parfaitement consciente) ou si c'était parce qu'il lui inspirait une animosité pour laquelle elle n'avait pas envie de faire d'effort. Ou bien tout simplement que ces longues minutes à faire figuration sans parler lui étaient montées à la tête.

Dubois lui jeta un regard noir mais ne se laissa pas démonter.

- Non, Lebroswi. C'est différent de la feinte de Labroski.

- Ah oui ? Demanda Malia en se penchant au-dessus de la table, soudain plus du tout préoccupée à faire bonne figure.

Si il y avait bien une chose qui la rendait incapable de se contenir, c'était de faire une nouvelle découverte en matière de Quidditch. Elle savait qu'elle n'avait pas la connaissance universelle - elle ne pouvait pas tout retenir de ses lectures, aussi motivée fut-elle - mais elle ne ratait jamais une occasion d'en apprendre davantage. C'était une curiosité trop forte pour être contrôlée.

Elle ne se rendit pas compte que Hans lui jetait un regard désapprobateur, agacé que sa jeune collègue perde tout son professionnalisme d'un coup.

Pendant une seconde, Olivier Dubois afficha un air satisfait, mais ce dernier disparu bien vite pour laisser place à la même excitation que celle affichée par Malia.

- Et bien, dans la feinte de Labroski, tu enchaînes les roulades aériennes...

- Je sais très bien ce que c'est, coupa Malia d'impatience.

Mais Dubois ne se laissa pas interrompre.

- ... pour déstabiliser l'adversaire. La feinte de Lebroswi consiste à alterner le vol sur les côtés.

Malia fronça les sourcils. Elle n'avait jamais été très douée en visualisation. Quand elle était plus jeune, Marcus lui avait toujorus fait une démonstration de tout ce qu'elle demandait. Désormais les occasions étaient plus rares et Malia était souvent frustrée de ne pas pouvoir mettre d'images sur une idée.

- Tu peux me montrer ? Demanda t-elle, oubliant une seconde qu'elle s'adressait à Olivier Dubois.

Dubois sembla surpris.

- Euh, oui.

Mais la réponse positive n'était sûrement due qu'au fait qu'il était pris de court.

Hans profita du malaise qui s'installa la seconde suivante pour intervenir et remettre l'interview dans le droit chemin.

- Hum, bon, reprenons le fil de l'interview voulez-vous, vous aurez tout le monde de débattre en matière de Quidditch après.

Cassée dans son élan, et ramenée brutalement sur terre, Malia se renfonça dans sa chaise et cacha son trouble en replongeant dans sa prise de notes. Elle ne savait pas ce qui la mettait le plus mal à l'aise : d'avoir été si peu professionnelle le temps de quelques secondes, ou d'avoir partagé son amour pour le Quidditch avec Olivier Dubois.

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Malia était contente d'être enfin rentrée chez elle et de pouvoir s'affaler sur son canapé. La journée lui avait semblé épuisante et ne s'était pas terminée de la meilleure des façons. Hans lui avait reproché son manque de tenue lors de l'interview et elle avait senti dans l'agacement de son collègue quelque chose d'autre - mais elle ne parvenait pas à mettre le doigt dessus. Finalement Hans s'était calmé et ils s'étaient souhaité une bonne soirée de repos. Malia espérait juste qu'il ne lui tiendrait pas rigueur de cet écart car elle comptait énormément sur leur collaboration future pour avoir la chance de faire d'autres reportages rapidement.

Malheureusement pour Malia et son envie de se reposer, quelques minutes après être rentrée, quelqu'un fit irruption dans son appartement. Freya arriva, avec l'aisance dont elle avait le secret.

Mais comment lui en vouloir ? Sa bonne humeur était contagieuse et fit sortir Malia de sa torpeur. Freya lui glissa même un thé chaud plein de réconfort pour la requinquer, tout en lui racontant les dernières nouveautés de sa vie pour la distraire.

- Je fréquente Zacharias Smith en ce moment. Tu savais qu'il a un cousin plus vieux ? Un bel homme, une bonne situation.

Malia se mit à rire. Elle avait parfaitement compris les intentions de son amie.

- Je ne cherche pas à me caser, Freya.

- Oh allez Malia, tu ne vas pas passer ta vie célibataire.

La jeune femme piqua du nez. C'était l'un des sujets sur lesquels Freya et elle ne seraient jamais d'accord. Freya était du genre croqueuse d'hommes et tentait, à intervalles réguliers, de présenter des hommes à Malia dans l'espoir qu'elle trouve quelqu'un avec qui nouer une relation. Malia avait beau lui répéter qu'elle n'avait pas besoin de quelqu'un dans sa vie pour être heureuse et s'amuser, Freya persistait à penser qu'un flirt ne lui ferait pas de mal. Elle n'avait peut-être pas tout à fait tort, mais Malia ne trouvait personne qui l'intéressait plus de cinq minutes.

- Si tu trouves un gars mignon, qui adore le Quidditch et qui n'est pas un séducteur, je t'en prie, présente-le moi.

Freya ricana.

- Tu as trop fréquenté les copains de ton frère, mais je t'assure qu'ils ne sont pas tous comme ça.

Malia haussa les épaules, pas convaincue. Grâce à son frère, elle avait fait beaucoup de rencontres au sein du monde du Quidditch mais soit les sorciers qu'elle rencontrait n'aimaient pas réellement le Quidditch (plutôt la popularité qui y était liée) soit ils étaient de grands séducteurs (à l'image de Thomas Darcy) ou bien tout simplement ils ne lui plaisaient pas. Elle n'avait trouvé personne d'intéressant jusqu'à présent, mais être célibataire à vingt ans n'était pas un fardeau, loin de là.

- Tu rencontreras quelqu'un un jour, conclut Freya avant de changer de sujet.

Un jour, peut-être.