Bonjour à tous ! :)

Voilà le chapitre 13; le 14 est déjà bien entamé et j'espère le poster prochainement.

Shadedwords ahaha nous on sait que Dubois ne sera pas de l'histoire ancienne, maintenant il faut que Malia le comprenne ^^ Il va effectivement se passer des choses dans les prochains chapitres !

Kirbille et bien moi je suis pas fâchée de quitter Flaquemare, ça commençait à tourner en rond je trouve :p Pour Thomas il y a la réponse dans ce chapitre, et pour Malia/Dubois ça ne saurait tarder :)

Un grand merci pour vos reviews, ça me booste pour écrire la suite de cette histoire ! :)

D'ailleurs, j'ai médité ces derniers temps, et je pense finalement faire une "version courte" de cette fanfiction. J'avais prévu pas mal de choses mais je pense tronquer quelques-unes de ces intrigues, afin de pouvoir raccourcir cette histoire. Je n'ai pas envie de m'y éterniser. Cela dit ça ne devrait pas se ressentir à la lecture, le développement de l'histoire restant le même au final. Il me semblait toutefois plus honnête de vous le dire, notamment parce que certains éléments/indices laissés dans les chapitres précédents ne mèneront finalement à rien. J'espère ne décevoir personne avec cette annonce.

Sur ce, je vous souhaite une bonne lecture ! :)


CHAPITRE 13 : LE MATCH

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- Hé ho, Malia, t'es avec nous ?

Lowell claqua ses doigts devant le visage de Malia pour la sortir de ses pensées.

- A quoi tu penses comme ça ? Si c'est pour ton papier tu ne devrais pas t'inquiéter autant, dit Freya en sirotant son verre.

Ils étaient tous les trois installés autour d'une table du Chaudron Baveur, à prendre un verre ensemble comme au bon vieux temps. Lowell était l'un de leurs amis à Poudlard. Ancien Gryffondor, il s'était d'abord lié d'amitié avec Freya avant de faire la rencontre de Malia une année plus tard. Les filles s'étaient rapprochées très vite et Lowell n'avait pas été réellement inclus à leur petit duo, ce qui ne les empêchait pas d'être très bons amis. En sortant de Poudlard, il avait avoué ses sentiments à Freya ; malheureusement celle-ci n'avait pas l'âme assez romantique à l'époque pour s'engager dans une relation et l'avait repoussé. Dans l'espoir de se changer les idées, Lowell était parti vivre quelques temps chez sa grand-mère en Irlande et avait finalement décidé de s'y installer. Il revenait régulièrement à Londres pour revoir sa famille et ses amis, et Malia et Freya s'arrangeaient pour le voir au moins une fois par mois.

- Je ne m'inquiète pas, je réfléchis, répondit Malia.

Maintenant que la fin du reportage approchait - il ne restait que le match du lendemain - son esprit était constamment en ébullition à réfléchir à ce qu'elle allait pouvoir mettre dans son article. Elle devrait effectuer le travail en collaboration avec Hans et c'était l'occasion de montrer qu'elle pouvait être une vraie valeur ajoutée pour le reportage. Elle était convaincue que si Hans souhaitait qu'elle l'accompagne dans ses prochains reportages, Mr Craft le directeur du journal, accepterait sans rechigner. C'était donc Hans qu'il fallait convaincre.

- Tu penseras à tout ça demain. Il y a autre chose que le travail dans la vie, lança Freya en levant les yeux au ciel.

Son principal défaut était sa façon de se montrer hautaine parfois, comme en cet instant.

- On a pas tous la même vie que toi, répondit Malia un peu piquée.

Même si elle savait que les paroles de son amie étaient dénuées de méchanceté, elle savait aussi que Freya trouvait son existence un peu plate. Ce n'était pas pour rien qu'elle tentait constamment de la faire sortir et rencontrer des gens. Elle était persuadée que Malia se renfermait trop sur son travail - et ce n'était pas faux. Pour autant, Malia adorait sa vie et n'aurait changé pour rien au monde, encore moins pour une existence aussi dénuée de responsabilité que celle de Freya.

- Malia a raison, on ne peut pas tous vivre comme toi, intervient Lowell.

Derrière son sourire et son ton léger, il était facilement de deviner une certaine gêne. Malia était convaincue qu'il n'avait pas tout à fait digéré le rejet de Freya mais aucun d'entre eux n'en avait jamais reparlé. Malia se sentait un peu coupable puisque c'était elle qui avait poussé Lowell à se déclarer.

Une seconde passa, puis Lowell se tourna vers Malia :

- Être journaliste de Quidditch a toujours été ton rêve, c'est normal que ce soit ta priorité. Ne perds jamais ça de vue.

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Malia assista à un étrange défilé au centre d'entraînement ce matin-là. Elle était arrivée très tôt car elle ne voulait rien manquer de cette dernière journée et elle voulait savoir dans quel état d'esprit étaient les joueurs avant même de se retrouver. Ils arrivèrent tous en transplanant, à tour de rôle, et Malia nota combien ils avaient l'air stressés et fermés. Aucun ne sembla la remarquer, pas même Thomas.

Comme exception qui confirmait la règle, Olivier Dubois arriva en dernier. ce jour-là Il avait toujours un air un peu fermé à cause de sa concentration mais Malia pouvait presque sentir le stress irradier de son corps. En tant que capitaine, il avait encore une plus grande pression sur les épaules. Déjà qu'il prenait les choses à coeur plus que de raisons quand il s'agissait de Quidditch... Malia avait presque de la peine pour lui face à ce stress qu'il devait ressentir.

Lui non plus ne la remarqua pas.

Malia patienta encore un peu, et finalement Hans arriva à l'heure prévue et se rapprocha du banc où elle était assise.

- Ca fait longtemps que tu es là ? Demanda t-il après l'avoir salué.

Malia hocha la tête.

- Oui, je voulais voir l'arrivée des joueurs, savoir dans quel état d'esprit ils étaient.

- Et alors ?

- Très stressés.

- Pas étonnant, répondit Hans avec un sourire indulgent.

Malia se leva et ils se mirent en mouvement vers le club. Avant la rencontre, les joueurs devaient se retrouver pour reparler de la stratégie; ils ne s'entraîneraient pas à proprement parler pour garder des forces pour le match. Hans et Malia avaient obtenu le droit d'assister à ce debriefing d'avant-match, sous réserve de ne dévoiler aucune information stratégique dans leur article ou au public. Le plan d'attaque de Flaquemare devait rester un secret. Malia était excitée à l'idée d'assister à cette partie-là. C'était la première fois de sa vie qu'elle assistait réellement aux coulisses d'un match et elle trouvait ça incroyable. En tant que passionnée du Quidditch, elle n'aurait pas pu trouver meilleure activité.

- Il est temps que Flaquemare remporte une victoire. Si l'équipe continue de perdre, je pense qu'ils vont atterrir dans une spirale infernale...

Ils parlaient tout bas en avançant, de crainte de se faire entendre par un membre du club. Ils étaient honnêtes, et pas dans la critique pour être méchant, mais leurs remarques auraient pu être mal perçues.

- Tu crois qu'ils peuvent gagner ? Demanda Malia.

Elle avait passé du temps sur le banc à observer les entraînements et elle ne comprenait pas d'où venait la faiblesse de l'équipe. Certes, tous les joueurs, bien que très bons, avaient quelques défauts, mais comme tous les joueurs professionnels. Aucun n'était parfait. Alors d'où venait le problème ? Ca ne pouvait pas être l'ambiance d'équipe non plus puisque le groupe avait l'air de s'entendre très bien. Est-ce que ça venait de la pression exercée par le capitaine ? Olivier Dubois n'était pas un tendre en matière de Quidditch et elle savait que son comportement lui avait déjà fait défaut auprès de ses coéquipiers à Poudlard. Il était si impliqué et investi dans le jeu qu'il en oubliait que tout le monde n'était pas comme lui et que tout le monde n'avait pas le même avis que lui. Olivier Dubois était de ceux qui pensaient avoir trouvé la stratégie la plus pertinente; Malia était de ceux qui pensaient qu'il y avait toujours plusieurs options possibles.

Malheureusement pour la curiosité de Malia, son collègue n'avait pas la réponse non plus :

- J'en sais rien. Ils ont une bonne équipe mais les résultats n'ont pas été au rendez-vous depuis un moment.

Ils interrompirent leur conversation en arrivant dans la salle. Tous les joueurs étaient déjà présents, sauf Olivier Dubois.

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Malia et Hans étaient assis dans un coin du vestiaire, tentant de se faire oublier dans cette ambiance pesante. Dubois avait fait un discours d'encouragement pour ses joueurs mais le peu d'entrain que l'équipe avait manifesté s'était éteint à la fin du discours. Pendant le debriefing d'avant-match au club, ils avaient tous eu un comportement stressé mais dynamique, Dubois en tête. Maintenant cet entrain était retombé et il ne subsistait que ce stress insoutenable. Malia n'aimait pas du tout cette ambiance et se demandait comment ils pouvaient supporter de vivre ça régulièrement. Elle-même avait un taux de résistance au stress très faible : elle se serait rendue malade face à tant de pression et d'attente.

Les joueurs attendaient d'être appelés pour se rendre sur le terrain et disputer le match face aux Canons de Chudley. A chaque seconde qui passait, le stress semblait se faire plus présent encore : était-ce la raison de leur faible nombre de victoires ? Ca ne paraissait pas impossible ; ils avaient eu des résultats médiocres après le départ de Martinez (l'ancienne poursuiveuse) et peut-être que cela avait fait entrer l'équipe dans un cercle vicieux dont ils avaient du mal à sortir. Ils avaient perdu confiance et n'arrivaient pas à remonter la pente.

Au bout d'un moment, Malia n'y tient plus et se sentit incapable de rester assise plus longtemps. Elle avait l'impression de ressentir le stress de l'équipe et ça lui donnait envie de se dégourdir les jambes. Elle se leva sans déclencher la moindre réaction et s'approcha de la porte de sortie ouverte, écoutant le bruit qui résonnait dans le stade. Il y avait l'air d'avoir beaucoup de spectateurs vu le brouhaha ambiant. Les commentateurs commençaient déjà à mettre l'ambiance et ce n'était qu'une question de temps avant que les équipes soient appelées. Elle ferma les yeux et écouta ce son si apaisant d'un stade en folie. Elle adorait cette ambiance.

- Le stress d'avant match, lui souffla une voix derrière elle.

Elle sentit un souffle chaud dans sa nuque et l'instant lui sembla presque agréable jusqu'à ce qu'elle se retourne vers Thomas Darcy.

Il avait un léger sourire - probablement sa tentative d'oublier le stress. Ses yeux brillaient d'émotion mais elle savait que ça ne lui était pas destiné : il pensait au match qui s'annonçait. Elle-même n'était qu'une vague distraction.

- Ca va aller, lui répondit Malia.

Elle n'en était pas vraiment certaine mais ça lui semblait être la bonne chose à dire. A cette seconde précise, Thomas Darcy lui offrait un portrait un peu touchant, celui du garçon plus-tout-à-fait-si-sûr-de-lui. Moins il avait envie de plaire, plus il avait de chance de réussir. Cette vulnérabilité donnait envie à Malia de le réconforter mais elle savait que c'était impossible : seule la fin du match ferait retomber la pression pour les joueurs (et encore, ce ne serait pas immédiatement, Marcus mettait parfois des jours entiers à redescendre).

- Après le match - et peu importe le résultat - Ginger et moi on organise une petite soirée chez nous, si ça te tente de venir.

Malia savait que les fêtes d'après-match étaient très populaires dans le milieu du Quidditch ; c'était d'ailleurs à celles-ci qu'elle était le plus souvent invitée. Que Thomas Darcy soit l'organisateur de ce type de soirée ne l'étonnait pas, mais ça ne faisait que confirmer la certitude de Malia qu'il ne lui plairait jamais vraiment. Néanmoins Thomas n'était pas un garçon désagréable et elle savait qu'ils pourraient s'entendre une fois qu'il aurait abandonné l'idée de la séduire. L'idée de passer une soirée avec lui, Ginger, les autres membres de l'équipe et leurs amis était plutôt sympathique.

- Avec plaisir, répondit-elle en souriant.

- Ok. C'est une invitation personnelle, précisa t-il.

Elle comprit tout de suite où il voulait en venir : il l'invitait pour elle, et pas en tant que journaliste. Le but n'était pas de lui donner plus de matière pour son article mais simplement de faire connaissance et de la découvrir dans sa vie personnelle. Malia ne savait pas trop si c'était très professionnel de sa part d'accepter mais, puisqu'elle était déjà habituée à fréquenter ce type de soirée, quel mal cela pouvait-il faire ? Elle était en plus ravie d'être enfin considérée comme une personne, et pas juste regardée de travers à cause de son travail au club.

- Faites un accueil bruyant pour le club de FLAQUEMARE ! fit la voix du commentateur en résonnant dans le vestiaire de l'équipe, signe qu'il était temps pour eux de s'avancer.

Malia échangea un regard avec Thomas et s'écarta pour laisser passer la petite file de joueurs. Ils avaient tous une mine concentrée, mais de tous c'était Dubois qui avait l'air le plus stressé. Son regard était dur et fixe, sa mâchoire serrée et ses traits froncés. Et cette pression n'était pas qu'une illusion : Malia pouvait presque sentir dans l'air toute cette tension qui émanait de lui. Elle en était troublée.

- Bonne chance, souffla Malia quand il passa près d'elle.

Mais Dubois ne sembla pas l'entendre.

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- Frost qui passe le Souafle à Allen et, OH ! le superbe arrêt de Dubois !

Malia entendait les commentaires mais elle était incapable d'en comprendre le sens, trop concentrée sur l'action. Les joueurs virevoltaient dans les airs, offrant un spectacle saisissant à quiconque était présent dans le stade. L'ensemble visuel était magnifique mais Malia aimait encore plus se concentrer sur le vol de chaque joueur. Chacun avait sa façon de se tenir sur le balai et de se mouvoir dans les airs. Parfois elle en perdait les balles de vues, trop concentrées à regarder un joueur évoluer sur son balai. Mais il y avait tant d'action dans ce match que ses yeux finissaient forcément par rencontrer un Cognard ou le Souafle. Elle avait même aperçu le vif d'or ! Les attrapeurs l'avaient remarqué aussi mais, situés trop loin pour l'atteindre, la petite boule dorée avait disparu et se cachait depuis.

- Les Canons mènent toujours le score, est-ce que Flaquemare est capable de remonter... Darcy d'avance dangereusement !

Thomas Darcy s'avançait vers le gardien adverse avec le Souafle. Son vol était franc et décidé, sans laisser place à l'inattendu ou à l'hésitation. Il arriva devant le gardien, contracta ses bras et lança le Souafle... Qui entra dans l'un des anneaux !

- OUAAAAH ! Fit le stade - du moins la moitié réservée aux supporters de Flaquemare.

Ginger alla féliciter Thomas avant que toute l'équipe ne se repositionne pour la contre-attaque.

Malia était figée par ce spectacle qui la mettait dans tous ses états. Qui aurait cru qu'un match Flaquemare/Canons de Chudley pourrait autant la passionner ? Elle n'aimait aucune des deux équipes particulièrement.

Et puis elle réalisa que serrer si fort son siège et se tendre autant ne pouvait signifier qu'une chose : elle vivait le match car elle souhaitait la victoire de Flaquemare. Elle ne savait pas très bien d'où lui venait cette envie, ce n'était pas un club qu'elle supportait habituellement - peut-être était-ce pas loyauté après une semaine passée au sein de l'équipe. En tout cas elle sentait dans son corps ce flot si particulier d'adrénaline qui ne se manifestait que lors d'un match dont l'enjeu lui tenait à coeur. Elle voulait voir Flaquemare gagner.

Et cette pensée laissa place à une autre, plus angoissante : l'équipe de Flaquemare pouvait-elle réellement gagner ?