Bonjour à tous ! :)
Ce chapitre-ci est particulier : il constitue la "première partie" d'un plus gros ensemble de scènes (en clair : la soirée d'après-match va se dérouler sur 2 chapitres). Je voulais terminer la seconde partie avant de poster celle-ci mais je n'ai finalement pas assez de patience pour ça ! J'espère pouvoir poster la suite rapidement tout de même :)
Merci pour vos retours du dernier chapitre, je suis contente que l'histoire trouve quelques lecteurs.
JudyOswald j'ai bien aimé décrire la scène de Quidditch aussi - sans en faire trop, mais juste montrer l'excitation de Malia. Pour les questions, il y a quelques réponses dans ce chapitre... et la suite, après ! ;)
drou et bien merci à toi pour ce commentaire :) Ca fait toujours plaisir d'avoir un avis comme ça, je suis contente que l'histoire te plaise !
Kirbille oui je n'ai pas voulu dévoiler l'issue du match pour garder un tout petit peu de suspens :p effectivement, la "soirée" c'est un gros morceau que j'attends d'écrire depuis un moment, donc voilà encore la première partie en dessous !
Shadedwords pour savoir si Malia pourrait craquer pour Thomas, tu auras la réponse juste en dessous :p Mais pour la reste, ce sera dans le prochain chapitre :)
She0mi merci pour ta review :) les histoires sur Olivier ne sont pas fréquentes malheureusement... Par contre, moi, les OC, j'adore ! Je trouve qu'il y a tellement de possibilités ! Ravie que Malia te plaise :) En espérant que la suite te plaira !
Sur ce, bonne lecture ! :)
CHAPITRE 14 : LA SOIREE (1)
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Le vestiaire était le scène d'une joie immense. Les joueurs ne cessaient de pousser des cris de victoire et de s'étreindre avec une spontanéité que ne connaissaient que les sportifs. Hans et Malia observaient la scène, tout sourires, eux-mêmes contaminés par cette joie. Le match avait duré presque quatre heures, ce qui était tout de même assez long, et Malia savait qu'après cette liesse manifeste, les joueurs se sentiraient fatigués. Il leur faudrait une petite pause avant la soirée qu'ils avaient prévu. Malia avait prévenu Hans qu'elle avait été invitée, et il lui avait simplement souhaité de passer une bonne soirée. Il ne lui avait donné aucun conseil ou instruction, ce qui avait achevé de faire penser à Malia qu'elle devait profiter de la soirée pour elle et pas en tirer profit pour son article. Enfin, si elle pouvait faire les deux...
Soudain, Sophie s'approcha de Malia et la serra dans une étreinte pleine d'euphorie, trop heureuse de pouvoir partager sa joie avec tout ceux qu'elle voyait. Malia lui rendit son étreinte, à la fois amusée et un peu gênée de cette proximité imposée. Heureusement personne d'autre ne s'approcha d'elle et Hans ; Sophie était la seule qu'elle connaissait assez pour ne pas être gênée par ce câlin soudain.
Une fois l'euphorie un peu calmée, Dubois intima ses joueurs au silence par des gestes de mains. Il fallut plusieurs minutes pour que toutes les langues se taisent.
- Bien bien, c'est une superbe victoire que nous avons eu aujourd'hui. Le match a été grandiose et vous avez tous été formidables. Nous ferons le debriefing technique lundi mais je voulais vous féliciter. Bien sûr il ne faut pas se satisfaire de cette victoire car le chemin est encore long...
Les joueurs affichèrent soudain une mine un peu fermée. Malia songea que Dubois était un peu maladroit : son équipe avait besoin d'être encouragée pour son succès, et pas stressée par l'avenir. Heureusement le capitaine sembla se rendre compte du malaise.
- Mais pour l'instant célébrons notre victoire !
La fin du discours fut saluée par un cri de joie et les joueurs scandèrent le nom de "Dubois !" pour remercier leur capitaine de les avoir mené à la victoire. Malia observait la scène, un peu touchée de cette joie manifeste qui cachait un profond soulagement. Et puis elle vit Thomas Darcy s'approcher de Dubois et lui dire :
- Hé capitaine, ce soir tu es obligé de faire la fête avec nous.
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Malia se sentait un peu angoissée sur tout le chemin pour aller chez Ginger et Thomas. Ils habitaient dans un quartier résidentiel moldu, ce qui était une pratique courante pour les joueurs célèbres de Quidditch (leurs voisins moldus ne les connaissaient pas et les laissaient tranquilles). Le quartier était plutôt chic : une flopée de petites maisons dans le style anglais traditionnel avec des jardins ouverts et magnifiques. Comme il était impossible de transplaner directement dans la maison (elle était protégée par des sortilèges, comme la plupart des habitations sorcières) deux choix étaient possible : le réseau de cheminette, ou bien de transplaner dans un petit bois situé à quelques minutes de marche. Malia n'ayant pas de cheminée, elle avait utilisé la deuxième option. Et atterrir dans un bois sombre et inconnu n'était sûrement pas la meilleure façon de commencer la soirée.
Heureusement, elle avait choisi une tenue décontractée. Si Freya avait su, elle l'aurait forcée à enfiler une belle robe et une paire de talons, mais comme personne d'autre n'était intervenu dans le choix de Malia, elle était vêtue d'une paire de baskets, d'un jean sombre et d'un haut un peu plus sexy que d'habitude - histoire de marquer le coup, qu'elle allait en soirée et pas juste se balader. Et Malia se félicita de son choix en avançant dans les bois.
Une fois cette étape des bois terminée, la jeune journaliste se retrouva face à sa préoccupation principale : la soirée allait-elle bien se passer ? D'ordinaire elle ne se posait jamais la question car elle était très sociable et elle connaissait toujours au moins une personne, mais cette soirée là lui semblait un peu différente : les joueurs n'avaient pas été spécialement ouverts et sympathiques durant toute la semaine et le seul qui lui témoignait de l'intérêt espérait simplement l'ajouter à sa liste de conquêtes. Dans ces conditions, Malia ne savait pas trop où elle allait pouvoir se placer pour passer une bonne soirée. Hans lui avait finalement donné quelques conseils, juste avant qu'ils ne quittent le stade ensemble : ne pas oublier qu'elle était journaliste et représenter dignement le Quidditch's Times (sa carrière pouvait souffrir d'un impair) et ne pas culpabiliser si elle laissait traîner une oreille et récoltait quelques informations. C'est la particularité de notre métier, avait dis Hans, on est toujours journalistes, à toute heure de la journée. C'est normal de faire notre travail.
Elle n'allait pas à cette soirée dans le but de récolter des informations pour son article mais si elle entendait des choses, elle ne comptait pas se priver. Mais ce n'était pas le but principal - en tout cas c'était ce qu'elle se disait pour se donner bonne conscience.
Après plusieurs minutes de marches, Malia arriva devant la grande maison que partageaient Thomas et Ginger.
- Hé, salut Malia ! La salua Ginger quand Malia sonna à la porte.
D'un coup les doutes de Malia s'envolèrent. La rouquine l'attrapa vers le bras pour la conduire dans le salon, manifestant une sympathie que Malia ne lui avait pas connu jusqu'alors. Elle se sentait prise en mains par son hôte et elle était rassurée que ce soit par Ginger plutôt que par Thomas, car au moins Ginger n'aurait pas d'idées mal placées à son égard.
Malia balaya la salle du regard. Il n'y avait pas beaucoup de personnes présentes; simplement l'équipe titulaire, quelques membres de l'équipe de réserve et quelques autres sorciers qui devaient être des amis. La soirée semblait plutôt détendue et conviviale et Malia se sentit rassurée par cette atmosphère. Elle repéra Olivier Dubois dans un coin, qui discutait avec Patty, le batteur. A la manière dont Dubois bougeait ses mains et à l'étincelle qui luisait dans ses yeux, Malia comprit de quoi ils parlaient : ils étaient en train de refaire le match. Et ça n'avait rien d'étonnant.
- Thomas va être content que tu sois là, précisa Ginger avec un grand sourire.
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La joie de Thomas lorsqu'il la vit fit sourire Malia. Elle savait bien que pour lui elle n'était d'une distraction supplémentaire mais elle était rassurée de voir quelqu'un qui avait l'air d'être content qu'elle soit là. Sa sympathie à son égard était rassurante et réconfortante. La soirée n'allait sûrement pas être désagréable avec Thomas à ses côtés - du moment qu'il n'essayait pas trop de flirter avec elle.
- Tu es venue ! Dit-il en guise de salutations.
- Difficile de s'y soustraire, surtout après votre belle victoire, répondit Malia.
La remarque agrandit le sourire de Thomas encore plus. Il sembla vouloir ajouter quelque chose mais ils furent interrompus par une voix masculine.
- Grâce à mon talent, bien sûr.
Patty venait d'arriver derrière Thomas et lui enroula un bras autour des épaules dans une étreinte fraternelle touchante. La cohésion de leur équipe n'était pas qu'une illusion : ils étaient réellement amis en dehors du terrain. Malia n'en avait jamais douté mais elle était contente d'en voir la confirmation en direct. Même dans ce cadre festif, elle n'oubliait pas son travail de journaliste et elle voyait quelques petits détails qui pourraient appuyer ce qu'elle voulait écrire dans son papier.
- Laila te demande à la cuisine, expliqua Patty pour justifier sa présence.
Thomas soupira et fit un sourire d'excuse à Malia. Il était l'hôte de la maison et semblait indispensable pour ses invités. Malia le regarda s'éloigner avec regret, un instant inquiète à l'idée de se retrouver seule au milieu de gens qu'elle connaissait si peu - dont certains qui se méfiaient sûrement d'elle à cause de son travail. Ginger avait disparu peu après l'avoir accueilli et Thomas avait pris le relai. Et maintenant ? Ses craintes s'estompèrent assez vite ; Patty resta avec elle.
- Je te sers un verre ? J'ai une super recette de cocktail, ajouta t-il en lui montrant son verre.
Le liquide qu'il contenait était rouge foncé et elle avait l'impression d'y apercevoir des morceaux... Ca avait plus l'air d'être une potion ratée qu'un cocktail agréable. Elle grimaça un peu face à cette vue, pas très emballée à l'idée de devoir y goûter. Mais elle comptait bien profiter de la soirée tout de même.
- Ok, mais ton cocktail ne m'inspire pas confiance. Vous n'avez pas de la Bieurabeurre ? Demanda t-elle avec un sourire un peu gêné.
Elle ne comptait pas critiquer sa recette magique, mais impossible de faire semblant d'apprécier quelque chose d'aussi dégoûtant (du moins, ça en avait l'air). Heureusement pour elle Patty n'était pas du genre susceptible. Il fit un petit geste de la main pour signifier que ce n'était rien, et il se retourna vers la grande table du salon, située quelques mètres plus loin.
- Capitaine, la petite dame aimerait une Bièraubeurre ! Lança t-il.
Malia tourna légèrement la tête et croisa le regard d'Olivier Dubois.
Elle savait qu'il serait là avant même de venir, elle avait entendu dans les vestiaires à l'issue du match que ses coéquipiers s'attendaient à ce qu'il vienne. Et elle n'était pas déçue de le voir.
Il n'avait pas fait d'effort vestimentaire particulier : il avait simplement troqué son jogging contre un jean et portait un tee-shirt uni. Ses cheveux étaient coiffés en brosse comme à son habitude, et rien ne changeait de son apparence habituelle qu'elle avait vu tous les jours cette dernière semaine. Et pourtant, elle se surpris à le trouver plus charmant qu'à l'ordinaire. Il y avait quelque chose de plus pétillant dans son regard sombre, quelque chose de plus détendu dans son visage d'habitude si concentré, quelque chose de plus attirant dans son être qui allait au-delà de ces ondes un peu méprisantes qu'il dégageait pour elle.
Elle décida de chasser ces idées un peu parasites de sa tête et se concentra sur ce que Patty avait commencé à lui raconter.
Moins de cinq minutes plus tard, Dubois débarquait auprès d'eux avec deux verres dans les mains, dont un qu'il tendit à Malia.
- Merci, dit-elle avec un sourire.
Mais Dubois avait l'air toujours tendu et ne se dérida pas. Il fit simplement un geste de la tête en gardant le silence.
Malia savait qu'il ne voulait pas vraiment de sa présence, qu'il la méprisait pour des raisons un peu superficielles (son nom et son lien de parenté avec Marcus) mais elle n'avait pas envie de se satisfaire de ce constat. Déstabiliser Dubois l'amusait.
- Joli match, commenta t-elle.
Elle pensait qu'il allait se renfermer encore plus et ne pas lui répondre, ou juste au minimum. Au lieu de ça, le visage de Dubois s'illumina.
- Merci pour le compliment, c'est une victoire qui nous va droit au coeur.
Elle en aurait dû s'en douter : le seule sujet capable de le rendre heureux et bavard dans toutes les situations, c'était évoquer un beau match de Quidditch dont il était sortit vainqueur. A croire que Dubois n'attendait que ça pour se lancer. Malia n'eut même pas besoin de relancer la conversation ; les barrières de Dubois finirent par tomber et il se laissa aller à ce sujets qu'ils aimaient autant l'un que l'autre : le debriefing d'un match de Quidditch !
- Tu as vu ça, les Canons étaient bons pourtant mais on a été incroyables ! Commença Dubois avant de se lancer dans un monologue sur le match.
Malia l'écouta parler, le regard un peu plus pétillant que d'habitude.
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Malia sentait la tête lui tourner et décida d'être raisonnable en posant son verre sur la table de la cuisine. Être ivre ne l'effrayait pas - elle ne comptait plus le nombre de soirées où Freya et elle avaient fini par danser la valse sur des chansons moldues complètement inappropriées pour ce genre de danse - mais elle tenait pas à se montrer en spectacle au milieu de tous ces joueurs de Quidditch quasi-inconnus. Et même si elle les avait connus, comme c'était parfois le cas aux soirées de Marcus, elle veillait à rester toujours présentable. Les joueurs de Quidditch étaient un grand aspect de sa vie professionnelle et elle ne tenait pas à tout gâcher à cause d'une bête soirée !
Autour d'elle, les personnes présentes semblaient bien moins raisonnables et bien plus avancées dans le taux d'alcoolémie. Malia était à la soirée depuis plus de deux heures. Certaines personnes s'étaient déjà éclipsées, et elle avait l'impression que seuls les fêtards étaient restés et, bien sûr, Olivier Dubois. Elle ne pouvait pas s'empêcher de regarder à intervalles réguliers dans sa direction même si Dubois ne lui manifestait aucun intérêt depuis leur conversation de début de soirée. Elle pensait que le capitaine se montrerait aussi sérieux en soirée que sur le terrain de Quidditch mais elle réalisa qu'elle s'était trompée : sans s'alcooliser à outrance, Dubois remplissait son verre de manière régulière. Il avait passé sa soirée sur le même canapé, d'abord en compagnie de Patty, puis de Ginger, et jouait maintenant à un jeu de cartes mordantes avec Sophie.
- Tout se passe bien ? Lui demanda Thomas en arrivant près d'elle.
Il lui fit un sourire, le regard un peu troublé par l'alcool.
- Oui très bien, et toi ? Demanda t-elle avec une politesse un peu froide.
Thomas n'était pas désagréable avec elle, bien au contraire. Mais elle craignait qu'il se méprenne sur ses intentions si elle se montrait trop familière avec lui alors elle préférait garder une certaine distance, quitte à se montrer plus froide que d'habitude.
- Un peu mieux depuis que je suis tranquille, répondit Thomas avec un regard entendu.
Il avait essayé de passer du temps avec elle toute la soirée mais ils étaient interrompus toutes les cinq minutes par un autre invité, si bien qu'ils n'avaient pas eu l'occasion de réellement discuter. Son absence n'avait pas trop perturbée Malia qui s'était vite aperçue que personne ne la regardait comme "la journaliste curieuse". D'ailleurs, les invités qu'elle ne connaissait pas n'avaient pas semblé trouver sa présence déplacée ou étrange : elle avait été accueillie comme si tout le monde la connaissait déjà. Ils savaient qu'elle était journaliste et qu'elle avait fait un reportage sur Flaquemare, et elle en avait déduit que Thomas ou Ginger avaient parlé de cette semaine de reportage. Elle n'imaginait rien d'autre.
Malheureusement le destin vint encore contre-carrer les plans de Thomas. Ginger débarqua avec un air un peu paniquée.
- Thomas, j'ai un problème.
Elle jeta un regard soupçonneux à Malia, qui comprit qu'elle était de trop et les laissa après un échange de souries désolés avec Thomas.
Elle se retrouva seule et son regard glissa de nouveau vers Dubois, désormais seul sur le canapé depuis la fin de sa partie avec Sophie. Malia hésita une seconde, puis se décida finalement à le rejoindre. Elle ne savait pas trop ce qui la poussait vers lui mais elle était curieuse de savoir comment se comportait le capitaine de l'équipe dans un cadre moins sérieux.
- Hé, la partie de cartes a été bonne ? Demanda Malia avec une aisance un peu forcée, dans l'espoir de faciliter leur échange.
Dubois lui jeta un regard un peu curieux alors qu'elle s'installait sur le canapé à sa droite. Ils avaient déjà pas mal discuté au début de la soirée à propos du match mais, quand quelqu'un était venu les interrompre, ils s'étaient séparés sans plus de cérémonie. Si pendant ces quelques minutes Dubois semblait avoir oublié qu'il se trouvait face à une Flint au cours de cette conversation, l'information lui était maintenant revenue en mémoire et il n'était pas décidé à se montrer de nouveau sympathique et bavard. Dommage, elle commençait à bien aimer ce Dubois-là...
- Ca va. Tu m'espionnes ? Demanda t-il avec un regard un peu suspicieux.
La méfiance, toujours... Si les autres invités semblaient avoir oublié qu'elle était journaliste, Dubois gardait ça en mémoire. Elle était convaincue qu'il pensait qu'elle n'était là que pour espionner et récupérer des informations pour son article. D'ordinaire Malia n'insistait pas face à autant de méfiance, elle était sociable et ne s'attardait pas auprès des gens qui n'étaient pas réceptifs à sa sympathie. Mais avec Dubois les choses étaient différentes.
- Un peu, admit-elle. J'aime bien savoir ce qui se passe autour de moi.
Elle lui fit un sourire et détailla son visage sans gêne. Il avait de nouveau son air concentré, un peu sérieux. Elle se surpris à aimer les traits de son visage, à les voir sous un nouveau jour. Il n'était pas que l'ennemi désagréable de son frère, il était aussi beau garçon, et le charme qu'il pouvait dégager la submergea de plein fouet. La méfiance qu'il dégageait ne faisait qu'accentuer ce charme particulier.
Un instant elle songea que c'était le discours de la secrétaire du club qui lui avait retourné la tête, mais elle chassa bien vite cette pensée de son esprit. La secrétaire n'avait rien retourné du tout ; au mieux avait-elle soulevé une pierre pour révéler quelque chose qui était déjà là.
Alors, enfin !, elle compris pourquoi son esprit était autant attiré par l'idée de faire tourner Dubois en bourrique, d'attirer son attention alors que lui-même aurait voulu se tenir loin d'elle.
Elle était attirée par Dubois.
C'était la première fois depuis une éternité qu'elle ressentait une attirance si tenace. Ce n'était pas un caprice de cinq minutes comme cela arrivait parfois, elle le désirait vraiment. L'émotion que cette pensée dégagea lui coupa le souffle le temps d'une seconde et fit tourner son sang dans ses veines à une vitesse folle. Sa peau s'électrifia, son regard se perdit sur les lèvres de Dubois...
Elle aurait aimé poser ses mains sur ses bras chauds, sentir le goût de ses lèvres, et qu'il la regarde avec autant d'intensité que quand il prononçait le mot "Quidditch"...
- Ca doit être une déformation professionnelle.
Le son de la voix de Dubois fit sortir Malia de sa rêverie.
Elle reprit ses esprits rapidement, retrouvant le fil de la conversation.
- Non, j'ai toujours été comme ça, même depuis Poudlard.
Le rappel de Poudlard sembla le dérider un peu, et la seconde de silence qui suivit permis à Malia de se remettre de ses émotions. Découvrir qu'elle était attirée par Olivier Dubois n'était pas une mince affaire pour elle - déjà car ce n'était pas quelque chose qui lui arrivait couramment, et en plus parce qu'elle pensait qu'il n'était qu'un crétin en dehors de son talent pour le Quidditch. C'était... inattendu.
- Tu étais à Serpentard, c'est ça ? Demanda Dubois.
- Bien sûr, tu ne te souviens pas ?
- Si, j'ai le souvenir d'une gamine un peu agitée et pas très agréable.
- C'était de bonne guerre, répondit Malia en haussant les épaules, avec un sourire.
Ce n'était sûrement pas une image très flatteuse qu'elle lui avait laissé, mais au moins il s'en souvenait.
Ils discutèrent un moment de Poudlard, de leurs anciens professeurs et aussi du tournoi de Quidditch de l'école. Le Olivier Dubois qu'elle avait sous les yeux maintenant n'avait rien à voir avec le Olivier Dubois méprisant auquel il l'avait habitué la plupart du temps. Malia entendait la fierté dans la voix de Dubois à évoquer l'équipe de Gryffondor. Même quand il parlait de Flaquemare, il n'avait pas cette étincelle particulière dans le regard. Ce n'était pas qu'il y était moins investi, mais la découverte de l'équipe de Gryffondor avait été ses premiers pas dans le Quidditch et rien ne pouvait effacer un tel premier amour.
- Une partie de cartes ? Proposa t-il finalement au bout d'un moment.
Malia accepta avec un sourire. Cette soirée était décidemment plus agréable que ce qu'elle avait imaginé.
