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Socialement Sélectif !

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Part 2

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Ce soir-là, Roy rentra chez lui après avoir partagé un bon repas avec Hugues, sa femme Gracia et leur fille Elysia, la petite avait d'ailleurs hâte que son petit frère vienne au monde, neuf mois à attendre, ça lui semblait long. Le prof de chimie soupira en retrouvant sa maison vide, des fois il se plaisait à s'imaginer en couple ou avec une vie de famille, rentrer du travail en étant accueilli par sa moitié. Jusque maintenant ses relations n'avaient rien donné de concret, il n'était pas particulièrement attaché aux femmes qui avaient partagé sa vie durant une période plus ou moins longue. Ce soir, il avait brièvement discuté avec son ami de toujours qui lui avait répondu avec un sourire « teste avec un coq ! ». C'était facile à dire mais il fallait encore trouver le bon. Roy n'avait pas spécialement d'a priori à ce niveau-là, ayant même testé à une ou deux reprises avec une personne de même sexe, le plaisir charnel et la relation avait priorité sur le reste. En vérité, Roy était devenu exigent avec le temps, ne souhaitant pas avoir que le sexe à partager avec sa moitié, il voulait pouvoir discuter de choses diverses et variées, des petits moments en toute simplicité tel qu'un plateau repas devant la télé ou de simple balade en moto ou autres. Le chimiste ferma sa porte à clé avant de monter dans sa chambre.

L'homme avait hérité d'une assez belle somme d'argent au décès de ses parents, étant fils unique, il avait hérité de la totalité des biens du couple mais aussi celle de ses grands-parents, du coup il s'était fait plaisir en quittant son appartement en centre-ville pour une maison familiale en bordure de Central avec piscine, cuisine américaine, suite parentale, deux chambres dont une qu'il avait changé en bureau-bibliothèque et un garage assez grand pour la voiture et la moto. Peut-être qu'il devrait penser à prendre un chien ou un chat pour animer la maison.

C'est avec cette pensée qu'il se glissa dans la douche, essayant d'imaginer le physique de la moitié parfaite. Plus petit que lui, avec son mètre quatre-vingt ce n'était pas compliqué à trouver chez les femmes, mais pour un homme… Des cheveux blonds, il avait toujours aimé les reflets de cette couleur en particulier. Des yeux marrons ou verts. Perdu dans ses pensées, il ne fit pas tellement attention qu'une certaine personne correspondait à cette description. Des cheveux longs aussi, du moins plus longs que les siens, il avait tenté de les laisser pousser quelques années auparavant mais cela ne lui allait pas du tout. Un homme aux cheveux longs, quelle idée, il n'en connaissait pas des masses. Il se fit mentalement la liste des élèves qu'il avait ainsi que ceux du lycée, essayant de remonter le plus loin possible en arrière avant de constater que depuis qu'il était prof il n'avait eut que deux élèves garçons avec les cheveux longs. Envy et … Edward ! Blonds, les cheveux longs, des yeux marron-vert, plus petit que lui…

-Ce gamin aura ma peau, soupira Roy avant de constater que son membre avait l'air d'approuver le physique d'Edward. Je suis bon pour une douche froide.

Roy faisait partie de ces hommes qui n'aimait pas particulièrement se faire plaisir en solo. Il n'avait rien contre le fait d'être touché par sa moitié mais n'aimait pas le faire seul et cela depuis toujours. La douche froide était devenu au fils des années son amie la plus intime et fidèle pour ce genre de situation.

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Envy se baladait avec Wrath, un ami d'enfance. Les deux garçons avaient presque le même âge, à 9 mois près. Les cheveux aux épaules bruns, et des yeux aussi violets que ceux d'Envy, à se demander s'ils n'étaient pas de la même famille mais non, il n'y avait aucun lien de sang entre eux.

-Comment a réagi ta mère ? interrogea Wrath.

-Assez bien, expliqua Envy. Depuis le temps qu'on lui dit de partir, Greed, le patron du Devil Ness, avait même proposer de lui aménager un coin l'an dernier, mais Edward a trouvé une bonne excuse pour refuser.

-Comme toujours, souffla Wrath. Mais du coup il est où là ?

-On est vendredi, où veux-tu qu'il soit ? questionna Envy avec un sourire.

-Au bar ! Mais c'est Noel ! s'exclama Wrath, surpris.

-Tu aurais dû être là à midi quand il est parti en disant qu'il ne rentrerait que cette nuit. Je ne sais pas qui de Havoc ou maman était le plus énervé ! En plus, je ne peux même pas passer le voir pour me rassurer, je suis de « corvée familiale », termina Envy en mimant les guillemets avec ses doigts.

-Pareil, souffla Wrath. En même temps que veux-tu qu'il lui arrive ?

-Wrath, c'est noël, tous les gens bien sont en famille. Il peut lui arriver mille choses et même s'il sait ce défendre, j'ai pas confiance vu son état actuel.

Wrath hocha la tête d'approbation comprenant l'inquiétude de l'aîné, ce serait mentir que de prétendre qu'il ne s'inquiétait pas également. Le jeune homme avait beau être en pension à l'année, il avait depuis le collège pris cette habitude de voir Envy, Alphonse et Edward durant les vacances, voyant l'état de santé du dernier se détériorer petit à petit. Tous semblaient le voir, semblaient être au courant mais personne n'osait agir. Pourquoi ? Quand Envy lui avait raconter les derniers événements, il avait été soulagé d'apprendre qu'Edward n'était pas retourné chez lui et vivait désormais chez Envy et sa famille, mais rien de plus n'avait bougé, pas de plainte, pas de jugement. Edward allait bientôt avoir dix-huit ans, tout allait changer à son anniversaire, du moins c'est ce que le jeune homme espérait.

-Et avec Winry ? questionna soudain le jeune homme.

-Quoi Winry !

-Je l'ai croisé avec sa grand-mère, Edward est toujours fou d'elle ?

Envy explosa alors de rire sous le regard rempli de questions de son ami.

-Tu m'expliques ?

-Edward, avec Winry, une fille !

-Je ne comprends toujours pas, s'offusqua Wrath.

-Comment te dire mon chère Wrath, souffla Envy en passant un bras autour de ses épaules, Edward est… gai, lâcha finalement Envy.

-Quoi ?! Mais depuis quand ?

-Aucune idée, il s'en est rendu compte il y a presque trois ans maintenant. Il a eu une relation avec une fille mais ça ne lui a pas plus et après il a été avec un garçon, trop pressé si on peut dire.

-Outch.

-Et attends de savoir sur qui il a craqué, sourit l'androgyne avant de souffler la dite identité à Wrath.

-En effet, ce n'est pas gagné.

Envy et Wrath se quittèrent un peu avant dix-sept heures, s'apprêtant à passer cette soirée en famille tout en ayant une pensée pour Edward qui allait passer ce soir de fête, entouré de personnes qui n'avait nul part où aller d'autre que ce bar.

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Au Devil Ness, Greed tenait le bar discutant avec Edward qui astiquait les verres, il y avait eu quelques clients dans l'après-midi, rien de bien extraordinaire, le jeune homme comme le patron avait profité d'un moment de répit pour se changer, troquant leurs pulls contre une chemise blanche pour Greed et noire pour Edward avant de manger un repas assez simple, puis se remettre à la tache en attendant les clients du soir. Les habitués du vendredi furent présents malgré ce soir de fête, ainsi que d'autres visages inconnus, qui souhaitaient sans doute venir dans le bar dans l'espoir de repartir avec un peu de compagnie. Les femmes étaient elles aussi présentes, moins nombreuses, sortant entre amies sur le tard.

-Tu as dis à Dante que tu rentrais pour quelle heure ? questionna Greed en servant un Whisky.

L'homme connaissait Dante depuis le collège, les deux amis étaient restés en de bons termes, c'était pour ça que le plus âgé avait fait une exception en embauchant Edward deux ans auparavant, il avait appris son histoire et se sentait le devoir de l'aider à sortir de cette situation familiale nocive.

-Comme d'habitude, souffla Edward avant de se saisir du plateau avec les cinq verres pour les emmener aux clients.

-Tu aurais pu faire un effort et rentrer plus tôt, entama Greed en voyant Edward servir les verres. D'ailleurs non, tu vas rentrer plus tôt. Il n'y a presque plus personne, je peux finir tout seul ! affirma l'homme.

-Mais… protesta Edward en revenant vers le bar.

-Edward, c'est Noel, je sais que les fêtes de famille non pas tellement de sens pour toi, mais fais moi plaisir et rentre déballer tes cadeaux. Vu l'heure, Dante, Envy, Alphonse et les autres doivent seulement être au dessert, alors file.

-Il est deux heures du matin, fit remarquer Edward après un bref regard vers l'horloge.

-Autant pour moi, ils sont seulement au fromage, taquina Greed. File.

-Comme tu veux, je prends juste le sac pour le mettre dans la benne.

Greed approuva d'un signe de tête avant de suivre Edward du regard comme pour le surveiller. Le jeune homme contourna le bar, enlevant son tablier avant de prendre son sac à dos contenant ses affaires de l'après-midi, enfilant son éternelle veste rouge avant de s'emmitoufler dans son écharpe en laine pour ensuite attraper les deux sacs poubelles et quitter le bar après un bref signe de la main en direction du propriétaire des lieux.

Edward sortit, prenant la direction de la petite ruelle accolée au bar avant d'aller jeter d'un mouvement habile les deux sacs dans la benne. Il n'aimait pas particulièrement cette ruelle, surtout à une heure aussi avancée de la nuit, celle-ci était comme toute, mal éclairée, et le fonds, là où les bennes étaient, baignées dans le noir. Quand Edward se retourna pour retourner dans le rue, il fut interrompu dans son élan, là, à la sortie de l'impasse, deux hommes se tenaient droits et fiers bloquant le chemin. Edward soupira avant de prendre son courage pour tenter de quitter les lieux, bien mal lui pris, ces deux hommes il les avaient déjà vu, son « père » avait des dettes de jeux envers ceux-ci, et comme souvent, Edward en faisait les frais. Il observa la porte de derrière, celle qui l'année dernière encore permettait de rejoindre l'intérieur du bar, manque de chance Greed avait dû condamner cette porte car celle-ci n'était pus du tout aux normes, il avait préféré ça à fermer boutique.

-Alors petit, j'espère que tu as ce qu'il faut pour rembourser les dettes de ton paternel ?

Edward soupira, sachant déjà à quoi s'attendre, mais ce soir il n'avait pas envie.

-Non, avoua Edward en les fixant dans l'obscurité.

Les deux hommes sourirent, ce genre de sourire qui vous glace le sang et vous crie de courir.

A quelques pâtés de maisons de là, Roy passa en voiture, sortant tout juste du réveillon de Noël chez les Hugues, Gracia n'allait pas tarder à accoucher, du coup la soirée avait été écourtée, cela n'était pas plus mal, Roy n'était pas tellement présent ce soir comme l'avait fait remarqué Maes en constatant que son ami répondait avec moins de hargne a ses taquineries. Le professeur passa au ralenti devant le Devil Ness, espérant sans doute entre-apercevoir Edward ou même Envy avant que l'objet principal de ses pensées ne surgisse dans la rue comme s'il avait le diable aux troussse, traversant la rue sans même prêter attention à la voiture de Mustang qui eut le bon reflexe de freiner juste à temps pour ne pas renverser le petit blond. Mustang et Elric échangèrent un regard à travers le pare-brise avant que le jeune homme ne tourne la tête vers la ruelle sombre qu'il venait de quitter, l'aîné suivit son regard avant de remarquer la présence des deux hommes qui en sortaient quelque peu amochés.

-Monte ! gronda Roy en abaissant la vitre avant de débloquer les portes pour permettre à Edward de monter dans le véhicule.

-Professeur je, entama Edward.

-Plus tard, on va d'abord mettre de la distance entre eux et toi, après tu m'expliqueras, averti Roy en verrouillant les portières avant de démarrer une fois Edward installé.

Durant le trajet, aucun mot ne fut échangé entre le professeur et son élève, Edward remarqua juste qu'ils s'éloignaient du centre-ville. Mustang ouvrit le portail devant eux avec l'aide de la télécommande avant de remonter l'allée en gravier. L'homme gara la voiture dans le garage avant de sortir du véhicule, referma le portail puis le garage, ouvrit la portière d'Edward pour l'inviter à entrer dans la demeure.

-Tu me racontes, entama Roy une fois dans le salon.

-Professeur je…

-Stop, je ne vois pas de professeur ici, répliqua Roy. Juste un gosse de presque dix-huit ans qui a manqué de se faire passer àtabac par des hommes dans une ruelle et son « sauveur ».

Edward soupira pour la forme, il avait horreur quand les gens lui venaient en aide. Le jeune homme déballa tout, racontant avec plus ou moins de détails qui étaient ces hommes, ce qu'ils lui voulaient, passant sous silence que ce n'était pas la première fois. Roy l'écouta tout du long, ne disant rien afin de ne pas couper le récit du jeune homme, sentant que celui-ci avait du mal à parler par moment. Il ne le brusqua pas, gardant dans un coin de sa tête les éventuelles questions qu'il devait lui poser. Quand une heure après Edward eut fini son récit, Roy le guida vers la salle de bain.

-Mais… protesta Edward.

-Tu as pris des coups, tu l'as dit toi-même, il faut soigner ça, je suppose que dans ton sac il y a du change donc tu vas commencer par prendre une douche bien chaude avant que je ne vienne voir les dégâts, informa Roy en faisant demi-tour pour quitter la pièce.

Il avait bien décidé de s'occuper de la santé du petit blond. Edward marmonna dans sa barbe inexistante avant que Roy ne se tourne vers lui.

-Techniquement je suis chez moi, donc ou tu le fais de ton plein gré, ou je te mets tout habillé dans la baignoire, sourit Mustang.

-Vous n'oseriez pas ? interrogea Edward un peu paniqué.

-Tu veux le savoir ? provoqua Roy.

-Non, je … bredouilla le plus jeune.

-Serviette bleue pour te sécher et les gels douches sont sur le support dans l'angle, informa le professeur.

-Merci, souffla Edward tellement bas que Roy cru avoir rêver.

Edward savoura l'eau chaude sur son corps avant de commencer à se laver les cheveux, grimaçant quelque peu en levant le bras droit, ces enfoirés ne l'avaient pas épargné cette fois encore, ça ne devait pas être beau à voir. En bas, Roy fouillait dans ses fiches de renseignements, cherchant après les coordonnés d'Envy. Il composa le numéro, espérant ne pas réveiller la famille avant de se souvenir de la date.

-Allo ?

-Envy, souffla Roy soulagé.

L'homme se voyait mal expliquer la situation à quelqu'un d'autre qu'à l'androgyne.

-Professeur ! Qu'est ce qui…Attendez, je sors.

Roy attendit patiemment, entendant Envy discuter avec quelqu'un, sans doute Alphonse, avant d'entendre une porte claquer.

-C'est Ed c'est ça ?

-Comment…

-Professeur, coupa Envy, contrairement à ce qu'on peut penser je ne suis pas con.

-Je n'ai jamais rien dit de tel.

-Bref, il s'est passé quoi ?

-Je n'ai pas encore toutes les informations, mais je l'ai récupéré alors qu'il sortait en courant du bar, deux hommes à ses trousses.

S'en suivit une flopée de jurons, tous plus fleuris les uns que les autres avant que l'androgyne ne souffle.

-J'arrive, filez-moi votre adresse.

Roy lui donna sans vraiment réfléchir, se disant que c'était sans doute mieux ainsi. Une fois le téléphone raccroché, il se demanda ce qu'Envy aller dire aux invités pour venir jusqu'ici. Il eut la réponse environ cinq minutes plus tard quand l'interphone sonna.

-Envy ?

-Qui d'autre, vous m'ouvrez.

-Tu pourrais faire un effort de langage non ?

-Pas le temps ! gronda l'androgyne.

En temps normal Roy aurait continué mais l'urgence de la situation lui disait de se stopper là. Envy toqua brièvement à la porte, ne laissa pas le temps au maitre des lieux de lui ouvrir avant de rentrer dans la maison.

-C'est sympa ici, souffla Envy.

-Merci. Et ce sac c'est pour ?

-Ed… Professeur, j'ai un énorme service à vous demander, avoua Envy avec sérieux.

Roy l'écouta avec attention, laissa à son élève le temps de lui expliquer la situation et ce qu'il attendait de son professeur. Jamais Roy n'aurait pensé que cette nuit prendrait une telle ampleur. Quand Roy entendit que l'eau avait cessé de couler dans la salle de bain et que leur conversation était finie, il indiqua la pièce à l'androgyne, qui frappa trois coup a la porte.

-Ed, ouvre, c'est moi !

Sans réelle surprise la porte de la salle d'eau s'ouvrit et Envy alla rejoindre son demi-frère.

-Désolé de te le dire, mais tu es pas beau à voir, entama Envy en fermant la porte.

-ça m'aide beaucoup Envy, protesta Edward en remettant en place la serviette autour de sa taille. Qu'est ce que tu fiches ici ?

-Techniquement je suis dans la salle de bain de l'étage en train de vomir, c'est dire que je n'ai pas trop de temps devant moi, déclara Envy.

-Tu as rien trouvé de mieux, s'étonna le plus jeune en s'asseyant sur le rebord de la baignoire pour se sécher les pieds.

-Al n'a rien trouvé de mieux, rectifia Envy avec un sourire. Ed, tu ne peux pas rentrer, revenir à la maison et tout.

-Pourquoi ? Envy je….

-Non, ça me fait mal de te dire ça, mais tu ne nous as jamais écouté, cette histoire a pris trop d'ampleur, tu dois te faire oublier un peu ou bien prendre les choses en main et dénoncer Hohenheim, tu sais très bien qu'on te suivra si tu le fais.

-C'est…

-Ton père, je suis au courant, c'est le mien aussi. Mais ça n'empêche que c'est un abruti fini et encore je pèse mes mots. J'en ai marre de te voir prendre les coups à sa place. Tu dois te reprendre en main. Je viens de discuter avec Mustang, il est d'accord avec moi, informa l'androgyne.

-Tu as fait quoi ! gronda Edward.

-J'ai discuté, tu sais cette chose que font les gens civilisés quand ils disent des phrases et que la personne en face leur répond.

-Envy ! bouda Edward en lui balançant une serviette qu'il esquiva à force d'habitude.

-Enfin bref, je t'ai ramené une partie de tes affaires et il a été convenu que tu resterais ici tant que tu ne serais pas soigné de tout ça, annonça Envy en désignant d'un vague signe de la main les multiples blessures plus ou moins récentes qui recouvraient le corps du petit blond. Et aussi tant que tu n'auras pas repris un peu de poids.

Edward resta interdit quelques instants, fixant Envy avant que ce dernier ne souffle pour le serrer doucement entre ses bras.

-Prends soin de toi, petit génie, termina Envy avec un sourire avant de quitter la pièce. Je vous le confie, souffla Envy au professeur qui était derrière la porte.

Venant d'Envy cette phrase sonnait comme un avertissement. Edward entendit vaguement Mustang répliquer tandis qu'il enfilait son boxer, sans réussir à comprendre ce qu'il avait dit avant que l'homme n'entre dans la salle d'eau, faisant face à Edward, désormais vêtu de son boxer, révélant aux yeux du professeur l'étendu des blessures et cicatrices qui recouvraient son corps.

-Tu m'expliques pendant que je te soigne, invita Mustang en cherchant après de quoi soigner Edward.

Le jeune homme soupira avant d'opiner, ce n'est pas comme s'il avait le choix. Il sentit le regard sombre de Roy passer sur son corps avant que l'homme s'approche armé d'un spray antiseptique et d'un tube de pommade.

-Alors, insista Roy en commençant à nettoyer les blessures.

Ça aurait était plus vite de faire prendre un bain d'antiseptique au jeune homme, hormis son visage, aucune partie de son corp ne semblait épargnée. Il distingua des marques qui ressemblaient à des coupures, d'autres semblables à des brûlures de cigarette sans compter ces marques au niveau des poignets et de sa taille, signalant clairement que le jeune homme avait été agrippz et maintenu avec force à ces endroits-là.

-Il a toujours été ainsi, commença Edward d'une voix hésitante.

Son entourage était au courant, il n'avait jamais eu à raconter cette histoire, non, son histoire ! Il raconta ce qu'avait subit sa mère, comment elle était morte, puis les quelques années, maintenant lointaines, durant lesquels Hohenheim avait agit en père avec lui. Jusqu'à ses onze ans, où l'homme ayant trop bu, s'était mis à le frapper. Ça s'était reproduit de plus en plus souvent, avec ou sans alcool, Hohenheim était un homme violent. Les phrases d'Edward étaient hachées au début comme hésitantes avant qu'il ne parle avec plus d'aisance, jamais il n'avait raconté ça à quelqu'un. Roy l'écoutait avec attention, continuant de le soigner, faisant attention à ne pas lui faire mal davantage, il observa bien quelques grimaces quand il appliqua la pommade à certains endroits mais Edward ne fit aucune remarque, nul doute qu'il était plus résistant à la douleur que d'autres. Il fallut une bonne demi-heure pour que Roy soigne le plus gros des blessures et autres marques sur le corps du blond, enfin presque, il restait le dos et le jeune homme était resté obstinément face à Mustang, confirmant l'idée que le brun se faisait de l'état de son dos.

-Et si on regardait l'état de ton dos, proposa Roy.

-Je, hésita Edward.

Jusque maintenant seul Envy avait vu son dos, il n'y avait que lui pour s'en occuper. Alors dévoiler cette partie-là à quelqu'un d'autre, c'était intime, presque autant que de se mettre à nu.

-Edward, je dois te soigner, autant que le reste de ton corps tu peux t'en occuper, mais le dos, je doute que tu sois aussi souple, taquina gentiment Roy.

Edward souffla avant de se lever, se laissant guider par Roy jusqu'à la chambre d'ami. Le plus vieux laissa le temps à son invité de s'installer confortablement sur le lit, s'allongeant sur le ventre, dévoilant ainsi l'étendue des dégâts. Son dos était zébré de coups de ceinture plus ou moins récents, des brulures semblables à celles présentes sur le reste de son corps et d'autres marques que Roy ne voulait pas vraiment connaitre la provenance. Le professeur ne dit rien pendant le temps qu'il appliquait la crème sur la peau meurtrie, faisant plus attention encore, guettant la moindre réaction, il vit Edward frissonner, se tendre et sursauter quand ses mains passaient à certains endroits, mais rien de plus.

-Tu vas réussir à dormir ? questionna doucement Mustang.

-Oui, assura Edward.

Roy entama un mouvement pour se lever avant de sentir qu'on lui tirait sur la manche de sa chemise.

-Merci.

Mustang ne répondit rien, se contentant de sourire en approuvant d'un signe de tête avant de quitter la pièce, laissant la porte ouverte ainsi que la lumière du couloir allumée, c'était toujours perturbant de se réveiller dans un endroit que l'on ne connaissait pas, autant faire en sorte qu'Edward ne panique pas quand il se réveillerait.

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Mustang prit une douche rapide avant de s'installer dans son lit, les événements de cette nuit et des semaines passées se bousculaient dans sa tête. Cette nuit-là, l'homme dormit très peu, ne pouvant s'empêcher de penser à son visiteur. Aux alentours de neuf heures, le brun quitta sa chambre, passant voir rapidement si l'adolescent allait bien, celui-ci dormait encore, ses cheveux en bataille sur l'oreiller, quelques mèches folles lui tombaient devant le visage. Roy esquissa un sourire avant de descendre à la cuisine pour préparer le petit déjeuner. En fouillant dans son congélateur il trouva un sachet de viennoiserie et décida que ce ne se serait pas mal pour commencer cette journée. Il alluma le four avant de mettre les petites gourmandises à réchauffer et ensuite préparer le café. Une fois le repas prêt, il monta pour voir si Edward était réveillé. Roy trouva le jeune homme assis sur le lit, les cheveux détachés pendant dans son dos, se frottant les yeux du revers des mains. Instinctivement, le brun pensa à un chat en le voyant agir ainsi, il esquissa un sourire avant de s'approcher du blond.

-Réveillé ?

-Presque, souffla Edward, les yeux mi-clos.

-Je te laisse t'habiller et me rejoindre pour le petit déjeuner, j'ai fait chauffer des croissants.

-C'est donc ça l'odeur, sourit Edward.

Roy eut un sourire tendre, pour amadouer Edward il suffisait de parler nourriture. Mustang descendit pour finir de préparer la table, à peine cinq minutes plus tard il fut rejoint par Edward.

-Café ?

-Oui, avec un sucre, informa Edward un peu gêné.

Maintenant qu'il était bien réveillé, la situation de la veille lui revint en mémoire, ainsi que les paroles d'Envy, tout ça paraissait étrange.

-Ecoute, entama soudain Roy, je sais que tout ça peut paraitre étrange, mais je suis de l'avis d'Envy, maintenant si tu ne veux pas de mon aide je le comprendrais.

-Je… c'est juste étrange, vous êtes quand même mon prof, termina Edward.

-C'est un fait. Maintenant, je pense que tu es assez mature pour faire la différence entre le lycée et l'extérieur.

Edward se contenta d'approuver d'un signe de tête.

-Alors, tu restes ? interrogea Roy en s'appuyant contre le meuble de l'évier en fixant Edward, sa tasse à la main.

Le jeune homme sembla réfléchir quelques secondes avant d'attraper un croissant avec un sourire. A cet instant, il n'y avait pas besoin de mots entre les deux hommes, les actes étaient amplement suffisants.

La matinée se passa tranquillement, Edward installait les affaires dans la petite commode de la chambre d'ami tandis que Roy installé dans son bureau corrigeait des copies et préparait ses cours pour la rentrée. Aux alentours de treize heures, Roy alla préparer le repas, tandis que celui-ci chauffait, il monta pour aller trouver Edward.

-Tu viens dans la salle de bain.

-J'arrive, souffla Edward.

Le jeune homme s'installa sur le meuble bas afin que le brun ne soit pas obligé de se contorsionner pour soigner ses blessures. Le professeur de chimie s'appliqua comme la veille à désinfecter puis soigner les multiples bleus et blessures présentes sur son corps, après quoi Roy alla voir le repas, demanda à Edward de soulever ses cheveux pour qu'il puisse s'occuper de son dos. Edward soupira en relevant ses cheveux en queue haute avant de remettre son pantalon correctement, prenant la trousse de soin avec lui avant de rejoindre Roy en bas.

Ça évite de remonter, déclara Edward en voyant le regard interrogatif du plus vieux.

L'homme approuva d'un signe de tête en refermant le four.

-Je te laisse t'installer sur le canapé, je me lave les mains et j'arrive.

Edward opina, mettant la trousse de soin sur la table basse avant de retirer son pull et son t-shirt pour s'allonger sur le ventre. Roy arriva à ses côtés et avec la même délicatesse que dans la nuit, il appliqua la pommade sur le dos du jeune homme. Comme la veille, Edward savoura le contact, somnolent à moitié sous le contact froid des mains du professeur.

-On va manger, souffla Roy une fois le massage fini.

-Mh, répondit Edward un peu dans les vapes.

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-Quel taille ? demanda Roy face à la pile de Jeans sombre qui lui faisait face.

-Je ne sais pas, répondit Edward en baissant la tête.

Roy observa Edward avant de soupirer.

-Tu ne t'achetais pas de vêtements ?

-Je récupérais ceux trop petits d'Envy ou bien ceux qu'il ne veut plus ou qui sont abimés aux extrémités. Dante me les répare, étant moins grand que lui ça ne s'est jamais vu, expliqua Edward.

-Je vois, soupira Roy. On va faire plusieurs essais alors.

-Vous… tu, se reprit Edward face au regard noir du brun, n'est pas obligé.

-Je sais, mais Envy m'a confié cette mission sous prétexte qu'avec lui tu ne veux pas. Donc on va y passer l'après-midi s'il le faut mais tu sortiras d'ici avec des affaires à ta taille et neuves. Et ne t'inquiètes pas pour le prix, Envy m'a confié cette enveloppe, cadeau de la famille apparemment, termina le brun.

Edward marmonna dans sa barbe inexistante avant de commencer à choisir divers vêtements, en taille M sous le regard attentif de Roy, puis il se dirigea vers les cabine pour un premier essayage. Il en ressortit bien vite pour changer tous les vêtements, prendre la taille en dessous sous le regard du brun. Roy attendait devant la cabine, il avait bien vu qu'Edward était maigre, comment ne pas s'en rendre compte en l'ayant vu quasiment nus quelques heures auparavant et depuis deux jours pendant les soins, mais il ne pensait pas que c'était autant.

-Je crois que j'ai besoin d'une ceinture, souffla Edward en passant la tête par le rideau de la cabine.

-Je vais t'en chercher une, basique marron, je suppose.

-Oui, confirma Edward.

Mustang revint bien vite auprès du jeune homme qui passa la ceinture avant d'ouvrir le rideau. Sans surprise la tenue était sombre, jean et pull noir avec un t-shirt gris en dessous.

-Il faudrait changer ton manteau aussi, déclara Roy en jetant un regard au vêtement accroché dans la cabine.

-Non !

La réponse était sans appel, Roy n'insista pas et après deux heures dans la boutique ils passèrent en caisse.

Quatre jeans, une dizaine de t-shirt, trois pull, des chaussettes et des boxer sans oublier une série de débardeurs, une ceinture, une nouvelle paire de chaussures, le tout pour 327 Euros. Le total fit pâlir Edward tandis que Roy sortait l'enveloppe donnée par Envy. Trop occupé à prendre les sacs, Edward ne vit pas que le brun sortait son portefeuille pour rajouter ce qu'il manquait.

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Le soir du réveillon était arrivé bien vite, la semaine s'étant déroulée tranquillement, rythmée par la mise en place de la chambre d'Edward et les copies à corriger pour Roy. L'ainé avait insisté pour fournir tout un tas de chose à Edward, à commencer par une parure de draps complète, plus au gout du jeune homme par rapport à celle bleu uni qui servait jusque-là pour la chambre d'ami. Puis ce fut le tour de tout un tas de fournitures scolaires, Edward partageait jusque-là celle d'Envy, il aurait désormais son propre matériel. A tout ça était venu s'ajouter une belle série de livres en tout genre. Edward avait bien tenté de protester mais bien vite il s'était aperçu que s'il était têtu c'était encore pire pour le professeur de physique chimie. Ce dernier s'essuya les mains sur son tablier avant d'aller ouvrir à la porte. Hugues, sa femme et leur fille se tenaient là.

-Entrez, offrit l'homme en ouvrant la porte en plus grand pour laisser passer la petite famille.

Envy frappa alors à la porte encore entrouverte avec un sourire.

-Il arrive, répondit Roy sans laisser le temps à l'adolescent de répliquer.

A peine la phrase finit qu'Edward arriva avec son sac.

-Je le ramène demain ? questionna Envy.

-Non, je dois faire des courses, je viendrais le chercher, informa Roy.

-Vous êtes au courant que je suis là, soupira Edward qui était en train d'observer les deux hommes parler de lui devant lui en faisant comme s'il n'était pas là.

-Ha bon ? questionnèrent dans un bel ensemble les deux autres.

Edward marmonna dans sa barbe inexistante avant de suivre son demi-frère après un rapide « au revoir, a demain » à son professeur/logeur.

-Tu m'expliques ? questionna Hugues accouder au comptoir de la cuisine.

Elysia et Gracia étaient installés dans le canapé et regardaient un film de Noel. La femme étant encore enceinte et presque sur le point d'accoucher, ressemblait à une adorable baleine rose selon les dires de Hugues.

-Il y a beaucoup de choses à dire.

-On a tout notre temps ! confirma Hugues avec un sourire.

Le brun soupira, tout en touillant dans la casserole. Par où commencer ? Roy avait toujours pu avoir confiance en lui, et ce n'était pas maintenant que cela allait changer. Enfin, il l'espérait. Avec un soupire Roy commença son récit, racontant ce qu'il savait, ce que le blond et Envy lui avait dit et ce qu'il avait vu. Tout ça mit bout à bout, il fallut une bonne heure au professeur de chimie pour finir son récit.

-je n'aurais jamais penser que… et personne ne se doute de rien ?

-Ou ils préfèrent fermer les yeux.

-C'est juste impensable. Et du coup il est ici depuis quand ?

-Presque une semaine, informa Roy. Je l'ai installé à l'étage dans la chambre d'ami du fond.

-Tu es au courant que c'est d'un humain dont on parle pas d'un chat ?

-Tonton ! j'ai faim ! déclara Elysia en arrivant dans la cuisine, empêchant ainsi Roy de répondre.

-Allons manger, c'est chaud depuis trop longtemps, répondit Roy en amenant le plat dans la salle à manger.

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-Tu lui a dit ? interrogea Envy alors qu'ils étaient presque arrivés chez Dante.

-Quoi donc ?

-Que dans trois jours tu prenais du galon, taquina Envy.

-Il a ma fiche renseignement, il a qu'à la regarder. De plus je ne vois pas pourquoi je lui dirais. Il me loge, c'est mon prof voilà tout.

-Mais oui, pouffa Envy en sortant de la voiture. Quelle mauvaise foi.

-Niveau mauvaise foi tu n'es pas en reste non plus, confirma Edward en sortant à son tour.

Les deux garçons rentrèrent dans la maison, Edward fit un rapide bonjour à tout le monde avant de monter déposer son sac dans la chambre d'Envy ou un confortable matelas l'attendait au sol.

-Quand est ce que tu vas changer cette veste ? questionna l'androgyne en voyant le blond accroché la veste sur le crochet à manteaux derrière la porte.

-Jamais, assura Edward. Tu as qu'à faire une collecte pour m'en acheter un neuf.

-Bonne idée.

-Tu ne vas quand même pas…

Mais le blond ne put finir sa phrase car Envy lui mit deux doigts devant la bouche.

-Evite de finir. Tu me connais et on sait tous les deux que je suis plus fort que toi à ce jeu, s'amusa Envy.

Le duo descendit donc rejoindre les autres. Envy savait de toute manière qu'à ce jeu-là c'était lui le plus fort.

-Edward, s'enjoua Dante en voyant arriver le duo, ça fait vraiment plaisir que tu passes cette soirée avec nous. Regarde-moi ces vêtements, je suis ravi de constater que l'argent de ton Noel a été utilisé à bon escient.

-Oui, merci encore.

-C'est avec plaisir, confirma Havoc. Et comment ça se passe avec ton colocataire ? Quand est ce que nous le rencontrerons.

Edward fixa Envy, se demandant ce que l'androgyne pouvait bien avoir raconter à sa famille au sujet de son « colocataire » quelle idée aussi de se laisser héberger par son professeur principal.

-Bon aller, on ne va pas passer cette dernière soirée de l'année debout à blablater, contra Envy.

-Tu as bien raison, allons manger, encouragea Edward qui voyait là une occasion de changer de sujet.

La petite famille s'installa à table, se servant un copieux apéritif avant de trinquer à cette dernière soirée de l'année. Le repas était copieux, on aurait aisément pu nourrir dix personnes au lieu des cinq convives autour de la table. Nul doute que durant quelques jours la famille mangerait des restes, mais c'était ainsi tous les ans. Ils firent quelques parties de jeux de société en tout genre, mille borne, uno ou encore cluedo. Quand minuit sonna, Edward ne put s'empêcher de penser à Mustang, il passait la soirée avec les Hugues, autrement dit avec le professeur de philo, c'était pour le moins étrange, enfin du point de vue du jeune homme qui était loin de se douter que les deux hommes était amis depuis bien longtemps.

-C'est quoi ce téléphone ? interrogea soudain Envy en voyant le blond sortir de sa poche un téléphone portable tout neuf.

-Il a insisté, quand je lui ai dit que je comptais bien reprendre le travail au bar en janvier, il a dit « d'accord, mais tu prends ça » et voila le résultat, résuma Edward en montrant l'objet.

-Il pouvait pas t'offrir un portable premier prix ? pas que je sois jaloux, mais là quand même ! Et qui paie le forfait ? Suis-je bête, Mustang bien sur.

-Envy ! gronda Edward en rangea le téléphone sans avoir pu envoyer un sms.

-Ecoute je suis content que ça aille bien entre vous deux, ne dit rien, tu mentirais.

Edward se renfrogna avant de partir discuter avec Alphonse, le jeune homme était beaucoup moins curieux que son ainé et en ce moment Edward n'avait pas spécialement besoin d'un second Envy sur son dos. Il s'absenta quelques minutes, prétextant une envie pressante, profitant du calme du petit coin il envoya un message à Roy pour lui souhaiter une bonne année. Assis sur les toilettes, envoyant un sms en cachette, il se faisait l'impression d'un adolescent qui se planquait pour discuter avec un ami. Une fois sorti il alla se laver les mains croisant le reflet d'Envy dans le miroir.

-Ne dit rien.

-Ce n'était pas mon intention, rassura Envy. Je voulais juste te donner mon numéro, étant donné que tu n'avais pas de téléphone jusque-là, ça remplira ton répertoire.

-Merci, souffla Edward en donnant son portable à Envy pour qu'il rentre lui-même son numéro, il n'était pas encore assez familiarisé avec l'appareil.

-Tiens donc, s'exclama soudain Envy, un message de Roy !

-Rends moi ça, ordonna Edward en se jetant sur l'androgyne.

Envy leva alors le bras, obligeant Edward à sauter dans l'espoir de lui reprendre son téléphone.

-Il se passe quoi ici ? interrogea Alphonse en arrivant.

-Al, réflexe !

Aussitôt le jeune homme leva les bras, attrapant le portable que son ainé lui lançait. Edward souffla quand l'objet fut rattrapé avant de se jeter sur Alphonse qui commençait à courir loin du blond. Dante et Havoc virent les trois garçons arriver bien vite, Alphonse et Envy se passant un téléphone qu'Edward tentait de rattraper. Bientôt la scène les fit tous rire, enfin quand Edward réussit à rattraper son téléphone, ou plutôt quand Havoc qui avait eu pitié du blond s'en était mêlé et avait récupérer l'objet des mains d'Alphonse.

-Aller au lit, déclara Dante en se rendant compte de l'heure matinale.

-Il est à peine deux heures, souffla Envy.

-Justement, c'est le premier jour de l'année donc on prend des bonnes résolutions, et les tiennes Envy ça va être de te coucher plus tôt de manière à être en forme et arrêter de dormir en cours. Ton professeur principal à bien insisté sur ce point !

Edward ne put retenir un petit rire, en imaginant la tête que ferait Dante si elle venait à savoir chez qui il était héberger.

-Et pour toi Edward, je veux que tu sois chez Greed le trois au soir, pas la peine de te cacher pourquoi et je veux voir ton colocataire !

Ce fut le tour d'Envy et Alphonse de rire face à la mine déconfite d'Edward. Décidemment cette année commençait mal !

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