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Socialement Sélectif !
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Part 3
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Le lendemain matin, aux alentours de onze heures, Roy sonna à la maison familiale. Le professeur revenait de course et comme promis venait récupérer Edward. Intérieurement il avait béni Envy de bien avoir rempli sa fiche car l'androgyne ne lui avait pas laissé d'adresse la veille. Fort heureusement, le nom sur la boite aux lettres avait confirmé au brun qu'il était au bon endroit.
-Bonjour professeur, salua Alphonse en ouvrant la porte. Avant que j'oublie, meilleurs vœux.
Le dernier de la fratrie était un peu du genre tête en l'air, mais son sourire à ce moment excusait cette façon de parler quelque peu familière.
-Bonjour Alphonse. A toi aussi, répondit Roy.
-Edward, c'est pour toi ! appela Alphonse en direction de l'étage.
-J'arrive surtout ne laisse pas…
-Professeur Mustang ! s'étonna Dante en arrivant dans le couloir, curieuse de savoir à quoi ressemblait ce fameux colocataire. Qu'est ce qui vous amène ?
Dans l'escalier, Edward et Envy se stoppèrent à mi-chemin, tandis qu'Alphonse se tapait le front du revers de la main dans un parfait ensemble avec les deux plus vieux. Pourquoi les choses ne pouvaient pas être simples.
-Bonne année, entama le professeur qui ne savait que dire d'autre.
-Vous n'êtes quand même pas venu ici, pendant les vacances pour souhaiter les vœux à vos élèves et leurs parents ?
Envy bouscula quelque peu Edward pour passer devant, terminant de descendre les escaliers.
-Professeur, entama l'androgyne. Si on rentrait, je ne pense pas que ce soit une chose à apprendre sur le pas d'une porte.
-Je te suis.
Tandis que Envy prenait la direction du salon après avoir fait entrer le professeur dans la maison, Alphonse ferma la porte d'entrée pour aller chercher Edward qui était toujours en plan avec son sac dans l'escalier, passant ensuite devant Dante pour l'entrainer à son tour dans le petit salon. Là, Havoc était installé devant l'un de ses nombreux documentaires qu'il aimait tant regarder. Il sursauta quand tout ce petit monde entra et face au regard d'Envy, éteignit la télé tandis que tous prenaient place sur les différents sièges.
-Cette situation est quelque peu étrange, souffla soudain Alphonse.
-Etrange ! Tu as rien trouvé de plus adapté ? questionna Edward en fixant son cadet.
-En même temps comment veux tu qualifier ça, contra Envy.
-C'est vrai que de voir le professeur de chimie débarquer pendant les vacances c'est pas banal, surtout quand on doit finalement apprendre que c'est lui qui t'héberge, poursuivit Alphonse, faisant fi des regards tournés vers lui.
-J'imagine la conversation. « Au fait maman, tu sais ce fameux colocataire qui héberge Edward, gratuitement en plus, c'est notre prof de chimie, tu me passes les petits pois. » termina Envy en surjouant.
-Envy ! gronda Edward.
-Quoi tu aimes pas les petits pois ? Tu préfères les coquillettes ? questionna l'androgyne.
Edward se contenta de souffler avant de désigner d'un signe de main les trois adultes.
-Oups, souffla Envy. Surprise ! tenta de rattraper l'androgyne avec un sourire carnassier.
-Est-ce que c'est vrai ? interrogea Dante en fixant les trois adolescents ainsi que le professeur.
-Oui, répondirent dans un parfait ensemble les quatre visés.
-Et vous comptiez nous le dire quand ? enchérit Havoc.
-Plus tard, et pas comme ça, répondu Edward.
-Gratuitement, rétorqua Dante.
-Madame, je suis désolé que cette information vous ait été cachée, entama Roy. Je n'ai accepté que dans le but d'aider Edward à se sortir de cette situation. Si cela vous gène je peux très bien vous ramener ses affaires.
-Vous ne demandez même pas à être payé ! s'étonna Havoc.
-Entre nous, je gagne plutôt bien ma vie et j'ai hérité d'une belle somme aux décès de mes parents et grand parents, bien plus que je n'en ai besoin. Je vous assure que c'est avec bon cœur que je fais ça, assura avec un sourire sincère le brun.
-Je dois bien avouer que le résultat en une semaine est saisissant. Edward semble avoir pris du poids, il est mieux habillé et semble plus serein aussi, fit remarquer la femme. Cela dit le fait que ce soit gratuit me gêne un peu. Nous pourrions convenir d'un arrangement, disons cinquante euros par semaine. Libre à vous de les dépenser comme vous le voulez.
-Cinquante euro pour une semaine, ce serait cher payer.
-Que voulez vous dire.
-Si je ne me trompe pas, Edward sera majeur dans deux jours, donc plus à votre charge. Je ne peux pas accepter.
-Il a fouillé ton dossier, taquina dans un murmure Envy en donnant un petit coup de coude à son demi-frère.
Edward de son côté du se retenir de sourire, autant pour le fait que Roy refusait de l'argent que pour le fait qu'il sache quand tombait son anniversaire.
-Bien. Cependant, vous ne pouvez refuser ceci, lâcha Dante en se levant pour fouiller dans son sac et en sortir une enveloppe. C'est une invitation, révéla la femme sans laisser le temps au professeur d'ouvrir l'enveloppe tendue, pour les dix-huit ans de notre génie, vendredi à dix-huit heures chez Greed.
-Ce sera avec plaisir, assura Roy.
-Il y a une note dedans pour les cadeaux, s'il y a un souci, entama Dante.
-Je verrais avec Envy, assura le brun. Maintenant je dois m'excuser mais j'ai des surgelés dans le coffre.
-Bien sûr. Je m'excuse de vous avoir retenu aussi longtemps.
Roy et Edward quittèrent donc la maison après les au revoir, entrant dans la voiture bleu-nuit avant de prendre le chemin de la maison.
-C'était aussi bizarre pour toi que pour moi ? interrogea Roy une fois la voiture démarrée.
-Oui, confirma Edward.
-Au moins maintenant ils sont au courant, trancha l'enseignant.
-C'est ça.
Le reste du trajet se fit dans le calme, écoutant la musique que diffusait la radio locale. Une fois rentrée, Roy entama la préparation du repas tandis qu'Edward s'était installé avec un livre à la table de la cuisine, échangeant parfois quelques mots sur sa lecture avec le plus vieux qui avait déjà lu le livre il y a bien longtemps.
-Tu n'as jamais eu envie d'apprendre à cuisiner ? questionna le brun au bout d'un moment.
Edward leva la tête de son ouvrage pour regarder l'adulte, le couteau, la planche et les pauvres champignons qui allaient finir en miettes s'il s'en occupait.
-Je suis une catastrophe en cuisine, répondit le blond.
-Comment peux tu être une catastrophe en cuisine ? s'intéressa Roy.
-Tu veux que je te montre ?
-J'aimerais oui, confirma l'homme.
Edward se leva, ferma son livre qu'il posa le plus loin possible de la planche à découper avant de se saisir du couteau, le tout sous le regard quelque peu amusé du brun.
-Je dois les couper ?
-Oui, finement si possible, c'est pour la sauce du lapin, répondit Roy en s'adossant contre le plan de travail.
Edward commença donc à couper les champignons un à un. Le voyant faire, Roy soupira avant de se placer derrière lui, faisant sursauter Edward quand il sentit le brun dans son dos, sa tête posée sur son épaule pour pouvoir regarder ce qu'il faisait.
-Laisse toi guider, souffla Roy en mettant ses mains sur celles d'Edward.
Le professeur guida l'élève, qui bien que perturbé par cette présence et cette chaleur dans son dos en profita amplement, se disant que si c'était ça cuisiner, il était prêt à prendre des cours particuliers avec Roy tous les jours. Les champignons furent bien vite émincés mais Roy ne se décolla pas pour autant d'Edward.
-Ton dos va mieux ?
- Ça peut aller.
-Bien, je finis de m'occuper du lapin et on va regarder ça.
Edward approuva tandis qu'il sentait Roy se décoller de lui. Il ne put retenir un léger soupir tandis que le brun mettait les champignons dans la casserole.
-Je vais ranger le livre et préparer ce qu'il faut.
-Je te rejoins en haut, affirma Roy.
L'ainé attendit que le plus jeune soit à l'étage pour s'affaler sur la chaise la plus proche. Quelle idée il avait eu de discuter avec Hugues la veille. Il savait qu'il était attiré par le génie blond caractériel qu'était Edward, et l'avoir sous son toit n'aidait en rien, alors quand Hugues et lui en avait parlé, le professeur de philo en avait profité pour lui mettre en tête de profiter de cette opportunité pour séduire le blond. Roy était un séducteur, depuis le lycée il avait appris à faire tomber les filles sous son charme en un sourire, c'était presque inné chez lui, mais avec Edward, les choses risquaient d'être plus difficiles et il en salivait d'avance. Peut-être qu'avec quelques leçons de cuisine comme celle-ci ou encore des soirée film… Il finirait par trouver.
Roy observa le repas qui mijotait tout doucement, mit le minuteur au cas où avant de se laver les mains avec soins pour ensuite monter dans la salle de bain. Edward était installé là, assis sur le rebord de la baignoire, perdu dans ses pensées. Le brun s'approcha doucement, laissant le jeune homme sortir de ses rêveries. Par précaution, il se relava les mains avant de se saisir du désinfectant. Docilement, Edward se leva, retira son t-shirt pour lui présenter son dos. Lentement, Roy désinfecta le dos où il restait quelques traces de coups.
-On va passer dans la chambre, c'est mieux pour mettre la pommade.
Edward approuva d'un signe de tête avant de prendre son t-shirt posé sur la baignoire pour filer dans sa chambre, s'installant confortablement sur le lit tandis que Roy ouvrait le tube de pommade qui avait grandement perdu en contenance avec son arrivée. Le brun esquissa un sourire en voyant Edward tourner la tête pour le regarder. Au début le blond restait la tête posée entre ses bras croisés et ne voulait pas croiser son regard, sans doute honteux de l'état dans lequel il était, mais désormais, Edward avait pleinement confiance en Roy et savait parfaitement que le brun ne le jugerait jamais pour de telles choses. Roy s'appliqua à mettre la pommade sur les blessures en profitant largement pour savourer le contact avec cette peau si douce malgré les blessures. Le soin se changea bien vite en massage qui fit fermer les yeux d'Edward sous le plaisir et le bien-être qui lui était procuré grâce aux mains du professeur de chimie.
-Et les autres ? souffla Roy sans cesser son massage.
-Envy m'a aidé à m'en occuper, répondit de la même manière Edward. Il reste juste un semblant de quelques choses au niveau de mon cou.
Roy avait bien remarqué que la trace d'étranglement au niveau de son cou était encore quelque peu visible, fort heureusement il restait une semaine avant que les cours ne reprennent, d'ici-là il n'y aurait plus rien.
-Tant mieux, termina Roy au bout de cinq minutes de silence.
Edward de son côté avait toujours les yeux fermés et son souffle s'était calmé. Peut-être qu'il s'était endormi. Roy y songea tandis qu'il cessait pour de bon son massage, ne voyant aucune protestation de la part du jeune homme il en déduisit que celui-ci avait rejoint Morphée. Qu'importe, s'il avait besoin d'une sieste, Roy la lui laisserait faire, le repas pouvait attendre. Le brun l'observa alors. Ses mèches qui lui tombaient sur le visage et bougeaient en rythme avec sa respiration, ses cheveux blonds, nattés qui tombaient sur son épaule droite. Sa peau dorée si douce, cette chute de reins qui allait à la perfection avec ses fesses rebondies. Oui, Edward était beau. A tout ceci venait s'ajouter ses yeux vert dorés si enjouant et ce visage angélique… Et ses lèvres ! Ses lèvres rosées qui avaient l'air si douces, si tentatrices. Que risquait-il à y gouter alors que le blond dormait ? Rien. Alors pourquoi résister à une si grande tentation surtout quand elle vous faisait face ainsi.
Roy se pencha alors, laissant sa raison de côté au profit de son envie et dans un gente de pure tendresse, déposa ses lèvres sur celle d'Edward. Ce n'était pas loyal d'agir ainsi, il ne savait même pas si Edward était homo, mais qu'importe. A cet instant, durant ce court échange, Roy confirma une chose : les lèvres d'Edward étaient plus que douces. L'ainé s'éloigna alors au ralenti, s'assurant que le jeune homme n'avait pas bougé, il souffla de soulagement en constatant qu'il dormait encore, toujours aussi paisible et ne semblait même pas avoir remarqué le contact. Le brun quitta donc silencieusement la pièce pour descendre éteindre le lapin qui devait être cuit avant de prendre la direction de son bureau et de sa pile de copie à corriger.
Edward ouvrit les yeux cinq minutes plus tard, et délicatement, posa sa main contre ses lèvres avant de sourire faiblement, se posant tout un tas de questions quant à la raison de ce baiser soudain. Roy ne l'avait jamais laissé indifférent, se pourrait-il que cela soit réciproque. Depuis qu'il était ici, soit environ deux semaines, il avait eu l'occasion de voir Roy sortir de la salle de bain torse nu une seule fois, mais cela lui avait suffit pour confirmer ce qu'il supposait depuis quelques temps, à savoir que l'homme était assez bien bâti pour un prof de physique chimie. Le jeune homme se laissa perdre dans ses pensées avant de se secouer quelque peu, se levant avec la ferme intention de trouver Roy et lui demander des explications. Il commença par chercher dans la cuisine mais ne trouva personne, le repas était chaud, attendant bien sagement d'être dégusté mais aucune trace du chimiste. Il chercha dans la pièce principale, dans le garage mais rien. Il termina par la salle de bain mais obtenu le même résultat.
Edward soupira alors avant de remonter à l'étage, se dirigea d'un pas assuré vers le bureau du professeur. Il trouva le brun installé à son bureau, ses lunettes sur les yeux, une main tenant son stylo rouge tandis que l'autre était accoudée à la table et se frottait l'arrière de la tête. Son air était quelque peu soucieux, comme si quelque chose sur la copie qu'il corrigeait l'embêtait. Doucement Edward s'approcha de lui, l'observant encore quelques secondes avant de prendre la parole.
-Le lapin va être froid.
Quelle excuse, pensa Edward, lui qui s'était promis de lui demander des explications, le voilà qui parlait d'un lapin qui pouvait aisément être réchauffé. Roy s'étira alors avant de se lever, faisant face à Edward qu'il observa avec plus ou moins d'attention, faisant rougit quelques peu le jeune homme.
-Tu devrais remettre ton t-shirt et ton pull, conseilla Roy. Je sais qu'il fait bon dans la maison, mais pas au point de se balader torse nu.
-Désolé, je… bafouilla Edward. Avec la pommade et tout ça.
Roy esquissa un sourire avant de s'approcher davantage, effleurant son visage de ses doigts.
-Je vais réchauffer les assiettes, tu me rejoins en bas.
Edward approuva d'un signe de tête avant de partir dans sa chambre pour enfiler t-shirt et pull avant de dévaler les escaliers pour rejoindre Roy qui était justement en train de servir les assiettes avant de les mettre une à une dans le micro-onde.
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Le 3 au matin, Edward se fit réveiller par une bonne odeur de crêpes, il esquissa un sourire avant de s'étirer et descendre sans prendre la peine de s'habiller. Roy était en train de faire sauter une crêpe quand le jeune homme arriva dans la cuisine, le brun arrêta le gaz tandis qu'il terminait d'installer la table. Il croisa le blond qui s'installait à table avec le sourire.
-Déjà réveillé ! s'étonna Roy qui avait désormais l'habitude de voir émerger Edward aux alentours de neuf heures et non huit comme c'était le cas aujourd'hui.
-Ça sentait trop bon, répondit avec naturel Edward.
Le jeune homme s'installa, versant le café dans les deux tasses posées sur la table avant de mettre du sucre sur une crêpe et la rouler. Roy s'installa à son tour, remerciant Edward d'avoir servi le café avant de commencer à son tour le repas.
-C'est en quel honneur ?
-Il parait que c'est ton anniversaire aujourd'hui.
Edward rougit quelques peu avant de continuer à manger, jamais personne n'avait agit ainsi pour son anniversaire, du moins pas depuis la mort de sa mère. Bien sur il y avait les petites attentions de Envy, Al et les autres, mais rien de comparable avec le petit déjeuner royal que Roy avait préparé.
-J'aimerais aller en ville cet après-midi, Envy s'est proposé de m'emmener, compléta Edward en voyant Roy ouvrir la bouche, je devrais être rentré pour dix-sept heures.
-Pas de souci. N'oublie pas que nous sommes invités ce soir, rappela Roy en faisait allusion à la fête que Dante préparait pour le blond.
-Aucun risque que j'oublie, confirma Edward en finissant son petit déjeuner avant de monter à l'étage pour se préparer.
Le brun l'observa faire en finissant son café avant de commencer la vaisselle. Il ne fut pas surpris outre mesure de voir Edward resurgir à peine cinq minutes après et se faire une crêpe au sucre avant de la rouler en faisant un grand sourire quand Roy croisa son regard.
-Tu veux que je t'en fasse une autre ?
-Croui Mercri (oui merci) répondit Edward en mordant dans la crêpes avant de remonter pour se laver.
Roy esquissa un sourire avant de préparer ladite crêpe, la mettant sur un essuie-tout avant de retourner à sa vaisselle. Après quoi, il l'essuya et la rangea avant de monter à son tour se doucher, ayant entendu Edward sortir de la salle de bain. La journée s'écoula tranquillement, Envy arriva à quatorze heures, glissant un mot à Roy en attendant que Edward ne le rejoigne avant de quitter la demeure pour aller en centre ville.
-Alors tu as décidé, mais pourquoi aujourd'hui ? questionna Envy en descendant de la voiture.
-Parce que aujourd'hui je suis majeur, déclara Edward. Que je ne crains plus rien de lui et que je suis logé.
-Tu veux que je vienne avec toi ?
-Tu n'as rien d'autre de prévu ?
-Rien du tout, j'ai délégué, sourit Envy.
Le jeune homme observa son demi-frère puis le bâtiment devant eux avant de lui faire un faible sourire.
-Aller on y va, termina-t-il dans un souffle avant de franchir la grille pour ensuite sonner et entrer dans le bâtiment.
A quelques rues de là, au Devil Ness, Greed ouvrait la porte à Dante, Havoc, Alphonse et Roy qui les bras chargés de paquets attendaient pour pouvoir décorer le bar.
-Et bien, vous n'avez pas lésiné ! fit remarquer le patron du bar.
-Je te rassure une grande partie des déco date de Envy, sourit Dante. Je te présente Roy Mustang, enfin si tu ne le connais pas déjà, c'est lui qui héberge Edward, rajouta la femme en posant le carton sur la première table qu'elle trouva.
-On se connait en effet, confirma Greed, mais j'ignorais le reste. Déposez ça là-bas, indiqua l'homme en désignant une table, je vais cherche l'escabeau, on va accrocher tout ça. Wrath est passé déposer un grand paquet, je l'ai mis là-bas. Il m'a dit que c'était pour Edward ce soir.
-On sera nombreux ? questionna Roy en sortant les choses du carton qu'on lui avait confié.
-Une vingtaine, trente grand maximum, répondit Havoc en l'aidant.
Le brun approuva d'un signe de tête avant de commencer à tout décorer sous les conseils de Dante. Une heure plus tard, la femme congédia le professeur, prétextant que si Edward rentrait et qu'il n'était pas là, il serait à la rue, ignorant que le blond avait un double des clés de la maison ainsi que le code de l'alarme.
-Prêts ? questionna Roy en voyant Edward ressortir de la salle de bain.
Il allait bientôt être dix-neuf heures et si Edward ne se dépêchait pas plus, il serait en retard à son propre anniversaire.
-Oui, confirma le blond en terminant de boutonner sa chemise.
-On y va alors.
Le duo descendit alors, fermant la porte à clé avant de rentrer dans le garage. Edward observa la moto qui dormait là avant de monter dans la voiture, bouclant sa ceinture tandis que la porte automatique du garage s'ouvrait.
-Un jour tu me feras faire un tour ? questionna le blond en fixa la moto.
-Quand il fera beau, promit Roy avec un fin sourire avant de démarrer la voiture et quitter le domicile.
Le trajet se passa calmement, au rythme de la musique que la radio diffusait. Une fois arrivé devant le bâtiment, Roy gara la voiture devant la bâtisse avant de sortir de la voiture, imité par Edward qui rentra à sa suite dans le bar. Le jeune homme resta sans voix face à la décoration, bien sûr il reconnaissait la bannière et le restant de ballons qui avaient était utilisés pour Envy, mais le geste était là. Il apprécia aussi la déco rouge et noire sur les nappes blanches, de même que la table où trônait une partie du repas et la plus petite sur laquelle un assortiment de cadeaux étaient installé en équilibre un peu précaire. Le blond laissa son regard faire le tour du bar, il connaissait tellement cet endroit, l'avait vu transformé pour bien des occasions, mais ce soir c'était différent. Ce soir, la métamorphose était pour lui. Pinacco qui était venu avec Winry, ainsi que Wrath et sa famille, Dante, Havoc, Alphonse, même Izumi et Sid étaient là.
-Joyeux anni… commença Havoc avant de se faire couper par Edward.
-Non, avant qu'on fête ça, j'ai un truc à vous dire.
Tous l'observèrent en faisant silence avant de laisser le jeune homme parler.
-Tout à l'heure je suis allé avec Envy au commissariat. Vous êtes tous ici au courant de ce que j'ai vécu ses derniers temps, et… Il baissa la tête avant de poursuivre… et j'ai décidé de porter plainte. J'ai décidé de prendre mon destin en main à partir d'aujourd'hui, termina le blond.
-Il était temps, répondit Greed en fixant le blond, disant tout haut ce que tous pensaient dans leur tête. Du coup, on peut le dire ou tu as encore des choses à rajouter ?
-Je t'en prie, fait toi plaisir, répondit taquin Edward.
-Joyeux anniversaire Ed !
Le jeune homme sourit tandis que la soirée commençait dans une bonne ambiance générale. Rythmée par les souvenir et anecdote d'un peu tout le monde, parmi laquelle celle d'Edward petit qui détestait le lait sous prétexte qu'on ne buvait pas quelque chose qui sortait d'une vache. Cette réflexion fit beaucoup rire ceux qui n'étaient pas au courant. Avant que le dessert ne soit servi, Edward se planta devant la table des cadeaux, observant la pile avant de doucement prendre le premier paquet. Il contenait un livre assez épais à la reluire ancienne, le blond esquissa en sourire en frôlant la couverture de ses doigts avant de le poser sur la table vide à côté. Ce fut ensuite un nouveau sac, puis un album photo et pour finir le paquet amené par Wrath en début d'après-midi. Le blond l'observa longuement, se demandant ce que ce paquet de taille généreuse pouvait bien contenir avant de délicatement enlever le ruban de soie noir qui l'entourait puis déballer avec attention le paquet, faisant râler Envy sous les précautions qu'il prenait pour ne pas déchirer le paquet.
-Laisse moi profiter ! grommela Edward tandis que le papier était enfin retiré.
Il observa la boite en carton blanc avant de l'ouvrir. Sa réaction fut immédiate, il resta sans voix les yeux grands ouverts avant de balayer la pièce du regard et laisser ses larmes couler.
-J'avais raison. Tu me dois un fast food ! termina Envy a l'adresse de Greed.
Le patron du bar lui tira la langue, laissant l'androgyne aller consoler Edward qui visiblement avait du mal à croire que le contenu de la boite était pour lui.
-Vous êtes fou, souffla Edward.
-Il te fallait un nouveau manteau, se contenta de répondre Envy.
-Et pas la peine de chercher l'ancien, on l'a déjà rangé dans le coffre de la voiture. Si tu veux quitter le bar, ce sera avec ce manteau là sur le dos ! termina Alphonse en arrivant à ses côtés.
-Bande de sadiques, soupira le blond.
-Je le prends pour un compliment, répondit Envy en souriant de toutes ses dents. Nabot !
Edward observa son demi frère avant de se jeter sur lui, le faisant tomber sous l'assaut avant de le chatouiller de partout.
-Alphonse, à moi !
-Wrath, à l'aide !
-Hors de question, rétorqua dans un rire le plus jeune de la fratrie, faisant opiner Wrath qui sortit son téléphone pour filmer la scène sous les amusements de tous.
-On a du mal à croire qu'ils ont plus de dix ans, sourit Pinacco à côté de Roy.
-C'est tellement plaisant de les voir ainsi, répondit Dante.
Roy approuva d'un signe de tête, profitant lui aussi de cette scène. Il fallut une bonne dizaine de minutes avant que le duo ne se calme et passe ainsi au dessert.
-Au fait, tu devrais l'essayer, juste pour voir si la longueur et bonne.
-Tu cherche les ennuis ?
-Non, juste qu'on a garder le ticket de caisse au cas où il faille la reprendre.
Edward approuva d'un signe de tête avant de savourer son gâteau au chocolat.
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-Ça fait du bien des soirées comme ça, avoua Edward en rentrant dans la maison aux alentours de quatre heures.
Roy approuva avant de fermer la porte menant au garage, aidant ensuite Edward à porter ses cadeaux à l'étage.
-Je ne sais plus si je te l'ai dit mais j'ai rendez-vous demain après-midi chez le coiffeur, informa Edward en poussant d'un léger coup de pieds la porte de sa chambre.
-Chez le coiffeur ?
-Oui, je reste dans l'idée de me prendre en main. J'ai été voir avec Envy tout a l'heure, j'en ai à peine pour quinze euro, informa le jeune homme.
-Tu vas faire quoi ? s'intéressa le brun en posant les paquets qu'il avait entre les mains sur le bureau.
-Me couper les cheveux, rien de bien court, s'empressa d'ajouter Edward face à la mine qu'affichait Roy. Juste couper un peu les longueurs.
- Ça va te changer, affirma Roy.
-C'est un peu le but. D'ailleurs, les gendarmes ont demandé où me joindre, je me suis permis de donner l'adresse en plus de mon numéro de portable.
-Pas de souci, répondit compréhensif Roy. Je te laisse te reposer, ne te presse pas pour te lever demain.
-Tu dis àa pour toi ?
-J'ai plus vingt ans, sourit Roy.
Edward se contenta de rigoler face à la remarque avant de lui souhaiter bonne nuit, se changeant déjà avant de se glisser entre les draps. Roy l'observa un instant avant de fermer la porte, la laissant comme toujours entrouverte avant de rejoindre sa propre chambre.
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Le lundi arrive bien trop vite et avec lui le retour au lycée. Roy se lève à la seconde même où son réveil sonne, s'étire avant de prendre le chemin de la chambre de Edward. Il ouvre la porte, et constate que le blond est assis dans son lit et somnole quelque peu. Roy s'avance doucement et s'assoit sur le bord du lit, passant une main dans ses cheveux dont la longueur a quelque peu diminué, tombant désormais mollement sur ses épaules, dégageant son visage d'un geste tendre.
-Tu te lèves ?
-Hum…
-Je te laisse encore un petit moment, je vais me doucher ensuite tu pourras y aller.
-Mouais, répondit mollement Edward en se frottant l'arrière de la tête.
Roy sourit face a cette voix enrouée avant de se lever, quitter la chambre pour se diriger vers la salle de bain. Il en sort une quinzaine de minutes plus tard et ne s'étonne pas de trouver Edward adossé au mur face à la porte, une pile de vêtements entre les bras, attendant la place. Le brun lui laissa le passage avant d'aller rapidement faire son sac, descendant ensuite pour préparer et servir le petit déjeuner. Il fallut à peine dix minutes à Edward pour apparaitre dans la cuisine, prenant un croissant qui trônait là avant de se diriger sac sur l'épaule vers la porte d'entrée. Roy l'observa faire avant de prendre la parole, le stoppant dans sa tentative d'ouvrir la porte.
-Tu vas où de si bonne heure ?
-Prendre le bus, répondit avec naturel Edward.
-Il pleut, fit remarquer Roy.
-Quelques gouttes n'ont jamais tué personne.
-Donc tu préfères marcher et attendre le bus dans le froid et les pieds dans l'eau, plutôt que de déjeuner tranquillement et profiter du chauffage de la voiture, résuma Roy avant de porter à ses lèvre sa tasse encore fumante pour boire une gorgée de café.
-Ben c'est-à-dire que…
-Tu as beau être un génie, socialement parlant, il y a encore du travail, taquina le brun. Vien prendre ton déjeuner, on part dans quinze minutes. Si tu veux je te dépose avant le lycée pour pas qu'on te voit arriver avec moi.
-J'ai aucun problème avec ça, affirma Edward.
-Bien, dans ce cas là, mange, ordonna sur le ton du l'humour le brun.
Edward ne se le fit pas dire deux fois, il déposa son sac à la porte de la cuisine avant de se servir son café, trempant son croissant dedans avant d'entamer une discussion légère avec Roy.
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Un mois s'était écoulé depuis, Edward et Roy avaient réussi à prendre leurs marques, s'habituant aux habitudes de l'un et l'autre, comme cette manie qu'avait Edward de marcher pendant qu'il se lavait les dents. Ça avait étonné Roy la première fois, de voir le jeune homme quitter la salle de bain en boxer et débardeur pour aller dans sa chambre tandis qu'il se frottait les dents, il l'avait suivi et avait vu le petit blond terminé de préparer son sac avant de revenir l'air de rien dans la salle de bain pour se rincer la bouche et ainsi retirer le dentifrice qui y était encore. Ou encore l'habitude de Roy qui se servait toujours un café en rentrant, le savourant pleinement avant de se mettre en charge de corriger ses copies ou revoir ses cours pour le lendemain. Ça amusait beaucoup Edward surtout quand avant se moment de pause il entendait le professeur pester dans la voiture en pensant à la montagne de copies qu'il avait à corriger. Puis il y avait eu le basket, Edward avait beau avoir dit un nombre certains de fois à Evy qu'il ne rentrerait pas dans l'équipe du lycée, il n'avait pas résisté quand l'équipe au grand complet était venue lui demander de remplacer l'un des joueurs qui s'était blessé et que seul lui en avait les capacités. Les derniers matchs de la saison étaient pour bientôt et s'il ne les jouait pas, l'équipe serait rayée des listes pour l'année prochaine alors qu'ils étaient jusque maintenant en deuxième place du classement. Edward avait donc accepté et s'était arrangé avec Greed pour alléger un peu son emploi du temps au bar, car malgré tout ça, malgré son changement presque radical de vie, Edward voulait continuer à travailler, voyant là une occasion de pouvoir mettre de l'argent de côté et ainsi ne pas toujours dépendre du porte monnaie des autres.
-A ce soir !
-A ce soir, je passe te prendre au bar ?
-Vers vingt-deux heure, souligna Edward.
-Pas de souci. Evite de te casser un truc, Envy ne te le pardonnerait pas, rappela Roy en terminant son café.
Edward lui répondit d'un sourire tandis qu'il finissait de lacer ses baskets, enfilant sa veste et mettant son sac sur l'épaule avant de quitter la maison. Il avait un entrainement et juste après trois heures de service au Devil Ness. Greed l'avait autorisé à quitter plus tôt, étant un grand fan de basket, depuis que Edward était dans l'équipe il le chouchoutait bien plus qu'avant. Alors quand Edward lui avait rappelé le match du dimanche, Greed avait sauté sur l'occasion pour le faire quitter plus tôt, voyant là une excuse pour que le blond dorme et soit en parfaite forme le lendemain pour son premier match.
Edward arriva tranquillement au gymnase, le capitaine de l'équipe arrivant tout juste à son tour.
-Si tu veux que je te prenne pour venir dis-le, rappela le jeune homme en le saluant.
-Merci, mais c'est bon, et puis ça me fait marcher un peu, c'est comme un pré-échauffement, sourit Edward.
-Comme tu veux.
L'entrainement commença par une série d'échauffement avant de faire un petit match amical suivi par le vrai match, celui où ils se donnaient à fond, cherchant à ruser pour marquer le plus de points et faire exploser le tableau de score. Tous avaient remarqué que le duo Envy-Edward était une valeur sûre, surtout que Edward ne donnait pas l'impression d'être un bon joueur et ce serait un atout face à l'autre équipe qui ne s'en méfierait pas le moins du monde. La partie était presque gagnée d'avance.
-Au fait, déclara Envy en fin de partie. Tu n'as toujours pas ton maillot.
-Non, répondit Edward, mais je peux jouer sans, ou sinon je prends l'un de tes vieux ?
-Hors de question. On va s'en occuper tout à l'heure, je dois passer au magasin de sport récupérer des trucs, tu auras ton t-shirt pour demain. Une idée pour le numéro ?
Edward se mit à réfléchir mais rien ne lui venait si ce n'est le 3 ou le 27. Envy l'observa un instant avant de sourire, soufflant quelque chose au capitaine qui opina.
-Non, menti Edward en soufflant.
-Ok, je verrais avec les numéros qui sont déjà pris alors. On se voit demain à treize heures ici pour l'échauffement. Mangez léger, on se fera un bon repas une fois le match fini.
-Bien. A demain, répondirent comme un seul homme les autres joueurs.
Edward se dirigea rapidement vers le vestiaire, se douchant sommairement avant de se sécher et s'habiller pour ensuite saluer les autres et partir en direction du bar.
-Il déborde d'énergie, c'en est presque vexant, souligna le capitaine.
-A qui le dis tu, même moi j'ai du mal à le suivre.
-Au fait, tu nous expliques comment ça se fait qu'il a tant changé.
-C'est-à-dire ? interrogea Envy qui savait pertinemment de quoi ils voulaient parler.
-Il travaille moins, à couper ses cheveux, n'arrive plus en bus puisque tu l'attends plus et surtout, ses maladresses ne sont plus visibles.
Ses maladresses, voilà comment les membres de l'équipe qualifiaient les bleus et autres marques que Hohenheim laissées sur le corps d'Edward. Roy les avait toutes soigner, il n'en rester aucune trace et Edward ne cherchait plus à cacher son corps avec des vêtement trop grand, choses qui avait bien sur était vite remarquer. Fort heureusement personne ne c'était encore rendu compte que le blond arrivait tous les matins en compagnie du professeur de chimie. Les vitres teinter de la voiture du brun n'y étaient pas pour rien.
-Il a juste décidé de se prendre enfin en main, déclara Envy avec un grand sourire.
-On en saura pas plus ?
-Pas de ma bouche, approuva l'androgyne.
-Et pas de celle d'Edward non plus, sourit l'un des joueurs.
-Le principal c'est qu'il aille mieux, le restant ne nous regarde pas.
Tous approuvèrent avant de finir ce qu'ils faisaient, quittant ensuite le gymnase en se disant à demain, se souhaitant une bonne nuit tandis que Envy montaiit dans la voiture du capitaine d'équipe pour aller avec lui choisir le maillot pour Edward.
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-Mais pourquoi tu t'es coupé les cheveux ! gronda Envy depuis les vestiaires. Ils étaient déjà du style à n'en faire qu'a leur tête avant mais maintenant c'est plus possible.
-Pourquoi tu ne lui fais pas des couettes, taquina Jordan, l'un des membres de l'équipe.
-Mais ça va pas la tête ! répondirent dans un parfait ensemble les deux frères.
-Peu importe comment ses cheveux sont attachés, tant que vous vous dépêchez, on doit être sur le terrain dans cinq minutes !
Edward se mit à bouder tandis que Envy se coiffait une fois encore les cheveux dans l'espoir de réussir à enfin plaquer ses fichues mèches.
-J'ai trouvé ! s'exclama l'androgyne. Tu me fais confiance.
-Si ce n'est pas des couettes oui.
-Ok. Jordan, essaie de négocier du rab de temps.
-Je vais voir ce que je peux faire, répondit le joueur en allant trouver leur capitaine ainsi que l'entraineur.
A peine dix minutes plus tard, le duo sortit du vestiaire, enfin prêt. Edward avait deux nattes collées sur le côté de son visage, maintenant une grande partie de ses mèches, le tout relevé et maintenu en queue haute, laissant ainsi le visage du blond dégagé le plus possible, lui permettant ainsi de jouer. Le seul petit souci était que, comme l'avait bien vite fait remarquer Envy, coiffé ainsi il ressemblait encore plus à une fille.
-Ça te vas bien de dire ça, monsieur j'ai pas coué mes cheveux depuis sept ans !
-On n'a pas le temps pour vos disputes, contrat Nathan, un autre joueur de leur équipe.
-On a un match à jouer et potentiellement à gagner.
-Gagner, avec une crevette pareille dans votre équipe ! se moqua l'un des joueurs adverses.
-Zen, Ed. Mets ta colère dans le jeu et mets-lui-en le plus possible là où ça fait mal !
-Sur le tableau de point ! approuva Edward.
Le match débuta calmement, les joueurs se cherchant, repérant d'éventuelles failles dans le jeu de leurs adversaires, Edward n'était pas encore sur le terrain, il devait rentrer en deuxième partie. Quand celle-ci commença, le score était en faveur des autres, Edward rentra sur le terrain, se moquant bien des quelques remarques provenant de ses adversaires. Envy était déjà prêt et si leur calcul était bon, le panier qu'ils avaient prévu de mettre allait laisser des traces et leur assurer la victoire, ils devaient juste attendre le bon moment.
Edward esquiva les coups, les rares fois où il avait le ballon les autres cherchaient à lui piquer, ne se gênant pas pour lui donner des coups pour le désarmer. Edward envoya la passe juste à temps avant de se retrouver au sol suite à un nouvel assaut. L'arbitre siffla un temps d'arrêt, laissant ainsi Envy et Jordan aider le blond à se relever.
-ça va aller ? questionna Envy en l'aidant à se remettre sur pied.
-Oui, le match est bientôt fini, on doit conclure, souffla Edward en remerciant son ainé d'un signe de tête.
-Je ne comprends pas pourquoi ils s'acharnent sur toi comme ça, souffla Jordan.
-Ils doivent se douter d'un truc, regardez-vous, vous faites tous une tête de plus que moi et en face c'est pareil.
-C'est vrai que ça sent un peu la magouille, admit le joueur.
-Ils ont juste pas idée a quel point, sourit Envy.
Edward échangea un regard avec les deux garçons avant que l'arbitre lui redonne le ballon, il restait moins de deux minutes, mais c'était largement suffisant pour marquer le panier de la victoire. Edward observa Jordan et Envy qui reprenaient leur position, ainsi que le joueur adversaire qui l'avait fait tomber. Il observa brièvement les gradins, les professeurs, Greed, Dante, Havoc, Pinacco et même Winry et Alphonse étaient venus voir le match. Il se sentit soudain petit face à l'ampleur de la situation. Il prit son élan, faisant signe à l'arbitre que c'était bon et le décompte reprit. Un, deux, trois rebonds, il passa le ballon à Envy tandis que Jordan se mettait en place, se baissant quelque peu, tandis que Envy courait se mettre en place. Edward eut juste le temps de prendre son impulsion entre les mains tendues de Jordan que déjà il était en l'air, réceptionnant le ballon avec une chance qui lui était propre avant de marquer le point, juste au moment où le gong sonnait l'arrêt de jeu.
Le public gronda tandis que l'équipe adverse pestait.
-Ils n'ont pas le droit de faire ça !
-On ne lance pas le ballon depuis le milieu de terrain.
-Avec une impulsion aidée, ce n'est pas tolérable.
-Silence ! gronda l'arbitre.
Tous se turent tandis qu'il étudiait rapidement son manuel. Le livret était toujours avec lui, afin que dans des cas comme aujourd'hui il puisse savoir quoi faire. Il tourna fébrilement les pages avant de tomber sur la rubrique qu'il cherchait. Il lu dans sa tête celle-ci avant d'esquisser un sourire.
-Cinq points ! Panier accepté. Le lycée de Central l'emporte !
Les gradins laissèrent exploser leur joie tandis que sur le terrain, l'équipe soulevait Edward pour le faire voler sous le rire de l'adolescent qui se prêta volontiers au jeu. Une vingtaine de minutes plus tard, tous étaient de retour dans les vestiaires, prêts à se doucher.
-Aie. Tu ne vas pas être beau à voir, déclara Envy en voyant des rougeurs apparaitre sur le corps dénudé de son cadet.
-Il n'y sont en effet pas aller de main morte, constata Jordan.
-Pas grave, j'ai de quoi soigner tout ça.
Tous approuvèrent avant de savourer l'eau chaude sur leurs muscles.
-Oublie pas qu'on fête ça au Devil Ness ce soir.
-Pas de souci j'y serai, peut-être un peu en retard, avoua Edward en repensa à ses traces qu'il devait soigner, mais je serais là.
-Si besoin je viens te chercher.
-Je t'envoie un message pour te tenir au courant.
Envy lui fit un clin d'œil tandis que Edward partit saluer Dante et les autres avant de discrètement se diriger vers la voiture de Roy, garée légèrement à l'écart.
-Joli match, félicita Roy quand Edward fut attaché.
-Merci, j'y ai laisser des traces, mais ça fait du bien.
-J'ai cru voir ça en effet. On soignera ça une fois arrivés.
Edward se fit violence pour ne pas sourire. Bien sûr il avait mal, mais rien qu'à l'idée du massage qui allait suivre, il ne pouvait s'empêcher d'être heureux. Les choses n'avaient pas tellement changé entre eux, et Roy n'avait pas eu de geste semblable au baiser, il y avait bien quelques frôlements, mais rien de bien concret ou direct. Cette situation était quelque peu étrange et Edward, malgré tout son courage, n'arrivait pas à en discuter avec le professeur de chimie. A peine rentré, Edward monta à l'étage, préparant tout ce qu'il fallait avant de s'installer sur le petit meuble, attendant bien sagement Roy. Le brun arriva à son tour, se lavant soigneusement les mains avant de se tourner vers son patient. Il soigna tout ça, mettant une bonne dose de pommade tout en massant le dos endolori sous l'effort physique qu'il venait de produire. Edward savoura les mains douces sur son dos et ses bras, somnolent quelque peu.
-Ça fait drôle de te voir les cheveux attachés, souffla Roy pour briser le silence.
-C'est plus pratique pour jouer.
-Aucun doute là-dessus.
-Envy a bien galéré pour les coiffer, pestant contre leur longueur pas commode.
-Pas commode ?
-Ils ont poussé, ajouta Edward. Quand ils étaient plus courts ça posait pas problème, mais là, mes mèches n'en font de nouveau qu'à leur tête et je n'ai pas retrouvé la bonne longueur pour faire une natte.
-C'est qu'on s'y habituerait vite, taquina Roy en prenant entre ses doigts une mèche de cheveux d'or.
-Roy, l'audience à bientôt lieu.
-Je sais.
-Je me demandais si, enfin tu vois, bafouilla Edward. Envy et les autres seront là, mais je voulais savoir si tu voudrais bien venir aussi.
-Si tu veux que je sois là, alors je serais à tes côtés.
-Merci.
Roy lui répondit par un sourire avant de le laisser se rhabiller correctement. Ce soir ils mangeaient chez Hugues et Edward avait prévu de dormir chez Dante. Ils avaient pris leur rythme et leurs habitudes sans rien changer, ou presque. Une dizaine de minutes plus tard le téléphone d'Edward sonna.
-Oui… Ok j'arrive…Comme tu dis… Pas de souci.
-Un problème ? questionna Roy en voyant sa mine contrarier.
-Jordan est dans la voiture avec Envy, du coup il rentre pas.
-Délicate attention de sa part, remercia le professeur. Tu as tes clés au cas où ?
-Oui. A demain.
-A demain, passe une bonne soirée.
-Également, bonjour à la famille Hugues.
Edward avait aussi pris l'habitude de voir de manière régulière (mais pas trop) certains professeurs venir prendre un café, tout particulièrement Riza et Hugues. Et si Hugues faisait parfois des sous-entendu, Edward n'y prêtait pas attention.
La soirée au Devil Ness se passa très bien, animer par l'ambiance post victoire des joueurs le bar avait prit des allures de fêtes pour le plus grand plaisir du patron qui avait rarement aussi bien fonctionné un dimanche soir. Les jeunes restèrent cependant conscients qu'ils avaient classe le lendemain et quittèrent le lieu aux alentours de vingt-deux heures. Envy ramena Jordan avant de prendre la direction de sa maison familiale.
-Quelque chose te tracasse ? questionna Envy face au silence de son demi-frère.
-C'est Roy.
-Oula, raconte moi tout.
-Tu te souviens de la fois où il m'a… entama Edward.
-Oui, coupa Envy. Pourquoi ? Il a remis ça ?
-Non, justement.
Envy souffla avant de s'arrêter se garant proprement pour pouvoir faire face à son cadet.
-Alors quoi ?
-Je ne sais pas. Son attitude a changé mais tout à l'heure quand il s'est occupé de me mettre la pommade j'ai senti comme un malaise venant de sa part.
-De quel type ?
-Je ne saurais dire. Mais je sens que quelque chose cloche.
-Tu devrais en parler avec lui.
-J'ai un peu de mal à imaginer comment je pourrais amener la chose, confessa Edward.
Envy observa le petit blond se tasser sur le siège, vêtu de son sweat rouge trop grand il faisait encore plus petit et fragile que d'ordinaire. L'androgyne ne put retenir un sourire, qui énerva encore plus le génie quand il remarqua que les prunelles violettes se moquaient clairement de lui.
-Fait pas cette tête. Je constate juste que socialement parlant, il y a encore du boulot, taquina Envy.
-Tu ne vas pas t'y mettre aussi.
-Un autre que moi te l'a déjà dit ? que d'honneur d'être plagié, s'exclama Envy tout en manière. Allez, boude pas, je te ramène chez Mustang et demain je veux que tu me raconte tout autour d'un repas à la cafét.
-Tu es embêtant Envy.
-Je sens que tu pèses tes mots.
-Emmerdant, entêté, obstiné, mêle tout, énuméra Edward.
-Que de mots d'amour. Laisses-en un peu pour Roy, termina Envy en enclenchant son clignotant pour quitter la place de parking.
-Je te ….
-Chut, je conduis !
Edward se renfrogna tout en pensant à comment amener le sujet sur le tapis, mais rien ne lui venait. De temps en temps, Envy lui lançait de petits regards, constatant son stade de réflexion avant de se reconcentrer sur la route. Il fallut à peine une quinzaine de minutes pour que la voiture soit devant le grand portail. Edward soupira avant de descendre de voiture, saluant Envy tout en ouvrant la porte pour remonter l'allée et rejoindre la maison.
Personne !
La maison était plongée dans le noir, déserte. Edward soupira avant de monter à l'étage ranger son sac, vérifiant au passage que le bureau et la chambre de Roy étaient vides. Mais personne, pas âme qui vive dans cette maison bien trop grande sans la présence de son propriétaire. Le blond profita donc pour se doucher, savourant comme toujours le contact de l'eau chaude sur son corps, oubliant momentanément qu'il allait devoir remettre de la pommade s'il voulait dormir convenablement. Ce fut un bruit de porte qui claque qui le fit sortir de la pièce, à peine vêtu de son boxer et son débardeur. Il se stoppa dans la descente d'escaliers en voyant Roy, qui avait l'air d'avoir vider plusieurs verres avant à ses côtés, le tenait difficilement une jeune femme tout en forme, maquillée comme un camion volé un soir de réveillon. Le sang de Edward lui monta à la tête face à cette image et il descendu rapidement les quelques marches qu'il lui restait pour se planter devant les deux adultes. Le brun le regarda avec un sourire qui était tout sauf normal et la jeune femme semblait étonnée de le voir là.
-Edward ! gagatisa Mustang, ressemblant soudain beaucoup trop à Hugues quand il faisait face à sa fille.
-Vous êtes qui ? questionna sans aucune gène la femme. Il m'a dit qu'il habitait seul.
-Rectification, j'ai dit que ce soir j'étais seul, tenta de rattraper de manière maladroite Roy.
-J'habite également ici, et je vous demanderais de partir. Je ne sais pas qui vous êtes mais sachez que votre présence n'est pas souhaitée ici !
-Et qu'allez-vous faire contre moi.
-Ne me tentez pas. Dégagez ! gronda Edward.
La jeune femme observa le regard dur d'Edward avant de se tourner vers Roy qui tentait de s'accrocher à la rambarde de l'escalier pour le monter.
-Vous n'avez aucun droit de me jeter à la porte !
-Techniquement elle n'a pas tort, souffla d'une voix pâteuse le brun.
Edward se tourna vers le professeur, fixant momentanément la femme avant de laisser parler sa rage, frappant le brun dans l'espoir de le faire dessouler, laissant une belle marque de gifle sur sa joue droite.
L'effet sembla immédiat, la femme arrêta de parler et Roy choqué, avait poser sa main sur sa joue, fixant Edward sans vraiment comprendre son geste.
-De nouveau les idées claires ?
Roy se redressa difficilement et s'approcha d'Edward, le regard sombre.
-Tu comptes t'abaisser à ça ? questionna avec aplomb Edward.
Le brun leva la main, mais au lieu de cogner sur Edward comme le jeune homme le pensait, il abattit son poing sur le mur juste derrière, frôlant sa tête et laissant un trou dans le mur.
-Dégage.
-C'est bien ce que je disais, fanfaronna la femme.
-C'est à toi que je parle ! souligna le professeur en tournant son regard vers la gourmandine qui était encore dans ses pattes.
La femme s'offusqua alors, gonflant ses joues avant de faire volte face, claquant la porte derrière elle.
-Toi !
-Je suis désolé pour la gifle, mais…
Edward n'eut pas le temps de finir qu'une paire de lèvres s'abattaient sur les sienne, forçant le passage pour plus de contact. Si le blond tenta de se dégager de l'étreinte forcée, il abandonna bien vite en sentant les mains baladeuses du brun venir caresser ses flancs durant leur échange.
-Si tu savais depuis quand j'ai envie de ce moment, souffla Roy en laissant sa tête tombée sur l'épaule gauche de l'étudiant.
Edward ne répondit pas, observant le plafond en reprenant difficilement sa respiration. Il avait déjà été embrassé, mais jamais ainsi, et dire que Roy était quelque peu éméché par l'alcool, qu'est-ce que ça devait être quand il était sobre. Il n'eut pas le temps de creuser plus la question qu'il entendit le brun tomber mollement au sol. Edward se précipita à ses côtés, vérifiant que tout allait bien pour lui avant de soupirer. Il devait le monter à l'étage, mais seul c'était compliqué. Il ne se voyait pas appeler Envy, le brun se ferait une joie de rappeler ça au professeur même en plein cours. Non, il devait appeler quelqu'un d'autre.
Une dizaine de minutes plus tard à peine, la personne arriva avec un grand sourire.
-Ça faisait longtemps que je ne l'avais pas vu ainsi, fanfaronna Hugues. Qu'est ce qui l'a mis dans cet état là ? Et puis cette gifle !
-La gifle c'est moi, confessa Edward, pour le reste, vous verrez ensemble.
-Mouais. Je vais le monter, va ouvrir son lit s'il te plait.
-On peut pas le mettre dans le canapé ?
-Il mérite sans doute de passer une sale nuit, mais je ne pense pas qu'il soit coopératif à son réveil, surtout si cette trace reste.
Edward grommela dans sa barbe inexistante avant de monter, Hugues sur ses talons. Le professeur de Philosophie sembla d'ailleurs bien s'amuser de la situation contrairement à Edward qui repassait en boucle le baiser qu'ils avaient échangé un peu plus tôt. Hugues le fit passer sous une douche bien froide qui dura malgré les protestations du brun, l'aidant à se sécher avant de l'installer dans son lit. Par la suite il redescendit pour faire face à Edward qui était installé dans la cuisine devant un verre d'eau, le contemplant avec un intérêt certains. Tu veux en parler ?
-Ça dépend. J'ai qui face à moi ? questionna Edward en relevant les yeux vers le professeur.
-L'ami.
-L'ami de qui ?
-De lui… et de toi, termina avec un sourire tendre le brun.
Edward souffla avant de prendre la parole, racontant sommairement ce qu'il s'était passé, tout ce qu'il s'était passé. Hugues l'écouta sans l'interrompre avant de sourire une fois le récit achevé.
-Enfin il s'est décidé. Bon, je ne valide pas la forme, mais sur le fonds je suis ravi.
-Quoi ?
-Tu penses vraiment qu'il est du style à recueillir n'importe qui chez lui !
-Ben c'est-à-dire que..
-Edward regarde cette maison. Un portail et un portillon électrique avec code, une alarme qui surveille toute la maison sans oublier cette serrure infernale. Il vit dans une forteresse !
Le blond observa l'homme face à lui avant de balayer la maison du regard, remarquant à quel point l'homme à lunettes avait raison. Il se sentait soudain très bête.
-Demain il devrait pouvoir assumer les cours, et puis vous commencer à dix heures si je ne me trompe pas.
-C'est ça.
-Bien, je viendrais voir avant de commencer la journée et si besoin je justifierais son absence. On verra ensemble demain matin les détails, de même si tu veux rester avec lui.
-Merci, souffla Edward.
-De rien, évite de trop y penser. A demain Edward.
-A demain, répondit par automatisme le blond en raccompagnant Hugues à l'entrée.
Après quoi il ferma la porte à clé avant de vider son verre d'eau et monter. Il observa brièvement Roy qui dormait paisiblement, enfin c'est ce qu'il semblait, avant de prendre la direction de sa chambre, s'installant sous les couvertures, croisant les bras derrière sa tête en fixant avec intérêt le plafond.
Le lendemain, Edward se leva de bonne heure, passa rapidement par la chambre du brun, constatant qu'il dormait encore avant de filer à la salle de bain, se lavant rapidement, prenant le tube de pommade avec lui dans l'idée de demander à Envy de lui en mettre dans la journée. Il se servit un café avant de le boire en douceur. Hugues arrivant juste au moment où il s'installait à table.
-Bonjour.
-Jour, souffla Edward en levant à peine la tête.
-Je vois, tu n'es pas du matin. Je vais voir Roy et je redescends.
-Tu pourra fermer, mon bus arrive dans dix minutes.
Le professeur observa le jeune homme, s'étonnant quelque peu du tutoiement aussi facile, avant de constater que le jeune homme n'était pas encore totalement réveillé. Il approuva d'un signe de tête, regardant le blond se lever, rincer sa tasse avant de prendre son manteau, ses clés et partir prendre le bus. Maes Hugues resta quelques secondes debout dans l'entrée avant de se souvenir que son ami l'attendait à l'étage et qu'il n'allait pas se priver pour lui rafraichir la mémoire sur ses actes de la vieille.
Au cours de la journée, Hugues croisa Edward dans les couloirs, discutant avec animation avec les membres de l'équipe de basket. L'entrée dans l'équipe lui avait fait du bien, il avait élargi un peu son cercle d'ami, ne se contentant plus de Envy et Alphonse. Il avait changé, ce n'était pas tellement flagrant au premier abord, du moins, pas autant que sa coupe de cheveux, mais ça restait visible. A commencer par ses vêtements qui étaient à sa taille et son irritabilité qui s'était quelque peu calmée, enfin si on ne faisait pas mention de sa taille. Hugues observa la petite troupe rigoler, interceptant le regard presque doré d'Edward. Le jeune homme l'observa, soufflant une excuse a ses amis avant de partir à sa rencontre.
-Comment il va ?
-Pas top, mais il va s'en remettre, ce n'était pas la première fois.
-Ça lui arrive souvent ?
-Pas trop, je dirais tous les quatre ans.
-Ça me laisse le temps de voir venir la prochaine crise.
Cette remarque fit sourire Hugues avant qu'il ne fixe avec sérieux le jeune homme.
-Je pense que vous allez devoir parler ce soir. Ton comportement ce matin, tu as clairement fui, je n'ai pas le droit de juger, mais évite de t'en faire un ennemi. Il n'a pas eu raison d'agir ainsi hier, souffla le brun.
Edward resta muet, écoutant les paroles du professeur et ami qui lui faisait face.
-Il se souvient du baiser, termina dans un souffle Hugues, et s'en veut beaucoup d'avoir recommencer sans ton assentiment.
-Il a dit ça ?
Hugues approuva d'un signe de tête tandis que Edward réfléchissait à toute vitesse.
-Je suis majeur.
-Quelle nouveauté, ça va faire un mois non ?
Edward observa Hugues et son sourire moqueur avant de souffler et partir dans la direction de la sortie.
-Où tu vas ? questionna Envy en le voyant passer à côté de lui.
-Là où je devrais être depuis ce matin ! répondit Edward en courant.
Quelques minutes plus tard il reçu un message « Peux tu me ramener mes affaires ce soir » digne d'Edward dans ses grands jours. Quand il éclata de rire en le lisant en plein cours, il se reçut un regard noir de la part de son voisin et curieux de la part du professeur de Philosophe qui savait pertinemment qui était l'émetteur du sms responsable du rire franc de l'androgyne.
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