Les gens qui ne savez pas encore pour Ronde de Nuit, ne vous risquez ni sur ce drabble ni sur le précédent : ils sont bourrés de spoil jusqu'à la gueule (surtout le précédent, en fait) et je n'aimerais pas que vous tombiez dessus avant d'avoir lu le livre, ce serait triste.
En revanche, vous pouvez lire juste l'avant-avant dernier actuel, qui est safe (et qui a Vetinari dedans aussi).
Titre : Fugacité
Auteur : ylg
Base : Discworld (Disque-monde)
Personnages : Samuel Vimes (Vimaire)
Genre : triste
Gradation : PG / K-plus
Disclaimer : propriété de Terry Pratchett, je ne cherche pas à me faire de sous avec
Continuité/Spoil : Night Watch (Ronde de Nuit). Sérieusement.
Prompt : le lilas...
Note de détail : il me semble avoir repéré une inconsistence de traduction sur Treacle Mine Road, qui a début de la série était simplement "rue de la mélasse" et qui est devenue "rue de la mélassière" ensuite... or "mélassière" ne me parle pas beaucoup.
Nombre de mots : 200
oOo
Le 25 mai est revenu. Il ramène avec lui la floraison des lilas qui renaissent à chaque printemps et les vieux souvenirs toujours pas morts. Comme chaque année, pour ceux qui y étaient et se souviennent, c'est une journée douloureuse, vécue plus dans le passé que dans le présent. Une journée par an, c'est le tribut qu'ils paient à ceux qui sont morts et ensuite… on les enterre de nouveau pour un an. (À moins, avec le temps qui passe, de finir soi-même enterré entretemps...)
Le lilas fane vite et la vie reprend son cours. Quelques jours après, il n'en reste déjà plus rien.
Et une fois cueilli, c'est en quelques heures qu'il se flétrit : les badges d'honneur ne font jamais long feu.
Le Glorieux 25 Mai, le jour de la Révolution du Peuple de la Rue de la Mine-à-Mélasse, pourquoi se seraient-ils souciés de chercher une fleur qui durerait ? Quand on a devant soi quelques minutes à peine pour vivre ou mourir, on ne pense pas plus loin.
Au soir du 25 mai, en jetant leurs fleurs mortes depuis longtemps déjà, ils ressentent plus cruellement encore la perte de ceux qui sont tombés pour rien.
