Amis du soir... Bonsoir !
Comment allez-vous ? Moi ça va toujours !
Bien, me revoilà de retour avec... une nouvelle histoire XD. Rassurez-vous ce n'est qu'un TS, les deux parties seront indépendantes (à leur manière). La suite de Moonlight Sonata (ou Sonate au clair de lune) ne devrait pas tarder à sortir, d'ici la semaine prochaine, logiquement.
Alors, je préfère le dire tout de suite : amis des histoires uniquement heureuses, ceci va fortement vous déplaire. Cette histoire, ce TW n'a rien d'heureux (si ce n'est que l'amour d'Holly) et marrant. J'ai écrit ceci lorsque j'écoutais en boucle "Stand Proud" et "Goodbye, Nostalgia" interprété par Riverdude (ce n'était pas la première fois que je les écoutais mais allez savoir pourquoi d'un seul coup, une idée m'était venue).
Je fais juste un petit point avant de poursuivre ce que j'ai à dire :
Disclaimer : Les personnages et l'univers de Jojo's Bizarre Adventure ne sont pas à moi, mais appartiennent à Maitre Araki.
Genre : Triste XD. Vraiment triste.
Pairing : JotaKak
Bien, maintenant que cela est fait, je peux poursuivre ce que je voulais vous dire.
Ce Two shot est plus court que mes histoires et moins élaboré, et c'est voulu. Cela a été écrit sur le coup, je n'ai quasiment rien changé. Je tiens juste à dire que pour ceux qui se sont arrêtés à Golden Wind, il y aura un petit spoil à la fin. Mais je pense que la plupart d'entre vous êtes déjà au courant, mais bon. Donc je mets un attention ;
Warning : Léger spoil de la partie 6 : Stone Ocean (très léger. C'est une phrase et c'est au début de l'oeuvre).
Bien, voilà tout. Le chapitre un de "Pieces", la fanfiction traduite est en correction chez ma prof d'anglais, ça ne saurait tarder.
Bonne lecture, les amis !
Il y a des moments où on souhaiterait de remonter le temps. D'avoir une machine qui voyage dans le temps et l'espace, comme dans Doctor Who. Ou alors un superpouvoir.
Jotaro lâcha un long soupir alors qu'il était assis sur l'engawa de sa chambre, donnant directement sur le jardin japonais. Il posa sa seule main libre sur le sol, voulant se rafraîchir même si la température extérieure était basse. Son autre main était prise dans un bandage, immobilisant son bras gauche tout entier.
Cela faisait maintenant plusieurs jours qu'ils étaient de retour au Japon. C'était enfin terminé, sa mère était sauvée, la malédiction des Joestar était brisée. Cependant…
Cependant...
Ils avaient perdu trois de leurs compagnons de voyage. Iggy, Avdol et enfin… Kakyoin.
Pourquoi est-ce que Star Platinum ne pouvait pas remonter le temps, en plus de le stopper ? Avec ça, il aurait pu… Il aurait pu...
Il aurait pu les sauver. Il aurait dû les sauver.
Jotaro leva le regard du sol pour se perdre dans le paysage enneigé. Comme c'était beau. Reposant, mais triste à la fois.
Il lui avait fait une promesse. Lors de leurs nombreuses nuits ensemble, Jotaro et Kakyoin parlaient souvent très tard la nuit avant de s'endormir. Ils parlaient vraiment de tout, des projets dans leur vie, de ce qu'ils aimaient, du et beaucoup du Sumo. C'était l'une de leur dernière nuit ensemble que Jotaro entendit l'histoire de Kakyoin.
C'était l'histoire d'un enfant seul, qui ne voulait pas se mêler aux autres, car ils n'étaient pas comme lui. Commençait-il à conter. Depuis son plus jeune âge, cet enfant avait développé un pouvoir. Mais à cette époque, il ne le sut pas, il pensait que c'était un ami. Alors il avait décidé de présenter son ami, un soir avant le repas à ses parents. Mais ils ne le virent pas, s'inquiétant même pour leur fils, se demandant s'il n'avait pas développé une maladie. Confus, le jour suivant, à l'école, l'enfant présenta son ami à ses camarades de classes. Ils n'étaient pas liés d'amitié, mais ils se parlaient de temps en temps. Mais personne ne vit son ami imaginaire, il était invisible aux yeux de tous. Le garçon se renferma sur lui-même, il ne comprenait pas. Pourquoi personne voyait son ami ? Il était juste là ! Était-il vraiment devenu fou ? Sa vie devint ensuite morose, ses parents étaient désespérés qu'il ne se fasse pas d'ami. La relation entre la famille et l'enfant se détériora, et l'enfant s'enfermait encore plus sur lui-même. Il grandit dans la plus grande solitude, ne voulant aucun ami autre que Green, tant que personne ne le voyait. Arriva un jour où, pendant un voyage sur le Nil, les parents de l'adolescent s'arrêtaient dans un bon hôtel, au Caire. Le jeune homme décidait de prendre un peu l'air et se promena dans la rue, tard dans la nuit. Il n'avait pas peur. Non, absolument pas, car il avait son ami avec lui. Green était là pour lui et il était là pour Green, il n'y avait que lui qui le comprenait. Il savait que si on l'attaquait, Green et lui se protègeraient mutuellement, et de toute façon, comme personne ne pouvait le voir, ils étaient invincibles. Le garçon se trompait. Dans une ruelle, il fit la rencontre d'un être magnifique, à la beauté glaciale, aussi glaciale que les icebergs de l'Antarctique, aussi effrayante que l'aura qu'il traînait derrière lui. Il lui parla avec sa voix suave, tendre. Elle était si agréable. Et il avait enfin rencontré la personne qui voyait son ami. Elle lui avait même demandé d'être son ami. Alors, le jeune homme accepta. Malheureusement, c'était un piège. Il était devenu un meurtrier aux commandes d'un vampire, un jouet que le vil utilisait à ses fins personnelles. Le garçon fut envoyé au Japon, là où il habitait, pour tuer un certain Jotaro Kujo. A ce moment-là, Jotaro avait sursauté. Lui qui avait serré le poing en entendant l'histoire de son ami, voulant plus que tout exploser la gueule de DIO, se détendit légèrement. Kakyoin ne semblait pas avoir remarqué car il poursuivit sa narration.
Il n'avait qu'un ordre, le tuer. Et c'est ce qu'il fit. Il n'arrivait plus à réfléchir, il n'avait plus d'éthique. Il n'avait plus rien. Il n'était maintenant qu'un vulgaire pantin. Il utilisa une pauvre infirmière pour arriver à ses fins, malheureusement, cela ne suffit pas, et le garçon fut battu par sa cible. Mais alors qu'il pensait que c'était sa fin, qu'il allait mourir, la même personne, sa cible, pris un risque incroyable pour sauver le meurtrier, le lâche et faible. Il l'avait sauvé uniquement car c'était une personne qui avait un cœur d'or. Lorsque la manipulation du vil prit fin, le jeune homme prit alors une décision. Il allait suivre jusqu'au bout, qu'importe ce qui lui arrive, cet homme. Lui, il n'était pas froid. Lui, il dégageait de la chaleur, une chaleur agréable, de l'amour. Il était fort, incroyablement fort mais d'une bonté qui n'égale personne. Il se jura également de ne plus jamais redevenir comme il était avant, et de combattre sa lâcheté, en battant le vil.
Jotaro sentait que sa gorge se noua lorsqu'il revit ce souvenir. Même s'il s'employait à la troisième personne, il savait très bien que son ami peintre parlait de lui. Il l'avait appelé « fort ». Mais il n'était pas fort. Il n'avait rien d'une personne forte. Ce n'est pas parce qu'on joue les voyous, qu'on était fort. Ce n'est pas parce qu'on insultait sa mère de pute ou pétasse juste parce qu'elle est démonstrative, qu'on est fort. Ce n'est pas parce qu'on joue l'indifférent qu'on l'est. Il avait juste l'habitude de tout intérioriser. De ne rien laisser passer et de faire semblant que tout lui passait par-dessus la jambe.
Il n'était pas comme son grand-père. Et franchement, il savait que son grand-père avait perdu quelqu'un qu'il chérissait, et s'est combattu contre des sortes de Dieux vampires et aztèques à moitié nus. Il relativisait beaucoup après ça. Mais lui, il n'était qu'un gosse de 17 ans -18 ans depuis quelques jours maintenant-, qui a toujours vécu dans un cocon.
Mais il y avait encore pire. Une chose horrible, une chose qui déchirera à jamais Jotaro. Il s'en était rendu compte trop tard. Si seulement…
Jotaro aimait Kakyoin. Il l'aimait profondément. Il aimait son rire, aussi bizarre soit-il, mais qui ne manquait jamais de charme, il aimait ses yeux d'une couleur si profonde et mystérieuse, comme l'améthyste. Il aimait ses cheveux toujours aussi bien coiffés, d'une couleur peu banale et de son fruit favori et d'une odeur si enivrante. Aussi particulière soit-elle, il aimait sa façon de manger des cerises. Il avait trouvé ça déroutant la première fois, mais alors qu'il connaissait, pendant le périple, son histoire, il était soulagé et presque ému de voir que l'artiste se sentait suffisamment compris et aimé pour sortir son côté bizarre sans crainte d'être jugé. Et par la suite, Jotaro avait même trouvé que sa façon de déguster les cerises avait un côté érotique. Cette façon de bouger la langue, la façon dont roulait bien la cerise…
Tous ces sentiments, il les avait, ils étaient bien présents lors de ce 50-jours-chrono, mais il les avait comme ignoré.
Mais alors que certains bâtiments de la ville étaient reliés entre eux par de longs fils verts translucides assez fins, Jotaro les vit soudainement disparaître, annonçant que le détenteur du stand avait été gravement touché. Ces fils disparaissaient, devenant presque poussière, sans que personne ne le vit. Le lycéen était sous le choc. Il tendit la main, sachant pertinemment qu'un stand ne peut être touché que par un autre stand mais c'était comme un réflexe. Un des fils de Hierophant Green se disloqua au niveau de la main du brun, et cela suffit pour l'américano-japonais pour comprendre ce qu'étaient ces sentiments. Et ça lui avait suffi pour comprendre que leur ami était en train de mourir, seul. Encore et toujours seul.
Courant à toute vitesse, Jotaro passait entre les habitants qui ne semblaient en avoir cure de ce qui se passait. A droite ! A gauche ! Il se servit même de son stand pour aller plus vite, Star Platinum étant également inquiet pour leur ami ! Il essaya d'ignorer tant bien que mal ce cœur qui tambourinait dans sa poitrine, qui semblait si lourd que s'il s'arrêtait de courir, il tomberait à cause de son poids. Il espérait même que le bruit ressemblant à une explosion qu'il avait entendu et le « Kakyoin ! » venant de son grand-père était parce que leur brillant ami avait réussi un coup, pouvant s'en sortir jusqu'à l'arrivée des secours.
Malheureusement, ce fut ce qu'il craignait le plus. Il était arrivé trop tard. Lorsqu'il arriva sur place, il vit l'horloge cassée d'une tour. Des impacts de combats, et surtout…
Kakyoin Noriaki. Kakyoin était contre la tour d'eau, un trou béant dans l'abdomen, les yeux fermés. L'eau n'était plus d'une couleur claire mais d'un rouge. Un rouge presque comme ses cheveux. Il arborait un léger sourire, mais il était mort. Mort. Mort. Sans vie. Jotaro se permit de s'approcher en sautant sur les immeubles jusqu'à arriver à son niveau et le prit dans ses bras. Il se fichait pas mal d'être tâché de sang. Kakyoin était mort. Il était mort. Il ne reviendra plus. Il ne refera plus d'entrée triomphale comme il avait fait tout juste avant le combat contre DIO. Il ne sourira plus jamais, ne rira plus jamais, ne mangera plus jamais de cerises en faisait « rero », ne taquinera plus jamais Polnareff, ne racontera plus ce qu'il avait appris, ne dessinera plus.
Tout était fini.
Jotaro s'accorda un moment pour pleurer sur le corps encore chaud de son premier ami, de son premier meilleur ami… de son premier amour. Il l'aimait. Il l'aimait tellement. Il l'aimait puissamment. Et il l'avait perdu. Il était mort, seul, il l'avait abandonné. Il ne lui avait même pas dit qu'il l'aimait. Il ne l'avait pas protégé. Il l'avait laissé se dresser seul contre DIO. Il n'avait rien fait. Et il l'aimait.
Le cœur meurtri, il savait que son combat contre ce vampire était inévitable. Comme Joseph et Lisa Lisa pour Ceasar, Jotaro prit vraiment son temps pour pleurer toutes les larmes de son corps face au cadavre maintenant pâle de son amour.
Il lui avait répété sans cesse qu'il l'aimait. Qu'il était désolé. Qu'il voulait qu'il revienne. Qu'il voulait qu'ils sortent ensemble, et qu'importe ce que dirait la société. Il voulait tout simplement réentendre sa magnifique voix, lui dire que ça allait, et qu'il allait s'en sortir. Mais il n'eut en réponse que le silence de la mort.
Il se souvenait qu'il avait souvent entendu que la Mort était cruelle. Elle frappait comme frappait un orage, elle était violente comme l'était un ouragan, elle était meurtrière comme peuvent être les guerres sur les innocents. Elle choisit ses victimes, les enlevant sans leur laisser le temps de dire au revoir aux gens qu'elles aiment, laissant derrière Elle que le chagrin et le désespoir.
Jotaro se recroquevilla sur lui-même, sanglotant. Il était chez lui, il avait réussi sa mission, et pourtant il avait perdu ses amis et son premier amour. Sa victoire avait un triste goût de tristesse. Il était vraiment très content de voir sa mère en pleine forme, vraiment heureux. Il en était si heureux qu'il se jura ne plus devenir comme avant et qu'il l'avait pris dans ses bras, l'avait serré bien fort contre lui lorsqu'il la vit pour la première fois depuis leur départ. Mais l'absence d'un fameux roux au regard exquis lui empêchait toute réjouissance. Son absence fit un trou béant dans son cœur comme le trou qui avait été fait dans le corps du plus jeune.
Holly avait toujours eu de l'intuition. Bien avant l'éveil de son stand. Et elle savait que son fils allait mal actuellement. C'est pourquoi elle se rendit dans la chambre de son fils, et qu'elle le vit recroquevillé sur lui-même sur son engawa.
« Mon chéri… Maman est là, Déclarait-elle de sa voix douce, tandis qu'elle prit son fils dans les bras. Et il se laissait faire, serrant même son emprise. Il logea sa tête dans le cou maternel et pleurait, pleurait, pleurait.
- Ça fait mal…. Tellement mal…
- Je sais… cette douleur ne se stoppera jamais, Jotaro, mais tu apprendras à vivre avec. Tu sauras t'en relever, j'en suis sûre, et tu en seras fier d'y avoir survécu, elle n'avait jamais vécu la mort d'un être qu'elle aimait, mais elle imaginait bien que c'était douloureux. La douleur que ressentait son fils était sa douleur. Il avait mal alors elle avait mal. Il était heureux alors elle l'était. Je t'aime, Jotaro. Kakyoin t'aimait aussi… tu es un amour, mon ange. Nous t'aimons tous. Tu es le meilleur fils qu'une mère ne puisse avoir. Tu as été magnifique, brillant, tu as pris tous ces risques pour moi, je t'aime, mon enfant. »
Jotaro ne répondit rien. Il continuait de pleurer mais tout ce que lui disait sa mère lui faisait un bien fou. Elle avait toujours su trouver les mots justes, et le moment pour intervenir. Il aimait tellement sa mère pour cela, et détestait son père pour abandonner une femme de cette qualité, comme ça.
« Dr. Kujo. Vous allez bien ? »
Cela réveilla Jotaro, qui regarda autour de lui avant de comprendre qu'il avait rêvé. Ou peut-être cauchemardé. Il était quasiment avachi sur un des seuls fauteuils de la pièce. Celle-ci comportait des logo de la Fondation SPW et un bureau, sur lequel était assis son interlocuteur inquiet.
« Excusez-moi, tout va bien. Que dites-vous ? Il se redressa, regagnant son air impassible.
- Ahem, eh bien… Nous avons donc organisé la fuite de votre fille de la prison dans une semaine. Nous devrions nous mettre en route afin de préparer le reste sur place.
- Allons-y. »
Remettant correctement sa casquette en couvrant son visage, Jotaro se mit en route avec l'un des hommes de la fondation SPW, sortant de la pièce puis du bâtiment. Il ne sut pas pourquoi il s'était remémoré de ça maintenant. Cela dit, maintenant qu'il y repensait, sa mère avait raison. Il vivait avec la douleur. Il avait sû se relever, affrontant les traces de l'ennemi qui avait enlevé ses amis et l'être qu'il avait aimé. Il les affrontait en bombant le torse, en étant fier d'avoir survécu pour vivre pour Kakyoin, pour Iggy et Avdol.
Mais pourquoi se rappeler de tout ça en ce moment ? Peut-être qu'il allait se passer quelque chose. Il le saura bien assez tôt.
Voila !
Ca va, je ne vous ai pas trop perdu ? Ni trop déçu ?
Je sais que dans mon histoire principale, j'ai fait un Jotaro similaire et je tiens à dire que pour moi, le gap entre le vrai Joot et le Joot en surface est énorme. Jotaro fait beaucoup plus fragile qu'on ne le croit, sa carrure le sert à se protéger du monde extérieur. Avec l'enfance heureuse qu'il a eu, Joot a grandi dans un cocon, pour moi. Il y a eu l'absence de son père, oui, mais sa mère était toujours (et l'est encore) là pour lui.
C'est marrant comment on peut comparer Kakyoin et Jotaro, comment ils ont grandi, et sont devenus des personnes totalement différentes, mais leur couple marche si bien. J'adore le JotaKak. Je pense vraiment que c'est un des meilleurs couples qu'il ne puisse exister dans l'univers des fan. Il y a une telle harmonie entre eux, ils se complètent bien tout en se comprenant.
C'est tout !
N'hésitez pas à me donner vos impressions !
A la semaine prochaine pour la suite de Moonlight Sonata et peut-être la fin de ce Two-shot !
Tchüss ~~.
