Coucou tout le monde ! :)

Voici le chapitre 6 (enfin), je sais que mes délais de publications sont longs et je m'en excuse mais les études avant tout !

Ce chapitre ne traite pas spécialement le relation Emma/Regina mais il est tout de même important. Mais ne vous inquiétez pas, les prochains chapitres présenterons des petits rapprochement ;)

J'espère que ce chapitre vous plaira !

PS : Suite à problème du logiciel, je ne peux pas voir vos reviews :/ Je vous répondrez par MP quand elles s'afficheront à nouveau et je remercie d'avance les guests à qui je ne pourrais pas répondre :)


Chapitre 6 :

- Regina ! Contente de revoir ! Mary-Margaret se leva et prit Regina dans une étreinte qui écœura le mannequin.

- Mary.

La brunette se détacha enfin de Regina, ce qui lui permit de découvrir un ventre bien rond. Regina eut une moue dégoûtée et lâcha sèchement :

- Encore enceinte ! Vous comptez en pondre combien ?

- Regina ! Intervint Léopold.

La brune se retourna et partit en direction de sa chambre. Elle s'assit sur le bord du lit et se regarda dans le miroir qui lui faisait face. Elle soupira. Elle se faisait de la peine. Être bloquée dans une vie où la seule chose possible était de haïr ceux qui l'entourent. C'était à peu près le résumé de son existence.

- Coucou Regina ! s'exclama une petite tête blonde par la porte de la chambre.

- Salut mon grand comment tu vas ?

Regina avait beau haïr Mary Margaret et sa fille ainée, Caroline, elle ne pouvait se résoudre à détester Kristof. Il était peut-être le portrait de son père : blond, la peau pâle, les yeux marrons clairs. Cependant il était tout l'inverse de lui pour le caractère. Agé de six ans c'était un véritable petit ange, curieux, calme et très poli. Regina le cachait bien, mais elle craquait pour ce bout de chou.

Il entra dans la chambre calmement et elle le prit sur ses genoux. Elle lui embrassa la joue et le chatouilla un peu pour lui arracher quelques ricanements.

- Arrête ! réussit-il enfin à crier entre deux assauts des mains de Regina, il reprit son souffle et parla enfin, Maman, elle a dit qu'on allait rester chez toi !

- Mais c'est génial ça ! On aura encore plus de temps pour les attaques de chatouilles. Elle joignit le geste à la parole, laissant le petit garçon repartir pour une crise de fou rire.

Elle cessa ses gestes quand la porte s'ouvrit. Léopold attendait de l'encadrement de la porte, observant en souriant sa femme et son petit-fils. Il n'avait jamais vu Regina sourire autant en présence de sa famille. Quand elle releva la tête et arrêta ses gestes, il effaça son sourire.

- Mary et les enfants ont faim et ils sont fatigués…. Tu ferais mieux de descendre. En plus tu n'as même pas salué Caroline.

- J'arrive, souffla-t-elle.

- Plus de chatouille ? demanda la tête blonde toujours perché sur ses genoux.

- Non, je dois aller préparer à manger. Qu'est-ce que tu aimerais pour le dîner ?

- Hum… Des spaghettis bolognaise !

- Alors va pour des spaghettis bolognaise !

- Ouais ! Hé Maman Maman ! Tu sais ce que Reg… partit-il en courant.

OOOoooOOO

Cela faisait trois semaines, trois longues semaines que Regina supportait sa belle-fille. La tension entre elle et son mari était palpable et Mary-Margaret commençait à comprendre qu'elle n'y était pas étrangère. Malheureusement, cela ne l'avait pas pour autant motivée dans ses recherches d'un nouveau logement et décida de rester un peu plus longtemps chez les Mills.

Mais le plus difficile pour Regina fut d'éviter Emma. En trois semaines, elles n'avaient échangé que quelques mots sur le travail. Elle avait pu lire à de nombreuse reprises le regard d'incompréhension que lui envoyait Emma. Mais, suite à sa discussion avec Jefferson, Regina avait choisi de couper court à leur amitié naissante. Elle ne voulait pas qu'un ami fouineur se mêle de sa vie.

Ce n'est que l'annonce de Georges qui parvint à lui arracher un de ces rares sourires de ces dernières semaines :

- S'il vous plaît ! appela Georges pour attirer l'attention de toute l'équipe, j'ai une très bonne nouvelle à vous annoncer : le magasine nous a demandé de photographier sa dernière collection de maillot de bain… à la Réunion !

Tout le monde applaudit, félicitant le travail de l'équipe mais les gestes de Georges qui demandait le retour du silence mit fin aux débordements :

- Nous partirons dans une semaine et ce pour une durée de deux semaines, je vais afficher les plannings sur le tableau à l'entrée, je vous prierai d'en prendre connaissance. Merci à tous et au boulot !

Regina ne put retenir sa joie : dans une semaine elle serait loin de sa belle-fille et ce pour deux semaines ! Elle se retourna pour constater que tous les membres de l'équipe accueillaient la nouvelle en souriant. Tous sauf Emma.

Cette dernière restait la bouche ouverte, semblant désespérément chercher une réponse aux troubles qui l'envahissaient. Regina se décida à l'aborder calmement pour tenter de comprendre ce qui paniquait la blonde, mettant de côté sa décision de prendre des distances.

- Emma ? Quelle bonne surprise cette annonce, non ?

- Ouais, on peut dire ça…

- Tu ne sembles pourtant pas si ravie… je me trompe ?

- Je ne vais pas pouvoir y aller. Elle releva la tête, comme si elle venait de prendre sa décision et qu'elle s'y tiendrait coûte que coûte.

-Pardon ! s'exclama Regina en écarquillant les yeux, mais sans toi il n'y a pas de photo ! Tu es la photographe !

- Je suis désolée, mais je ne peux pas laisser mon fils ici tout seul !

- N'a-t-il pas un père ?

- Euh… je… Non, Killian ne pourra pas s'en occuper… Je… excuse-moi..

Elle partit et laissa Regina seule, dans la surprise et l'incompréhension. Emma se enferma dans les toilettes et tapa du poing contre le mur.

Elle était en colère, contre le monde, toutes ces choses qui s'en prenaient à elle. Georges ou Regina n'y étaient pour rien mais la haine qu'elle ressentait se dirigeait vers tout le monde. Elle ne pouvait pas abandonner l'équipe, son travail, mais elle se refusait aussi à laisser son fils seul avec Killian.

Emma ne reconnaissait plus son mari. Durant ces trois semaines, il était rentré presque tous les soirs tard, empestant l'alcool. Emma avait su éviter les disputes et les coups. Mais Killian devenait froid et distant. Ils échangeaient seulement sur leur travails respectifs et leur fils.

C'en était trop pour Emma, les nerfs ne tenaient plus et elle s'écroula en pleurant toutes les larmes de son corps. Avait-elle encore un avenir avec lui ? Pouvait-il encore changer ?

Des coups frappés à la porte lui firent relever la tête :

-Emma ? La voix de Jeff cachait un air inquiet et la poignée de la porte s'agitant de haut en bas rapidement confirmait son état, Emma ouvre-moi s'il te plait… Si tu ne le fais pas ce sera Georges qui débarquera…

Emma se leva et ouvrit la porte, elle laissa entrer son ami et verrouilla derrière lui. Elle renifla fortement et essuya ses yeux d'un revers de manche. Jefferson la regarda de haut en bas et se jeta dans ses bras. Emma profita de l'étreinte pour se laisser aller encore un peu.

- Qu'est-ce qu'il t'arrive ?

-…

- C'est Killian.

La blonde hocha positivement la tête contre l'épaule réconfortante de Jeff.

- Il t'a fait du mal.

- Pas directement… Disons qu'il n'est plus celui que j'ai épousé.

- Tout le monde dit ça ! Les gens changent lors d'une relation, mais il restera toujours celui que tu aimes.

- Justement… Emma se détacha du blond et le regarda avant de baisser les yeux, Je ne sais pas…

- Tu ne l'aimes plus ?

- Il a vraiment changé et… je ne le supporte plus… Il rentre à pas d'heure de je ne sais où, dans des états limite acceptables et quand je veux lui en parler il esquive la conversation.

- Depuis quand il est comme ça ?

- Je sais pas… Quelques semaines… Deux ou trois je dirais…

- Oh… Jefferson se figea et fixa le sol.

- Pourquoi ?

- Pour rien… il redressa la tête et sourit, On devrait y retourner, il y a du boulot.

Emma jeta un coup d'œil au miroir et décida qu'un peu d'eau fraîche lui ferait du bien.

OooOOOooo

Emma poussa doucement la porte de son appartement, lançant un grincement insupportable résonner dans les autres pièces. Son fils, comme à son habitude accourut et lui sauta dans les bras. Elle lui embrassa le front et ils rejoignirent Killian dans la cuisine. Une délicate odeur s'élevait dans l'air, elle put voir que la table était dressée et des verres de vin les attendaient. Elle leva la tête vers le brun, qui lui souriait fier de son petit effet.

- Tu ne pensais pas que j'avais oublié tout de même ? Onzeans que nous sommes ensemble, ça se fête.

Emma laissa un sourire s'étendre d'une oreille à l'autre, elle s'avança et l'embrassa doucement.

- C'est moi qui ai aidé papa à faire à manger ! s'exclama fièrement Henry.

- Et ça a l'air très bon mon trésor, on passe à table ?

Ils s'attablèrent tous les trois, profitant d'un moment en famille. Au milieu du repas, Emma alla coucher son fils qui commençait à s'endormir. Quand elle redescendit, elle trouva de délicieux chaussons aux pommes, sa pâtisserie préférée, qui n'attendaient que d'être mangés.

- Je suis désolé Emma, commença Killian, je me comporte comme un abruti alors que tu ne le mérites même pas. Je sais que je ne suis pas l'homme parfait, je sais que ça peut être difficile de me supporter quotidiennement mais, je t'aime, je vais me ressaisir car ces derniers temps… Je n'ai pas été à la hauteur.

Pour toute réponse, la blonde l'embrassa doucement.

Emma se détendit, elle savait que les paroles de Killian ne tiendraient pas bien longtemps mais elle voulait profiter de ce moment à eux. Elle repoussa aussi l'annonce de son départ pour les îles, mais surtout le fait qu'elle ne voulait pas lui laisser Henry. Elle savait que ça mettrait l'homme hors de lui, mais elle était prête à assumer.

Elle profita le plus possible de la soirée que Killian avait préparée pour eux. Elle voulait le croire quand il disait qu'il allait faire des efforts, mais elle attendait depuis trop longtemps. Ses pensées n'avaient cessé de la tourmenter toute la soirée.

C'est en essayant de s'endormir que la vérité lui sauta au visage. Elle n'aimait plus Killian. Pas comme avant. Évidemment, elle l'aimait toujours d'une certaine manière : il était le père de son enfant, l'homme qui avait partagé la plus grande partie de sa vie. Sans lui elle serait perdue. C'est tourmentée qu'elle parvint enfin à se glisser dans les bras de Morphée, pour un sommeil agité.