Salut à tous ! Déjà, merci beaucoup pour les quelques reviews, mises en fav et en alerte. J'espère que la suite continuera de vous plaire ;)

Aussi, en ces jours où le coronavirus atteint un stade critique, j'espère de tout mon coeur que tout se passe bien pour vous. Et je me suis dit qu'un petit chapitre ce soir pourrait changer les idées de tout le monde :)

Sinon, concernant l'histoire, on rentre dans le vif du sujet. J'ai sans doute fait quelques erreurs sur Harry Potter en soit, mais ma fiction est avant tout une Dramione. Donc, j'ai mélangé certains éléments, qui appartiennent donc soit aux films, soit aux livres. J'espère que ces détails ne vous dérangeront pas.

Bref ! Désolée du Blabla et place au chapitre !

RARA :

Trish : Merci beaucoup pour tous ces compliments :) Le premier chapitre était effectivement sombre, mais cela va s'améliorer ! J'espère que la suite te plaira.


Chapitre 2 :

Débuts difficiles

Dobby venait de transplaner avec Mr Ollivander, Luna et Dean à la Chaumière aux Coquillages, laissant Harry et Ron seuls dans la cave.

Harry faillit faire tomber le miroir qu'il tenait dans sa main et auquel il avait demandé de l'aide précédemment lorsqu'il entendit une puissante explosion dans la pièce au-dessus de la cave.

– Qu'est-ce que c'était ? dit Ron, complètement affolé.

– C'était un Confringo, dit Harry. Je l'ai entendu.

Ron hurla le prénom d'Hermione.

– Harry, je ne l'entends plus ! Ils l'ont tuée ? Est-ce qu'ils l'ont tuée ? HERMIONE !

– Ron, tais-toi !

Ils entendirent du mouvement là-haut. Des pas rapides raisonnèrent et des cris déments aux paroles incompréhensibles se firent entendre. Harry crut reconnaître la voix de Bellatrix Lestrange.

– Queudver ! Vas vérifier que les prisonniers sont toujours là ! Je l'appelle ! hurla Bellatrix.

Harry et Ron se préparèrent et quand Queudver arriva, ils réussirent à le neutraliser. Ils ne purent rien lorsque la main de métal, cadeau de Voldemort, étrangla son propriétaire. Harry et Ron ne voulaient pas en arriver là.

Après avoir prit la baguette du défunt Mangemort, ils montèrent discrètement les marches qui menaient au vacarme qu'ils entendaient depuis la cave.

Bellatrix fit voler un vase en travers de la pièce.

– Espèce de traître à son sang ! Idiote de sœur, est-ce que tu as vu comment tu as élevé cet immonde gamin ! hurlait la sorcière.

Narcissa Malefoy était restée en état d'hébétude. Lucius quant à lui semblait furieux et totalement surpris. Harry chercha Hermione des yeux. Elle n'était pas là. Ils virent ensuite rapidement qu'il manquait aussi Malefoy à l'appel.

Puis il regarda avec plus d'attention le tas de gravas au fond de la pièce, et l'immense trou au plafond. De la poussière flottait dans l'air. Harry se demandait ce qui avait pu se passer dans cette salle et espérait qu'ils ne retrouveraient pas Hermione sous les gravas.

Gripsec, qui était parti dans le salon quelques secondes avant l'arrivée de Dobby, était à terre et toussait. Bellatrix le releva d'un coup en le tenant par le cou.

– Cette épée, est-ce que c'est la vraie, gobelin ? dit-elle en mettant l'épée sous les yeux de Gripsec. Réponds !

– C'est une fausse, dit Gripsec après observation.

Harry lui fut très reconnaissant d'avoir menti.

– HERMIONE ! hurla Ron en se précipitant dans la pièce, la baguette de Queudver brandie devant lui.

Bellatrix tendit sa baguette et Ron la désarma. Harry ramassa la baguette de Bellatrix et stupéfixa Lucius Malefoy qui venait de sortir sa baguette. Narcissa était restée clouée sur place sans réagir à leur arrivée.

Harry et Ron coururent se réfugier derrière un canapé. Ils jetèrent des sorts à l'aveuglette, ne voyant pas d'issue à leur situation. Ils s'aperçurent que Narcissa était sortie de sa torpeur et leur jetait des sorts, Bellatrix leur hurlait de les attraper et de ne pas tuer Harry.

Un des sorts de Narcissa enflamma le canapé qui les protégeait. Harry et Ron se levèrent. Narcissa désarma Ron, puis Harry en deux mouvements rapides. Ils se retrouvaient bloqués devant des Mangemorts furieux et armés. Narcissa tenait sa baguette, celle de Bellatrix et celle de Queudver.

– Harry Potter, l'Élu, dit Bellatrix en ricanant. Tu vas bientôt mourir ! Le Seigneur des Ténèbres est proche ! Cissy, donne moi les baguettes. Ne les laissez pas s'enfuir !

Harry savait que Voldemort approchait. Sa cicatrice lui faisait atrocement mal.

Narcissa donna deux baguettes à Bellatrix, gardant la sienne en position d'attaque.

– Où est Hermione ? cria Ron.

– Ta Sang-de-Bourbe n'est pas en bon état, dit Lucius, que sa femme venait de réveiller.

– Est-ce qu'elle est là-dessous ? demanda Harry.

– Pourquoi est-ce qu'on te le dirait, Potter ?

– Je vais bientôt mourir, ajouta Harry. Je ne pourrais plus rien contre vous.

– Ta Sang-de-Bourbe s'est fait la malle, Potter, dit Bellatrix avec un rictus mauvais.

Comment Hermione aurait-elle pu s'enfuir ?

Harry n'eut pas le temps de se poser plus de questions. Alors que sa cicatrice le faisait de plus en plus souffrir, il entendit un bruit de transplanage. Dobby était revenu. L'elfe désarma Bellatrix d'un claquement de doigts. Récupérant les baguettes de Bellatrix et de Queudver, Harry et Ron stupéfixèrent Lucius et Narcissa.

– Sale vermine ! Comment oses-tu désarmer tes maîtres ?

– Dobby n'a pas de maître ! Dobby est un elfe libre et Dobby est venu sauver Harry Potter et ses amis !

Harry s'empressa d'attraper Gripsec, qui tenait l'épée dans sa main, et prit la main de Dobby. Ron prit l'autre et l'elfe transplana. Harry vit rapidement Bellatrix lancer son poignard dans leur direction. Harry pria pour qu'ils aient transplané assez vite à la Chaumière aux Coquillages.

La mort de Dobby fut l'un des pires moments de sa vie. Ce sentiment intense d'impuissance, cette peine profonde en voyant la vie s'éteindre dans les grands yeux du petit elfe qui avait tant fait pour lui. C'était tellement injuste. Il aurait mérité plus de bonheur. À présent, Harry espérait que Dobby serait heureux.

...

Drago transplana à plusieurs reprises dans des endroits différents pour estomper les pistes, afin que les Mangemorts ne les retrouvent pas.

Ils atterrirent finalement brutalement dans une prairie à l'herbe séchée. Il n'y avait personne autour, aucun oiseau ne chantait, le ciel était nuageux.

Hermione était étendue dans l'herbe et ses yeux se fermaient doucement. Tout son corps la faisait souffrir. La vue du ciel la rassurait et la brise froide qui s'écrasait sur sa peau la fit frissonner.

Elle entendit des jurons prononcés avec panique alors qu'elle se sentait partir.

– Putain de merde, qu'est-ce que j'ai fais ? Par Merlin…

C'était la voix de Malefoy. Mais Hermione n'avait pas la force d'essayer de comprendre ce qu'il s'était passé, et encore moins de demander quoi que ce soit. Elle sentait qu'elle perdait connaissance.

Drago ne savait pas si il regrettait ce qu'il venait de faire. Mais il savait qu'il avait peur. Il avait peur de se faire tuer, de faire tuer sa famille… Peut-être avait-il fait la plus grosse bêtise de sa vie.

Il vit la tête de Granger se tourner vers le sol et ses yeux se fermer. Il courra vers elle et lui tapota le visage.

– Allez Granger, garde les yeux ouverts.

Il n'avait que sa baguette et le sac en perles de Granger. Il ne savait pas par où commencer. Drago plongea sa main dans le sac et en ressorti tout ce qu'il sentait être un flacon. Il trouva une potion anti-douleur, qu'il donna à Granger.

Elle était toujours légèrement consciente et avala d'elle même la potion. Elle fit effet quelques minutes plus tard, alors que Drago soignait les mots « Sang-de-Bourbe » sur son bras avec un sortilège de guérison rapide. La plaie se referma mais n'était pas complètement cicatrisée. Il fut brièvement désolé de voir cette marque qu'elle garderait à vie, de la même manière que le Serpentard garderait la sienne sur son avant-bras.

La potion avait seulement estompé les douleurs d'Hermione. Elle sentait son corps tout engourdi et faible, et des gémissements lui échappaient parfois.

Drago ne sut pas quoi faire d'autre. Il ne connaissait aucun remède pour estomper les effets secondaires du Doloris.

Finalement, il laissa Granger dormir. Il l'entendait parfois gémir dans son sommeil. La Gryffondor était étendue dans l'herbe et elle tremblait.

Elle dormit longtemps. Pendant ce temps, tout en pestant contre lui et sa stupidité, il fit un feu. Le soir tomba et la fraîcheur de ce mois de Mars 1998 s'accentua.

Drago avait le regard fixé sur les flammes rougeoyantes. Il laissait ses larmes couler librement le long de ses joues. Il venait de signer son arrêt de mort en sauvant Granger. Il venait de déshonorer sa famille et de tuer ses parents en un seul geste stupide. Il n'en avait rien à foutre de Granger ! Il aurait du la laisser entre les mains de Bellatrix. Weasley et Potter auraient forcément réussi à la sortir de là, comme ils y arrivaient toujours.

Il attrapa une pierre près de lui et la balança aussi fort qu'il le put. Il n'éprouvait aucune honte à pleurer. Il était persuadé qu'ils allaient le retrouver et le tuer.

Cependant, il s'empressa d'essuyer ses larmes lorsqu'il entendit du mouvement. Granger s'était réveillée en sursaut.

Hermione avait mal dans tout ses muscles, dans tous ses os. Son bras la lançait. Elle était courbaturée et fatiguée.

Elle sursauta lorsqu'elle vit Malefoy. Elle essaya de reculer, légèrement paniquée.

– T'en fait pas, Granger. Je vais rien te faire.

Hermione cessa de s'agiter. Les yeux de Malefoy étaient clairs et ses joues étaient rouges. Il renifla et Hermione n'eut plus aucun doute sur le fait qu'il avait pleuré.

– On est où ? demanda-t-elle d'une voix faible.

– En Irlande.

– Qu'est-ce qu'il s'est passé au juste ?

Hermione n'avait presque plus de voix. Elle posa sa main sur sa gorge en grimaçant. Malefoy ne répondit pas.

– Où sont Harry et Ron ?

– J'en sais rien, Granger. Comment veux-tu que je le sache ?

Hermione s'approcha du feu. Elle était frigorifiée et n'arrivait pas à se réchauffer.

– Tu t'es enfui du manoir ?

– Bonne déduction.

Drago ne voulait pas lui parler. Elle venait de gâcher sa vie en un rien de temps. Comment aurait-il pu discuter de manière civilisée avec elle ? Elle qu'il détestait, elle qui était insupportable, elle qui avait ruiné sa vie !

Hermione se leva difficilement.

– Vient m'aider. On doit sécuriser cet endroit.

Elle réalisa qu'il lui manquait quelque chose.

– Où est ma baguette ?

Drago resta silencieux.

– Malefoy ?

– Désolé, Granger. Je n'ai pas vraiment eu le temps d'aller la chercher, dit-il ironiquement.

– Alors je n'ai plus de baguette ?

Malefoy ricana sous les yeux médusés d'Hermione.

– Je ne te croyais pas aussi perspicace.

– Alors prête moi la tienne, dit Hermione.

– Non.

– Il nous faut des sorts de protection !

– Jamais je ne te donnerais ma baguette.

Il se leva et commença alors à murmurer des sorts. Hermione le laissa faire. Elle sortit de son sac en perles les piquets de la tente qu'elle allait monter. Quand toutes les pièces furent sorties, Malefoy monta la tente à l'aide d'un simple sort.

Sans un mot, Hermione et Drago s'assirent autour du feu.

– Tu sais, Malefoy, on va être obligés d'accorder un minimum de confiance à l'autre, à présent.

– Pas question.

Hermione soupira bruyamment.

– Que veux tu que je te fasse ? Tu m'as sauvée. Je te dois beaucoup, même si je n'en suis pas ravie.

– Écoute, Granger. Là, maintenant, tout de suite, je donnerais tout pour retourner en arrière et te laisser te faire torturer par ma chère tante, alors ferme-la 5 minutes.

Ceci blessa énormément Hermione. Mais elle prit sur elle. Après tout, Malefoy était en danger et avait peur.

– J'en suis désolée.

Ils restèrent encore quelques minutes en silence, puis elle dit :

– Va te coucher. Je prends le premier tour de garde.

Elle toussa. Sa gorge était irritée d'avoir hurlé et sa voix presque inaudible.

– Non. Vas-y, toi. Je ne veux pas dormir.

Hermione n'insista pas, complètement épuisée, et partit dans la tente. Elle enleva sa veste, la posa au sol, et un détail retint son attention. Un long cheveux d'un noir de jais était sur son vêtement. Hermione le prit précautionneusement et l'approcha pour le regarder de plus près. Elle serra les lèvres et pris un petit tube en verre dans son sac en perles, où elle enferma le cheveux. Puis elle remis le tube dans une poche de sa veste et se dit qu'elle n'en parlerait pas à Malefoy.

...

Drago resta une bonne partie de la nuit à veiller, les yeux dans le vide, la baguette à la main. Dans quoi s'était-il embarqué ? Granger allait rejoindre Potter et Weasley, c'était sûr. Il allait devoir se débrouiller seul, à présent. Et il n'avait absolument aucun plan pour l'avenir.

Il se dit pendant un moment qu'il pourrait y retourner. Feindre un plan pour tuer Granger, ou quelque chose du genre. Seulement, cela faisait trop longtemps qu'il était parti, et dans tous les cas, Bella aurait tué Granger seule, sans n'avoir aucunement besoin de son neveu. Rien de tout ça ne serait crédible. Oui, Drago était coincé.

Il se demandait si le Seigneur des Ténèbres était déjà au courant de leur fuite. Mais il en était sûr. Soit Bellatrix s'était empressée de l'appeler, soit un autre l'avait fait pour elle. Ou peut-être avaient-ils tous peur de la réaction du Maître quand il apprendra que la Granger et Drago s'étaient enfuis ? Et si Potter et Weasley avaient par miracle réussi à s'échapper eux aussi, il n'osait imaginer la fureur du Maître devant l'incapacité de ses Mangemorts. La famille Malefoy devenait traître à son sang. Les parents avaient engendré un traître, un être indigne.

Il se demandait combien de temps ses parents resteraient en vie, et ses hypothèses ne présageaient rien de bon. Les Malefoy ne pouvaient rien face à la puissance du Seigneur des Ténèbres. Mais si Drago y retournait, ils allaient le tuer. Personne ne pourrait sortir indemne de cette situation, à présent.

Et puis, combien de jours allaient s'écouler avant que les Mangemorts ne le retrouvent ? Avec ou sans Granger, Drago serait incapable de rester caché éternellement.

Il se retourna en entendant la tente s'ouvrir.

– Va dormir un peu. C'est bon, je prends la relève.

– J'ai pas sommeil, répondit Drago à Hermione.

– Tu vas pas tenir, Malefoy.

Cet argument convainc Drago. Il se leva et roula des yeux quand la Gryffondor lui dit :

– Il y a un lit que tu peux prendre, tu auras juste à nettoyer les draps. Le mien est celui de droite.

Il allait entrer dans la tente sans répondre, mais contre toute attente, avec un certain mépris et complètement à contre cœur, il tendit sa baguette à Hermione. Celle-ci ne réagit pas tout de suite, incrédule.

– C'est mieux, pour protéger le camps. (Il vit Granger commencer à ouvrir la bouche avec un sourire, alors il continua plus froidement) Ne me remercie pas. Ce n'est pas pour toi que je le fais, mais pour ma protection personnelle.

Il entra dans la tente et Hermione n'entendit plus un bruit. Elle resta un moment bouche bée de voir le Serpentard lui confier son arme, mais se promit de ne plus en parler au risque qu'il ne se vexe et ne change d'avis. Alors, pendant qu'elle surveillait les alentours avec les yeux plein de fatigue, elle se perdit dans ses pensées.

Elle ne lui dirait pas, mais le geste de Malefoy au Manoir l'avait beaucoup touchée. Même si il semblait l'avoir sauvée sur un coup de tête, sans même le vouloir, il avait risqué sa vie. Et maintenant, il n'avait plus aucun allié. Comment pourrait-il survivre seul ? Son cœur ne pouvait s'empêcher de se gonfler devant cet acte de bonté, venant d'un de ses ennemis.

Hermione aurait voulu s'assurer que Ron et Harry s'en étaient sortis, qu'ils allaient bien. Mais elle n'allait pas abandonner Malefoy. Elle l'avait décidé. Ils trouveraient sûrement un moyen de s'en sortir. Mais rester sans nouvelles de ses amis qui avaient une chance quasi nulle de s'en être sortis commençait déjà à lui peser alors même que quelques heures seulement s'étaient écoulées.

Elle sentait son corps courbaturé, chaque mouvement était un supplice. Elle avait des sueurs froides et des frissons, ses os étaient glacés. Elle avait affreusement mal à la tête, mais toutes ces douleurs n'étaient même pas comparables à celle qu'infligeait le Doloris.

Hermione ne pouvait s'empêcher de regarder son bras sans cesse. « Sang-de-Bourbe ». Cette insulte raisonnait dans son esprit dès que son regard se posait sur son avant-bras. À présent, jamais plus elle ne pourrait oublier ses origines, et Bellatrix Lestrange avait réussi son effet. Cette insulte la faisait se sentir inférieure, misérable. Et elle se détestait que cette femme horrible ai put lui mettre de telles pensées en tête.

La journée suivante, ils étaient tous les deux mal en point. Le corps d'Hermione la faisait souffrir et Drago ressassait de sombres pensées. Ils avaient entamé une boîte de conserve qu'ils avaient trouvée dans le sac d'Hermione.

– Il va falloir qu'on change d'endroit, au bout d'un moment.

– Où veux-tu qu'on aille ?

– Je ne sais pas. Il ne faut pas qu'on se fasse repérer. Peut-être que les Mangemorts nous cherchent.

– Ils ont sûrement mieux à faire. Si Potter s'est barré, c'est lui qu'ils cherchent. Sinon, le Seigneur des Ténèbres fête sa victoire avec ses fidèles.

Hermione frissonna à cette idée. Non, Harry et Ron avaient forcément trouvé une solution.

– Malefoy, j'ai besoin de savoir si ils vont bien.

– Pas possible, Granger. On est en fuite. On ne rend pas des visites de courtoisie à n'importe qui.

– Mes amis ne sont pas n'importe qui !

Malefoy haussa les épaules et après ça, plus un mot ne fut échangé. Chacun effectuait des tâches séparément, comme aller chercher du bois ou faire des rondes aux alentours.

Ils restèrent deux jours dans un silence quasi total à manger le peu de conserves qu'il restait. Hermione allait parfois en repérage autour de la prairie, où elle avait trouvé un petit ruisseau, dans lequel elle faisait sa toilette. Laver son corps endolori ne faisait que lui rappeler sans cesse la torture, le Doloris, le visage de Bellatrix au dessus du sien, et surtout, les mots infects gravés sur son bras pour toujours.

Le temps était à l'image de leur humeur, gris et maussade.

– Malefoy, il va falloir acheter de la nourriture. Il n'y a plus rien.

– C'est trop dangereux en territoire sorcier.

– Chez les Moldus. Nous sommes en Irlande, si ils nous cherchent, les Mangemorts ne nous retrouveront pas tout de suite.

Hermione avala difficilement.

– Mais je n'ai pas d'argent.

Drago la regarda, ce qui étonna Hermione. Il avait fui son regard ces derniers jours, ne la regardant jamais vraiment, n'affrontant pas la réalité.

– Alors il va falloir… Faire ce que je déteste faire, dit-elle en déglutissant.

Quelques heures plus tard, Hermione marchait dans des rues Moldues, un bonnet sur la tête et une écharpe cachant la plupart de son visage. Elle entra dans une petite boutique et parcouru rapidement les rayons. Elle pris plusieurs conserves et des plats préparés qu'elle mit dans son sac extensible discrètement. Ces pauvres Moldus n'avaient rien demandé. Elle se détestait de faire ça, mais elle ne pouvait pas faire autrement.

Lorsqu'elle eut pris assez de réserves, elle s'approcha mine de rien des caisses et au dernier moment, s'enfuit par la porte en courant. Elle entendit une sonnerie et les commerçants l'appeler derrière elle. Elle courut encore plus rapidement et rejoignit une ruelle où elle transplana.

– Je déteste ça, dit-elle encore une fois à Malefoy une fois arrivée.

– Ces Moldus ne vont pas être ruinés pour si peu, répondit-il.

Hermione jeta un regard mauvais à Malefoy.

– Tu es tellement désagréable.

Drago ricana. Qu'est-ce qu'il en avait à faire d'être désagréable ? Il avait tout perdu ! Excepté son sarcasme.


Vouala ;) Qu'avez-vous pensé de cette mise en bouche ?

Trouvez-vous la scène avec Harry, Ron et les Mangemorts réaliste ? La relation pour l'instant compliquée entre Hermione et Drago vous semble-t-elle crédible ? Pensez-vous que pour l'instant, la personnalité des perso est respectée ?

J'attends vos avis ! A bientôt et prenez soin de vous :/