Bonjour à tous ! Voici un nouveau chapitre, qui, je dois le dire, marque un tournant dans la fic :) Je n'en dis pas plus !

Merci beaucoup pour les follows, mises en favoris et surtout, les commentaires !

Merci à Petite-Licorne-Arc-en-Ciel, Azuroo, hpemilia, Constancelcd et Nedwige Stark qui me suivent depuis le début et sans que je n'aurais quasi aucun avis quant à mon histoire !

Bonne lecture, on se retrouve en bas ;)


Chapitre 5 :

Fuite

Hermione finit son tour de garde à 9h, heure à laquelle Malefoy dormait encore. Il avait du avoir des difficultés à s'endormir, à 5h, heure à laquelle il avait finit le tour du milieu de la nuit.

Hermione voulu partir pour chercher de la nourriture, car il en manquait pour le soir même. Seulement, elle ne pouvait pas laisser le Serpentard seul et le camp sans surveillance. Alors elle attendit encore un peu mais n'entendant pas de mouvements, elle se leva et ouvrit doucement la tente.

Elle avança sur la pointe des pieds jusqu'à la couchette de Malefoy. Celui-ci dormait, emmitouflé dans le plaid chaud de son lit. Et elle fut surprise de voir la pureté de son visage à cet instant. Le sommeil le rendait innocent, ses traits étaient lisses et calmes. Hermione se rendit compte, en le voyant là, qu'il pouvait être très beau. Son charme naturel émanait de lui et le rendait incroyablement séduisant.

Elle laissa quelques instants sa main planer au-dessus de son visage, à la limite de le frôler. Hermione se laissa guider par son instinct, mettant sur « pause » les rouages de son cerveau qui tournaient beaucoup trop. Elle contourna ses yeux, son nez droit et fin, ses cheveux blond platine en pagaille. Elle se sentit alors privilégiée de pouvoir assister à ce moment.

Puis elle se résolut à le réveiller, reprenant doucement ses esprits et regrettant presque ce moment de sérénité complète.

– Malefoy, chuchota-t-elle. Malefoy, réveille-toi.

Il ne réagit pas, alors elle le secoua légèrement par l'épaule nue qui sortait de la couverture.

– Drago, souffla-t-elle alors.

Prononcer son prénom la mis mal à l'aise sans même savoir pourquoi et elle rosit légèrement. Heureusement que le Serpentard n'avait pas encore ouvert les yeux.

– Malefoy, dit-elle plus fort.

Il se redressa alors rapidement, gardant la couette contre lui.

– Quoi ? Un problème ?

Hermione eut le regret de voir le visage de Malefoy s'assombrir à nouveau par les soucis, contrastant avec le visage calme et angélique qu'il possédait précédemment. Elle se reprit ensuite pour s'adresser à lui.

– Non, non, rien. Je voulais juste te prévenir que je vais faire les courses. Je ne voulais pas partir et te laisser seul.

– Oh, OK. Pas de soucis, Granger.

Il attendit, elle aussi. De son côté, Drago ne comprenait pas pourquoi la Gryffondor restait plantée là. Alors il décida de le lui faire remarquer en la taquinant :

– Granger, je sais que mon visage est éblouissant et que tu meurs d'envie d'admirer mon corps de rêve, mais je crois qu'il est temps que tu sortes pour que je m'habille.

Elle rougit jusqu'à la racine des cheveux. Sans ajouter un mot, elle sortit de la tente, faisant ricaner le Serpentard qui se leva et enfila sa chemise, seul vêtement qu'il avait. Hermione s'était farouchement opposée quand il avait proposé d'en voler, alors il avait abandonné l'idée et multipliait les sortilège de nettoyage sur sa chemise blanche qui devenait gris clair et son pantalon noir terne.

Il sortit de la tente et trouva la Gryffondor assise dans l'herbe, la baguette à la main.

– Je vais y aller, dit-elle en le voyant. Je prends la baguette, ou je te la laisse ?

À chaque instant où l'un des deux devait partir, le problème de baguette se faisait ressentir. Rester au campement sans arme était dangereux et idiot, partir à deux et laisser le camps leur donnait de grandes chances de le retrouver envahis de Mangemort étant donnés que les sorts de protections seraient effacés. Alors souvent, celui qui partait en terrain Moldu ne prenait pas de baguette, car c'était la solution la moins dangereuse des trois bien qu'elle reste délicate.

– Prends-la si tu veux. C'est calme ce matin, dit-il.

– Non, non, il vaut mieux que tu la prennes.

Drago n'était pas d'humeur à se renvoyer la balle pendant des heures, alors il accepta de prendre l'arme qu'elle lui tendait.

– Je reviens dans vingt minutes.

Et elle transplana, avant de revenir un quart d'heure plus tard.

Selon Drago, il s'était énormément confié lors de la soirée de la veille. Et ils eurent tous les deux l'impression de s'entendre un peu mieux après ces révélations. Le lendemain, il n'y avait pas eu un mot plus haut que l'autre. Ils avaient réussi à s'entendre sur les tâches à effectuer et s'étaient organisés pour aller chercher de l'eau et pour renforcer les sorts de protections.

Elle n'en parlait pas, mais Hermione était très inquiète quant aux rêves fréquents qu'elle faisait depuis deux semaines. Chaque fois, Harry et Ron étaient morts, et Malefoy la trahissait. Mais seul son subconscient lui faisait penser une chose pareille. Au fond d'elle, comme un lien inexplicable, elle sentait que ses amis étaient toujours de ce monde. Elle ne saurait décrire cette sensation à la fois d'inquiétude et de certitude. Mais ayant peu confiance en son instinct, Hermione s'inquiétait tout de même énormément et mourait d'envie d'avoir des nouvelles de Harry, Ron, Ginny… Tous ceux qui comptaient plus que tout pour elle.

Le soir venu, ils s'installèrent autour d'un cassoulet en boîte typiquement Moldu qu'Hermione avait fait réchauffer. Drago grimaça devant la nourriture grasse et bas de gamme. Cela faisait des jours qu'ils mangeaient des produits tout faits qu'Hermione allait voler dans les boutiques Moldues.

– Écoute Malefoy, dit Hermione avec un sourire en voyant le visage dégoûté du blond. On est pas si mal. On a une belle et grande tente pour deux, on mange à notre faim midi et soir et on dort sur un vrai matelas chacun. Arrête un peu de te plaindre.

– Granger. On ne fait pas partie du même monde, et je suis désolé d'avoir été habitué à mieux.

– Excusez-moi, monsieur Précieux.

Drago roula des yeux et sourit un peu en la regardant remuer la préparation dans le petit chaudron au dessus du feu. Il avait souvent taquiné Hermione en voyant le nombre de choses qu'elle avait apporté dans son petit sac en perles. Elle avait été plus que prévoyante et vu la quantité de livres et objets qu'elle avait emportés, elle maîtrisait les sortilèges d'extension à la perfection. Il devait bien avouer que lui-même n'aurait su réaliser un tel sortilège.

– Qu'est-ce que tu regardes, là ? le coupa Hermione dans ses pensées.

– Je pensais à ton incroyable névrose, Granger. Tu es complètement cinglée avec ton sac de perles.

– Dans la vie, il faut être prévoyant. Et vu la mission pour laquelle on était partis, j'ai bien fait d'emmener autant.

Drago sauta sur l'occasion.

– Quelle mission ?

Hermione n'hésita même pas. Jamais elle ne le dirait. Si elle le mettait au courant et qu'il la trahissait, tout serait foutu.

– Malefoy.

Alors Drago se tut en entendant son ton réprobateur. À vrai dire, il ne savait même pas s'il voulait savoir. Car si elle le mettait au courant et qu'il se faisait capturer, il ne pourrait rien faire sous la torture et le Veritaserum de Rogue. Si lui devait mourir, autant ne pas mettre en péril la vie de ceux qui pouvaient sauver le monde. Il ricana tout seul à cette pensée. « Connerie de héros ».

Hermione transvasa le cassoulet dans deux assiettes creuses utilisées à chaque repas.

– Qu'est-ce qu'il y a de si drôle ? dit-elle en souriant.

Le regard de Drago fut soudain attiré par le sourire de la Gryffondor.

– Rien. Dis Granger, qu'est-ce que tu as fait à tes dents ?

Hermione paniqua légèrement.

– Quoi ? De quoi mes dents ? J'ai quelque chose ?

Elle passa sa langue dessus en tournant le dos à Malefoy.

– Mais non, dit-il en ricanant de plus belle. En première année, je m'étais moqué de toi pour ça, et j'ai remarqué ensuite qu'elles étaient raccourcies.

– Oh, fit Hermione en se redressant. Figure toi Malefoy qu'après le stupide sortilège que tu m'avais lancé, j'en ai seulement profité pour les raccourcir. C'était vraiment blessant.

– J'imagine que je dois m'excuser même si c'était il y a des années ?

Hermione haussa les épaules en tendant une assiette à Malefoy. Ce souvenir était encore un peu douloureux pour elle. Et Drago sembla le ressentir. Alors, un peu difficilement, et s'asseyant sur sa fierté, il dit :

– Je suis désolé pour tout ça.

Et il avait l'air sincère. Et gêné. Alors Hermione fit un petit sourire en prenant soin de laisser ses dents bien cachées.

– N'empêche, ajouta-t-il avec un léger sourire en coin, heureusement que j'étais là. Sans te faire de compliment, tu es moins moche avec ce nouveau sourire. Tout ça, c'est quand même grâce à moi.

Elle rit alors, mettant une main devant sa bouche.

– La ferme, la fouine.

Évidemment, elle sentait la conversation légère et en avait profité pour évoquer ce souvenir encore très drôle.

– Ne parle pas de ça. C'était la plus grosse honte de toute ma vie.

– Oh, ça va. C'était vraiment super drôle.

Hermione rit encore en prenant une bouchée du cassoulet. Drago fit de même sans relever la remarque d'Hermione.

– C'est vraiment dégueulasse, ton truc. Les Moldus mangent toujours aussi mal ?

– Un jour, je te ferais manger un vrai cassoulet. C'est vraiment délicieux. Mais c'est vrai que je ne prendrais plus cette marque là.

Elle inspecta le dos de la boîte métallique en fronçant les sourcils. Drago fut très surpris d'entendre les projets de la Gryffondor. Décidément, ils se rapprochaient vite et cela donnait parfois le tournis au Serpentard. La normalité n'était pas comme ça. La normalité était de se détester, c'était naturel. Et il sentait que malgré lui, il ne la détestait plus.

– Non non, j'aurais trop peur que tu l'empoisonnes.

Hermione sourit un peu et roula des yeux devant un Malefoy soudain redevenu pensif.

Leurs préoccupations occupaient toujours leurs esprits, mais ils se détendaient légèrement lorsqu'ils parlaient ensemble, ils se changeaient les idées.

Ils passèrent deux jours de plus dans une ambiance plus calme qu'auparavant. Ils ne se parlèrent pas beaucoup, mais ça leur convenait. Ils avaient tous les deux besoin de réfléchir à leur situation actuelle, de se retrouver après les aventures qu'ils avaient vécu. Hermione faisant des efforts, étant redevable à Malefoy, et lui s'étonnant de supporter la Gryffondor aussi longtemps.

Le matin du seizième jour de leur fuite, le temps était orageux et Malefoy semblait morose. Drago ruminait leur situation désespérée depuis la veille au soir, de plus, les deux alliés s'étaient disputé à cause d'une futilité que ni l'un, ni l'autre n'avait véritablement retenue.

Le lendemain, alors que Malefoy était d'une humeur exécrable, Hermione engagea une énième fois la conversation sur un sujet sensible, au risque de gâcher le début d'entente cordiale entre eux :

– Il faudra bientôt qu'on parte. On va se faire repérer.

– Je ne suis pas d'accord.

Hermione fut scandalisée de voir que Malefoy n'ajoutait rien, et ne bougeait même pas. Durant ces deux semaines et deux jours, elle lui avait répété plusieurs fois qu'il était ridicule de rester toujours au même endroit. Elle estimait que c'était la meilleure manière de se faire repérer. Mais en y réfléchissant, elle se dit qu'elle n'avait pas choisi le meilleur jour pour parler de ce sujet sur lequel leurs avis différaient, car Drago paraissait particulièrement nerveux et tendu.

– Mais pourquoi ? Argumente un peu !

– Granger, c'est ridicule. On a nulle part où aller.

– On peut se cacher ailleurs, c'est toi qui est ridicule, plus on reste ici, plus on a de chances de se faire repérer !

La conviction et la passion dans le ton de la Gryffondor exaspérèrent Drago. Si elle pensait qu'ils étaient devenus les meilleurs amis du monde, elle se fourrait le doigt dans l'œil.

– Où veux-tu aller, Granger ?

– Eh bien, je ne sais pas encore, mais je suis sûre qu'on pourrait se mettre d'accord si tu y mettais un peu du tiens.

Leur proximité des derniers jours avait complètement déconcerté Drago, qui y réfléchissait souvent. Il avait été perturbé de s'entendre avec Granger, et une partie de lui refusait encore cet attachement qui ne tarderait de pointer le bout de son nez à ce rythme. Il avait donc tout naturellement tenté de creuser un fossé durant les deux derniers jours, se renfermant sur lui-même.

Et en l'instant présent, qu'elle soit si gentille, tant à l'écoute avec lui et si respectueuse de ses idées, cela lui fit peur. Il était terrifié de sentir qu'il appréciait la Granger. Alors Drago sentit une bouffée de colère l'envahir, et tout le stress accumulé depuis ce jour au Manoir lui exploser au visage, si bien qu'il haussa le ton plus qu'il ne l'aurait fait à un autre moment.

– Mais pour aller où, par Merlin ? Tu ne vois pas, Granger ? Tu ne comprends donc rien. Quoi qu'on fasse, où qu'on aille, on est foutus ! Et je te signale que je fais beaucoup d'efforts, parce que cohabiter avec toi n'est pas facile.

Le ton désespéré de Malefoy bouleversa Hermione.

– Non, Malefoy. Nous sommes plus forts que Tu-Sais-Qui !

– Il n'y a aucun « nous ». Que ce soit clair, je ne suis pas avec vous. Je ne suis pas avec Potter. Je ne veux pas être un de vos larbins qui se bat contre ma famille, pas alors je viens tout juste de quitter les miens.

– L'Ordre saurait te protéger, Drago, je suis sûre qu'ils comprendraient...

Hermione sentit inexplicablement la situation lui échapper. C'était tellement rare qu'elle l'appelle par son prénom. Elle avait espéré que ça l'adoucirait.

– Jamais je ne ferais partie de votre camps. Fin de la discussion.

– Mais je dois aider Harry, reprit Hermione. On ne pourra pas rester trop longtemps ici ! Ils sont peut-être tous morts à l'heure qu'il est, peut-être même que la guerre est finie. Nous on est là, complètement impuissants, à se regarder dans le blanc des yeux toute la journée. Je… je me sens impuissante, Ron et Harry me manquent, j'ai peur pour eux… ça fait des semaines que j'essaie d'être gentille avec toi, que je reste parce que je te suis redevable. J'ai tellement peur, tellement peur. La dernière fois que je les ai vus, c'était au Manoir, et il y a tellement peu de chance pour qu'ils soient encore en vie.

Hermione sentait les larmes de stress qu'elle avait retenues jusque là couler sur ses joues. Elle s'inquiétait tant pour Harry et Ron, son meilleur ami et… l'homme qu'elle aimait.

Et lorsqu'elle vit que Malefoy ne réagissait pas, elle continua :

– Réponds-moi, s'il-te-plaît. J'ai besoin de revoir Harry. Et aussi Ron. Malefoy, peut-être que tes parents te cherchent !

Drago haussa les épaules. Il ne regardait pas Granger, de peur de sentir son cœur se serrer en voyant son visage couvert de larmes. Et plus il réfléchissait, plus il savait ce qu'il devait faire : il était toxique pour elle, pour tout le monde, et il devait la laisser partir. Il devait la libérer de cet étrange lien qui les liait depuis ce jour au Manoir. Il savait qu'elle ne restait que parce qu'elle lui en devait un, et il trouvait ça de plus en plus malsain de construire des liens amicaux sur la base de la pitié qu'elle ressentait.

Alors, il répondit, se concentrant sur ses motivations :

– Potter se débrouillera. Je ne viendrais pas. Et n'ose plus parler de mes parents !

Hermione ne savait plus quoi faire. Elle voyait Drago perdre pieds devant elle et elle ne savait pas comment réagir. Devait-elle prendre au pied de la lettre tout ce qu'il lui disait ? Ou est-ce que la colère lui faisait dire des choses qu'il ne pensait pas ? Elle-même sentait cette angoisse lui clouer les entrailles et lui embrouiller le cerveau.

Drago sentait que la discussion finirait mal. Il fallait qu'elle retrouve Potter et Weasley pour se sentir bien. Elle qui se plaignait si rarement venait de mettre des mots sur ce que Drago savait qu'elle ressentait. Et l'entendre le dire rendait la chose bien plus concrète.

– Mais… je ne vais pas rester éternellement ici !

Drago la regarda de la tête aux pieds avec une grimace dédaigneuse qu'il força un peu. Ils se sentait trahi d'une certaine manière, que Granger veuille l'abandonner. Tous ces sentiments contradictoires se mélangeaient.

– Alors casse toi, Granger ! Je ne peux pas te dire mieux ! Va sauver Potter et sa bande ! L'héroïne Sang-de-Bourbe vient à la rescousse de son monde sorcier auquel elle appartient tant !

Hermione recula, choquée. Jamais elle n'aurait pensé en arriver là. Elle serra son avant-bras, et elle ressentit comme une brûlure à la place de sa cicatrice. « Sang-de-Bourbe »… Ces mots résonnaient dans sa tête, comme un écho brutal.

Ce que redoutait et souhaitait à la fois Drago était entrain d'arriver. Granger allait partir, le laissant plus seul que jamais, et il allait croupir dans sa prairie pour toujours. Et même si il savait que ce qu'il disait la ferait partir et qu'elle le laisserait seul, c'était sûrement la meilleure solution.

– Tu ne penses pas ce que tu dis Malefoy, la colère déforme tes propos…

– Pas du tout. Granger, je te déteste, toi et ta bande de héros ! Ma famille est morte, et moi, je n'ai plus rien à faire de ma vie. Barre toi, va sauver le monde comme tu sais si bien le faire et laisse moi me noyer dans mon sang si pur !

Elle ne pouvait pas se résigner à l'abandonner, pas alors qu'il était si désespéré et si en colère… Pas alors qu'il l'avait sauvée.

– Non. Viens avec moi. Je ne vais pas te laisser tout seul alors que tu m'as…

Il ne pouvait pas admettre qu'il l'avait sauvée, il ne voulait pas l'entendre. Il s'énerva alors, encore plus :

– Tais-toi Granger, tais-toi. Je ne veux pas l'entendre, je ne veux pas que ce soit vrai. Tu ne comprends pas ? Je serais resté le petit Malefoy bien détestable que j'étais, et tout irait pour le mieux. Par Merlin, je regrette tellement de t'avoir aidée, Granger !

Le cœur d'Hermione se brisa en mille morceaux. Il était tellement injuste de lui balancer ça au visage… Pendant ces quelques jours, une sorte de confiance s'était créée entre eux, du moins elle l'avait cru. Mais elle aurait dut se douter que Malefoy resterait toujours le même.

– Je ne t'ai rien demandé ! hurla Hermione, redoublant ses larmes.

– Justement ! Il faut que tu rejoignes Potter ! dit-il alors que sa voix se brisait légèrement.

Hermione le regarda, énervée et désespérée. Mais il l'avait voulu.

– Tu vas trop loin, Malefoy.

Elle prit rapidement son sac et ses affaires, laissant la tente et les provisions à Malefoy. Elle savait qu'elle allait regretter, mais elle ne pouvait pas se laisser insulter comme ça. Elle jeta un dernier regard à Drago, qui détourna les yeux remplis de colère et de peine. Elle sortit de la zone entourée par le sortilège anti-transplanage. Alors elle transplana à plusieurs reprises dans divers endroits sans plus regarder Malefoy. Son comportement de ce soir l'avait déçue.

Drago tomba à genoux au sol la seconde d'après le transplanage d'Hermione. Il se retrouvait seul et ne savait pas comment il allait survivre sans aucune aide. L'idiot qu'il était avait lui-même couru à sa propre perte. Il avait demandé à Hermione de partir alors qu'il ne voulait pas qu'elle parte. Il enchaînait les conneries ces derniers temps. Mais il allait avoir ce qu'il méritait, sans avoir le pouvoir de réparer ses erreurs passées qui l'avaient mené à cette vie sans saveur. Car à cet instant, il était sûr d'être retrouvé par les Mangemorts. Et la vie ne servait plus à rien sans sa famille.

Alors qu'il prenait sa tête entre ses mains et que sa première larme coulait, il pensa que ce n'était pas plus mal. Elle n'était plus enchaînée à lui et pouvait à présent défendre les causes qui lui tenaient à cœur, revoir ses amis et vivre la vie qu'elle méritait.


Et voilà. Ca devait arriver, non ? Hermione a craqué :) Malgré que je ne sois pas la reine du suspense, je ne pense pas que quelqu'un s'en soit douté, ou du moins, personne ne me l'a dit :)

Alors, à votre avis, où va-t-elle aller ? Comment va-t-elle faire pour retrouver ses amis, sans armes ? Réponses dans le prochain chapitre :) La dispute est-elle bien amenée ? On pourrait penser que c'est un peu exagéré, mais pensez que Drago à peur (de leur rapprochement, à cause de la fuite, du sort de sa famille) et qu'il finit par penser qu'il serait mieux qu'Hermione parte. Quant à elle, sans aucune nouvelle de Harry et Ron, elle devient folle et en cauchemarde chaque nuit. Vouala quelques explications :)

J'espère que ça vous a plut et à bientôt pour la suite :)

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