Hello :) Alors, voici un chap où plusieurs réponses aux questions figurent ! J'espère que vous trouverez le tout crédible... Merci à tous pour vos réactions ! On se retrouve en bas :)
Réponse aux reviews anonymes :
Drou : Merci à toi pour ton commentaire :) Et tu trouveras la réponse à ta question ici... A bientôt j'espère ;)
Chapitre 6 :
Intrus
Après avoir transplané à plusieurs reprises, Hermione arriva à proximité du Terrier. À vrai dire, elle ne savait pas trop où aller. Elle espérait qu'elle trouverait ses amis ici, mais elle ne savait pas ce qu'il s'était passé en son absence. Elle se mit à marcher jusqu'à la maison en surveillant ses arrières.
Mais elle l'avais laissé seul, sans même des potions pour se soigner… Elle mit sont sac en perles autour de son cou. Elle regrettait déjà d'avoir laissé Malefoy seul. Mais il l'avait cherché… Il l'avait poussée à le faire. Et elle ne pouvait pas se laisser insulter sans rien dire.
D'un autre côté, elle était quasiment sûre qu'il ne pensait pas complètement ce qu'il avait dit. Du moins, ça lui faisait du bien de l'espérer. « Sang-de-Bourbe »… Elle l'entendait encore d'ici. Ces derniers jours, leur entente s'était grandement améliorée. Ils n'étaient peut-être pas amis, mais elle ne le détestait plus. À présent, elle lui était redevable. Et même si Malefoy ne voulait pas l'admettre, selon elle, il l'avait sauvée. Bien qu'il le regrette à présent, elle lui était reconnaissante pour ce qu'il avait fait. Et elle venait de le laisser seul, alors qu'il n'avait nulle part où aller et aucun allié.
Hermione arriva à la maison et frappa à la porte après avoir vérifié qu'il n'y ait personne aux alentours. Rien ne se passa. Elle se sentait incroyablement vulnérable, sans baguette, sans défense. Si les Mangemorts avaient envahis la maison, elle était morte. Mais avait-elle un autre endroit où aller ? Le degrés de désespoir qu'elle avait atteint était largement supérieur à sa capacité à réfléchir. Le Square était au moins aussi sûr, avec Rogue qui pouvait l'infiltrer à sa guise. Mais depuis le mariage de Bill et Fleur, les Mangemorts connaissaient l'adresse du Terrier.
L'esprit brillant d'Hermione était troublé, elle ne parvenait pas à réfléchir. La peau de ses joues était trempée de larmes et elle avait un migraine atroce. Elle espérait qu'elle pourrait compter sur la magie instinctive et sans baguette que pratiquaient les jeunes enfants.
Avec un élan de courage, elle ouvrit la porte. Elle avança précautionneusement à l'intérieur où tout était sombre et silencieux. La maison semblait désertée. Le peu de luminosité qu'il y avait laissait voir une salle à manger sans dessus dessous, et il manquait beaucoup d'objets. Il ne restait rien de la maison qu'Hermione avait connue, dont la chaleur était palpable et où flottait en tous temps une merveilleuse odeur de cuisine et une joie de vivre contagieuse. À présent, l'atmosphère était lourde, froide et inquiétante.
La peur au ventre, Hermione se stoppa. Elle était sûre de ne trouver personne ici. Elle fit demi-tour vers l'extérieur quand elle entendit du bois craquer. Elle se retourna à la hâte se mit rapidement à couvert derrière un meuble. Elle arrêta sa respiration dans l'espoir d'entendre mieux et de ne pas se faire repérer.
Un sortilège informulé décala le meuble qui cachait Hermione à quelques mètres d'elle. Elle serra les yeux, persuadée d'être bel et bien foutue.
– Levez les mains ! cria une voix d'homme.
Hermione obéit, résignée.
– Lumos ! dit une autre voix qu'elle connaissait très bien.
Elle tourna la tête. Luna avançait vers elle avec les yeux grands ouverts.
– Hermione !
– Luna ! Ça va ? Qu'est-ce que…
Molly arriva. Elle pointa Hermione de sa baguette.
– Quel est le nom du chat d'Hermione Granger ?
– Hmm, Pattenrond.
La perplexité se faisait entendre dans sa voix, et voir la chaleureuse matriarche Molly Weasley la menacer avec son arme fit penser à Hermione qu'elle s'était peut-être faite piéger, et que Molly était désormais sous Impérium.
– Quel est le plat que je prépare qu'Hermione préfère ?
Hermione déglutit, puis continua :
– Votre soupe potiron-citrouille avec une pointe de coulis d'aubergine.
Molly baissa sa baguette et serra Hermione dans ses bras.
– Blaise, c'est incroyable ! dit Luna. Hermione est là ! Baisse ta baguette, ne t'inquiète pas, elle est seule.
– Les enfants, fit Molly en s'adressant à Luna et Zabini. Vous avez failli faire une énorme erreur. Il faut toujours s'assurer de l'identité de n'importe qui. Plus personne n'est à l'abri de rien.
Hermione ne comprenait rien. En face d'elle, Blaise Zabini, Serpentard et Mangemort se tenait debout les mains dans les poches.
– Luna ! Attention, Zabini va…
– Ne t'inquiètes pas, Hermione, coupa Luna avec sa voix calme et fantasque. On va t'expliquer.
Hermione se releva doucement, emplie de doute, se méfiant fortement. Peut-être que Luna était sous l'emprise d'un Impero. Pourtant Zabini avait rangé sa baguette et émettait une grimace rigide en guise de sourire, et Molly semblait parfaitement normale. Combien d'épisodes Hermione avait-elle loupés ?
– Harry et Ron… Ils…
– Vont bien, répondit Zabini, visiblement soulagé qu'Hermione parle enfin. Ils sont en haut. Potter est sous notre protection, et Weasley reste à ses côtés.
– Oh, par Merlin, souffle Hermione de soulagement.
Sans attendre plus longtemps, elle courut à l'étage, sans même réfléchir à un éventuel piège tendu. Elle ouvrit chaque porte, sans trouver ses deux amis qui lui avaient tant manqué.
– Ron ! Harry ! cria-t-elle.
– C'est elle, entendit Hermione venant d'une chambre.
Une seconde après, Ronald Weasley serrait une Hermione toute tremblotante entre ses bras. Elle pleurait, tellement émue, tellement soulagée.
– Hermione, mon Dieu, tu vas bien ? dit Harry, les yeux écarquillés.
Il vint lui aussi près d'eux, enfouit son nez dans le cou de sa meilleure amie. Hermione se décolla de ses deux amis, et elle eut besoin de toucher leur visage, qu'elle pensait ne jamais revoir. Elle se focalisa sur chaque détail d'eux, et fut tellement heureuse de constater la vie encore bien présente dans leurs yeux pétillants qu'elle n'aurait jamais cru revoir.
– Comment avez-vous fait ? Ron, Harry, je suis tellement contente de vous revoir vivants !
– Et toi alors ? dit Ron. Tu nous as fichu une peur bleue !
– Racontez moi tout. Je n'y comprends plus rien. Zabini ?
Harry et Ron se regardèrent et firent un petit sourire gêné. Ils s'enfermèrent tous trois dans une chambre, entraînés par Harry. Ils s'assirent, tout trois se tenant par la main. Harry commença :
– Zabini se rallie à nous. Cela fait deux bonnes semaines. Pour tout te dire, je me méfie quand même un peu.
– Et moi donc, continua Ron. Mais ne t'inquiètes pas, Hermione, il n'a le droit d'assister à aucune réunion de ce qu'il reste de l'Ordre. Pour l'instant, il est en période de mise en confiance.
– Mais quelle mouche l'a piquée ? Pourquoi lui, pourquoi maintenant ?
Harry et Ron se regardèrent.
– L'histoire de votre fuite à fait le tour des sorciers, dit Harry. Plus personne n'est en sécurité, Tu-Sais-Qui se méfie de tout ses fidèles. Blaise nous l'a dit. Il a senti le vent tourner. Il t'expliquera mieux que moi.
– Le fait est, Hermione, que tu dois faire attention. Plus personne n'est digne de confiance, il y a des espions partout. L'histoire de Malefoy a fait douter tout le monde. Quelqu'un d'aussi impliqué que lui qui retourne sa veste, ça insinue que tout le monde peut le faire.
Hermione acquiesça doucement. Ça faisait beaucoup d'informations en peu de temps, et une foule d'émotions.
Harry sortit de sa poche une baguette.
– Tiens, prends-là. C'était la baguette de Bellatrix. Il faut que tu la manie avec précaution. Ollivander l'a identifiée lui-même. Et… On a appris autre chose. Il lui a parlé de l'endroit où trouver la baguette de Sureau, sous la torture. Et… Tu-Sais-Qui l'a trouvée, Hermione. Il a la baguette de Sureau.
– Oh non, mon Dieu…
Hermione laissa une larme couler, et l'essuya. Tout n'était pas encore terminé. Ils devaient se battre pour la vie, et elle devait se reprendre.
– Descendons, dit-elle. Je pense qu'il faut qu'on parle tous.
En bas, tout le monde les attendait. Elle vit à nouveau la salle à manger, comme à son arrivée, mais cette fois, la pièce était aussi rangée que la guerre le permettait. Elle comprit alors qu'un sortilège de Désillusion avait rendu la maison comment après la fouille des Mangmorts.
La réapparition d'Hermione réchauffait les cœurs. Molly et Arthur étaient là, Zabini et Luna aussi, ainsi que Ginny, qu'Hermione serra dans ses bras.
– Ma chérie, nous sommes si heureux que tu sois saine et sauve ! s'exclama la mère de Ron.
– Merci Molly, je suis heureuse de pouvoir vous revoir aussi.
– Hermione, souffla Ginny. Plus jamais, hein ?
Elle n'eut aucun besoin de continuer pour qu'elles se comprennent, et Hermione secoua doucement la tête, heureuse.
Arthur lui tapota gentiment l'épaule en lui disant à quel point il était heureux de la revoir. Elle répondit aux timides sourires d'accueil des autres. Les jours étaient sombres, et cela se ressentait dans les relations humaines et l'atmosphère ambiante.
Molly et Arthur réunirent tout le monde pour renforcer les sortilèges entourant la maison. Hermione avait appris qu'ils n'en avaient pas mis avant pour qu'elle puisse rentrer, mais maintenant qu'elle était de retour, il était impératif d'ajouter tous types de sortilèges capables de les protéger. De plus, si ils étaient si nombreux à l'attendre, c'est parce que tous s'étaient portés volontaire et qu'à plusieurs, ils était plus forts et pouvaient surveiller la maison.
Ils s'assirent tous autour d'une table et Molly servit un reste de jus de citrouille fait maison.
– Hermione, dit Luna, dis nous comment tu as survécu tout ce temps ?
Harry et Ron se regardèrent, et firent comprendre à Hermione de se taire pour le moment. Du regard, Harry désigna Zabini.
– Harry. Laisse le. Ce que je vais dire n'est rien d'important, et il pourra nous aider, dit Hermione.
Le brun acquiesça bien qu'un peu sceptique, entraînant l'approbation de Ron.
– Il faut bien comprendre que si je suis vivante, c'est grâce à Malefoy. Si il n'était pas là ce jour là au Manoir, je ne sais pas ce qu'il me serait arrivé. Et même après d'ailleurs. Il m'a fait transplaner, il m'a soignée.
– Comment a-t-il pu transplaner au Manoir ? demanda Ron.
– Seuls les Malefoy le peuvent, répondit Blaise, récoltant un regard mauvais de Ron. C'est leur maison, et les sortilèges anti-transplanage sont adaptés.
Il fit signe à Hermione de continuer.
– Ensuite, on a seulement cohabité. Il avait pu emmener mon sac de perles et sa baguette. Je suis vraiment désolée de vous avoir laissés, mais je ne pouvais pas partir… Laisser Malefoy aurait été tellement injuste et dangereux.
Elle déglutit difficilement, pensant soudain à un Drago Malefoy, seul, perdu, se faisant attaquer par une troupe de Mangemorts en pleine nuit.
– Mais pourquoi n'êtes-vous pas venus tous les deux ? demanda Ginny.
– Il ne voulait pas… il ne veut pas rejoindre l'Ordre, et l'effort qu'il a fait était tellement conséquent que je ne voulais pas trop lui en demander.
– Il est où, maintenant ? dit Blaise, inquiet. Il est mort ?
Hermione baissa la tête et la secoua doucement, au bord des larmes.
– Je suis partie, je l'ai laissé. Je… On s'est disputés, il m'a dit de partir, je l'ai fait. Et maintenant, il est seul et je me sens si mal…
Blaise était bouche bée. Il s'écria, paniqué :
– Il faut qu'on le retrouve ! Comment as-tu pu faire ça, Granger !
– Attention, dit Harry en se levant, menaçant. Zabini, ta place ici ne tient qu'à un fil. Souviens toi, un pas de travers, et dehors.
Zabini respira un grand coup pour se calmer. Savoir son meilleur ami seul et à sa merci le mettait hors de lui.
– OK, Granger. On va le retrouver, dit-il.
– J'ai d'abord besoin de savoir ce qu'il s'est passé en mon absence, ajouta Hermione.
Harry et Ron expliquèrent leur altercation avec les Mangemorts au Manoir, et leur fuite.
– Zabini, dit Harry. Je pense qu'à présent, tu peux lui expliquer la raison de ta présence.
Zabini serra les lèvres et acquiesça, obtenant l'attention de tout le monde, désireux d'avoir plus de détails sur tout ceci.
– J'étais en mission quand tout ça est arrivé, dit Blaise. Mais quand je suis revenu au Manoir… c'était l'Enfer. Enfin, reprenons depuis le début. Les Malefoy m'hébergent depuis un moment déjà, depuis la fin de la sixième année, où je suis devenu Mangemort. Je vis donc au Manoir, enfin, je vivais du coup. Bref, ce jour là, Weasley et toi, Potter, veniez de vous enfuir. Je ne comprenais rien, mais le Maître était dans une telle fureur que les murs en tremblaient. Littéralement, je veux dire.
Blaise expliquait les choses avec difficulté, chaque personne autour de la table l'écoutait attentivement. En effet, seuls Harry et Ron avaient eu droit à la version longue de l'histoire. Blaise avait été obligé de leur raconter pour les rejoindre.
– Je me suis donc caché. J'ai entendu ici et là des dires, surtout de Bellatrix et des Rafleurs. Un petit sortilège pour entendre mieux suffisait. Et ça gueule tout le temps là bas en ce moment. Les Malefoy ont disparut pendant plusieurs jours, et je restais dans ma cachette. Je ne comprenais rien à ce qui arrivait, mais je savais que je ne devait pas sortir. Le Seigneur des Ténèbres est resté furieux, au moins jusqu'à ce que je parte, en fait. Tellement furieux que… les jours qui suivirent, toujours plus de Sang-de-Bourbe et de Moldus défilaient dans le Manoir sans jamais en ressortir vivants.
Tout le monde tiqua à l'évocation de l'insulte infâme. Hermione serra son bras cicatrisé inconsciemment.
– J'ai compris ce qui s'était passé lorsque le Lord avait enfin été assez calme pour entendre la longue version de l'histoire venant de Bellatrix. Cette garce à vraiment craché sans scrupule sur Drago et sa famille. Elle lui a expliqué que Drago s'était lâchement défilé de ses fonctions et s'est enfuit avec la… Granger. Ça a fait un déclic dans ma tête. Mon meilleur ami avait fuit, et je n'avais plus aucune raison de rester dans cet endroit horrible.
Hermione vit le Serpentard frissonner. Elle n'imaginait pas les horreurs qui repassaient dans sa tête et ne voulut pas le savoir.
– En quittant le Manoir, j'ai vu Lucius qui sortait de je ne sais où. Il avait sûrement dut être enfermé, vu la colère du Maître. Il paraissait effrayé. Je lui ai alors conseillé rapidement de rejoindre ma mère, à l'abri dans sa villa en Écosse. Si je n'y suis pas avec elle, c'est que je suis l'homme Zabini maintenant et qu'elle m'a ordonné de rejoindre Vous-Savez-Qui, pour l'honneur de la famille. Lucius ne m'a jamais répondu, et je suis parti. Je ne sais pas ce qu'ils sont devenus, je ne sais même pas si ils pouvaient retrouver la villa.
Blaise semblait réellement souffrir et être assailli de regrets. Il fermait les yeux longuement à chaque phrase.
– Pour retrouver Drago, j'ai cru qu'il était venu ici ou quelque part, et vous avait rejoint. Le Terrier était la seule adresse que je connaissais, alors je suis venu. Et je vous ai trouvés, tous, et vous m'avez dit que vous n'aviez jamais vu mon meilleur ami ici. Et maintenant Granger revient et je ne sais toujours pas où il est.
Il enfouit son visage dans ses mains, et Luna lui posa une main rassurante sur l'épaule.
– Je suis sûre que Drago va très bien, dit-elle. C'est un garçon intelligent, ne t'inquiètes pas, Blaise.
– Luna, il aurait voulu que je protège ses parents. Mais je ne sais même pas où ils sont…
Zabini était complètement anéanti.
– Des gens comme les Malefoy n'ont aucunement besoin de protection, affirma Molly avec hargne.
Elle reçu un regard mauvais de Blaise, mais personne ne releva. Hermione se racla la gorge et prit la parole :
– Et vous, Harry ?
– Eh bien, Dobby nous a sorti du Manoir. Il… il est mort, Hermione.
– Oh non, dit-elle en plaquant sa main sur sa bouche, sentant les larmes lui monter aux yeux.
Elle s'efforça de ne pas pleurer. Dobby, l'elfe libre, était mort. Et c'était une nouvelle qu'elle eut du mal à encaisser.
– Par la suite, continua douloureusement Harry, nous sommes allés chercher les autres à la Chaumière aux Coquillages. Directement, on a tous pensé à un lieu où tu pourrais facilement nous retrouver. Ollivander et Gripsec sont restés à la Chaumière après qu'on les ai questionnés. Alors on est allés au Terrier, et puisque les Mangemorts connaissent l'adresse, on surveille 24h sur 24. Le Square n'est plus sécurisé, mais Remus et Tonks sont chargés de le surveiller au cas où tu y serais allée. Maintenant que tu es revenue, tout va pouvoir aller mieux et nous allons pouvoir reprendre la mission.
– Non, Harry. Je dois retrouver Malefoy. Je ne peux pas le laisser là-bas, livré à lui même.
D'un même œil, ils jetèrent un œil à la pendule. 23h54.
– Nous irons demain matin, Hermione. Tu dois savoir où est-ce qu'il était la dernière fois ? demanda Harry.
– Peut-être, oui. Demain matin, ça me va, dit-elle avec un léger sourire.
Zabini serra les lèvres mais ne pu rien dire. Jusqu'à demain matin, son ami pourrait survivre.
– Mais rester au Terrier n'est pas dangereux ? demanda Hermione.
– Si, répondit Molly. Arthur, Ginny et moi étions chez sa tante Muriel pendant les vacances de Pâques pour nous cacher après le mariage de Bill et Fleur. Le Terrier a été entièrement fouillé par les Mangemorts. Quand on a entendu parler de votre disparition à toi et Malefoy, on est tout de suite revenus pour vous trouver, parce qu'on a pensé que vous viendriez. Je voulais que Ginny reste chez tante Muriel mais Arthur préférait qu'elle reste près de nous. Et on ne voulait pas la renvoyer à Poudlard avec toutes les horreurs des Carrow, et la prise de pouvoir de Rogue.
– Luna et moi n'y retournons pas pour l'instant, dit Ginny. Neville y est encore, il reste caché dans la salle sur demande avec un petit groupe.
Molly posa sa main sur celle de sa fille et la pressa un peu. Ginny fit un timide sourire.
– Harry et Ron étaient là et ils nous ont expliqué, reprit Molly. Rester ici est dangereux mais ils sont déjà venus sans rien trouver, peut-être qu'ils ne reviendront pas. Et c'est pour ça qu'on surveille 24h sur 24. Mais puisque tu es revenue, Hermione, on va pouvoir aller à la Chaumière aux Coquillages. L'Ordre s'en sert de refuge.
Chacun partit rejoindre sa chambre commune sans rien ajouter. Blaise et Luna reprirent leur tour de garde prévue jusqu'à 3h pendant qu'Arthur surveillait l'arrière cuisine.
Au Terrier, personne ne prenait vraiment ses repas en même temps. Tandis que deux personnes surveillaient les entrées de la maison, les autres mangeaient et inversement. Malgré les puissants sortilèges de protection, ils étaient plus que vulnérables.
Blaise faisait plus souvent des tours de garde que les autres. Il s'était porté volontaire puisqu'il n'avait rien d'autre à faire, et qu'il était en période de mise en confiance avec l'Ordre. Harry ne surveillait jamais le Terrier car il serait trop facilement repérable et risquait de mourir si une attaque survenait.
C'est donc pour cette raison que chacun se relayait : protéger le Survivant. Lui-même supportait mal cette situation mais était contraint de l'accepter. Molly et les autres ne l'auraient jamais laissé faire.
Hermione déposa sa veste sur une chaise, dans la chambre qu'elle partageait avec Ginny et Luna. Cette dernière arriverait dans la nuit. Pour l'instant, le flacon contenant le cheveu resterai là, dans la poche intérieure de sa veste en jean, faute de meilleure place.
Quand Hermione retira son pantalon pour se mettre au lit, elle se souvint de l'objet enfermé dans sa poche. Alors elle sortit le bouton d'or légèrement déformé mais en bon état grâce à son sortilège Incassable. Elle chercha autour d'elle un endroit où le déposer, puis prit un livre de romance Moldu sur sa table de nuit. Elle glissa la fleur entre deux pages, et le referma doucement. Elle glissa l'ouvrage dans le tiroir du petit meuble, essayant de se sortir Malefoy de la tête.
...
Hermione se réveilla dès 5h d'une nuit de sommeil difficile et perturbée. La culpabilité d'avoir laissé Malefoy était si forte... Si il mourrait, jamais elle ne pourrait se le pardonner.
Elle se leva rapidement et s'habilla. Elle prit la baguette de Bellatrix que ses amis lui avaient donnée en attendant. Elle n'avait pas besoin de ses amis pour retrouver Malefoy. Il suffisait qu'elle transplane dans la prairie, qu'ils prennent les affaires et qu'ils reviennent au Terrier. Seulement ceci.
Elle descendit les escaliers le plus doucement possible. Tout le monde dormait encore, et Hermione aperçu Molly surveillant la porte de l'arrière cuisine des Weasley. Sans faire de bruit, elle se dirigea vers l'entrée pour sortir.
– Je viens avec toi, entendit-elle dans son dos.
Hermione sursauta violemment en brandissant sa baguette.
– Zabini, dit elle en chuchotant. Tu dors pas ? J'y vais seule. Surveille le Terrier.
Il fronça les sourcils.
– C'est mon meilleur ami, Granger.
Hermione hésita pendant ce qui parut être une éternité pour Blaise. Puis elle soupira lourdement, vaincue. Elle enfila une veste et reprit mieux en main la baguette de Bellatrix qu'Harry lui avait donnée la veille au soir.
– On y va.
Alors, bon, beaucoup de nouvelles choses dans ce chap :)
D'abord, est-ce crédible selon vous ? Harry et Ron ne pouvaient pas laisser Hermione livrée à elle-même, et puisqu'il était difficile de la retrouver, quoi de mieux que de se mettre dans un endroit où elle irait spontanément ? OK, elle n'a pas beaucoup cherché, ni eut beaucoup de difficultés. Mais bon, j'espère que tout ceci vous aura plut :)
Et Blaise, alors ? J'aime bien ce personnage car puisqu'il n'est pas beaucoup exploité dans les romans, on peut le modeler un peu comme on veut ;) Et puis, il fallait bien un allié Serpent dans la fosse aux Lions, non ?
Pas de nouvelles de Drago dans ce chapitre, mais vous aurez un apperçut de sa petite vie solitaire au prochain chap :)
Merci à vous et à bientôt dans une reviewww :)))
