Edit :

Réponses aux reviews :

Majin Gaetan23 : Salut ! Merci de lire et de commenter mon histoire, ça m'a vraiment fait plaisir en voyant que j'avais deux nouveaux commentaires !

Je suis contente qu'elle te plaise ! Je me suis vraiment cassé la tête avec son caractère. Elle n'a pas été facile à écrire : si je la faisais trop joviale cela aurait fait d'elle une femme forte, et si je la faisais trop froide et distante ça nous aurait fait une deuxième Shoto. J'ai vraiment essayé de lui donner une personnalité un peu de je-m'en-foutisme, pour clairement faire voir ses intentions dans la fiction.

Vraiment ? Je suis heureuse de lire ça, j'avais vraiment peur de le faire trop OOC !

Niveau problème familiale, tu verras bien ! :) Mon cerveau a pondue un scénario pour les problèmes de famille côté Suzuki, j'espère que tu seras pas déçue !

Hm... Officiellement, nous sommes après les événements de la saison 3, ou au moins jusqu'au combat de All for One, sans compter les événements suivants. Seulement, Endeavor est devenu numéro 1 et malgré le combat contre All for One, All Might garde assez d'énergie dans son Alter pour enseigner aux enfants. J'ai pensé que c'était dommage qu'il arrête l'instruction. Il ne combat que si nécessaire. Et il est important dans ma fanfic qu'il garde une quantité faible d'énergie. Shoto utilise son Alter de feu, mais ne l'utilise que rarement. Lors de l'entraînement, je n'ai pas préciser mais ils travaillent ses deux Alters et lors de l'incident, il n'a fait que les protéger grâce à la glace. Etant donné la présence de leurs professeurs, ils étaient obligés de laisser faire les adultes, malgré l'impulsivité de Rui à ce moment-là.

Oui, oui. On va dire que c'est comme des études normales. Ils passent par le lycée, obtiennent leur BAC avec la spécialité héroïque qui jouera un rôle majeur dans le choix de l'université qu'ils choisiront. Himegaki est la plus réputé des universités dans la fanfic, mais il y en a d'autres. Je pense que dans le manga, ils deviennent pros en sortant du lycée, mais j'ai toujours trouvé ça trop vite même si ce n'est pas confirmé. Donc dans l'histoire, j'ai voulue qu'ils aient le même parcours que nous pour obtenir une licence. J'ai trouvé ça plus logique aussi.

Je comprends ^^. Merci beaucoup. Ca me fait très plaisir que la fanfic te plaise, j'espère que ça continuera !

Salut !


Deux jours auparavant, lui et elle, s'étaient disputés. Depuis, il ne cessait de se poser des questions. Que voulait-elle dire par là ? Qu'est-ce qu'elle avait voulu insinuer ? Cette fille l'agaçait. Ils ne pouvaient pas avoir une seule conversation sans que cela ne finisse en bataille de regard. Et généralement, il perdait ces batailles en se retrouvant bêtement laissé derrière. Cette fois-ci ne fut, évidemment, pas une exception. Il avait fallu qu'ils exposent leur idée, qu'il soit en colère pour quelque chose qui ne le regardait même pas, pour que tout parte en cacahouètes et qu'il se torture encore une fois mentalement sur le caractère de sa camarade. Était-il masochiste ? Il le supposait. En tout cas, il y avait de fortes chances pour.

Shoto grimaça. Il venait bêtement de se couper le doigt avec son couteau. Et ce n'était pas une petite plaie, il s'était plutôt coupé assez profondément. Finissant rapidement son plat et prévenant ses amis de son allé à l'infirmerie, le jeune Todoroki les délaissa avec lenteur en s'éloignant voir Madame Shuzenji. En arrivant à l'infirmerie, Recovery Girl prit simplement le temps de désinfecter sa plaie à sa demande, n'étant pas une blessure très grave qui ait impérativement besoin de l'utilisation de son Alter.

Au fond, Rui aurait voulu éviter cette dispute. Mais ça avait été plus fort qu'elle, il l'avait énervé. De quel droit se permettait-il de juger ses choix ? Ils n'avaient pas tous les mêmes goûts, pas tous les mêmes points de vue. Il avait beau sembler plus terre à terre que leurs autres camarades, cela ne lui donnait pas le droit de la juger comme ça. Elle l'avait pensé mature, plus réfléchi. En fait, il était aussi naïf et engrainé que les autres.

Elle était encore une fois à la bibliothèque, lisant un livre au fond de la salle. Ou du moins, essayant de le lire. Ses pensés était si accaparé par ce qu'il s'était passé la veille. Elle avait beau vouloir se changer les idées : impossible. Ce fut alors en soufflant d'agacement qu'elle referma sèchement son livre et le rangea précautionneusement à sa place sur l'étagère. Elle sortit alors de la bibliothèque pour se balader dans les couloirs.

C'est là qu'elle la vit.

« Oh ! Coucou Rui ! »

Mari Koriyama, une élève de la filière générale de Yuei. Depuis son arrivée ici, Mari était une des seules personnes, si ce n'était vraiment la seule, avec qui elle s'entendait bien et avait aucun mal à discuter. Malheureusement, son affectation à la classe 1-E de ce lycée les empêchait de se voir souvent. Leur emploi du temps à chacune étaient chargés, alors il était rare pour elles de se rencontrer, mais cela ne les empêchait pas de s'amuser ensemble lorsqu'elles en avaient le temps.

Mari s'approcha d'elle avec un énorme sourire. Ses cheveux argentés étaient attachés en une demi queue de cheval en arrière et lui arrivaient jusqu'aux omoplates. Ses grands yeux roses brillaient de bonne surprise en voyant là son amie. Cette dernière se rapprochant également d'elle, heureuse également de la voir.

« Coucou Mari.

-Comment vas-tu ? Ça se passe bien en 1-A ? »

Koriyama était la seule personne que Rui connaissait ici qui ne jugeait personne. Elle était la seule avec qui elle pouvait parler sans se retenir, sans se soucier si ce qu'elle pensait pouvait sortir ou non.

« Ça va et toi ? Bof, comme le début de l'année tu sais mais on s'y fait vite. Comment se sont passées tes dernières vacances ?

-Ça va aussi ! On est parti voir mes grands parents en France, tu sais, les parents de mon père. »

L'argentée était métisse, mélangeant les origines japonaises de sa mère à celles françaises de son père. C'était de là que venait son prénom, Mari, afin qu'elle soit aussi rattachée au pays de son paternel qu'à celui de sa mère. Elle maniait bien la langue française, prenant des cours de cette langue afin de pouvoir correctement comprendre sa famille paternelle et car elle souhaitait y poursuivre ses études là-bas.

Souhaitant profités du temps qu'elles passaient ensemble, elles finirent par se promener toutes les deux dans les couloirs du bâtiment, discutant gaiement et avec amusement. Rui ne faisant plus attention à ce qui l'entourait. Mari était une fille simple, avec laquelle elle discutait si facilement et naturellement. Elle était ce genre de personne guillerette, le sourire aux lèvres, qui accaparait facilement toute l'attention des gens. Elle était simple et compréhensive, avec qui on pouvait facilement discuter de tout et s'importe quoi. C'était pour cela qu'elle s'entendait si bien avec elle.

Alors qu'elle marchait tranquillement avec son amie, elle ne vit pas la silhouette surprise de Shoto se dessiner derrière elle. Celui-ci, se rendant compte de sa présence, s'avança alors avec rapidité pour poursuivre la noirâtre avant de l'attraper soudainement par son bras libre. Todoroki la retourna doucement vers lui, les yeux quémandant des réponses à ses questions tortueuses, ne faisant pas attention à la présence de l'autre jeune fille. Rui se tourna vers son amie, l'air désolé, tandis que celle-ci s'en alla sans oublier de lui lancer une œillade compréhensive et encourageante. La noirâtre se retourna ensuite vers le fils Todoroki, les yeux durs.

« Qu'est-ce que tu voulais dire ?

-Hein ?

-Hier. Qu'est-ce que tu voulais dire ? »

Rui le regarda de haut en bas avant de s'esclaffer bruyamment, d'un rire moqueur, sarcastique. Elle le fit relâcher son bras qu'elle ramena à elle, le collant à son ventre.

« Dis-moi, Todoroki. Tu sembles tellement apprécier les héros… Pourquoi ?

-Ils sauvent les gens. Ils répandent la paix autour d'eux, se battent courageusement face à l'ennemi, s'exprima-t-il naturellement.

-Alors aucun héros n'a commis de crime dans leur vie ? Aucun vilain n'a sauvé de personne dans leur vie ? »

Il haussa un sourcil, l'incitant à développer ses idées. Elle se redressa et le toisa froidement, un sourire en coin.

« Ose me dire qu'aucun de tes héros n'a commis de crimes, qu'aucun vilain n'a jamais sauvé personne. Le monde n'est pas blanc et noir. Il n'y a pas les gentils d'un côté et les méchants de l'autre.

-Je le sais par-

-Non, tu ne sais pas ! assura sauvagement Suzuki. Ne mens pas ! Tu viens encore me faire la morale sur un choix personnel, en me récitant la même chose que tous ceux que j'ai connu jusqu'ici ! Qu'est-ce que ça peut bien te faire que je sois héros ou non ? Est-ce ton choix ? Ta décision ? Tu n'as aucun droit d'interférer dans ma vie pour ce genre de choses ! Je connais des héros qui volent, violent, commettent des meurtres ! Je connais des vilains qui ont aidé, et sauvé des personnes innocentes ! Tu es comme les autres. Tu ne vois que par une vision générale du problème, sans jamais approfondir ton point de vue, mais c'est plus compliqué que ça : on ne sait pas si l'ami d'aujourd'hui sera l'ennemi de demain, l'inverse s'imposant de lui-même. Tout est bien plus compliqué que votre généralité de merde ! »

Shoto fut comme sonné, incapable de réagir. La tirade de la jeune lycéenne fut tellement profonde et raisonné que cela lui coupa le souffle. Ses paroles étaient remplies de sagesse, mais aussi d'imprudence. Il ne pouvait que la regarder, à la fois horrifié par cette vérité qu'admiratif par ses dires. Elle avait employé tellement d'énergie à vouloir lui balancer la vérité en pleine figure qu'elle était à présent complètement essoufflée devant lui, sa respiration hachée.

« Dis-moi franchement, déclara-t-elle de nouveau après s'être emportée, est-ce que tu souhaites vraiment devenir un héros, ou est-ce que tu souhaites juste prouver quelque chose à cette société merdeuse ? »

Shoto n'arrivait pas à lui répondre. Il connaissait sa vérité, savait qu'il voulait profondément devenir un héros, un justicier. Et Rui le savait. Todoroki était si gentil, qu'il n'aurait pu en être autrement pour lui. Mais elle savait aussi qu'après son discours, le fils d'Endeavor serait si soufflé qu'il ne saurait lui répondre. Des questions lui envahissait la tête. Souhaitait-il devenir un héros ? Voulait-il le devenir pour se prouver quelque chose ? Prouver quelque chose à son père ? Réussirait-il à conserver sa justice, à garder sa morale d'aujourd'hui ? Réussirait-il à aider les autres sans faire de mal autour de lui ? Todoroki déglutit. Difficilement. Ses mots étaient si empreints de vérité qu'ils lui donnèrent la migraine.

Son héros avait toujours été All Might. Il avait toujours été admiratif de son courage, sa force et sa bonté. C'était lui son exemple. Son père n'en avait pas vraiment été un, et il éprouvait plus de haine envers celui qui l'avait créé qu'envers ces autres hommes qui répandaient le mal autour d'eux. Et pourtant, Dieu sait que son père avait été élu héros numéro un du Japon. Ce simple exemple pouvait justifier la pensée de Rui qui le regardait d'un regard froid, juste devant lui.

« Tu vois ? lui rit-t-elle au nez. Tu es incapable de répondre à mes questions ! Tu sais que c'est vrai, que toi, que tout le monde se voile la face ! »

Elle se recula de lui et le toisa sèchement.

« Je ne sais pas ce qu'il s'est passé pour toi. »

Sa phrase attira son attention. Shoto releva entièrement la tête vers elle, silencieux.

« Mais ma mère est celle qui m'a élevée. Qui m'a aimée. Et celle qui m'a abandonnée. »

Elle eut un sourire froid à son encontre, entièrement dénué de chaleur.

« Tu n'es pas le seul à avoir souffert, Todoroki. »

Sans un mot de plus, Rui tourna les talons et rejoignit la bibliothèque, laissant seul, encore une fois, derrière elle le jeune Todoroki et ses questions.


Et voilà ! C'était le dernier chapitre de la semaine !

Comme je ne cesse de le répéter, n'hésitez surtout pas à commentez pour me donner votre avis ! Ils comptent beaucoup pour moi ! Sur ce, je vous dis à très bientôt pour la suite !

Bien à vous,

Motaku.