Bonjour à tous !
Je poste ce soir au lieu de demain, en fin de compte :) Merci beaucoup pour vos commentaires et mises en favoris, c'est très agréable de voir que mon travail plaît un minimum :)
Je voulais vous dire, cette fiction, j'y tiens beaucoup. J'y travaille lentement depuis plusieurs années maintenant, et je l'ai donc reprise après une lonnngue pause dans l'écriture. Et d'ailleurs, elle est encore en cours d'écriture :) J'en suis actuellement à la rédaction du chapitre 21, et rien n'est fini, donc j'espère que vous en avez pas déjà marre de me lire XD
Je vous laisse avec le chapitre du jour !
Chapitre 8 :
Gringotts
Elle sanglotait presque quand la porte s'ouvrit brusquement. Blaise eut un mouvement de recul en la voyant et faillit partir en s'excusant, mais avant de fermer la porte, il vit les larmes de Granger.
– Ça va ? dit-il, un peu gauche.
Hermione essuya rapidement ses joues et sourit.
– Tout va bien Blaise, merci. Je peux t'appeler Blaise ?
– Bien sûr Granger. Hermione plutôt. Je... Je venais juste me débarbouiller un peu après mon tour de garde mais je m'en vais, t'inquiètes.
– Non non, vas y. Je peux sortir si tu veux.
– Pas besoin.
Il se dirigea vers l'évier et se projeta une bonne dose d'eau sur la figure.
– J'avais juste besoin de me rafraîchir un peu, dit-il en s'asseyant sur le sol en face d'Hermione.
– Il ne fait pas chaud.
– C'est plus pour ma santé mentale.
Hermione fut surprise de le voir prendre ses aises et s'allonger au sol, les bras derrière la tête.
– Tu...
– Tu préfères que je parte peut être ? dit Blaise en se redressant.
– Reste.
Hermione ne savait pas pourquoi, mais sa présence la rassurait. Peut-être était-ce parce qu'il était le seul à ressentir au moins le double de l'inquiétude d'Hermione pour Malefoy ?
– Comment est-ce qu'on va pouvoir le retrouver ? souffla-t-elle.
Blaise ferma les yeux longtemps, la douleur bien visible sur son visage.
– Je n'en ai aucune putain d'idée. Je n'arrête pas d'y penser. Je ne surveille même pas le Terrier correctement.
– Je suis vraiment désolée.
– La ferme. Je t'ai déjà dit que c'était pas de ta faute.
– OK, ricana Hermione. Tu as une manière bien particulière de rassurer.
Il rit un peu, et ça lui fit du bien.
– C'est toujours mieux que rien. Déjà quand je t'ai vu pleurer, j'ai voulu me barrer direct. Estime toi heureuse que je sois resté.
– Je t'ai rien demandé, répliqua-t-elle sèchement.
– Hey, calme Granger. Humour, tu connais ?
– La ferme.
– Les Serpentard sont bien plus drôles que les Gryffondor. C'est incroyable comme vous êtes coincés.
– Si t'es pas content, tu sais où est la porte.
Hermione se rendit compte qu'elle avait parlé un peu trop sèchement, et pour adoucir ses propos, elle sourit timidement.
– Mais comment tu fais pour toujours être si souriant ? murmura-t-elle.
– Et encore, je le suis beaucoup moins que d'habitude. Je m'inquiète beaucoup.
– Je le sais.
– Je connais Drago depuis... Oulah, longtemps. Nos parents se côtoyaient un peu après notre naissance, mais même lorsqu'ils ont arrêté, on est restés amis. C'est seulement l'année dernière qu'on s'est un peu éloignés parce qu'il était distant. J'ai su seulement après pour sa mission. Je ne suis pas un fidèle dans les rangs de Tu-Sais-Qui. Du moins je n'étais pas, je suppose, puisque je ne suis vraiment avec eux maintenant...
– Pourquoi tu me dis tout ça ?
– Bah, je fais la conversation. Et puisqu'on a rien d'autre en commun que la guerre, Poudlard et Drago, la conversation n'est pas spécialement joyeuse.
Cela eut le mérite de faire rigoler Hermione.
– Les temps sont durs, c'est vrai.
– Mais je suis sûr, ajouta-t-il, que si on s'était connu dans un monde parallèle, on se serait très bien entendus.
Sa conversation avec Blaise eut le mérite de redonner espoir et motivation à Hermione. Elle n'était toujours pas au top de sa forme mais parvenait au moins à faire semblant.
...
Drago se regarda une énième fois dans le miroir. Le jean bleu qu'il avait essayé ainsi que le col roulé noir lui allaient plutôt bien. C'était les seuls vêtements un peu chauds et portables qu'il avait trouvé dans cette boutique Moldue. Il avait ajouté à ses achats un sweat-shirt gris à capuche qu'il enfila.
Il en profita pour changer de chaussettes et de caleçon. A force de sortilèges nettoyant, ceux ci étaient complètement usés.
Dans sa cabine d'essayage, son pantalon noir et sa chemise ne ressemblaient plus à rien. Il était sur que ses trouvailles feraient l'affaire.
Drago resta encore parcourir la boutique, ses nouveaux vêtements portés et les anciens jetés. Il observait les Moldus, les seules présences humaines aux alentours. Il remarqua que finalement, ils n'agissaient pas tous étrangement comme il le pensait. Seuls certains avec une petite boîte dans la main ou collé à l'oreille attirèrent son attention. Il semblait que tout le monde en avait.
Il se rappela de son cours d'étude des Moldus, auquel il n'avait quasiment jamais assisté avec l'approbation de son père. Il se rappelait pourtant avoir parlé d'écrans tactiles interactifs en tout genre. Et d'après les images qu'il avait déjà vues, l'objet ressemblait grandement à ceux là.
Il pensa alors que si Granger avait été là, elle se serait fait un plaisir de lui expliquer en détail l'histoire, l'utilité et la fonction détaillée de cet étrange objet. Puis en soupirant, il courut pour sortir de la boutique sans se faire attraper par les employés scandalisés de le voir s'enfuir avec ses nouveaux vêtements. Mais il fut ravi de constater qu'il se fondait parfaitement dans la masse à présent, habillé en Moldu de la tête aux pieds, et son sac à dos noir sur les épaules.
…
– Alors, récapitulons, dit Ron en se frottant les mains. Gripsec nous accompagne pendant qu'on essaie d'accéder au coffre de Bellatrix. Tu-Sais-Qui a la baguette de Sureau, la plus puissante baguette au monde. On a aucun autre élément, là ?
– Concrètement… non, ajouta Harry.
Les trois Gryffondor étaient assis en cercle. Harry et Ron avaient convaincu Hermione de se concentrer sur leur prochaine mission : infiltrer le coffre fort de Bellatrix, où ils soupçonnaient la présence d'un Horcruxe potentiel.
– J'ai peut-être quelque chose qui pourra nous aider, souffla Hermione.
De sa poche, elle sortit le flacon contenant le cheveu noir de jais. Évidemment, rien ne prouvait qu'il s'agissait de celui de Lestrange, mais elle en était quasiment sûre. Et pour ça, un seul moyen de le savoir.
– J'ai récupéré ça sur ma veste après… notre départ du Manoir. Je pense que c'est à Bellatrix.
Harry et Ron se regardèrent.
– À quoi est-ce que tu penses ?
– Eh bien, dit-elle en marquant une pause. J'ai toujours du Polynectar presque près. Il suffit d'y ajouter ce cheveu, et que je le boive. On a la baguette de Bellatrix. Harry, tu as ta cape d'invisibilité. Et Gripsec nous aidera.
Ses deux amis sourirent en se regardant.
– 'Mione, qu'est-ce qu'on ferait sans toi ?
Le soir même, ils en parlèrent aux membres de l'Ordre. Plusieurs s'opposèrent à leur départ, ne voulant pas les mettre en danger. Il fut très difficile d'en parler à Molly, qui versa même sa larme. Harry finit par les convaincre que c'était la meilleure solution.
…
Le lendemain, tous les membres de l'Ordre étaient retournés à la Chaumière aux Coquillages, le Terrier étant un abri trop dangereux. Le cottage était protégé par un Fidelitas, dont Bill était le gardien du secret. Harry, Ron et Hermione se retrouvèrent donc devant la porte de la chambre occupée par Gripsec.
– C'est parti, souffla Harry en entrant.
L'épée de Gryffondor était restée là, en sécurité. Il aurait été dangereux de l'emmener au Terrier si celui-ci avait été attaqué.
– Harry Potter, souffla un Gripsec immobile, fixant le paysage au loin.
– Nous avons quelques questions à vous poser.
Harry invita ses amis à s'asseoir, et Hermione prit place sur le fauteuil près du Gobelin.
– Pourquoi Bellatrix pensait que l'épée avait été prise dans son coffre ? demanda le Survivant.
Gripsec avait déjà été interrogé juste après leur départ du Manoir, mais cela avait été fait rapidement et mal. Harry avait donc décidé d'aller questionner le gobelin après qu'ils aient décidé d'un plan adéquat.
– Le directeur actuel de Poudlard y a déposé une fausse l'été dernier. Elle-même ne peut deviner la supercherie, répondit le Gobelin.
Hermione voyait bien qu'il ne voulait pas répondre. Seulement, il semblait que Harry ne lui avait pas laissé le choix lors du premier interrogatoire, et Gripsec était redevable aux jeunes sorciers qui lui avaient permis de s'évader du Manoir.
– Rogue ? demanda Ron en direction de Harry.
– Visiblement. Gripsec, y a-t-il quelque chose d'autre dans le coffre de Lestrange ?
– Eh bien, vous seriez surpris du nombre de choses curieuses dans les coffres de Gringotts.
Harry croisa brièvement le regard soucieux d'Hermione et celui interloqué de Ron.
– Il faut qu'on y entre.
– Vous savez bien que c'est impossible.
– Heureusement, vous êtes là pour nous aider, chuchota Harry en encrant ses yeux dans ceux de Gripsec.
Le gobelin croisa ses longs doigts munis d'ongles sales.
– Qu'est-ce que j'y gagnerais ?
– De l'argent. Beaucoup.
– Non, souffla-t-il. Je veux ça.
Harry, Ron et Hermione furent déconcertés en le voyant pointer l'épée de Gryffondor du doigt.
Contrit, Harry finit par la lui donner.
Quand ils sortirent, Hermione et Ron questionnèrent Harry sur la suite du plan. Une question restait à élucider : comment allaient-ils détruire les Horcruxes maintenant que l'épée appartenait à Gripsec ?
Dans les heures qui suivirent leur décision, Hermione s'attela à terminer la préparation du Polynectar avec Blaise. Le long temps de repos et la partie difficile de la potion avaient déjà été finalisés par la jeune femme en vue de leur départ pour la chasse aux Horcruxes. Blaise analysa longuement la potion et il félicita Hermione pour sa performance. Elle s'entendait de mieux en mieux avec le Serpentard et s'en étonnait elle même.
– J'espère que tout se passera bien, pour demain, dit-il en remuant la préparation.
– Tout ira bien. Il le faudra, j'imagine.
– Granger.
Elle sentit le ton soudain sérieux de Blaise, et la gravité dans ses yeux.
– Faites très attention. On ne sait pas ce que cette folle de Lestrange a pu placer comme sortilège ou objets dans son coffre. Je ne suis au courant de rien, mais… (Il soupira, tout en secouant doucement la tête.) Je suis vraiment désolé de ne pas pouvoir vous aider plus.
Hermione sourit tendrement et posa sa main sur celle de son nouvel allié inattendu, Blaise Zabini.
– Tu nous aides bien plus que tu ne le crois.
…
Hermione se regarda dans le miroir, affublée de sa nouvelle tenue, des cheveux noirs emmêlés de Bellatrix ainsi que ses yeux où se dégageait moins de folie que de coutume. Inconsciemment, elle serra son avant-bras. Sous Polynectar, évidemment que la cicatrice n'était plus là, mais voir Bellatrix d'aussi près fut une épreuve pour Hermione. De plus, elle n'était absolument pas crédible : ni la posture, ni la voix, ni la gestuelle ne correspondaient à la Mangemort.
Quand elle sortit, cela eut le mérite d'arracher des sourires à tous les spectateurs.
– Oh, taisez-vous.
Blaise s'approcha d'elle. Il repositionna Hermione, et la jeune femme se laissa faire sans comprendre.
– Garde la tête haute. Penses que tu es folle, Mangemort sûre de toi. Nul ne saurait défier Bellatrix Lestrange, personne ne lui refuse rien. Ne demande pas, exiges. Là, tu seras la parfaite Lestrange.
Hermione se mit dans la peau de la Mangemort.
– Merci, Zabini, dit-elle avec un sourire.
– Waouh, souffla-t-il en un rire. Jamais la grande Bellatrix Lestrange ne m'avait remercié.
Hermione étouffa un éclat de rire, puis changea sa posture et l'expression de son visage.
– C'est parti, ordonna-t-elle à Harry, Ron et Gripsec qui attendaient.
Ron quant à lui, s'était déguisé en Mangemort très réaliste. Le Gobelin introduisit l'épée de Gryffondor dans le sac en perles d'Hermione. Puis ils transplanèrent.
Dans une rue sombre tout près de Gringotts, Harry et Gripsec se cachèrent sous la cape d'invisibilité, puis Hermione et Ron marchèrent jusqu'à la banque, concentrés sur le rôle qu'ils devaient jouer.
Rapidement, le doute plana dans la banque à l'arrivée de la fausse Bellatrix et du Mangemort Ron. Les Gobelins ne furent pas dupe.
Hermione se concentra. Elle ne demanda pas, elle exigea. Elle garda la tête haute. Le souvenir de sa torture refit surface, et elle plissait légèrement les yeux en imitant la Mangemort. Et, quand le Gobelin chargé de la mener à son coffre lui demanda de montrer sa baguette, elle fit mine de s'en offusquer et la montra.
Quand le Gobelin Bogrod devint coopératif, Hermione se douta que le sortilège de l'Impérium avait été lancé.
Enfin, ils parcoururent les couloirs sombres de Gringotts. Gripsec les mena au fin fond de la grotte, et lorsqu'ils passèrent sous la cascade des voleurs, chacun était redevenu normal et ils avaient échappé de peu à la chute fatale qui leur était réservée grâce à Hermione.
– Il faut qu'on se dépêche, dit Gripsec. Ils vont être informés et il n'y a pas d'autres moyens de sortir d'ici.
Il remirent l'autre Gobelin sous Impero et partirent. Parmi les nombreuses protections entourant le coffre-fort de Bellatrix Lestrange, il y avait un dragon qu'ils éloignèrent avec les clochettes que les Gobelins agitèrent. Enfin, le coffre s'ouvrit après qu'ils l'aient déverouillé grâce à la paume de la main de Bogrod.
Harry sentit alors la présence du Horcruxe. C'est tout naturellement que son regard porta sur une magnifique coupe en or, entreposée au dessus d'un tas d'objets précieux impressionnant.
– Il est là.
Seulement, ils s'aperçurent que le maléfice de Gemino avait été jeté sur les objets de la pièce, qui se multiplièrent à chaque toucher.
Harry grimpa alors rapidement en haut de la montagne d'or pour atteindre la coupe. Quand il l'eut attrapée, Gripsec ordonna a Harry qu'il lui donne l'épée en échange de la coupe. Puis il partit, ne les aidant pas à ressortir de la banque.
Ils furent assaillis de sortilèges en sortant de la chambre forte, mais Hermione eu une folle idée. Jamais elle ne l'aurait fait en pleine possession de son esprit, mais l'adrénaline la fit courir et sauter sur le dos du dragon agité qui crachait du feu entre les sortilèges lancés. Harry et Ron la suivirent rapidement. La jeune femme brisa la chaîne retenant le dragon, et celui-ci parvint à s'enfuir, les trois fugitifs sur le dos.
Ils sautèrent quand ils furent au-dessus de l'eau. Ils nagèrent jusqu'à la rive.
– Il sait, dit Harry. Vous-Savez-Qui sait qu'on est allés à Gringotts, qu'on cherche les Horcruxes.
– Oh non Harry, tu dois fermer ton esprit.
– Je n'y arrive pas toujours, Hermione ! J'ai vu Rowena Serdaigle et Poudlard, je suis sûr que l'un d'eux y est ! Il faut y aller maintenant.
– Non, Harry, il faut un plan et…
– Aucun de nos plans ne fonctionne, Hermione.
– De toutes façons, on ne peut pas y entrer pour l'instant, Rogue est directeur, dit Ron.
L'esprit d'Hermione tourna à mille à l'heure. Soudain, elle eu un éclair de raison.
– On ne peut pas faire ça, murmura-t-elle. Ils vont tuer Malefoy maintenant qu'on est allés à Gringotts. Ils vont le trouver et vouloir l'interroger.
– Hermione, on ne peut pas le sauver. Il faut que la guerre se termine.
Elle secoua la tête, la culpabilité était trop forte.
– Je t'en supplie Harry, rentrons. Il faut qu'on réfléchisse, qu'on ai un plan. Tu sais que je te suivrais toujours, mais ce n'est pas la solution que d'y aller maintenant. On est affaiblis et on est encore sous le coup de l'adrénaline.
Harry soupira lourdement, ferma les yeux. Ron alternait et regardait Hermione et Harry, tous deux apeurés et vulnérables.
– Hermione a raison. Les autres pourront nous aider.
– Bien, finit le Survivant. Rentrons.
Bon, ce chapitre est peut-être un peu ennuyant, mais je devais bien maintenir la trame HP, vous ne croyez pas ?
Comme vous l'avez vu, j'abrège grandement les passages déjà décrits dans les livres de J.K. J'estime que vous connaissez tous ces passages et je n'y vois pas un grand intérêt dans ma fic, même si ils doivent être présents. Par contre, j'essaie de décrire mieux les petites différences de trame par rapport à la fuite du Manoir :)
Donc, Hermione qui se rapproche de Blaisou, un Drago chez les Moldus, une fuite de Gringotts, et le Trio d'Or qui décide de rentrer au Terrier, vous en pensez quoi ? A chier ; Nul ; Passable ; Formidable ? XD
Bisous à vous et à bientôt !
